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Dernier Journal du docteur David Livingstone relatant des explorations et découvertes de 1866 à 1873, suivi du récit de ses derniers moments rédigé d'après le rapport de ... Chouma et Souzi par H. Waller. ... Ouvrage traduit de l'anglais ... par Mme. H. Loreau et contenant 60 gravures et 4 cartes

David Livingstone · 1876 · Scanned text

269,176 words · about 18 h 51 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
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About this book

Author
David Livingstone
Language
French
Published
1876
Length
269,176 words · about 18 h 51 min
Sections
26 reader sections
Text
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Rights
Public Domain Mark 1.0

 

Contents (26)
  1. Front matter about 1 min
  2. Introduction about 11 min
  3. Chapitre I about 9 h 18 min
  4. Chapitre II about 1 min
  5. Chapitre IV under 1 min
  6. Chapitre V under 1 min
  7. Chapitre VI under 1 min
  8. Chapitre VII under 1 min
  9. Chapitre VIII about 1 min
  10. Chapitre IX under 1 min
  11. Chapitre X under 1 min
  12. Chapitre XI under 1 min
  13. Chapitre XII under 1 min
  14. Chapitre XIII about 39 min
  15. Chapitre 1 about 8 h 30 min
  16. Chapitre II about 1 min
  17. Chapitre III about 1 min
  18. Chapitre IV about 1 min
  19. Chapitre V about 1 min
  20. Chapitre VI about 1 min
  21. Chapitre VIII under 1 min
  22. Chapitre IX under 1 min
  23. Chapitre X under 1 min
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  25. Chapitre XII under 1 min
  26. Chapitre XIII about 1 min

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Front matter

DERNIER JOURNAL DU DOCTEUR DAVID LIVINGSTONE A LA MÊME LIBRAIRIE LIVINGSTONE (David) : Explorations dans Vintérieur de l'Afrique centrale. Ouvrage traduit de l'anglais, par Mme II. Loreau. 1 vol. grand in-8, avec 45 gravures et 2 cartes, 10 fr. LIVINGSTONE (David et Charles) : Explorations du Zambèse et de ses affluents, et découverte des lacs Chiroua et Nyassa (1858-1864). Ouvrage traduit de l'anglais par Mme II. Loreau. 1 vol. grand in-8 avec 47 gravures et 4 cartes, 10 fr. Les deux ouvrages précédents, abrégés par J. Belin de Launay. 1 vol. avec 20 gravures et 1 carte, 2 fr. 25 2 fr. 25 Le même volume, sans gravures, 1 fr. 25 Typographie Lahure, rue de Fleurus, 9, à Paris. DAVID LIVINGSTONE DERNIER JOURNAL DU DOCTEUR DAVID LIVINGSTONE RELATANT SES EXPLORATIONS ET DECOUVERTES de 1866 a 1873 SUIVI DU RÉCIT DE SES DERNIERS MOMENTS RÉDIGÉ D'APRÈS LE RAPPORT DE SES FIDÈLES SERVITEURS CHOUMA ET SOUZI PAR HORACE WALLER Membre de la Société générale de Géographie de Londres OUVRAGE TRADUIT DE L'ANGLAIS AVEC L' AUTORISATION DES ÉDITEURS PAR MME H. LOREAU ET CONTENANT 60 GRAVURES ET 4 CARTES TOME PREMIER PARIS LIBRAIRIE HACHETTE ET C,e 79, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 79 1876 Touì droits réservés

Introduction

Au milieu du deuil général que produisit la nouvelle de la mort de Livingstone, on voulut espérer qu'au moins une partie des derniers papiers de Tillustre voyageur avait sur vécu au désastre et qu'elle nous serait rendue. Le fait s'est réalisé au delà de toute espérance. Le récit est complet, nulle part il n'y a d'interruption. Pas une note quotidienne n'a été perdue ; nous les avons toutes depuis le jour où Livingstone quitta Zanzibar, en mars 1866, jusqu'à celui où le carnet lui tomba des mains, dans le village d'Ilala, le 27 avril 1873. On se rappelle qu'en 1872, lorsque M. Stanley se sépara du docteur, celui-ci lui confia un journal très-volumineux, journal scellé, qui dès l'arrivée de M. Stanley en Angleterre fut remis à la garde de miss Agnès Livingstone. La fatale nouvelle ayant été confirmée, ce journal fut ouvert, et l'on y trouva une por tion considérable des notes que le docteur avait prises pendant les cinq années précédentes.

Livingstone avait pour habitude de porter constamment un carnet métallique sur lequel les moindres faits du jour étaient consignés; dès que l'occasion le permettait, ces notes étaient reportées sur le journal avec une exactitude scrupuleuse. II semble néanmoins que, dans les dernières années de sa vie, DERN. JOUHN. DE LIVINGSTONE. I — O

INTRODUCTION.

. II cette coutume excellente de la rédaction d'un journal ait dû céder aux fatigues du voyage et à l'état d'épuisement qui ré sultait d'une affreuse maladie. Pendant son séjour dans le Ma nyéma, il se trouva n'avoir plus de papier, plus d'encre, plus de crayons, et il lui fallut recourir à des expédients qui, au premier abord, rendirent contestable la possibilité de déchiffrer les li gnes tracées par leur moyen. Les carnets qui lui restaient à cette époque furent utilisés dans tous les sens. On trouve dans quelques-uns, des observations astronomiques, des noms de rivières, des hauteurs de montagnes partant d'un côté, pendant que l'itinéraire quotidien s'avance de l'autre, mêlé à des cartes de la route, à des notes botaniques, à des croquis soigneusement faits ; le milieu du volume est rempli de calculs, de souvenirs privés, de citations, de mots recueillis pour former des vocabulaires, et, çà et là, une fleur pressée entre les deux pages a laissé une empreinte qui rend le texte moins visible ; cependant le fil du récit court à travers et se retrouve : l' habitude qu'avait Livingstone d'ajouter à chaque quantième le nom du mois et le chiffre de Tannée, empêchait toute con fusion d'être irrémédiable.

Mais arriva le jour où il n'y eut plus, sur les carnets, un pouce de papier blanc. Les vieilles gazettes furent alors mises en cahier; et, sur leurs feuillets jaunis par Thumidité africaine, le voyageur écrivit en travers de Timpression, avec une encre composée du suc d'un arbre. La tâche laborieuse de.dé chiífrer cette partie du journal a été accomplie par miss Li vingstone et par le révérend C. A. Alington. Leur connaissance de l'écriture du docteur et leur persévérance, jointe* à de bons yeux, aidés par une forte loupe, leur ont permis d'a chever ce travail avec un plein succès. Lorsque la caisse de fer-blanc, qui avait accompagné Li vingstone jusqu'à la fin, fut ouverte au Foreign-Ofsice, on y trouva non-seulement toutes les notes dont le volume rap porté par M. Stanley donnait le résumé; mais un journal détaillé du séjour à Kouihara, et de nouvelles notes quoti diennes concernant le dernier voyage.

INTRODUCTION.

. III Celles-ci étaient-elles complètes ou n'en recevail-on qu'une partie? Ce fut en tremblant qu'on les examina, et avec joie et reconnaissance qu'il fut découvert que les gens de Livingstone avaient sauvé jusqu'à des chiffons de papier ne portant qu'une seule ligne de récriture du maître. Dans la caisse se trouvaient également ses cartes, qui pour la première fois étaient mises au jour. Celles que nous donnons ont été faites sur les tracés originaux, rectifiés d'après les corrections et les additions que Livingstone faisait de temps à autre, à mesure qu'il avançait et que les détails géographiques lui apparaissaient plus clairement. Mister John Bolton1, le compilateur de ces tracés, en a suivi le dessin d'aussi près que possible, s'eíforçant de rendre son œuvre telle qu'elle aurait pu être si le docteur en eût surveillé Texé cution.

On doit se féliciter de ce que le savoir, Thabileté et le zèle infatigable de M. Bolton aient été employés à ce travail. Parmi les dernières lignes que Livingstone a écrites, se trouvait le commencement d'une lettre à mon adresse, où il exprimait le désir que pas une position établie d'après ses observations astronomiques, ainsi que le chiffre des altitudes, ne fût regardée comme étant correcte qu'après avoir été exa minée, par son vieil ami, sir Thomas Maclear. Cet examen a été fait de concert avec le docteur Mann, au moins pour cer taines localités. De Kabouabouata à Mparrou, le chemin a dû être inscrit entièrement d'après les notes du docteur, celui-ci ayant été trop malade pendant cette partie du voyage pour le marquer sur sa carte ; c'est la seule fois qu'il n'ait pas donné le tracé de la route, et indiqué la nature du terrain sur lequel il passait.

Nous ferons observer que, sur la carte que nous donnons, le lac Nyassa a une forme différente de celle que lui attribuent toutes les cartes qui ont paru jusqu'ici ; il a été dessiné d'après les relèvements et le tracé que le docteur en a faits lors de 1. Attaché à l'état-major de Mr Stanford.

INTRODUCTION.

. IV son exploration de 1861-1863. Par un molifquelconque,lepre mier cartographe n'a pas suivi le plan original; cette fois la direction et la forme du lac ont été reproduites avec plus d'exactitude. Doué d'une force de résistance peu ordinaire, el de facultés exceptionnelles, jointes à une persévérance, à une énergie qui lui faisaient concentrer tous ces dons sur la tâche qu'il avait entreprise, ayant une crainte de Texagération qui parfois allait jusqu'à diminuer Timportance de ses plus grandes découvertes, Livingstone était qualifié plus que lout autre pour rendre à la géographie d'immenses services. II nous laisse en outre la foi sincère que Tesclavage, cette plaie de Thumanilé, comme il le désignait, disparaîtra par suite de ses efforts. Nous avons le ferme espoir que d'autres suivront la voie qu'il a ouverte, et dont il a écarté les obstacles qui pro viennent de la complète ignorance où le voyageur est des traits physiques d'un pays entièrement neuf.

Ayant eu le privilège d'être lié avec lui d'une étroite amitié pendant un long séjour en Afrique1, il nous a été facile de voir, surlout dans sa correspondance des dernières années, qu'il aspirait à résoudre quelque énorme problème, tel que celui qu'il attaqua dans ce dernier voyage, et dont il poursui vit Tétude avec un sentiment du devoir que nous ne craignons pas de dire exagéré, tout le monde Tadmettra avec nous. II ne tenait pas suffisamment compte de Tatteinte portée à sa constitution par la fièvre et par la dyssenlerie, lors de sa traversée de l'Afrique, de 1853 à 1856; et Tancienne blessure finit par Tépuiser. Beaucoup de ses vieux amis furent remplis d'inquiétude, quand, en 1872, ils le virent continuer ses recherches des sources du Nil; car les lettres rapportées par M. Stanley l. M. Waller faisait partie de la mission qui fut envoyée, en 1860, par les universités d'Oxford et de Cambridge, dans l'Afrique orientale, et qui s'établit sur les bords du Chiré. Voy. Explorations du Zambèze et de ses affluents, par David et Charles Livingstone, Paris, Hachette, 1866, p. 323,' 326, 4i9. (JVofe du traducteur.)

INTRODUCTION.

. V faisaient naître les plus vives appréhensions, qui, hélas! n'étaient que trop sondées. Parmi les faits géographiques les plus importants relatés dans ce journal, on verra que Livingstone a mis hors de doute que le Nyassa dépend d'un système fluvial totalement distinct de celui qui comprend le lac Tanganîka et les rivières coulant au nord et à Touest'. Quant à ce dernier lac, sa décharge n'a été pour le docteur qu'une hypothèse. Livingstone était convaincu de Texistence d'un émissaire, mais il n'en a pas eu la preuve, et il avait trop de sagacité pour affirmer ce qui ne lui était pas démontré par des observations attentives. La présomption était d'autant plus facile à motiver que, dans le cas où le rivage est calcaire, Teau se fraye souvent une issue à travers le roc; toutefois il nous reste à apprendre si, par les cavernes du Kabogo de Touest, le Tanganîka ajoute son tribut aux rivières que Livingstone nous a fait connaître, et qui sont au nombre des plus importantes du globe2.

Aux découvertes dont le récit est contenu dans les pages suivantes, découvertes de peuplades, de grands lacs et de cours d'eau traversés par centaines, se joint un grand nombre d'observations relatives aux produits de la contrée, aux habi tudes des poissons, aux mœurs des oiseaux, à la nature du sol, etc., etc. II me reste à dire combien j'ai d'obligation à mister James Young, de Kelly, membre de la Société géographique de Londres, pour m'avoir assuré la présence de Souzi et de Chouma, les serviteurs de Livingstone. Toujours prêt à servir 1. 11 n'est ici question que des rivières occidentales dont Livingstone étudiait alors le cours, et qu'il supposait appartenir au bassin du Nil ; mais le Nyassa, qui se déverse directement dans le Zambèze par le Chiré, est en communication avec l'Atlantique par le petit lac Dilolo, dont un double émissaire, la Lotemmboua, porte au sud les eaux dans la Liba, affluent du Liambaï, et au nord dans le Cassai, tributaire du Congo. {Note du traducteur.) 2.

On sait aujourd'hui que le lieutenant Cameron, parti d'Oujiji le 24 mars 1874, est arrivé le 3 mai au Loukouga, effluent du Tanganîka, dont il a descendu le cours sur une longueur de quatre milles. D'après le chef de la localité, cette rivière va rejoindre le Loualaba ; pas un Arabe ne l'avait encore suivie. (Note du traducteur.)

INTRODUCTION.

. VI son vieil ami, il a fait en sorte que je les eusse sous la main aussi longtemps que leur aide a pu m'être nécessaire pour me retrouver au milieu de celte pile de caries et de manuscrits. La connaissance qu'ils possèdent l'un el l'autre des pays où le voyage a eu lieu, et le concours permanent qu'ils ont prêté à leur maître en qualité d'interprètes — posant les questions, transmettant les réponses — a fait d'eux des géographes pra tiques d'une habileté peu commune. Dans une circonstance où des doutes s'élevaient à Tégard d'une ligne de faîte particulière, Souzi revint quelques heures après, avec un tracé de tout le réseau fluvial de la région ; et, à ma grande surprise, sa carte concordait fort bien avec celle du docteur. Je les avais connus tous les deux autrefois pendant des années, au bord du Chiré et du Zambèze, et ce fut avec un véritable plaisir que je les gardai près de nous pendant quatre mois.

Ce sont eux qui, en en faisant le modèle, ont permis au des sinateur de reproduire exactement la maison dans laquelle Livingstone est mort, ainsi que la litière sur laquelle il a fait ses dernières étapes, et le village où le corps a séjourné pen dant une quinzaine. Je n'ai pas besoin de dire que j'ai trouvé auprès du docteur Kirk (Tancien compagnon de Livingstone dans Texploration du Zambèze) une assistance non-moins bienveillante que pré cieuse, toutes les fois qu'elle m'a été nécessaire. Quelques unes des illustrations de Touvrage sont dues à son obli geance. On a pensé qu'il était convenable de distraire du journal de Livingstone Ioule la malière strictement scientifique, et de la réserver pour une publication spéciale. Ainsi la quantité d'eau tombée chaque jour, la température quotidienne, les obser vations barométriques et hypsométriques, enregistrées avec une persévérance qui ne s'est pas démentie, et accumulées d'années en années, constituent évidemment une masse d'in formations que le météorologiste devra trouver à part. ***■■! J'ai eu pendant toute la durée de ma tâche le sentiment d'une grande responsabilité; car nul doute que le bien-être

INTRODUCTION.

. VII futur de ces races lointaines ne dépende de Tattenlion qu'éveillera parmi nous le récit de leurs infortunes, surtout Tassurance du bon accueil qu'elles sont disposées à faire à quiconque ira les trouver par les mèmes motifs que ceux qui animaient Livingstone. En "même temps, le souvenir et l'affection faisaient revivre pour moi l'homme, le. voyageur et Tami. Puisse ce qu'il a inscrit dans son journal conserver ici tout son intérêt et toute sa profondeur. Horace Waller > Twywell rectory, Thrapston, Northamptonshire. 2 novembre 1874. DERNIER JOURNAL DE LIVINGSTONE CHAPITRE PREMIER. Arrivée à Zanzibar. — Réception cordiale du sultan Saïd-MédjiJ. — Meurtre du baron van der Decken. — Le marché aux esclaves. — Tréparatifs de départ pour Tintérieur. — Embarquement sur le Pen guin, vaisseau de la marine royale d'Angleterre, et sur une daou. — Baie de la Rovouma reconnue impraticable. — Atterrissage à Miki nedani. — Heureux de se retrouver en Afrique. — Ennuis causés par les cipahis. — Chameaux attaqués par la tsétsé. — Jungles. — Bûche rons indigènes. — Rencontre d'anciens ennemis. — Les Makônndés. — Lac Nanngadi. — Copal.

Zanzibar, 28 janvier 1866. — Arrivé dans cette île, après une traversée de vingt-trois jours sur la Thulé, frégate à vapeur, qui a fait parlie de la dernière escadre des mers de Chine, commandée par le capitaine Sherard Osborne, frégate qui est offerte au sultan de Zanzibar par le gouvernement de Bombay. J'ai été chargé de la présentation officielle. En m'honorant de cette mission, le gouverneur, en son conseil, a voulu montrer combien il m'estime, afin d induire le sultan à seconder mon entreprise. La lettre de Sir Bartle Frère à celui-ci est une lettre de recommandation en ma saveur, bonté DF.RN. JOURN. DE LIVINGSTONE. I — DERNIER JOURNAL LE LIVINGSTONE. 2 dont je ressens une profonde gratitude. L'épîlre est conçue dans les termes suivants : A SA IIAUTESSE SEDJOUEL-MLDjID, SULTAN DE ZANZIBAR. « Votre Hautesse, «J'espère que ces lignes vous trouveront heureux et bien portant. « J'ai prié mon ami, le docteur David Livingstone, qui est personnellement et favorablement connu de Votre Hautesse, de vous assurer du bon vouloir et de la constante amitié du gouvernement de Sa Majesté dans l'Inde. « Votre Hautesse sait quel est le but des travaux auxquels mon ami a consacré son existence; et j'ai la certitude qu'elle continuera au docteur Livingstone la bienveillante protection qu'elle lui a déjà accordée.

Je ne doute pas qu'elle lui assure, dans toule Tétendue de ses États, le concours de tous ceux qui pourront l'aider à accomplir Tœuvre philanthropique à laquelle il se dévoue tout entier, et qui, Votre Hautesse ne Tignore pas, a la vive approbation du gouvernement de Sa Majesté en Angleterre et dans l'Inde. « J'espère que Votre Hautesse me continuera la faveur de me donner des nouvelles de sa santé et de sa prospérité. «Toujours, de Votre Hautesse, le sincère ami, « H. B. E. Frère. » Bombay-Castle, 2 janvier 1866. 4 février. — Au moment de notre arrivée, le consul britannique, le docteur Seward, se trouvait aux Seychelles, où il élait allé se rétablir d'une maladie grave. M. Schultz, qui le remplaçait, était lui-même absent. On attendait le docteur de jour en jour; il arriva, en effet, le 31 janvier.

En Tabsence des consuls, je sollicitai du sultan une au dience particulière; et le lendemain, 29, j'allai voir Sa Hau tesse à laquelle je sis part de ma commission Le saïd a éle ort

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