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CARTULAIRE MUNICIPAL DE LYON Publications de la Société littéraire, historique et archéologique de Lvon. Lyon. — Impr. Mougin-Rusand. — ANCIENS SCEAUX DE LA VIELE DE LYON CARTULAIRE MUNICIPAL DE LA VILLE DE LYON PRIVILÈGES, FRANCHISES, LIBERTÉS Et autres titres de la Commune 'RECUEIL FO%í\CÉ JÍU XIV' SIÈCLE PAR Etienne de VILLENEUVE PUBLIÉ D'APRÈS LE MANUSCRIT ORIGINAL AVEC DES DOCUMENTS 1NEDITÍ DU XIIe AU XVe SIÈCLE Par M.-C. GUI GUE Ancien élève de P Ecole des Chartes LYO'K \UG. BRUN, LIBRAIRE DE LA SOCIETE LITTERA1KI 13, %.ue du Tlat, 13 M D CCC PRÉFACE Le progrès des études historiques est, dans la plus large mesure, intéressé à la prompte publication des documents restés inédits. Ceux qui recèlent des ré vélations véridiques et précises sur l'activitê de la vie municipale dans le passé, méritent d'être mis les premiers aux mains des érudits.
Aussi, les associations scientifiques de la province qui comprennent lc mieux leur mission, rival isent-ellcs d'ardeur pour la vulgarisation des manuscrits dont elles disposent. Jalouse de n'être distancée par aucune, et moins d'une année après Y apparition du Polyptique de l'ancienne collégiale de Saint-Paul, la Société littéraire historique et archéologique de Lyon livre aux explorateurs des chartes communales l'important recueil qu'on désigne généralement sous le nom de Cartulaire d'Etienne de Villeneuve. Une aussi rapide fécondité dans la production comporte, entre autres choses, des ressources pécuniaires dont s'étonneront sans doute ceux qui connaissent le chiffre si modeste de son revenu- Dans sa cordiale gratitude, elle a hâte de déclarer qu'il lui eût été absolument impossible d'entreprendre une œuvre aussi considérable, si lc Conseil municipal n'était libéralement venu á son aide. L'allocation qu'il a bien voulu lui faire tenir, a été proportionnée á la haule VI
Preface
. valeur du document á publier et si elle a aujourd'hui l'honneur d'éditer un beau volume, elle se plait à en renvoyer une grande part à ceux à qui elle le doit. Rien n'a été épargné pour que le plus ancien monument des franchises et des immunitées de la cité Lyonnaise pût se produire au jour dans des conditions dignes d'elle. Non-seulement on a demandé à la grande imprimerie Mougin- Rusand ses plus beaux caractères et ses meilleures presses, mais on a encore requis de notre habile graveur, M. Séon, des reproductions en fac-similé de quelques parties du texte original, ainsi que des gravures sur bois, ou en taille douce, représentant divers sceaux de la ville, et les signum des notaires certi ficateurs. Tout ainsi, dans Y entreprise, est resté essentiellement lyonnais et, par les soins qu'elle y a consacrés, la Société s'est efforcée d' en faire Y élément d'une satisfaction légitime pour le patriotisme local.
Son choix de YEditeur en est un sûr garant. Pouvait-elle confier la réali sation de son désir á de plus dignes mains qu'à celles du savant archiviste de la ville, M. M.-C. Guigne, dont le nom a déjà conquis, dans le monde de Y érudition, une honorable notoriété et qui s'était si remarquablement acquitte, l'année dernière, du mandat qu'elle lui avait donné relativement auPolyptique de Saint-Paul ? Sans perdre de vue qu'il ne devait publier le recueil de chartes, commencé par Etienne de Villeneuve, qu'à titre de document, M. Guigue a dû néanmoins en faciliter Y intelligence par Y intégrale reproduction, dans un appendice, de divers titres, qui en sont le commentaire naturel et souvent indispensable. II a de plus heureusement réagi contre la trop réelle incohérence qui a présidé à la compilation du vieux Consul et de ses continuateurs, en enrichissant son travail d'une table chronologique et analytique, qui n'en est pas la partie la moins utile, ni la moins digne d'estime. Oserons-nous confesser qu'insoucieuse du repos, la Société rêve déjà de pu blications nouvelles ?
PREFACE.
VII S'il était besoin d'une excuse aux ambitieuses aspirations de son %èle, elle la trouverait dans Yimproductive richesse des archives et des bibliothèques locales, où tant de précieux manuscrits restent inaccessibles à qui ne réside pas à Lyon, ou n'est pas entièrement libre dans Y emploi de ses heures. Croit-on, par exemple, que l'impression du grand Cartulaire d'Ainay, ou celle d'un recueil (déjà formé) de pièces tout à fait inédites de nature à jeter sur les annales du Pagus Lugdunensis, du IXe au XIIe siècle, le jour le plus inattendu, ne favorisaient pas merveilleusement Yélucidation de questions restées jusqu'ici fort obscures, en dépit de tous les efforts tentés pour les résoudre ? Que de généreux subsides continuent à protéger le bon vouloir de notre association contre les obstacles de Y impuissance financière, et, par son empressement à les utiliser dignement, elle montrera combien elle est fière de pouvoir exhumer de la poussière de nos dépôts publics tant de curieux monuments de Y intelligente sagesse dont nos pères ont fait preuve dans la pratique de la vie publique.
Leur culte des libertés municipales et le rôle si grand et si fécond qu'ils surent leur attribuer, ne restent-Us pas, au profit de la grandeur morale du pays, nos guides les plus sûrs pour la continuation de l'auvre conçue par leur patriotisme! Lyon, le 8 décembre 1876. Le vice-président de la Société littéraire historique et archéologique de Lyon. (Eti l'abittice du prèsidtnl) Ed. FLOUEST.
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The end
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