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La nouvelle monadologie

Charles Renouvier, Louis Prat · 1899 · Scanned text · Free in the US

183,806 words · about 12 h 52 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
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Licence: PD · PD-US by publication date

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About this book

Authors
Charles Renouvier, Louis Prat
Language
French
Published
1899
Length
183,806 words · about 12 h 52 min
Sections
4 reader sections
Text
Scanned text, read from page scans by OCR; may contain errors
Rights
Public domain in the United States · PD-US by publication date

 

Contents (4)
  1. Front matter about 1 min
  2. II about 2 min
  3. IV about 12 h 35 min
  4. Table Des Matières about 15 min

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Front matter

CH. RENOUVIER & L. PRAT

LA

NOUVELLE MONADOLOGIE

II

Une substance peut aussi être considérée comme une quantité^ c'est-à-dire comme composée d'éléments de la même nature qu'elle-même sous l'aspect qualitatif, et qu'on appelle ses parties.

2 LA NOUVELLE MOXA DOLOOIK

En ce cas, si Ton regarde la siiljstance composée connue actuellement donnée, et les parties que Ton y distingue, comme données aussi, et non point comme de simples possibles pour la pensée (2), ces sujets partiels Forment ensemble un tout qui est aussi un nombre déterminé; car un composé déterminé ne peut pas se former d'un agrégat indéterminé d'éléments de composition.

Démoiistratioji. — Si la division d'une substance composée donnée pouvait se penser comme interminable en elle-même, il faudrait qu'elle fût objet de pensée, en même temps, d'une part, comme donnée de composition, puisque telle est rhypothèse, et, d'une autre part, comme impossible à former par voie de composition, car les éléments dans lesquels elle se divise, y étant, par hypothèse aussi, multipliés sans terme, ne peuvent s'y trouver de manière à constituer un assemblage terminé. La pensée d'une substance composée à Finfini est donc contradictoire en soi, ou dans sa propre formule (3).

La monade étant sans parties n'a ni étendue ni figure, car une propriété essentielle de l'idée de l'étendue est la divisibilité en parties, qui elles-mêmes en admettent d'autres, et cela sans fin (4).

Les monades ne peuvent pas former en se composant entre elles des étendues, parce que ce qui est étendu ne peut pas sans contradiction résulter d'un assemblage d'inétendus. La division des substances composées, dans l'espace^ est un mode d'intuition de ces substances qui ne touche pas les sujets simples. Les monades sont les ^>rais atonies de la nature^ comme les nomme Leibniz (5). Ni la vue, ni l'imagination ne sauraient les atteindre.

Il en est du rapport de la monade au temps comme de son rapport à l'étendue. Une monade ne peut venir à l'existence ou en sortir (6) par voie de composition ou de décomposition en parties, puisqu'elle n'a point de parties. Si elle commence ou finit, ce ne peut être que dans l'instant (7). Elle a sa vie dans le temps (art. xii), elle n'y peut avoir sa formation ; car si elle se formait d'éléments antécédemment donnés, elle ne serait pas simple (art. vu). Elle est modifiable, mais ses modes dans le temps présupposent une limite antérieure apposée au temps.

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