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PAR THÉODORE JUSTE BRUXELLES U8RÂIBÌË CLASSIQUE À.-N. LtíBÈGUE ET C'° Jíiil'RîMEtBS ÉîUTl . /.A. MAOfil-EI.it-, (1190) Bruxelles. — Imprimerie de A.-M. LEBÈGUE et O, rue Terarken. 6. VONCK. LA RÉPUBLIQUE BELGE (1790) FAR THÉODORE JUSTE BRUXELLES LIBRAIRIE CLASSIQUE A.-N. LERÊGUE ET Cic IMPRIMEURS-ÉDITEURS 46, RUE DE LA MADELEINE, CHAPITRE PREMIER CONFÉDÉRATION DES PROVINCES BELGES {Depuis le 18 décembre 1789 jusqu'au 20 février 1790.)
Pourquoi les révolutions de 1790 el de 1830 ont eu des résultats différents. — Vues opposées des partisans de Vonck et de Van der Noot. — Nuancesdu parti progressif. — Les assemblées provinciales s'emparent de l'autorité souveraine. — Réserves des États de Hainaut et de Flandre. — Les États généraux se réunissent à Bruxelles. — Traité d'union du 11 janvier 1790. — Négociations avec les cabinets de Berlin et de La Haye ; politique hardie de M. de Hertzberg ; circonspection de la Hollande et de l' Angleterre. — Tentatives des insurgés belges auprès de Louis XVI déférées à TAssemblée const tuante. — Convention de Berlin du 9 janvier. — Agents de la Belgique auprès des puissances étrangères; agents des puissances étrangères en Belgique. — Van der Mersch entre'dans le Luxembourg; défaite de Nassogne ; l'armée reprend ses positions sur la Meuse. — Plaintes adressées par Van der Mersch aux États généraux. — Capitulation de la citadelle d'Anvers. — L'Empereur accep'e les propositions communiquées au général Ferraris. — Lettre du prii.ee de Kaunitz à l'archevè'íue de Malines. — Tentative des gouverneurs généraux pour amener un accommodement. — Correspondance entre M. da Cobenzl et l'archevè'jue de Malines; bref de Pie VI. — Situation de l'Autriehe; campagne de 1789 contre les Turcs ; mécontentement des Hongrois ; concessions de Joseph 11. — Les Belges veulent conserver leur indépendance. — Commencement de la lutte entre les statistes ou conservateurs et les progressistes ou vonckisles. — Égoïsme des privilégiés. — Détails sur le parti de Vonck. — Le duc d'Ursel et les princes d'Arenberg. — Le prince de Ligne. — Pamphlets. — Les conservateurs tentent vainement de gagner Vonck. — Intervention du clergé pour assurer la domination des conservateurs. — Adresse colportée dans le Brabant en saveur des États. — Voyage de Van der Mersch à Bruxelles. — Admission de Schoenfeld, officier prussien, au service de la Belgique. — Détails sur l'organisation de l'armée. — Altercation entre Van der Noot et Van der Mersch. — Le duc d'Arenberg est élu chef des cinq serments de Bruxelles. — Mandement de l'archevêque de Malines pour le carême de 1790; il signale les novateurs comme des ennemis de la religion. — Organisation du Congrès, dépositaire du pouvoir exécutif de l'Union. — Mort de Joseph II.
L'ovation décernée au chef du comité de Breda ne fixait i pas le sort de la Belgique. Pour éviter une anarchie désas treuse il était urgent de modifier les constitutions qui régis saient les diverses provinces, de les approprier à une nouvelle forme de gouvernement, ou bien de donner immédiatement un successeur à Joseph II. Or, comme tous les partis semblaient d'accord pour établir une république provisoire, il s'agissait de décider d'abord à quelle assemblée on confierait momentanément le pouvoir suprême, et de quelle manière le peuple serait représenté. Ces graves ques tions, après avoir engendré de longues et violentes disputes, devaient déterminer une scission fatale entre les deux grands partis qui s'étaient déjà personnifiés dans Van der Noot et Vonck. Quelle différence entre les hommes de 1790 et ceux de 1830!
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