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Récits d’un Chasseur

Ivan Tourgueniev · 1893 · Free in the US

193,669 words · about 13 h 34 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1893 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Récits_d’un_Chasseur&action=history). · Wikisource contributors

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About this book

Author
Ivan Tourgueniev
Language
French
Published
1893
Length
193,669 words · about 13 h 34 min
Sections
17 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (17)
  1. Front matter about 4 h 31 min
  2. Texte entier about 4 h 31 min
  3. Avant-propos about 2 min
  4. 1 about 20 min
  5. 2 about 19 min
  6. 3 about 17 min
  7. 4 about 16 min
  8. 5 about 12 min
  9. 6 about 28 min
  10. 7 about 15 min
  11. 8 about 30 min
  12. 9 about 27 min
  13. 10 about 20 min
  14. 11 about 24 min
  15. 12 about 12 min
  16. 13 about 13 min
  17. 14 about 16 min

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Front matter

Les Récits d’un chasseur sont universellement reconnus comme le chef-d’œuvre de Tourguéneff. On sait que cet ouvrage, en dehors de sa valeur littéraire, a eu le mérite non moins grand d’être une œuvre humanitaire, en contribuant puissamment à faire aboutir la plus grande réforme du règne d’Alexandre II : l’affranchissement des serfs. Sous ce rapport, son influence peut être comparée à celle de l’œuvre célèbre de Beecher-Stowe : la Case de l’oncle Tom, qui a eu pour effet immédiat l’affranchissement des nègres en Amérique.

S’il existe donc une œuvre digne de classique en France, ce sont bien ces admirables récits, qui, dans leur forme simple et modeste, constituent une véritable épopée des souffrances des moujiks attachés naguère à la glèbe.

La première traduction française qui ait été faite de cet ouvrage n’a pas donné à l’auteur toute la satisfaction qu’il était en droit d’espérer. Était-ce bien la faute du traducteur ? On ne saurait l’affirmer. Il ne faut pas oublier, en effet, qu’à l’époque où cette traduction fut faite, la littérature russe était à peu près ignorée en France. Le public français n’était pas encore familiarisé avec cette forme bizarre qui constitue le charme original des œuvres de nos grands écrivains russes. Le traducteur avait donc cru bien faire en donnant à l’ouvrage de Tourguéneff un vernis plus français, et c’est ce qui explique les coupures qu’il y avait pratiquées et les variantes qu’il y avait ajoutées. Aujourd’hui, il n’est plus besoin de recourir à ces stratagèmes ; ce qui paraissait bizarre il y a trente ans constitue précisément le charme particulier que le public français goûte à la lecture de ces œuvres.

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