Read here

Étranges Histoires

Ivan Tourgueniev · 1873 · Free in the US

155,508 words · about 10 h 53 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1873 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Étranges_Histoires&action=history). · Wikisource contributors

Text from Wikisource and set out for reading on screen; no words of the book are rewritten or summarized. How RedLectern is built

About this book

Author
Ivan Tourgueniev
Language
French
Published
1873
Length
155,508 words · about 10 h 53 min
Sections
5 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (5)
  1. Front matter about 5 h 27 min
  2. Étrange histoire about 34 min
  3. Le Roi Lear de la steppe about 1 h 54 min
  4. Toc… Toc… Toc… about 42 min
  5. L’Abandonnée about 2 h 16 min

Continue:

Front matter

Il y a environ quinze ans, nous raconta …, les devoirs de mon service m’amenèrent au chef-lieu du gouvernement de T…, où je dus passer quelques jours. Je trouvai un assez bon hôtel, établi depuis six mois seulement par un tailleur juif qui s’était enrichi. À ce que j’ai ouï dire, la maison ne garda pas longtemps sa renommée, accident assez ordinaire chez nous. Alors elle était dans tout son éclat. Les meubles neufs jouaient et craquaient la nuit ; on eût dit un feu de file. Les draps, les nappes, les serviettes, sentaient le savon ; les planchers peints avaient une forte odeur d’huile de chanvre, ce qui, au dire du premier garçon, gaillard fort déluré, mais médiocrement propre, était souverain contre la propagation des insectes. Le garçon susdit, jadis valet de chambre du prince G…, se distinguait par l’aisance de ses manières et par son assurance. Portant un habit qui n’avait pas été fait pour lui, des souliers éculés, une serviette sous le bras, la face bourgeonnée, les mains en sueur, il gesticulait sans cesse en lançant quelques petites phrases insinuantes. Tout d’abord il m’avait honoré de sa protection, me jugeant capable d’apprécier son mérite et son usage du monde. Quant à son avenir, c’était une âme désenchantée.

« Voulez-vous savoir notre position, me dit-il un jour, représentez-vous des harengs pendus au séchoir. »

Il s’appelait Ardalion.

The opening of the book is shown; the full text loads in the reader.

Loading the full text…