Front matter
HISTOIRE nE i.v RÉVOLUTION FRANÇAISE v TYPOsillAPIllE FII'.MIS-DIDOT — MF.SX1L (F.URF.) HISTOIRE de la r REVOLUTION FRANÇAISE PAK J. MICHELET NOUVELLE ÉDITION, REVUE ET AUGMENTÉE Avec illustrations par VIERGE TOME CINQUIÈME PARIS LIBRAIRIE ABEL PILON A. LE VASSEUR, SUCCESSEUE, ÉDITEUR 33, RUE DE FLEURUS, CHAPITRE|III L'iNVASION. TERREUR JET FUREUR DU^PEUPLEj (fin d'aout) Terreur de Paris à la nouvelle de l'invasion (août-septembre 92). — Attente d'un jugement solennel de la Révolution par les rois. — La France se voit surprise et trahie. — Combien le Roi prisonnier était encore formidable. — Héroïque élan de la France entière. — Nos ennemis, dans ce tableau immense, n'ont voulu voir qu'un point, une tache sanglante. — La France entière se donna à la patrie. — Dévouement, déchirement des femmes, des mères. — Danton fut alors la voix de la France. — 11 demande les visites domiciliaires. — Lutte de l'Assemblée et de la Commune. — Violence de la Commune. — L'Assemblée essaye de la briser. — La Commune veut se maintenir par tous les moyens.
Dispositions au massacre (fia d'août 92). La trahison de Longwy, celle de Verdun, qu'on apprit bientôt après, remplirent Paris d'une sombre impression de vertige et de terreur. II n'y avait plus rien de sûr. II était trop visible que l'étranger avait des intelligences partout. II avançait avec une sécu rité, une confiance significative, comme en un pays à lui. Qui l'arrêterait jusqu'à Paris? Rien apparemment. Ici même, quelle résistance possible, au milieu de tant de traîtres? Ces traîtres, comment les disrév. — t. v. tinguer ? Chacun regardait son voisin ; sur les places et dans les rues, le passant jetait au passant un regard défiant, inquiet; tous s'imaginaient voir en tous les amis de l'ennemi. Nul doute qu'un bon nombre de mauvais Français ne l'attendissent, ne l'appelassent , ne se réjouissent de son approche, ne savourassent en espérance la dé faite de la liberté et l'humiliation de leur pays.
Dans une lettre, trouvée le 10 août aux Tuileries (et que possèdent nos Archives), on annonçait avec bonheur que les tribunaux arrivaient derrière les armées, que les parlementaires émigrés instruisaient, chemin fai sant, dans le camp du roi de Prusse, le procès de la Révolution, préparaient les potences dues aux Jaco bins. Déjà, sans doute, afin de pourvoir ces tribunaux, la cavalerie autrichienne, aux environs de Sarrelouis, enlevait les maires patriotes, les républicains connus. Souvent, pour aller plus vite, les hulans 'coupaient les oreilles aux officiers municipaux qu'ils pouvaient prendre, et les leur clouaient au front. Ce dernier détail fut annoncé dans le Bulletin offi ciel de la guerre; il n'était pas invraisemblable, d'après les terribles menaces que le duc de Brunswick lui-même lançait aux pays envahis, aux places assié gées, d'après la sommation, par exemple, qu'il fit à celle de Verdun.
The opening of the book is shown; the full text loads in the reader.
Loading the full text…
The end
You’ve reached the end of Histoire de la Révolution Française.
