Read here

Histoire de la Révolution Française

Jules Michelet · 1883 · Scanned text

216,927 words · about 15 h 11 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Scanned text — may contain errors · original scans are not available here · view the original source

Licence: PDM · British Library Digitised Books dataset db14 (doi 10.21250/db14) marks the OCR texts CC Public Domain Mark 1.0 (c. 1510-c. 1900 publications); text+metadata JSONL release doi 10.23636/r7w6-zy15 is CC0 1.0. Public Domain Mark is a status label, not a new copyright licence. · Digitised by the British Library (with Microsoft). Text: British Library Digitised Books, CC Public Domain Mark 1.0.

Text from British Library, read from page scans by OCR and set out for reading on screen; no words of the book are rewritten or summarized. How RedLectern is built

About this book

Author
Jules Michelet
Language
French
Published
1883
Length
216,927 words · about 15 h 11 min
Sections
13 reader sections
Text
Scanned text, read from page scans by OCR; may contain errors
Rights
Public Domain Mark 1.0

 

Contents (13)
  1. Front matter about 3 h 27 min
  2. Chapitre II Le about 44 min
  3. Chapitre III about 35 min
  4. Chapitre IV La Gironde Contre Danton about 49 min
  5. Chapitre V Jejimapes about 29 min
  6. Chapitre VI Invasion De La Belgique about 28 min
  7. Chapitre VII Grandeur Et about 31 min
  8. Chapitre VIII Rupture about 3 h 20 min
  9. Chapitre IX Le about 16 min
  10. Chapitre X Le about 24 min
  11. Chapitre XI Le about 28 min
  12. Chapitre XII about 29 min
  13. Chapitre XIII about 3 h 10 min

Continue:

Front matter

HISTOIRE nE i.v RÉVOLUTION FRANÇAISE v TYPOsillAPIllE FII'.MIS-DIDOT — MF.SX1L (F.URF.) HISTOIRE de la r REVOLUTION FRANÇAISE PAK J. MICHELET NOUVELLE ÉDITION, REVUE ET AUGMENTÉE Avec illustrations par VIERGE TOME CINQUIÈME PARIS LIBRAIRIE ABEL PILON A. LE VASSEUR, SUCCESSEUE, ÉDITEUR 33, RUE DE FLEURUS, CHAPITRE|III L'iNVASION. TERREUR JET FUREUR DU^PEUPLEj (fin d'aout) Terreur de Paris à la nouvelle de l'invasion (août-septembre 92). — Attente d'un jugement solennel de la Révolution par les rois. — La France se voit surprise et trahie. — Combien le Roi prisonnier était encore formidable. — Héroïque élan de la France entière. — Nos ennemis, dans ce tableau immense, n'ont voulu voir qu'un point, une tache sanglante. — La France entière se donna à la patrie. — Dévouement, déchirement des femmes, des mères. — Danton fut alors la voix de la France. — 11 demande les visites domiciliaires. — Lutte de l'Assemblée et de la Commune. — Violence de la Commune. — L'Assemblée essaye de la briser. — La Commune veut se maintenir par tous les moyens.

Dispositions au massacre (fia d'août 92). La trahison de Longwy, celle de Verdun, qu'on apprit bientôt après, remplirent Paris d'une sombre impression de vertige et de terreur. II n'y avait plus rien de sûr. II était trop visible que l'étranger avait des intelligences partout. II avançait avec une sécu rité, une confiance significative, comme en un pays à lui. Qui l'arrêterait jusqu'à Paris? Rien apparemment. Ici même, quelle résistance possible, au milieu de tant de traîtres? Ces traîtres, comment les disrév. — t. v. tinguer ? Chacun regardait son voisin ; sur les places et dans les rues, le passant jetait au passant un regard défiant, inquiet; tous s'imaginaient voir en tous les amis de l'ennemi. Nul doute qu'un bon nombre de mauvais Français ne l'attendissent, ne l'appelassent , ne se réjouissent de son approche, ne savourassent en espérance la dé faite de la liberté et l'humiliation de leur pays.

Dans une lettre, trouvée le 10 août aux Tuileries (et que possèdent nos Archives), on annonçait avec bonheur que les tribunaux arrivaient derrière les armées, que les parlementaires émigrés instruisaient, chemin fai sant, dans le camp du roi de Prusse, le procès de la Révolution, préparaient les potences dues aux Jaco bins. Déjà, sans doute, afin de pourvoir ces tribunaux, la cavalerie autrichienne, aux environs de Sarrelouis, enlevait les maires patriotes, les républicains connus. Souvent, pour aller plus vite, les hulans 'coupaient les oreilles aux officiers municipaux qu'ils pouvaient prendre, et les leur clouaient au front. Ce dernier détail fut annoncé dans le Bulletin offi ciel de la guerre; il n'était pas invraisemblable, d'après les terribles menaces que le duc de Brunswick lui-même lançait aux pays envahis, aux places assié gées, d'après la sommation, par exemple, qu'il fit à celle de Verdun.

The opening of the book is shown; the full text loads in the reader.

Loading the full text…