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Les Mœurs du jour (Cooper)

James Fenimore Cooper · 1854 · Free in the US

420,750 words · about 29 h 28 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1854 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Les_Mœurs_du_jour_(Cooper)&action=history). · Wikisource contributors

Text from Wikisource and set out for reading on screen; no words of the book are rewritten or summarized. How RedLectern is built

About this book

Language
French
Published
1854
Length
420,750 words · about 29 h 28 min
Sections
32 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (32)
  1. Front matter about 9 h 49 min
  2. Texte entier about 9 h 49 min
  3. Chapitre I about 15 min
  4. Chapitre II about 20 min
  5. Chapitre III about 21 min
  6. Chapitre IV about 23 min
  7. Chapitre V about 21 min
  8. Chapitre VI about 20 min
  9. Chapitre VII about 22 min
  10. Chapitre VIII about 21 min
  11. Chapitre IX about 23 min
  12. Chapitre X about 21 min
  13. Chapitre XI about 12 min
  14. Chapitre XII about 21 min
  15. Chapitre XIII about 22 min
  16. Chapitre XIV about 20 min
  17. Chapitre XV about 20 min
  18. Chapitre XVI about 19 min
  19. Chapitre XVII about 13 min
  20. Chapitre XVIII about 20 min
  21. Chapitre XIX about 18 min
  22. Chapitre XX about 21 min
  23. Chapitre XXI about 18 min
  24. Chapitre XXII about 23 min
  25. Chapitre XXIII about 20 min
  26. Chapitre XXIV about 16 min
  27. Chapitre XXV about 20 min
  28. Chapitre XXVI about 23 min
  29. Chapitre XXVII about 24 min
  30. Chapitre XXVIII about 20 min
  31. Chapitre XXIX about 20 min
  32. Chapitre XXX about 15 min

Continue:

Front matter

l y a, sous un certain rapport, une visible amélioration dans la bonne ville de Manhattan ; elle éclate dans son architecture. Quant à son accroissement, cela ne fait pas question, tandis qu’un grand nombre d’autres villes lui disputent cette prétention au perfectionnement. Un grand développement dans ce qui ne sort pas du médiocre, bien qu’utile et honorable, satisfait rarement le jugement ou le goût ; ceux qui possèdent ces qualités exigent qu’on approche plus près de la perfection.

Une ville bâtie en briques rouges, avec des façades de marbre blanc, le tout garni de jalousies vertes, ne peut jamais présenter qu’un faste vulgaire. Ce défaut radical disparaît insensiblement des rues de Manhattan, et les constructeurs modernes comprennent de jour en jour que l’architecture, comme la statuaire, n’admet pas dans les couleurs des contrastes trop tranchés. Horace Walpole nous parle d’un vieux lord, nommé Pembroke, qui avait noirci les yeux des dieux et des déesses dans la fameuse galerie de Witton, et s’enorgueillissait de ce chef-d’œuvre, comme s’il avait été un autre Phidias. Il y a des milliers d’hommes qui ont travaillé dans le même esprit que le comte de Pembroke dans les rues de toutes les villes de l’Amérique ; mais les voyages, les avis, les livres, l’exemple, opèrent peu à peu un changement ; on peut voir aujourd’hui des quartiers entiers où l’œil se repose avec plaisir sur les jalousies, les façades, les briques, le tout fondu dans un même ton, d’une harmonie parfaite et d’une majestueuse sobriété. C’est à nos yeux le premier pas dans la bonne voie, et nous aspirons après le jour où Manhattan aura banni ses splendides haillons, où cette ville deviendra aussi remarquable par la chaste simplicité de ses rues, qu’elle l’avait été jusqu’ici par son défaut de goût. C’est avec cette grande cité, bigarrée comme elle l’est, dans ses habitants comme dans ses teintes, avec sa population indigène ramassée de tous les points de cette vaste république, avec ses milliers d’Européens, que nous allons avoir affaire dans les pages suivantes. Nos recherches, toutefois, porteront plus sur des faits moraux que sur des faits matériels, et nous nous efforcerons de conduire avec nous le lecteur à travers des scènes dans lesquelles, nous regrettons de le dire, il y a plus de vérité que de roman.

Dans une des rues obliques qui communiquent avec Broad-Lane, et plus bas que le canal, se dresse une habitation où se trouvent réunis tous les défauts que nous avons déjà signalés, et certains autres qui n’ont pas encore été nommés du tout. Il y a vingt-cinq ans, la maison en question aurait pu passer pour une demeure patricienne, bien qu’aujourd’hui elle soit perdue au milieu de mille autres qui se sont élevées autour d’elle depuis sa construction. Elle est là, avec ses briques rouges, qu’une peinture annuelle rend plus rouges encore avec sa façade de marbre, formant une livrée rouge relevée de blanc ; avec ses jalousies vertes, son haut portail, son air de propreté et de confort, malgré les vices frappants de son architecture. Il est huit heures du matin, nous entrons.

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