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Les Deux Amiraux

James Fenimore Cooper · 1843 · Free in the US

573,894 words · about 40 h 11 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1843 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Les_Deux_Amiraux&action=history). · Wikisource contributors

Text from Wikisource and set out for reading on screen; no words of the book are rewritten or summarized. How RedLectern is built

About this book

Language
French
Published
1843
Length
573,894 words · about 40 h 11 min
Sections
35 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (35)
  1. Front matter about 13 h 24 min
  2. Texte entier about 13 h 24 min
  3. Avis de l’éditeur about 1 min
  4. Préface about 4 min
  5. Chapitre I about 25 min
  6. Chapitre II about 20 min
  7. Chapitre III about 28 min
  8. Chapitre IV about 27 min
  9. Chapitre V about 22 min
  10. Chapitre VI about 23 min
  11. Chapitre VII about 32 min
  12. Chapitre VIII about 28 min
  13. Chapitre IX about 29 min
  14. Chapitre X about 22 min
  15. Chapitre XI about 25 min
  16. Chapitre XII about 25 min
  17. Chapitre XIII about 21 min
  18. Chapitre XIV about 22 min
  19. Chapitre XV about 27 min
  20. Chapitre XVI about 23 min
  21. Chapitre XVII about 26 min
  22. Chapitre XVIII about 27 min
  23. Chapitre XIX about 30 min
  24. Chapitre XX about 24 min
  25. Chapitre XXI about 26 min
  26. Chapitre XXII about 27 min
  27. Chapitre XXIII about 26 min
  28. Chapitre XXIV about 27 min
  29. Chapitre XXV about 26 min
  30. Chapitre XXVI about 24 min
  31. Chapitre XXVII about 24 min
  32. Chapitre XXVIII about 24 min
  33. Chapitre XXIX about 27 min
  34. Chapitre XXX about 28 min
  35. Chapitre XXXI about 32 min

Continue:

Front matter

Des circonstances qui ne dépendaient de la volonté ni du traducteur ni de l’éditeur ont retardé la publication du roman que nous offrons au public. Les personnes qui savent l’anglais ont donc eu le temps de lire cet ouvrage dans la langue originale, et nous avons appris qu’il s’en trouve qui reprochent à l’auteur anglais d’avoir voulu, de propos délibéré, insulter la France et la marine française. Cette idée ne s’était pas présentée à notre esprit. M. Cooper ayant pris pour ses héros deux amiraux anglais, il était naturel qu’il leur accordât la victoire mais il fait en toute occasion l’éloge des talents et du courage du commandant en chef de l’escadre française. En parlant du capitaine du vaisseau du contre-amiral français, il dit qu’il n’a pas dessein d’imiter les auteurs anglais, qui font des caricatures des officiers de la marine française ; ailleurs, il fait dire au commandant en chef anglais que toutes les fois qu’il s’est mesuré avec les Français, il a trouvé à qui parler, etc. Je crois donc que, s’il se rencontre dans ce roman quelques expressions ou quelques phrases qu’on puisse regarder comme injurieuses à notre marine, elles lui ont échappé inconsidérément, et je pense qu’il peut être absous sur la question intentionnelle.

Et pourquoi M. Cooper aurait-il voulu insulter la marine française ? N’est-il pas Américain ? Ne connaît-il pas tous les services rendus à l’Amérique par cette marine pendant la guerre pour l’indépendance des colonies ? Il est fort aisé, surtout dans un ouvrage de fiction, de battre sur le papier des escadres françaises mais l’Angleterre ne peut avoir oublié les noms de Duquesne, de d’Estrées, de Duguay-Trouin, de Tourville, de Forbin, de Jean-Bart, et de M. de La Galissonnière, célèbre par la défaite de l’amiral Byng, défaite dont le ministère anglais crut réparer la honte en faisant tomber la tête du vaincu et enfin de tant d’autres braves dont l’Angleterre même n’a pas perdu la mémoire.

armi tous les romans dont la scène est sur mer, qui ont été publiés depuis vingt ans, nous n’en connaissons aucun dont les évolutions des flottes aient été un des traits principaux. Le monde a sous les yeux des scènes admirablement dessinées, dans lesquelles il trouve le tableau des manœuvres d’un vaisseau solitaire, et des touches exquises du caractère des marins ; mais tous les romanciers, semblent s’être soigneusement abstenus de peindre sur un grand cadre la profession de marin. Nous avons nous-même imité leur retenue, peut-être par un certain sentiment intime d’incompétence, mais surtout par suite du désir que nous avions, en décrivant des scènes navales, de rester sous le pavillon auquel nous avons été accoutumé, et auquel, à proprement parler, nous appartenons.

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