Read here

L’Heptaméron des nouvelles (1559)

Marguerite de Navarre · 1559 · Free in the US

496,655 words · about 34 h 47 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1559 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=L’Heptaméron_des_nouvelles_(1559)&action=history). · Wikisource contributors

Text from Wikisource and set out for reading on screen; no words of the book are rewritten or summarized. How RedLectern is built

About this book

Author
Marguerite de Navarre
Language
French
Published
1559
Length
496,655 words · about 34 h 47 min
Sections
77 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (77)
  1. Front matter about 11 h 36 min
  2. Texte entier about 11 h 36 min
  3. Dédicace about 2 min
  4. Sonnets about 1 min
  5. Prologue about 16 min
  6. Nouvelle 01 about 12 min
  7. Nouvelle 02 about 5 min
  8. Nouvelle 03 about 10 min
  9. Nouvelle 04 about 11 min
  10. Nouvelle 05 about 5 min
  11. Nouvelle 06 about 4 min
  12. Nouvelle 07 about 4 min
  13. Nouvelle 08 about 10 min
  14. Nouvelle 09 about 9 min
  15. Nouvelle 10 about 50 min
  16. Nouvelle 11 about 6 min
  17. Nouvelle 12 about 12 min
  18. Nouvelle 13 about 19 min
  19. Nouvelle 14 about 11 min
  20. Nouvelle 15 about 22 min
  21. Nouvelle 16 about 8 min
  22. Nouvelle 17 about 5 min
  23. Nouvelle 18 about 9 min
  24. Nouvelle 19 about 15 min
  25. Nouvelle 20 about 6 min
  26. Nouvelle 21 about 32 min
  27. Nouvelle 22 about 17 min
  28. Nouvelle 23 about 11 min
  29. Nouvelle 24 about 15 min
  30. Nouvelle 25 about 8 min
  31. Nouvelle 26 about 23 min
  32. Nouvelle 27 about 3 min
  33. Nouvelle 28 about 4 min
  34. Nouvelle 29 about 3 min
  35. Nouvelle 30 about 10 min
  36. Nouvelle 31 about 10 min
  37. Nouvelle 32 about 8 min
  38. Nouvelle 33 about 6 min
  39. Nouvelle 34 about 7 min
  40. Nouvelle 35 about 11 min
  41. Nouvelle 36 about 8 min
  42. Nouvelle 37 about 6 min
  43. Nouvelle 38 about 4 min
  44. Nouvelle 39 about 3 min
  45. Nouvelle 40 about 11 min
  46. Nouvelle 41 about 7 min
  47. Nouvelle 42 about 17 min
  48. Nouvelle 43 about 9 min
  49. Nouvelle 44 about 12 min
  50. Nouvelle 45 about 6 min
  51. Nouvelle 46 about 5 min
  52. Nouvelle 47 about 6 min
  53. Nouvelle 48 about 4 min
  54. Nouvelle 49 about 9 min
  55. Nouvelle 50 about 6 min
  56. Nouvelle 51 about 8 min
  57. Nouvelle 52 about 6 min
  58. Nouvelle 53 about 10 min
  59. Nouvelle 54 about 4 min
  60. Nouvelle 55 about 5 min
  61. Nouvelle 56 about 9 min
  62. Nouvelle 57 about 5 min
  63. Nouvelle 58 about 5 min
  64. Nouvelle 59 about 9 min
  65. Nouvelle 60 about 7 min
  66. Nouvelle 61 about 12 min
  67. Nouvelle 62 about 4 min
  68. Nouvelle 63 about 5 min
  69. Nouvelle 64 about 7 min
  70. Nouvelle 65 about 3 min
  71. Nouvelle 66 about 4 min
  72. Nouvelle 67 about 5 min
  73. Nouvelle 68 about 4 min
  74. Nouvelle 69 about 4 min
  75. Nouvelle 70 about 34 min
  76. Nouvelle 71 about 5 min
  77. Nouvelle 72 about 6 min

Continue:

Front matter

fuſſe ingeré, ma dame, vous preſenter ce liure des nouuelles de la feuë Royne voſtre mere, ſi la premiere edition n’euſt obmis ou celé ſon nom, & quaſi changé toute ſa forme, tellement que pluſieurs le meſcognoiſſoient : Cauſe, que pour le rendre digne de ſon auteur, auẞi tost qu’il fut diuulgué, ie recueilly de toutes parts les exemplaires, que i’en peu recouurer, eſcrits à la main, les verifiant ſur ma copie : & feis en ſorte, que ie le reduyſy au vray ordre qu’elle l’auoit dreẞé. Puis ſous la permiſsion du Roy, & voſtre conſentement, il a eſté mis ſur la preſſe, pour le publier tel qu’il doit estre. En quoy me reuient en memoire, ce que le Comte Baltazar dict de Boccace en la preface de ſon Courtiſan, que ce, qu’il feit en ſe ioüant, ſcauoir est ſon Decameron, luy a porté plus d’honneur, que toutes ſes autres œuures Latines, ou Tuſcanes, qu’il estimoit les plus ſerieuſes. Auſsi la Royne, vray ornement de nostre ſiecle (de laquelle vous ne forlignez, en l’amour & cognoiſſance des bonnes lettres) en ſe ioüant ſur les actes de la vie humaine, a laiſsé ſi belles inſtructions qu’il n’y a celuy, qui n’y trouue matiere & ſi a (ſelon tout bon iugement) paſsé Boccace, es beaux diſcours qu’elle faict, ſur chacun de ſes comptes. Dequoy elle merite louënge, non ſeulement par deſſus les plus excellentes dames, mais auſsi entre les plus doctes hommes : car de trois ſtiles d’oraiſon, deſcrits par Ciceron, elle a choiſy le ſimple, ſemblable à celuy de Terence en Latin, qui ſemble à chacun fort aisé à imiter, mais à qui l’experimẽte, riẽ moins. Vray eſt, que tel preſent ne vous ſera point nouueau, & ne ferez que le recognoistre par heredité maternelle : toutesfois, ie m’aſſeure que le receurez bien, pour le veoir par ceste ſeconde impreſsion, remis en ſon premier estat : car (à ce que i’ay peu entendre) la premiere vous deſplaiſoit : non que celuy, qui y auoit mis la main, ne fuſt homme docte, qu’il n’y ait prins peine, & ſi eſt aisé à croire, qu’il ne l’a voulu deſguiſer ainſi, ſans quelque occaſion : neantmoins ſon trauail s’eſt trouué peu agreable. Ie le vous preſente donc, ma dame, non pour part que i’y pretende, ains ſeulement comme l’ayant demaſqué, pour le vous rendre en ſon naturel. C’eſt à voſtre Royale grandeur de le fauoriſer, puis qu’il est ſorty de voſtre maiſon illuſtre : auẞi en a il la marque ſur le front, qui luy ſeruira de ſauf-conduict par tout le monde, & le rendra bien-venu es bonnes compagnies. Quant à moy, recognoiſſant l’honneur que me ferez, à receuoir de ma main ce labeur de l’auoir remis à ſon poinct, ie me fentiray perpetuellement obligé à vous faire treshumble ſeruice.

Ce Phenix tant fameus, que l’Orient honore, Vnique en ſon eſpece, & en rare beauté, De Phœbus renaiſſant ſalüe la clarté : Car autre, que Phœbus, ce bel oiſeau n’adore. Du lit de ſon Tithon ſi toſt ne ſort l’Aurore, Que ſon chant recommence, oüi de tout coſté : Mais quand l’âge enuieus lui a la force oſté, Lui meſme ſe bruſlant, ſe fait reuiüre encore. France, dor’enauant tu te peus bien vanter D’auoir veu vn Phoenix, qui ſceut ſi bien chanter, Qu’on ne trouue au iourd’hui perſonne qui l’imite, Sinon l’autre Phœnix, heritier du renom, Et gloire du premier, ainſi comme du nom. Qu’il laiſſa en mourant : l’vnique Marguerite.

I. PASSERAT TROIEN.

The opening of the book is shown; the full text loads in the reader.

Loading the full text…