Read here

Chemin de la croix : guide d'une réligieuse : résolutions

Leonardo, of Porto Maurizio, Saint, Salvatore d' Ormea · 1860 · Scanned text

157,605 words · about 11 h 2 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Scanned text — may contain errors · view original scans

Licence: PD · PD-US by publication date

Text from Internet Archive, read from page scans by OCR and set out for reading on screen; no words of the book are rewritten or summarized. How RedLectern is built

About this book

Authors
Leonardo, of Porto Maurizio, Saint, Salvatore d' Ormea
Language
French
Published
1860
Length
157,605 words · about 11 h 2 min
Sections
5 reader sections
Text
Scanned text, read from page scans by OCR; may contain errors
Rights
Public domain · PD-US by publication date

 

Contents (5)
  1. Front matter about 1 min
  2. I under 1 min
  3. Préface about 4 min
  4. III about 2 min
  5. IV about 10 h 55 min

Continue:

Front matter

Benziger Brothers \>

CHEMIN DE LA CROIX

GUIDE D'UNE RELIGIEUSE.

I

Tout le monde sait que le bienheureux Léonard a été, a tous égards, le plus illustre promoteur de l’exercice du Chemin de la Croix. Pendant ses quarante années d’apostolat, il n’a rien négligé pour rendre cette dévotion populaire.

C’est lui surtout qui provoqua du Saint-Siège les déclarations servant à dissiper les doutes relatifs aux indulgences dont il est enrichi, et à aplanir les difficultés qui s’opposaient a sa propagation.

Préface

C’est lui qui sollicita et obtint des Souverains Pontifes qu’on pût l’ériger en tous lieux, et même en plusieurs endroits de la même paroisse.

C’est à ses instances encore que sont dus ces Avertissements et ces Décrets de la Congrégation des Indulgences qui règlent tout ce qui concerne l’érection et la pratique du Chemin de la Croix

La ne s’est pas borné son zèle; il prit à tâche d’établir cette dévotion partout où il prêchait. C’était, à son avis, un des moyens les plus efficaces de consolider et de perpétuer les fruits de la mission. Une liste écrite de sa main, et que nous donnerons à la fin de cet ouvrage, indique près de six cents lieux où il érigea lui-même les Stations. C’est lui qui conçut et réalisa, avec l’approbation du pape Benoît XIV, le dessein de les ériger dans l’enceinte du Colisée à Rome, où le Chemin de la Croix se fait encore solennellement aujourd’hui, tous les dimanches et vendredis de l’année, par la Congrégation des Amants de Jésus et de Marie qu’il institua spécialement dans ce but1. Il s’était fait une règle, non-seulement de vaquer lui-même a cet exercice tous les jours, mais encore de l’imposer souvent a ses pénitents2 *, pratique qu’il recommande d’ailleurs à tous les confesseurs5.

Non content d’établir en tous lieux le Chemin de la Croix, d’en recommander la pratique en toute rencontre et aux personnes de toute condition, séculières et régulières, et de stimuler le zèle de ses confrères et des supérieurs ecclésiastiques a le propager, il laissa, en outre, plusieurs écrits précieux sur cette salutaire dévotion. Ce sont d’abord deux grands sermons déjà imprimés dans le

1 Voyez sa Vie , Ire p. c. 17. OEuvres , t. I, p. 1,75.

Résolutions , §§ 20 et 50. OEuvres , t. VIII

5 Voyez sa Fie, II'* part. eh. 3 OEuvres , t. I, p. 207.

DU TRADUCTEUR.

tome vic, parmi les Sermons divers; puis et surtout la Via sacra, cest-à-dire la Voie sacrée ou théorie et pratique du Chemin de la Croix, le seul ouvrage qu'il ait publié lui-même sur cette matière. Nous y avons inséré, à la suite de l’exercice pratique du Chemin de la Croix qui en fait partie, quatre autres séries de méditations, ou exhortations sur les quatorze stations1 , lesquelles, aussi bien que les sermons, ne furent mises au jour qu après sa mort. Nous ne parlons pas d’un exercice très-court du Chemin de la Croix qui se trouve dans la Voie du Paradis 2.

Iï.

C’est pour la première fois que la Via sacra du bienheureux Léonard est traduite et publiée en français. Plusieurs écrits, à la vérité, ont été annoncés et imprimés sous son nom. Mais c'est un patronage usurpé, il faut le dire, bien légèrement.

Nous signalerons, entre autres, un volume qui parut pour la première fois en 1813, et fut réimprimé plusieurs fois, à partir de 1827, en France et en Belgique, sous le titre de Via Crucis, ou méthode pratique du Chemin de la Croix, d'après l'ouvrage du bienheureux Léonard de Port-Maurice, ou même : traduit de l'ouvrage italien du bienheureux Léonard de Port- Maurice.

Qui ne croirait que c’est bien là l’ouvrage de notre saint missionnaire ? Quoiqu’il suffise de le parcourir pour rencontrer à chaque pas des motifs de douter de son authenticité, on ne se persuade pas aisément qu’un pareil titre puisse n’être qu’un mensonge et une duperie. Eh

1 Dans l’édition italienne, ces quatre derniers exercices sont im-

primés dans un autre volume que la Via sacra. - OEuvres , t. II

PRÉFACE bien ! sur 400 pages que renferme ce livre, il n’y en a que quinze environ qui soient, non pas traduites, mais imitées du bienheureux Léonard : c’est l’exercice du Chemin de la Croix. Cet exercice, extrait de la Voie sacrée, s’imprime séparément en italien à l’usage du peuple. L’auteur anonyme1 de la Via Crucis n’a apparemment connu que ce petit imprimé, et lui a emprunté le fond des considérations sur les \ 4 stations, considérations qu’il a rendues d’ailleurs dans un style emphatique, aussi peu en harmonie avec la nature du sujet qu’avec le caractère du Bienheureux.

Non-seulement les deux ouvrages, à part cet exercice, n’ont rien de commun entre eux, mais de plus il est échappé à l’écrivain français, relativement a l’érection canonique du Chemin de la Croix et aux conditions à remplir pour en gagner les indulgences, beaucoup d’assertions fausses, inexactes, et en opposition avec les solutions qui se trouvent dans l’ouvrage italien.

Cependant, grâce à l’autorité si respectable sous laquelle s’abritait l’auteur de la Via Crucis ou Méthode 'pratique, etc., il se procura facilement les approbations les plus propres à donner de la vogue â son livre. La troisième édition (1828), au rapport de Y Ami de la Religion, porte les approbations de plus de quarante évêques, qui témoignent le désir que l’ouvrage se répande.

Il en est résulté, et c’est ce qu’il y a de plus fâcheux, que les erreurs et les inexactitudes qu’il renferme ont été adoptées et reproduites par la plupart des auteurs qui ont écrit sur la matière, en sorte quelles sont passées en quelque sorte en usage, au grand détriment des fidèles;

1 Cet auteur doit être un prêtre du diocèse de Bordeaux. L'Ami de la Religion (t. 41, p. 367) trahit son anonyme et le nomme M. l’abbé Lacombe.

DU TRADUCTEUR.

car il est de ces erreurs qui sont de nature à leur faire perdre les indulgences. C’est pourquoi nous nous faisons un devoir de relever au moins les principales.

III

L’auteur de la Via Cruels, suivi malheureusement par plusieurs autres écrivains, méconnaît les conditions essentielles pour avoir part aux indulgences, lorsqu’il affirme :

1-° Qu « un acte de contrition devant chaque croix remplace la méditation pour les fidèles qui sont incapables de méditer. » (Page 102. Ed. de Tournai, 1852.)

2° Que «les personnes qui ne savent ni lire, ni méditer, pourront satisfaire à toutes les conditions exigées en récitant à chaque station un Pater , un Ave et un Gloria dans l’intention des souverains pontifes, en pensant, si l'on peut, à la passion de Jésus-Christ. » (Pag. 102-103.)

3° Que « ceux qui n’auraient pas le temps de parcourir de suite les 1 4 stations peuvent les partager en deux ou plusieurs fois. Pourvu qu’ils les aient toutes parcourues dans le même jour, ils auront droit aux indulgences, aussi bien que s’ils les eussent suivies sans interruption. » (Page 104.)

Il est aussi très-inexact de dire, en termes généraux et absolus, que le seul motif qui pourrait dispenser de passer d’une station à l’autre, serait l'impossibilité physique. (Page 101). L’impossibilité morale pourrait suffire ; mais quelle soit physique ou morale, elle ne dispense que dans le cas où elle provient de l’affluence des fidèles réunis dans le but de faire en commun le Chemin de la Croix.

11 impose, en revanche, des obligations qui n’existent, pas, en prétendant :

PRÉFACE

1° Qu « il faut absolument se mettre à genoux , devant chaque station. » (Pages 101 et 104.)

2° Que les six Pater, Ave et Gloria, que l’on a colitume de dire en finissant, sont prescrits pour gagner les indulgences. (Pages 102 et 104.)

3° Que, lorsqu’on fait le Chemin de la Croix avec une croix bénite à cette fin. on doit « transporter cette croix d’un lieu à un autre, pour marquer les stations. » (P. 1 01 .)

Enfin, il suppose à tort que les tableaux sont nécessaires, et que la bénédiction ou les indulgences du Chemin de la Croix y sont attachées ou en dépendent. (Pages 100-101 et 144.)

Si l’ouvrage du bienheureux Léonard eût été connu et médité, il eût prévenu ces écarts et dispensé de recourir au Saint-Siège pour une foule d’autres difficultés qui s’v trouvaient résolues d’avance.

The opening of the book is shown; the full text loads in the reader.

Loading the full text…