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Études historiques sur Raucourt et Haraucourt et la région avoisinante, etc

Victor Amédée Sécheret-Cellier · 1896 · Scanned text

224,214 words · about 15 h 42 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
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About this book

Author
Victor Amédée Sécheret-Cellier
Language
French
Published
1896
Length
224,214 words · about 15 h 42 min
Sections
3 reader sections
Text
Scanned text, read from page scans by OCR; may contain errors
Rights
Public Domain Mark 1.0

 

Contents (3)
  1. Front matter about 7 min
  2. Preface about 5 min
  3. Chapitre 1 about 15 h 30 min

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Front matter

ISTOIRE DE MON VILLAGE ÉTUDES HISTORIQUES RI u KAUGOURT k iïABALIGOLRT & LA RÉGION AVOI8INANTE SÉCHER E T-GELLIER Directeur d'Ecole a Mouzon , \AT OF, l'AcAIh W e ijk Rei \l > syant oMena le premier prix ste la section bj aille d'or tic 200 francs) au Concours de l'kcaât í, .s de 1895 Le p :i ■ ■■■ 01 zm, à ilc> ancêtres el J natal. ■i.ji de l'bis i I ■ X-mZlpy^X l.a BSIE X3 JS J tT L -E S L .A. R O C H B VMBETTA, ZS LISTE DES SOUSCRIPTEURS AUX ÉTUDES HISTORIQUES SOR RAUCOURT I HARAUCOURT MM. Absous-Gilbin, fondeur en fer, Angecourt. Adam, professeur du Collège Turenne, en retraite, Xouzon. Alexandre (l'abbé), curé de Saint-Loup-Terrier. Antoine-Alexandre, industriel, Haraucourt. Antoine (l'abbé), curé de Vireux-Molhain. Ardennes (archives départementales des\ Aubry (M11'), receveuse des postes, Mouzon.

Aubry Louis, étudiant, Buzancy. Badré (M""), institutrice, Balan. Badré Lucie (M11'), Rethel. Bailly Louis, notaire, Saulces-Monclin. Barbier-Petit, marchand boucher, Raucourt. Baudelet Angelina (M"°ì, Haraucourt. Baudelot-Migeon. propriétaire, Haraucourt. Baudelot Louis, brasseur, Haraucourt. Baudelot Léon, industriel, Amfrevifle-sur-Iton (Eure,. Bellomet-Guillin. boulanger, Haraucourt. Berruzier A., docteur en médecine, Raucourt. Bernard Jules, négociant, Paris. Bernier-Roguin (M"" veuve), propriétaire, Haraucourt. Berthe-Berthe Albert, négociant en drap, Sedan. Béthune, huissier, Raucourt. Bigot-Fontaine, chef armurier au 6' cuirassiers, Tours. Bihéry Josué, maire, la Croix-aux-Bois. Billaudel, inspecteur général honoraire des ponts et chaussées. Paris. Blanchecape Georges, industriel, Paris.

Boileau, officier retraité, Saint-Amand (Cher). Boileau Léon, juge de paix, Vouziers. Boizard-Boizard (M™* veuve), négociante, Raucourt. Boizard-Boizard Emile, charpentier. Raucourt. Boizard Jean-Charles, propriétaire. Baucourt. Boizard-.Ioly, propriétaire, Baucourt. Bonnefoy-Gillet (M"*), propriétaire, Raucourt. Bonneville-Habary, cultivateur, Balan. Bordereaux, adjoint principal de 1" classe du génie, en retraite, Mouzon. MM. Boucher Maurice, avocat, Charleville. Bouillard (l'abbé), curé de Haraucourt. Bourgain Léon, industriel, Paris. Bourguignat Henri, secrétaire de la Société d'études ardennaises Sedan. Brahy Louis, capitaine-commandant de cavalerie, en retraite, Haraucourt. Brincourt J.-B-, rentier, Sedan. Brocart Louis, gardien de la paix, Paris. Bruge-Ponsignon, négociant, Baucourt.

Preface

II peut paraître invraisemblable que l'histoire de deux modestes localités comporte un travail aussi important que celui ci ; mais la chronique locale se fait de bien des manières. A la sèche nomenclature de faits et de dates donl la lecture serait trop pénible, nous avons préféré le récit documenté, suivi des appréciations et des réflexions que nous suggéraient les événements. Peut-être, en certains endroits, nous accusera-ton de minutie: nous sommes entré parfois, en effet, dans des détails en apparence insignifiants; mais, rattachés aussi logiquement que possible, ils n'en contribuent pas moins utilement à dégager le caractère d'une époque et des institutions. Nous n'avions d'autre titre pour nous improviser historien de Raucourt et de Haraucourt, que celui d'enfant du pays. Une plume plus autorisée que la nòtre aurait donc pu se charger de ce travail pour lequel nous reconnaissons volontiers notre insuffisance littéraire.

Bien plus, en recommandant à l'indulgence de nos compatriotes le fruit de vingt années de consciencieuses recherches, nous devons leur déclarer que, sur un sujet aussi vaste, nous ne prétendons pas avoir tout dit, mais seulement ce que nous savions. En écrivant parallèlement l'histoire des deux villages, nous avons eu la pensée de resserrer les liens de sympathie naturelle qui unissent les habitants de ces deux communes sœurs pour lesquelles nous éprouvons un égal attachement filial. Elles ont été d'ailleurs, à travers les siècles, associées au même labeur, ont éprouvé les mêmes joies et les mêmes vicissitudes historiques. Respectueux de la vérité, nous n'avons rien avancé dont nous ne puissions faire la preuve en fournissant des documents justificatifs qui sont en notre possession, ou en donnant les plus sérieuses références.

La recherche des pièces originales et authentiques sur lesquelles nous établissons notre travail a été la partie la plus agréable de notre tâche. Nous étions heureux de puiser nos notes aux sources mêmes de notre histoire nationale. Nous sentions comme un charme pénétrant se dégager de ces vieilles choses quenouí avions sous la main, et dans lesquelles il nous semblait qu'il était resté un peu de l'àme de nos aïeux. Nous croyions être en communication intime avec eux. Nous éprouvions uu sentiment indicible en cherchant à pénétrer leur pensée, à comprendre leurs aspirations ; nous nous disions que ces bonnes gens avaient jeté, dans ce milieu où ils nous ont précédés, des semences de bonté, de vertu, d'héroïsme et d'invincible amour pour la patrie, dont le sol natal est, en définitive, la plus belle conception, la plus vivante image.

Puissent nos compatriotes, et ceux qui nous liront, goûter les mêmes joies, éprouver les mêmes émotions, recueillir les mêmes enseignements ; acquérir le respect du droit, la générosité, la prudence, l'honnêteté; ressentir comme un élan de cette foi, de cette confiance patriotique qui était pour nos devanciers, une force, en même temps qu'une consolation dans les jours sombres du passé ! Le dépositaire du pouvoir, le favorisé de la fortune, se souvenant de ce qu'il doit à ses frères moins heureux, verra que l'homme n'apparaît glorieux aux générations qui le suivent que par le bien qu'il a fait. L'ouvrier rangé, l'artisan honnête sera amené naturellement à comparer sa situation actuelle avec la vie précaire et la condition ilillirile de nos pères. II sera porté á bénir leurs efforts, le progrès réalisé par eux; il se rendra compte que, pour les classes popu laires, l'âge d'or n'est pas dans le passé, et qu'on est peut-être trop disposé, à uotre époque, à médire de son temps.

Que l'histoire ainsi rapportée produise sur nos jeunes gens les plus salutaires effets ! Qu'elle élève leur cœur et fortifie leur caractère! Qu'ils se disent, eux, les citoyens de demain, que les querelles locales, les dissensions intestines sont aussi funestes aux modestes bourgades qu'aux plus opulentes cités ! Ils sauront alors rester fidèles à cet esprit d'association et de solidarité si vivace chez nos ancêtres, et travailleront à la prospérité de l'héritage commun, animés d'un même sentiment d'union, de concorde et de paix, sous un régime de sage liberté. A. SÉCHERET-GELLIKR. Raucourt, le 'ÔU septembre 1889 (f). (1) Notre travail primitif était terminé en 1889, quand parut l'ouvrage très autorisé de MM. Godait frères: Notice historique sur le canton de Raucourt. Pour des raisons que I on comprendra, nous avions renoncé alors à publier nos Etudes historiques.

Les sollicitations de quelques amis ont. depuis, changé notre détermination. Nous voulons, avant de conduire le lecteur à la première page de cet ouvrage, acquitter une dette de reconnaissance envers ceux qui nous ont prêté, pour le rendre aussi complet que possible, leur gracieux concours, nous ont guidé dans nos recherches el nos investigations. Que tous reçoivent nos remerciements les plus chaleureux. II est deux noms cependant que nous ne pouvons taire, el vis-à-vis desquels notre reconnaissance est plus particulièremenl engagée; ce sont ceux de M. O. de Gourjault (1), qui a relu notre manuscrit primitif et y a fait des annotations que nous avons religieusement rapportées, (M. de Gourjault est mort avant d'avoir complètement réalisé sa généreuse intention; quelques chapitres seulement onl été lus par lui); et de M. Paul Collinet, chargé de cours à la Faculté de Droit de Lille, don! le concours nous a été précieux dans l'interprétation des lexles anciens que nous avons utilisés.

Nous offrons à lotis les deux l'expressiim de noire sincère gratitude. (I) Ernest-Olivier, marquis de (iourjaull étail né á Mézières le ±\) avril 18.'ÎG. 11 lit ses humanités à ("institution Massin, puis au collège Sainte-Barbe. Reçu bachelier en l.S.'i't. il s'adonna aux études historiques et en particulier à celles se rattachant à notre région. Les notes qu'il a recueillies dans les archives de la France et de l'étranger constituent un véritable monument de notre histoire ardennaise. Atteint d'une maladie qui le força à la vie sédentaire, il dut se résigner à vivre dans sa famille, à Mézières d'abord, puis à Balan II s'occupait à classer ses recherches, et se disposait à utiliser, au profit de tous, les nombreux documents qu'il avait rassemblés, lorsqu'il fut frappé par la mort, dans la plénitude de ses facultés, le 12 avril 1891.

Esprit libéral, aimable causeur, fin lettré, rempli d'érudition. M. le marquis de Gourjault joignait à l'urbanité du parfait gentilhomme cette aménité de bon aloi qui inspire, de prime abord, des sentiments vivaces. II avait bien voulu nous associer à ses travaux ; aussi, est-ce du fond du cœur que nous rendons à sa mémoire un témoignage de pieux souvenir et de respectueuse sympathie. ÉTUDES HISTORIQUES si: n RAUCOURT & HARAUCOURT & LA RÉGION AVOISINANTE ■ ■— g**'

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