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HISTOIRE INTIME Dl LA RUSSIE OUVRAGES DU MÊME AUTEUR. Essai d'une Statistique générale de l'empire de Russie, accompagnée d'aperçus historiques, 494 pag. ia-12, avec plusieurs tableaux. La Russie, la Pologne et la Finlande, Tableau statistique, géographique et historique de toutes les parties de la mouarchie russe, en Europe, prises isolément , 744 pages in-8, avec 3 plans lithographies. (L'auteur prépare une seconde édition de cette Statistique spéciale.") Statistique générale, méthodique et complète, de la France, comparée aux autres grandes puissances de l'Europe. 1846, 4 vol. in-8. 30 fr. OUVRAGE COLLECTIF PUBLIÉ SOUS LA DIRECTION DE 1,'AIÍTEI'R. Encyclopédie des Gens du Monde, Répertoire universel des sciences, des lettres et des arts; avec des notices sur les principales familles historiques et sur les personnages célèbres, morts et vivans.
Paris, chez Treuttel et Wiirtz, 22 tomes en 44 vol. grand in-8. (Ouvrage complètement terminé.) 220 fr. «— o Corbeil, imprimerie de Crète. áfTOIi OTl 3LPIM!FIIEI ®Ii KâlfL HISTOIRE INTIME DE LA RUSSIE SOUS LES EMPEREURS ALEXANDRE ET NICOLAS et particulièrement pendant la crise de I82!> ; PAR J. II. SCHNITZLER. EPHPHF.THA , quod est adaperirr. (Mabc.VII, 34.) TOME PREMIER. PARIS, JULES RENOUARD ET C", LIBRAIRES-ÉDITEURS ET COMMISSIONNAIRES POUR I I I II 1 \4.l K Rue de Tournon, 6. PRÉFACE. Nous sommes fidèle à nos premières affections. .\près avoir, au début de notre carrière, consacré à la Russie tout ce que nous avions de forces et d'ardeur pour la science, nous nous sommes im posé le devoir d'étudier à fond et sous toutes ses faces ce magnifique sujet, et nous n'en avons pas détourné le regard un seul jour, même au milieu des occupations multiples attachées à la direction d'une volumineuse Encyclopédie.
C'est le fruit de ces études ultérieures que nous venons soumettre à F appréciation indulgente des juges éclairés. Ils nous tiendront compte, nous l'espérons, des A PRÉF.4.CE. difficultés contre lesquelles nous avions à lutter ; car il ne s'agit plus ici de ces paisibles travaux de statistique, de géographie et d'ethnographie, aux quels le public a fait $1 bon accueil dans le temps : en abordant le domaine de l'histoire, bien plus, de l'histoire contemporaine, nous touchons forcément aux questions politiques les plus brûlantes, et nous avons contre nous à la fois la pénurie de maté riaux, les préjugés des hommes, et nos propres hé sitations, nées de la crainte de froisser certaines susceptibilités , malgré la rigoureuse impartialité dont nous ne croyons pas nous être départi un seul instant.
Preface
. IV observations sévères, il est bien permis, il est même louable, d'en modérer l'expression, mais non de reculer devant cette tâche, non de subordonner à de simples convenances le respect pour la vérité, qui est l'honneur de l'historien. Appelé sur ce terrain par une de ces circons tances qui décident de la vie d'un homme, nous n'avons voulu manquer à aucun de nos devoirs : nous avons rendu hommage à la vérité même alors qu'elle pouvait être pénible à dire ou désagréable à entendre; en louant tout ce qui nous a paru digne d'éloge, en faisant une large part au bien, nous n'avons pas caché le mal ; nous l'avons fait ressortir au contraire, là où il nous semblait urgent d'y porter remède, où il pouvait résulter de la franchise de nos paroles quelque avantage réel, peut-ètre pour tout un peuple, car les grands effets tiennent souvent à de petites causes, et la Provi dence se sert parfois des plus humbles instrumens pour l' accomplissement de ses plus grands des seins.
En revanche, nous pouvons nous rendre ce témoignage d'être étranger à toute passion hai neuse, à tout esprit de dénigrement. Veut-on savoir la circonstance de notre vie, d'ail leurs obscure et renfermée dans le silence du cabi net, à laquelle nous venons de faire allusion? Nous avons passé quatre ans en Russie. A peine arrivé à Saint-Pétersbourg, il nous a été donné d'être témoin
PREFACE.
. V d'un des plus graves événemens dont les annales russes aient à garder le souvenir. Après avoir été présent sur le champ de bataille du 26 décembre 1 825, nous avons assisté à une crise, longue, pénible, et qui a mis à nu bien des plaies cachées, laissé devi ner bien des secrets politiques, en même temps qu'elle a été comme la pierre de touche des carac tères. Nous avons été en position de bien voir, de recueillir des renseignemens dignes de foi. Ces observations personnelles, ces renseignemens, et d'au tres encore, fruit de notre séjour à Moscou pendant le couronnement de l'empereur Nicolas, nous les avons consignés dans un journal resté intact jus qu'à ce jour, mais qui, dans cet intervalle de vingt années, s'est enrichi de beaucoup d'additions expli catives et de faits nouveaux puisés à différentes sources.
On ne nous reprochera pas de nous être trop pressé de livrer au public un travail qui avait be soin d'être mûri par l'étude : vingt ans de sursis, c'est beaucoup par le temps qui court, c'est plus même que nous ne devrions avouer peut-être, dans la crainte que la possibilité d'une si longue prépa ration ne dispose le lecteur à juger plus rigoureusement un ouvrage dont nous ne nous dissimulons pas les défauts. Mais d'autres occupations nous étaient imposées et nous espérions toujours que des mémoires particuliers, mis au jour par les parties
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. VI intéressées ou leurs familles, viendraient éclaircir les assertions officielles contenues dans les pièces du grand procès criminel de 1826. Cette espérance a été déçue. A part un seul ouvrage d'un Russe impliqué dans ce procès, homme d'un grand mérite, mais dont le mémoire justificatif traite des sociétés secrètes sans toucher aux effets de la conspiration (*), rien de sérieux n'a été publié à ce sujet. Les compatriotes des Pestel, des Ryléïef, des Troubetzkoï, ou, pour ne citer que de nobles victimes, des Michel Orlof, des Alexandre Mouravief, des Nicolas Tourghénief, ont gardé jusqu'à ce jour un silence si obstiné sur un événement d'une portée immense, qu'on pouvait craindre que l'histoire ne prît le change sur son vrai caractère ; et il était permis dès lors à tout autre de dire simplement et cons ciencieusement ce qu'il en savait, soit pour l'avoirvu de ses propres yeux , soit par suite d'informations recueillies avec soin et scrupuleusement vérifiées.
Peut-être même un étranger, impartial, véridique, bien renseigné, était-il mieux placé qu'un Russe pour faire connaître enfin la vérité tout entière. Pour nous, c'était d'ailleurs un engagement de puis longtemps pris avec le public. Dans notre Statistique générale de la Russie , après avoir ex posé les principaux faits du règne d'Alexandre, (*) Voir la note 23 dut.
PREFACE.
. vt. voici ce que nous disions en note dès l'année 1829 : « Quant aux malheureux événemens de la fin de « ce règne , ils ne sont encore connus qu'impar « faitement. Témoin de ces sanglans débats qui se « sont passés en partie sous nos yeux , nous es « sayerons, dans une autre occasion, de fixer l'o « pinion à cet égard et d'offrir à l'histoire des ma « tériaux qu'elle n'ait point à récuser. » C'est là le but du présent ouvrage. Mais nous ne nous sommes pas renfermé dans ce programme : à l'histoire dela révolte de 1825 et dela longue crise qui en a été la suite, nous avons donné pour introduction un aperçu général de l'histoire de la Russie , puis un abrégé de celle du règne d'Alexandre et un récit circonstancié de la mort de ce prince, au sujet de laquelle de fausses opinions sont encore accréditées.
De plus, dans ce cadre historique nous avons fait entrer un tableau de mœurs très étendu, une appréciation de lasociété russe, et desinstitutionsqui la régissent, ou plutôt des institutions dont elle aurait besoin et qui lui manquent encore complètement. Ainsi , pour faire connaître l'organisation judiciaire de l'empire, nous nous sommes longuement arrêté sur le procès des conspirateurs, et à l'occasion du Code de lois dû à l'empereur Nico las, nous avons jeté un coup d'œil sur toute la lé gislation moscovite. L'histoire des sociétés secrètes nous a conduit à signaler les [passions diverses qui PRÉFACE. VIII se cachent sous les dehors de l'immobilité , de même que les mutineries de paysans ont naturellement amené l'examen de la grande question de l'émancipation des serfs. Essayant de suppléer au silence obligé des écrivains russes, nous avons établi l'urgence des réformes, et nous avons osé dire à une puissante nation , ainsi qu'à son gouverne ment , ce que l'Europe attend d'eux avant de les reconnaître définitivement comme membres de la grande famille.
Ce n'est pas tout. A l'histoire contemporaine nous avons joint une partie rétrospective. Sous bien des rapports , la Russie est encore un pays fermé : nous avons cherché à l'ouvrir pour la science , en réunissant dans nos appendices, ainsi que dans des notes sous le texte, une quantité considérable de notions diverses , biographiques , statistiques et autres, généralement difficiles à trouver à cause de l'extrême indigence des publications russes. Nous citerons comme exemple la notice sur le général Araktchéïef, favori d'Alexandre : les hommes com pétens savent s'il est facile de se procurer les élé mens d'un tel travail ; ils comprendront ce que le nôtre a dû nous coûter de recherches. C'est sur tout un intérêt de curiosité qu'excitent les sujets de cette nature; d'autres au contraire, comme les origines de la maison Romanof, ou la généalogie de quelques familles princières, présentent un in- PRÉFACE.
IX térêt tout scientifique , et la première de ces étu des a eu en outre une haute importance à nos yeux à cause de la révolution dynastique qui s'y ratta che. Amassant ainsi dans nos volumes une. grande abondance de faits , nous avons voulu en rendre l'usage commode au moyen d'un répertoire alphabétique très précis et très détaillé. Ces matériaux de toute nature, extraits de nos collections, n'en sont encore que la plus faible par tie. Notre intention est de les faire suivre de beau coup d'autres, accompagnant l'histoire des événemens subséquens du règne de Nicolas (*) . C'est à ce projet que se rapporte le titre générique d'Étu des sur l'empire des tsars , placé en tête du titre particulier au présent ouvrage et qui servira de lien aux diverses parties de cette publication, offrant chacune un ensemble complet.
On le voit , nous sommes résolu à remplir jus qu'au bout la tâche à laquelle tant d'années de notre vie ont déjà été consacrées. Personne, à coup sûr, ne s'en étonnera. La position de la Russie en Europe est la plus grande question de Tavenir : vitale pour la France, elle l'est encore à un plus haut degré pour l'Allemagne sur laquelle l'empire des tsars pèsera de tout son poids dès qu'il ne rencontrera plus d'obstacles en Pologne. (*) Guerre du Caucase et de Perse, guerre de Turquie et affaires de la Grèce, insurrection de la Pologne, etc., etc. PRÉFACE. X Pour notre pays, cette position est tout au moins une question de prépondérance, d'influence, d'é quilibre ; mais pour l'Allemagne c'est une question dévie ou de mort, d'indépendance, de nationalité. II est temps d'envisagercette perspective menaçante, encore récemment signalée par MM.
Thiers et de Lamartine ; il est temps d'étudier sérieusement un empire qui peut donner lieu à de telles craintes. La nature lui a accordé « une place ingrate mais immense sur le globe, » a dit le coloriste incompa rable (*) que nous venons de citer en société d'un historien plus froid, mais d'un jugement plus sûr ; nous ajouterons que cette place , autrefois un désert, se couvre d'habitans, et que nulle part le pro grès de la population n'est aussi sensible. A l'a vénement de Pierre le Grand , il y a un siècle et demi à peine, la Russie n'avait encore que seize millions d'âmes : elle en a aujourd'hui près de soi xante millions ; et pour qu'on ne s'imagine pas que les conquêtes ont eu la principale part dans cette augmentation , nous ajouterons que dans le même intervalle la superficie de l'empire s'est accrue seu lement d'un quart : de 14,500,000 kilomètres car rés, elle a été portée à un peu plus de 20 millions.
C'est surtout à l'excédant des naissances sur les décès qu'il faut attribuer ce chiffre formidable de (*) Histoire des Girondins, 1. 1, p. 293, 294. PRÉFACE. XI 60 millions d'àmes , digne sujet de préoccupation pour l'Europe entière. La même progression se fait remarquer dans les revenus de l'empire : à la mort du tsar réformateur, le total ne dépassait guère 60 millions de francs ; au commencement de ce siècle , il s'était déjà élevé à 350 millions ; aujourd'hui, il n'est pas au-dessous de 500 millions. Et, qu'on le sache bien, pour expliquer cette marche ascendante , il n'est nullement besoin de songer aux mines d'or de l'Oural ou de l' Altaï. Ainsi, hic Rhodiis, hîc saltal là est l'avenir, là se préparent de graves événemens. Que faisons nous cependant pour ne pas être pris au dépourvu ?
Où sont nos preuves d'une sérieuse et profonde étude de la matière? Tous nos grands historiens, tous les maîtres de l'art, dépensent les ressources infinies de leur esprit et de leur imagination à mettre en relief une période de nos propres anna les, et, par le prestige de leur talent , enchaînent, pour ainsi dire, l'attention des lecteurs à cette France, sans doute le plus digne objet de leur curiosité comme de leur amour, mais aussi le moins inconnu de tous. Aucune autre histoire, il est vrai, n'offre un intérêt si dramatique ; aucune n'est à ce point palpitante d'émotions. Mais l'histoire des pays étrangers rectifierait nos idées sur bien des choses, y jetterait plus de variété, étendrait notre horizon, nous enrichirait de lumières auxquelles notre sé- PRÉFACE. XII curité politique semble intéressée.
Pourtant, à peu d'exceptions près, ce vaste champ reste en friches parmi nous. C'est pour aider à remplir cette lacune, que, consultant plus notre zèle que nos forces, nous avons entrepris ces études historiques sur l'empire des tsars, où, à défaut de talent, le lecteur trouvera du moins un amour sincère de la vérité et des re cherches consciencieuses. Ce travail nous a personnellement soutenu dans un temps de déceptions et d'épreuves, et si, indépendamment de son but scientifique , il devait en résulter quelques bonnes impulsions pour le pays qu'il concerne, nous serions pleinement dédommagé des peines et des veilles dont il est le fruit. Au reste, nous le répétons, si notre besogne est achevée pour le moment, notre tâche n'est pas accomplie dans son ensemble. La Russie, citadelle bien gardée, nous cache encore une multitude de secrets, et pour nous en rendre maître, peut-être faudra-t-il plus d'une fois encore répéter notre cri de guerre : EPHPHETAH, OUVRE-TOI!
SOMMAIRE DU TOME PREMIER. HISTOIRE INTIME. Introduction. Résumé historique. D'où vieut la Bussie et où vat-elle? p. 1. 1. Alexandre F'Pavlovitch.Soncaraclèreetsonrègne p. 39. II. La dernière année de la vie d'Alexandre; sa mort à Taganrog p. 81 . III. Interrègne. Combat degénérosité entre deux frères p. 141. IV. AvénementdeNicolasP1'; révolte militaire à Saint- Pétersbourg p. 195. V. Début du règne et nouvelles des provinces p. 245. ÉTUDES, NOTES ET ÉCLAIRCISSE)! Ei\S. 1 . Du titre de tsar p. 301 . 2. La maison de Bomanof avant et après son avènement au trône p. 310. :j. Rapporlsdiplomatiques entre laRussieet laTurquie p. 382. i-. Du livre de la Pentarchie européenne, et du caractère des Russes p. 383. 5. Le Panslavisme p. 392. :>"". Agrandissement successif de la Russie p. 404. ti. Prétentions politiques de la Russie. ì p. 406. 7 .
Le prince Czartoryiski p. 408. 8. La corruption p. 414. il. Le général comte Araktchéïef p. 416. 10. Le traité de Tilsit p. 443. 1 1 . La Sainte-Alliance et Mme de Krudener p. 446. 12. Caractère et vie privée de l'empereur Alexandre. . . p. 433. SOMMAIRE. XIV 13. Dispositions religieuses d'Alexandre p. 461. 14. Le médecin d'Élisabeth P- 46 í. 15. Taganrog, séjour du couple impérial p. 405. 16. Le tombeau de Sophie N p. 472. 17. Crimes commis à Saint-Pétersbourg : p. 473. 18. Le comte Alexis Orlof p. 474. 19. Observations critiques sur quelques ouvrages relatifs à la Russie p. 475. 20. L'empereur Nicolas en présence des rebelles p. 480. 21. Le général .Miloradovitch p. 483. 22. Kùchelbeeker et le lycée de Tsarsko-Sélo p. 488. 23. La famille des princes Galilsyne p. 490. 2ì. Le tchinn et les tcliinovniks p. 490. 25.
Les Allemands en Russie ... p. 496. 26. Lettre de Nicolas à l'archevèque Augustin p. 497. 27. Portrait de Nicolas par le prince Kozlofski p. 498. 28. Les finances russes p. 503. 29. La maison militaire de l'empereur p. 509. 30. La famille de Lieven p. oïl. 31 . Le général comte Pierre Tolstoï p. 515. 32. Détails additionnels sur la révolte de Saint- Pétersbourg p. gi7. fflGOa^- OBSERVATION. Pour l'orthographe iles noms russes, l'auteur a suivi le méme sys tème que dans ses préesdens ouvrages :«ce système consiste à écrire le nom tel qu'il doit être prononcé, sans lettres inutiles. C'est la transcription la plus simple possible appliquée à une langue qui a son alphabet pavliculier ; transcription toutefois spécialement française et qu'il faudrait modifier s'il s'agissait d'une traduction en allemand ou en anglais.
Ainsi, Chouralos, rend exactement la forme russe de ec nom bien connu; mais en allemand il faudrait l'écrire Schuwalof et en an glais Shuralof. En russe , il n'y a , en tète de ee nom, ni Sch , ni Sh , ni Ch méme : il y a une seule lettre qui , appelée chah, équivaut à notre ch, et qu'il nous semblerait absurde de remplacer en français par Vsch des Allemands. A la fin du nom , il n'y a ni te , ni /", il y a le v russe , plus un signe qui le renforce. Nous ne mettons pas de double f, parce qu'il est impossible de le prononcer autrement que 1'/' simple.' HISTOIRE INTIME.
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