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Histoire de la ville d'Issoire

Albert Longy · 1890 · Scanned text

195,441 words · about 13 h 41 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

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About this book

Author
Albert Longy
Language
French
Published
1890
Length
195,441 words · about 13 h 41 min
Sections
4 reader sections
Text
Scanned text, read from page scans by OCR; may contain errors
Rights
Public Domain Mark 1.0

 

Contents (4)
  1. Front matter about 4 min
  2. Preface about 3 min
  3. Introduction about 5 h 34 min
  4. Chapitre II about 8 h

Continue:

Front matter

DÏSSOIRE P A H ALBERT LONGÌ * I'ue mœaurc ni pue cœurc Ne tzaut pas sourty d'Eyssoeyre. Ni par de beun vi bieure Et de dzenta filla veyrc. ( Dicton d'Issoire.) CLERMONT-FERRAND YPOGRAPHIE ET LITHOGRAPHIE G. MONT-LOUIS RUE BARBANÇON, 2 I.89O Cet ouvrage a été tiré à óoo exemplaires qui sont tous numérotés. Exemplaire C\Ç" [ 7 V PAR ALBERT LONGY Pue mœaure ni pue cœure Ne tzaut pas sourty d'Eyssoeyre. Ni par de beun vi bieure Et de dzenta filla veyre. Dicton d'Issoire. CLERMONT-FERRAND TYPOGRAPHIE ET LITHOGRAPHIE G. MONT-LOUIS RUE BARBANÇON, 2 l8ûO fi hncuU^o JM>etá- Lo-n^y - t?70u cheft- T<v(.'7M*y. ícn^ic yAï/jybtS'-' J~ fa* y/Ut-y r>afa/e* c^ tjz. p&i^T 77? n u *y odh-yf^et-t^í fituptéftU-y jUldt'dttat* , Cí>r7?r??~'fer»&T$*><*Jf~ w& pCuj fír- & <*" w*'fty Srnct*~ afsté&orf. íHbmM-oriéW . 7 J efsc+rtfa** lyCjíy .

PRÉFACE « Qui dit ce qu'il sait, qui donne ce qu'il a, qui fait » ce qu'il peut, n'est pas obligé à davantage. » Alfred de CMusset. S^^^n publiant ce livre, j'obéis à un sentiment bien légitime : m \Wʰm aì°u^er quelques documents inédits à l histoire de l'Auver- Hee^wffî gne, et être utile ou tout au moins agréable à ceux de mes amis d'issoire qui, par ï accueil bienveillant qu'ils mont fait , m' ont appris à aimer leur ville et à la considérer comme une seconde patrie. La dédicace de cet ouvrage explique suffisamment ce qui me fait préférer Issoire, je ne dirai pas à ma petite cité natale, mais à bien d'autres villes. oA Texception de ses oAnnales manuscrites, qui ont été publiées par tM. J.-T3. Tïouillet, d'après une mauvaise copie, la ville d'issoire n'avait pas son histoire. J'ai tenté ce travail, mais sans m'en dissimuler les difficultés.

Le Manuscrit de la ville, en effet, ne dit rien ou presque rien jusqu'aux guerres religieuses, PRÉFACE. qui commencèrent, en oAuvergne , dans la seconde moitié du xvie siècle, et il s'arrête en 1621 ' . C'est donc une grande partie de l'histoire qu'il m'a fallu retrouver, créer pour ainsi dire. Je n'indiquerai pas ici mes recherches , ni les ouvrages que j'ai consultés ; je mets au bas des pages, avec des notes qui m' ont paru indispensables , quelles sont les sources auxquelles j'ai puisé. J'ai concilié, dans la mesure du possible, les contradictions des divers auteurs qui, de près ou de loin, ont parlé d'issoire; mais je me suis gardé de copier servilement la pensée d'aucun des travaux qui m ont guidé dans le cours de cet ouvrage. Mon livre porte T empreinte d'une conviction toute personnelle , et je me suis fait une loi d'observer la plus stricte impartialité .

Preface

. IX de tous , ou citer, sans les honorer, les traits de générosité et de dévouement qui ont immortalisé leurs auteurs. Non. Je n'espère pas non plus ne choquer aucune opinion préconçue ; mais , comme je ne suis pas de ceux qui poussent jusqu'au fanatisme T admiration de leurs propres écrits , je remercie à V avance tous les lecteurs qui voudront bien m'honorer de leurs critiques, heureux de m'y conformer ou de les discuter. 'Pour réunir les matériaux nécessaires à ce travail, il m'a fallu chercher dans nombre d'ouvrages composés pour un tout autre objet , anciens pour la plupart, et où les documents sont dispersés et comme perdus. Quant aux manuscrits à déchiffrer, ils ne sont pas tous à la Bibliothèque de Clermont et aux Archives, un peu gaspillées, de la ville d'Issoire. Certains, malheureusement trop nombreux , sont encore che^ des particuliers qui souvent, par un sentiment peut-être un peu égoïste, les refusent à la publicité ' .

C'est du milieu de ce chaos de manuscrits et de vieux livres, sans parler des documents nouveaux , que j'ai extrait la plus grande partie de cette histoire. Puissé-je avoir réussi! Mais ce n'est pas sans une certaine émotion que j'aborde la publicité. Aussi, viens-je prier mes lecteurs d'être bienveillants et de m accorder , si je n'ai pas atteint le but très ambitieux que je me suis proposé, au moins le mérite de T avoir cherché. Ils reconnaîtront , je T espère , dans ce livre , fessai sérieux d'une Histoire d'Issoire, dont j'aurai du moins tracé le plan. Ses imperfections mêmes en prouveront la difficulté ; car, faite pour la première fois dans son entier , elle ne me laissait pas dès lors la possibilité de mettre à profit les qualités , voire les défauts d'un devancier. Elle exigeait , dans son ensemble , T œuvre toujours difficile d'une première création.

En effet, si je n'avais eu qu'à i. Les lecteurs de cet ouvrage remarqueront plusieurs fois , en note, le nom de M. C. Sauret, juge honoraire à Issoire. M. Sauret a mis à ma disposition, avec une bienveillance peu commune, les documents qu'il possédait. Qu'il reçoive ici, avec les personnes qui ont bien voulu m'aider de leurs souvenirs ou de leurs recherches, mes meilleurs remerciements. X

PREFACE.

. imiter ou à résumer un livre déjà écrit, je n'aurais pas été tenu à de si longues recherches , et j'aurais évité plus d'une lacune ou d'une erreur que ne tardera pas à me révéler la publicité. Je n'ai pas pensé que ce fût asse^ de reproduire le récit ordinaire des faits ; j'ai emprunté le plus possible le fond de mon texte aux documents originaux de chaque époque. Souvent je laisse les vieux Issoiriens raconter eux-mêmes les événements dont ils ont été les contemporains ; aux drames de la vie publique j'ai entremêlé les faits intimes. J'ai mis aux Notes et Documents , après chaque partie , certains développements qui , intercalés dans le texte , auraient pu fatiguer T esprit du lecteur. U me reste encore à demander Tindulgence de ceux qui voudront bien me lire , pour un ouvrage où il a dû nécessairement se glisser des imperfections, où les dates et les noms propres sont si nombreux , où la plus petite faute typographique peut devenir une grosse erreur historique.

J'ai cependant la satisfaction de répéter, avec un auteur du xvi" siècle : « Si je n'ai pas fait ce que j'aurais voulu , j'ai fait au moins ce que j'ai pu. » Et je termine par ces quelques lignes empruntées à une œuvre de l'un des meilleurs amis de mon père : « P£ous avons tous notre rôle à jouer ici-bas. Chacun de nous » a son champ à tracer dans ce vaste sillon de T humanité , et » doit mesurer sa tâche à ses forces. On peut n'être ni héros, ni » tribun, ni poète ; on peut toujours devenir un homme utile '. » cALBERT LONGY. i. Baron Lafend de Saint-Mur, sénateur de la Corrè^e, La Terre natale, page 3oj. PREMIÈRE PARTIE ORIGINES D'ISSOIRE JUSQU'AUX GUERRES RELIGIEUSES An de Rome 624 (128 avant J.-C.) a

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