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Les Polynésiens, leur origine, leurs migrations, leur langage ... Ouvrage rédigé d'après le manuscrit de l'auteur par L. Martinet

Pierre Adolphe Lesson · 1880 · Scanned text

148,695 words · about 10 h 25 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
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About this book

Author
Pierre Adolphe Lesson
Language
French
Published
1880
Length
148,695 words · about 10 h 25 min
Sections
13 reader sections
Text
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Rights
Public Domain Mark 1.0

 

Contents (13)

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Front matter

Leur Origine, leurs Migrations, leur Langage PAR Le Dr J±. LESSON ANCIEN MÉDECIN EN CHEF DES ETABLISSEMENTS FRANÇAIS DE L'OCÉANIE, MEMBRE DE LA SOCIÉTÉ D'ANTHROPOLOGIE QuYRAGE RÉDIGÉ D'APRES LE DE l'^UTEUR Par Ludovic MARTINET MEMBRE DE LA SOCIÉTÉ D'ANTHROPOLOGIE TOME QUATRIÈM E PARIS ERNEST LEROUX, ÉDITEUR LIBRAIRE DE LA SOCIÉTÉ ASIATIQUE, DE :. ÉCOLE DES LANGUES ORIENTALES VIVANTES, ET:. 28, RUE BONAPARTE, 28 QUATRIÈME! [PARTIE LIVRE PREMIER MIGRATIONS. CHAPITRE PREMIER PREUVES DES MIGRATIONS. Témoignages nouveaux en faveur des migrations. — Carte de Tupaia; importance et exactitude de cette carte. — Connaissances géographiques des Polynésiens en général. — Examen détaillé de la carte de Tupaia. — Carte des îles Carolines. En commençant notre travail, nous avons sous-entendu le fait primordial de toute ethnologie océanienne, c'est-à-dire celui des migrations ; nous nous sommes borné à prendre la science telle qu'elle était faite sur ce point dans la plupart des ouvrages; maintenant que nous possédons tous les faits venus à la connaissance des ethnologues, le moment est venu de nous livrer à quelques considérations sur les mi grations .

Nous avons successivement exposé tous les documents présents, toutes les traditions : au point où nous en som mes, il ne reste pour ainsi dire, qu'à en tirer la conclusion. Certes, après tout ce que nous avons rapporté de l'opinion des auteurs et de leur croyance générale aux migrations í LES POLYNÉSIF.NS. après ce que nous avons dit des récits traditionnels des Polynésiens, et, plus particulièrement, de ceux des îles Sandwich et de la Nouvelle-Zélande, récits qui témoignent tous de la -fréquence des voyages par mer et, par suite, de la possibilité des migrations jusqu'aux îles les plus éloignées, soit volontairement, soit par simple entraînement, nous pourrions nous contenter d'ajouter que la preuve des migrations est acquise. Mais, comme malgré tout ce qui a été avancé à ce sujet par les partisans des migrations, beaucoup d'auteurs n'ont point été convaincus, nous croyons devoir entrer ici dans quelques développements qui, nous l'espérons, suffiront à faire disparaître les derniers doutes conservés par eux jusqu'à présent.

On comprend, du reste, parfaitement Texistence de ces doutes: au premier abord, en effet, il est difficile de s'ex pliquer que des peuples kl'état sauvage, dépourvus néces sairement de connaissances astronomiques étendues, privés des moyens qui favorisent et guident la navigation des peuples civilisés, aient pu se transporter à des distances souvent considérables, à l'aide seulement de ce que les écrivains ont généralement appelé de « frêles canots. » On comprend mème que les courants et les vents qui soufflent le plus ordinairement, aient été regardés comme un obsta cle insurmontable à la provenance des Polynésiens, surtout de la Malaisie, et qu'ils aient donné l'idée, à ceux qui n'avaient jamais vu les deux peuples, d'attribuer leur origine à l'Amérique.

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