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Bordeaux. — Imprimerie O.-L. Favraud 91, rue Portc-Dijeaux, çi DEPUIS SA FONDATION PAR LES ROMAINS JUSQU'A LA CAPTIVITÉ DE LA DUCHESSE DE BERRY PAR L'ABBÉ E. BELLEMER ANCIEN PROFESSEUR AU COLLÈGE DE BLAYE OUVRAGE ENRICHI D'UN PLAN DE LA VILLE ANCIENNE BLAYE BORDEAUX FERET & FILS, Libraires Mme LOUSTAU, Libraire 15, cours de l'Intendance, 15 4, cours de la Fontaine, 4 PRÉFACE Le livre que nous offrons au public contient des documents d'une re'elle importance sur la ville de Blaye et tout le pays Blayais, dont Thistoire se rattache ne'cessairement à celle de notre antique cite'. Cet ouvrage, fruit de nos longues et laborieuses recherches, embrasse, dans son ensemble, une succession de près de dix-neuf siècles. La fondation romaine de Blavia ; les travaux e'vange'liques de son premier apôtre ; les invasions des Goths, des Sarrasins et des Normands; les exploits chevaleresques des Rudel, seigneurs de Blaye, en lutte continuelle avec les ducs d'Aquitaine ; les sièges me'morables soutenus par notre vieille forteresse, poste avance' de la Guyenne anglaise, sentinelle toujours vigilante sur son rocher dominant le grand fleuve; les guerres de religion, la Ligue et la Fronde; les visites fre' quentes de nos rois, jaloux de se concilier, par des marques de leur sollicitude, la sympathie d'une ville frontière dont ils appréciaient l'importance ; — tout, jusqu'aux interminables PRÉFACE VI rivalités des Chapitres de Saint-Romain et de Saint-Sauveur, tout a trouvé sa place naturelle dans notre récit. — C'est ce que nous appellerons la partie ancienne de l'Histoire de Blaye.
La partie moderne n'offre pas moins d'intérêt que la précédente. Elle comprend les quarante années écoulées depuis la Révolution française jusqu'à la captivité de la duchesse de Berry. Entre ces deux dates, que de faits intéressants sont venus se ranger sous notre plume! Nous avons relevé avec soin, dans nos annales, les épisodes les plus saisissants de la période révolutionnaire : discours, réunions, fêtes allégoriques de cette sanglante époque. Nous racontons les souffrances des confesseurs de la foi, enfermés à la citadelle ou au Pâté; le rétablissement du culte dans nos églises dévastées; le siège de 1814, où Blaye fut attaquée pour la première fois, depuis la reconstruction de sa citadelle par l'immortel Vauban. Nous omettons ici une quantité considérable de faits dont notre ville a été le théâtre, sous le Consulat, l'Empire, ou la Restauration, ainsi qu'à l'occasion de la Révolution de i83o. Ces faits si nombreux et si variés, nous les retraçons fidèlement, au fur et à mesure qu'ils se rencontrent sur notre passage.
Nous décrivons enfin, jusque dans ses moindres détails et presque jour par jour, la captivité de la duchesse de Berry, qui a valu, en ces derniers temps, une si grande célébrité à notre citadelle. C'est là que nous avons cru devoir arrêter notre travail. « Depuis lors, en effet (selon la judicieuse remarque de M. Léo Drouyn), Thistoire de Blaye n'offre plus
Preface
VII aucun fait digne d'attention, et elle se perd dans Thistoire générale de la France. » Tel est le plan que nous avons suivi, et dont le lecteur devra se bien pénétrer, avant de commencer Tétude de notre ouvrage. Et maintenant, à ceux qui nous demanderaient comment nous avons osé entreprendre ce travail, voici notre réponse : Enfant de Blaye, nous avons essayé, malgré notre insuffi sance, d'écrire Thistoire de notre ville natale. Si nous n'avons pu le faire avec tout le talent que réclamait un pareil sujet, nous Tavons fait du moins, et nous le proclamons bien haut, avec la ferme volonté de nous rendre utile à nos compatriotes. C'est le sentiment qui nous a soutenu et encouragé au milieu de nos labeurs. C'est aussi une excuse qui nous donne peut-être quelque droit à la bienveillante indulgence du lecteur.
II est temps d'indiquer les sources auxquelles nous avons puisé nos renseignements, et les personnes qui ont voulu faciliter nos recherches, ou nous confier les documents qui constituent le fonds de cette Histoire. Nous devons, tout d'abord, une mention spéciale aux Recherches historiques sur la ville de Blaye, par M. l'abbé Dulon, professeur d'histoire au collège de Blaye (in-8° de 124 pages, paru en 1862, chez J. Lamarque, imprimeur). L'auteur avait annoncé un gros volume; et, en effet, son manuscrit, d'après une note de Téditeur, contenait la matière de plus de 400 pages in-8°. Mais des circonstances imprévues ayant contraint M. Dulon à renoncer à sa première idée, il ne donna au public qu'un abrégé de son travail. Cette PRÉFACE VIII brochure, presque introuvable aujourd'hui, fut accueillie avec d'autant plus de faveur qu'elle offrait le premier traité, écrit ex-professo, de notre histoire locale.
Personne, avant M. Dulon, n'avait songé à réunir en un corps d'ouvrage les annales d'une des villes les plus anciennes et les plus intéressantes de la Guyenne. Cette œuvre que nul, jusqu'alors, n'avait abordée, M. Dulon Tentreprit avec courage, et la poursuivit, au milieu de difficultés sans nombre, avec une persévérance digne des plus grands éloges. Après avoir été notre devancier, l'auteur des Recherches historiques nous a servi de guide. C'est dire que nous lui faisons de larges emprunts, surtout dans les passages relatifs à Tinextricable généalogie des comtes de Rudel. Nous avons également consulté avec fruit les Archives municipales de la ville de Blaye ( in-40 de 124 pages, 1871, Bordeaux, chez Gounouilhou ) imprimées par les soins de la Société des Archives historiques de la Gironde.
Toutes les archives manuscrites, du xme siècle à la Révolution, conservées à THòtel-de-Ville de Blaye, ont été, ces dernières années, classées et mises en ordre par Thonorable M. Du caunnès-Duval, sous-archiviste du département, qui a bien voulu nous communiquer, en maintes circonstances, la savante analyse de ses travaux. Les registres, malheureusement incomplets, de la Jurade, pour les temps antérieurs à 93 ; et les comptes rendus des séances du Conseil municipal, pendant la Révolution et depuis le commencement du siècle, nous ont fourni une source précieuse de documents du plus vif intérêt. Nous
PREFACE.
IX laissons ainsi nos pères eux-mêmes raconter aux lecteurs de cette Histoire les événements dont ils ont été les témoins. Parmi les livres que nous avons parcourus pour composer le nôtre, outre le Gallia Christiana, les Actes de Rymer, Dom Devienne, O'Reilly, et tant d'autres, il nous plaît de mentionner Touvrage si attachant et si justement apprécié de M. Henry Ribabieu : Histoire de la conquête de la Guyenne par les Français. Nous lui empruntons les épisodes des sièges de Blaye sous la domination anglaise, racontés dans le style naïf et imagé de nos vieux chroniqueurs. Le savant publiciste a daigné, plus d'une fois, nous honorer de ses encouragements et de ses conseils. Qu'il nous permette de lui en exprimer ici notre profonde gratitude. Nous remercions sincèrement toutes les personnes qui, par leurs connaissances bibliographiques, ou de quelque manière que ce soit, nous ont aidé dans la rédaction de ce travail.
Nommons, entr'autres, MM. Gouget, archiviste du département, Raymond Céleste, bibliothécaire-adjoint de la ville de Bordeaux, et notre ami le docteur Gélineau, de Paris. Nous ne saurions oublier Mme la comtesse de Luppé, qui s'est empressée de mettre à notre disposition la riche bibliothèque de son oncle, feu le marquis de La Grange, membre de TInstitut, de la Commission des monuments historiques de la Gironde, collectionneur infatigable, biblio phile et archéologue. Pour terminer cette préface, et comme introduction à notre Histoire de Blaye, nous allons placer sous les yeux du lecteur
PREFACE.
X la magnifique lettre que nous adressait Tancien rédacteur cn chef de La Guienne, quelques mois avant l'impression de cet ouvrage : Monsieur l'Abbé, J'ai lu et relu les pages que vous avez si gracieusement voulu me faire connaitre. Les nombreux Sommaires qui viennent de passer sous mes yeux, me permettent d'embrasser le plan de votre œuvre, et de suivre, à travers le temps, cette série d'épreuves et de luttes pour la vie, qui sont aussi bien Thistoire des villes que des existences humaines. J'y trouve la trace d'un long travail, de recherches patientes, de lectures immenses; et ceux qui liront votre livre, ceux qui ne connais sent votre héroïne que par les insuffisantes notices d'un petit nombre de recueils, seront certainement obligés de reconnaître que la ville de Blaye, si longtemps oubliée, si longtemps méconnue, a aujourd'hui son historien.
Le simple résumé que forment les énoncés de vos nombreux chapi tres, ne laisse pas moins entrevoir la vie tourmentée, la physionomie à part, de cette ville frontière de l'Aquitaine d'autrefois : oppidum romain dans les siècles qui suivirent César, château fort au moyen âge, citadelle à la Vauban sous Louis XIV. Assiégée, prise et reprise aux Anglais et aux Français tour à tour, et quelquefois dans la même année, plus tard de même aux Huguenots et aux Ligueurs; menacée sous la Fronde; bombardée en 1814; elle subit à chaque époqu e sa destinée : clé de la Gironde, et porte de la mer, tous les partis l'ont voulue. Bayonne s'enorgueillit de sa fière devise : Numquam polluta, cependant quelque peu menteuse ; Blaye en pourrait arborer une plus vraie, et non moins fière, car on n'attaque souvent que ce qui en vaut la peine : « Semper aggressa », toujours assaillie !
Ces deux mots résument, en effet, son histoire du commencement du moyen âge à la PRÉFACE XI fin du xvi6 siècle ; et c'est ce que fait très bien ressortir votre beau travail. Puisque vous me faites l'honneur, Monsieur, de désirer mon opinion sur votre étude, je vous redirai ce que je me suis permis d'énoncer plus haut : L'Histoire de la ville de Blaye, depuis sajondation par les Romains jusqu'à la captivité de la duchesse de Berry, est une œuvre d'érudition où palpite la vie. C'est une de ces œuvres d'art qui restent, un de ces monuments que le temps consacre, parce qu'avec le temps on les a bâtis. Je suis, Monsieur l'Abbé, avec le plus profond respect, votre, très humble et très dévoué serviteur. Henry RIBADIEU. Bourg-sur-Gironde, 20 avril 1885. Le blason de la Ville de Blaye êlait le même, dans le principe, que celui d'Angoulême et de Pêrigueux.
Ces trois villes ont, en e/Jet, appartenu au même seigneur. II porte d'azur, à deux tours d 'argent crénelées, maçonnées de sable, jointes par un entre-mur rf'argent, crénelé de sable, percé d'une porte de gueules en herse de sable, surmonté en chef d'une fleur de lys d'or (depuis la conquête Jrançaise) (i). Plus tard, le tout fut posé sur une rivière d'argent; /écu surmonté d'une couronne murale. Nous avons vainement cherché ï époque où la Ville de Blaye prit ce blason. Ce fut, sans doute, au temps de ses premiers seigneurs, issus des comtes d'Angoulême. Dans tous les cas, elle ne l' avait point avant les croisades. Bien avant cette époque, il y eut des signes particuliers choisis (i) VHistoire des communes et villes de France, par Girault de Saint-Fargeau, donne la description suivante des armes de Blaye, qui diffère très peu de la nôtre : D'azur (alias, de gueules), á deux tours jointes par un entre-mur d'argent maçonné de sable, et au milieu de l'entre-mur une porte de gueules bordée d'or, couverte en haut par une herse de sable, sur une rivière d'argent, et surmonté en chef d'une fleur de lys d'or.
BLASON DE LA VILLE DE BLAYE par les peuples; des ornements, des emblèmes adoptés par les héros pour les personnifier, et rappeler aux yeux un fait remarquable, ou une action d'éclat. Achille avait son bouclier, les Romains leurs aigles. Cependant , jamais, jusqu'au xii* siècle, les signes ou les ornements n'avaient été la marque distinctive d'un ordre ; jamais ils n avaient été héréditaires du père au fils, du fils au petit fils; et c'est là le caractère principal du blason. « Au temps des croisades, dans ces lointains pèleri nages qu'accomplissaient vingt peuples différents, chaque chef eut besoin, pour se faire reconnaître de ses soldats, de revêtir quelques signes particuliers. Revenu de la croisade, il n'eut garde d'abandonner ces signes distinc tifs, qui rappelaient son titre et ses exploits.
Plus tard, il tint d les transmettre à ses enfants comme témoignage du rang et de la valeur de leur père, et les enfants eux mêmes voulurent conserver ces nobles insignes, pour les léguer à leur postérité. « Nous avons voulu donner ici ces explications, parce que bon nombre de personnes n'ont qu'une idée fort vague du blason. II y a même des auteurs qui le confondent quelquefois avec les armes ou les armoiries ; c'est là une inexactitude. « Armes ou armoiries » se dit de la devise ou des figures qu'on porte sur /'écu, tandis que le blason en est le déchiffrement ou la description (i). » (i) Dulon, Recherches historiques sur la ville de Blaye, p. AU PRÉSENT OUVRAGE Abadie (l'abbé), curé de Saint-Romain-la-Virvée. Aboukir (A.), à Sainte-Luce de Blaye. Amanieu (l'abbé), curé-doyen de Branne. Ardoin fils, à Saint-Martin-de-la-Caussade ArdouiN père, à Blaye.
Ardouin (G.), à Blaye. Ardura (A.), négociant, juge au Tribunal de Commerce, à Blaye. Armaingaud (A.), professeur agrégé á la Faculté de médecine de Bordeaux. Arnaud (Mmo Veuve), à Blaye. Audoire (Ed.), architecte, conseiller municipal, à BL-ive Audoire (H,), entrepreneur, à Blaye, Avdoy ÍEm.) notaire, à Cartelègue, BAnofAUD (M"10 Veuve), ù Blaye. Bagxiard (V.), propriétaire, château Bellevue, à Plassac. Bahougne (l'abbé;, curé d'Ares. Batel (l'abbé.) curé de Saint-Gervais. Bardon (P.), ft, ancien premier président de Cour, château Gigault, j Mazion. Baron (l'abbé), chanoine honoraire, aumônier des Sœurs de la Doctrine Chrétienne, Bordeaux. LISTE DES PREMIERS SOUSCRIPTEURS Basque (M1** Veuve), à Collinet, Blaye. Baudet, à Plassac. Bax ft (docteur), chirurgien-major en retraite, à Blaye. Beaupoil Saint-Aulaire (A. de), i Saint-Genès de Blaye, Bellemer (Ch.), propriétaire, au Monteil, Blaye.
Bellemer (Ed.), négociant, à Amboise. Bellet (J.), principal de collège en retraite, à Blaye. Bergeon (A.), banquier, à Bordeaux. Berhlé (A.), adjoint du génie à la citadelle de Blaye. Bernard (O.), négociant, à Blaye. Bernard (J.), portier-consigne à la citadelle de Blaye. Bernaud (J.), négociant, à Blaye. Bert (l'abbé), curé de Saint-Seurin-de-Cursac. Bert (l'abbé), vicaire, à Blaye. Bert (P.), à Blaye. Bertin, à Blaye. Bertrand (l'abbé), directeur au Grand-Séminaire de Bordeaux. Bethmann (Ed. de), à Bordeaux. Bibliothèque nationale de Paris. Bibliothèque de la Ville de Blaye (hommage de l'auteur). Bibliothèque de l'école communale, dirigée par les Frires de la Doctrine Chré tienne, à Blaye. Bime (A.), à Blaye. Bizet (M.), à Plassac. Blanc (l'abbé), curé des Lèves. Boisnard (A.), notaire, à Saint-Ciers-Lalande.
Bonnet (l'abbé), curé de Bruges. Bonnet (A.), propriétaire, à Soussans. Bonnin (l'abbé), curé de Saint-Médard-d'Eyrans. Bouchet (H.), à Beaumont (Puy-de-Dòmeï. Boussat (M"«), à Blaye. Boutiton (l'abbé), curé de Saint-Estèphe. Bouyer (l'abbé), curé de Porchères. Boxadeh. (M"10 Veuve), à Frédignac, près Blaye. Boybellaud (F.), ancien notaire, à Berson. Brandenburg (A.), ft, ancien maire de Bordeaux. Braud, percepteur, à Archiac (Charente-Inférieure). Brezets (Baron de), avocat, à Bordeaux. Brivazac (Baron de), ft, au château de Barbe, Villeneuve. Brochon (H.), avocat, à Bordeaux. Brun (O.), #, ancien maire de Blaye, au château de Puybonhonime, Cars. Brun de Gadeau, propriétaire, à Blaye. Brunette (E.), imprimeur-gérant de Y Avenir, à Blaye. Bûche (l'abbé), vicaire général de Bordeaux. Caelle (Mmc Veuve), à Blaye.
Canon (L.), à Saint-Paul de Blaye. Carreau père, propriétaire â La Cave. Blaye. Carreau (P.), à Blaye. Caudèran (l'abbé), hydrogéologue, professeur de sciences au Séminaire de Montlieu. Cazenave (l'abbé), chanoine honoraire, curé de Sainte-Croix, Bordeaux. Cazenave (l'abbé), curé de Moulis. Cazessus (Th.), négociant, à Bordeaux. Chaintrier (l'abbé), curé de Campugnan. Chambre de Commerce de Bordeaux. Champion (l'abbé), vicaire à la Primatiale. Chappelle (docteur de), ancien maire de Bègles. Chausson (A.), négociant, à Blaye. Chollet (P.), libraire, à Bordeaux. Cirot de la Ville (M.ec), camérier secret de S. S. Léon XIII, doyen honoraire de la Faculté de théologie de Bordeaux. Clemenceau (D.), à Sainte-Luce de Blaye. Cluzeaux (l'abbé), chanoine honoraire, aumônier des Carmélites, à Bordeaux.
Cœuret-Varin (S. G. Msr), évêque d'Agen. Coiqueau (M.), négociant, à Blaye. Comandon, négociant, à Blaye. Commanat, banquier, â Blaye. Corbin (l'abbé), chanoine honoraire, à Bordeaux. Coriveaud (docteur Ad.), à Blaye. Cornât, percepteur, â Blaye. Coste (l'abbé), curé de Soussans. Coutanceau, ft, et Abel Jay, à Bordeaux. Couteau (l'abbé), chanoine honoraire, aumônier des Ursulines, à Bordeaux. Cumont (M[i de), â la Roussière, près Coulonges-sur-1'Autise (Deux-Sèvres). Dagrand, peintre-verrier, à Bordeaux. Daleau, vice-président de la Société d'anthropologie de Bordeaux, à Bourg-sur- Gironde. Dampierre (Mis de), président de la Société des agriculteurs de France, au château de Plassac, par Saint-Genis-de-Saintonge (Charente-Inférieure). Dartigalongue, receveur des postes et télégraphes, à Blaye.
Dauby (l'abbé), chanoine honoraire, curé de Saint-Michel, Bordeaux. Daudin-Clavaud ft, ancien président du Tribunal civil, à Blaye. Daudin-Clavaud (P.), avocat-agréé, à Bordeaux. Daugaron (docteur J.), maire de Saint-Martin-de-la-Caussade. David (Em.), propriétaire, à Saint-Andronic. David père, au Mans. David (M"e M.), à Blaye. David (J.-L.), avoué, à Bordeaux. Delaube, au Pian-de-Blanquefort. Délaye (l'abbé), vicaire à Saint-Bruno, Bordeaux. Delevez, négociant, à Sainte-Luce de Blaye. Delort, capitaine du génie, à Bordeaux. Deltrieu (Alb.), à Blaye. Demay de Certant, à Bordeaux. Démons (docteur) ft, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Bordeaux, chirurgien des hôpitaux. Déromas (A.), négociant, à Blaye. Dbvaulx(L.), juge d'instruction, à Blaye, DïvÉíe (J.), à Blaye. Dbwulf (Ed.), ft, colonel du génie, à Bayonne, Dïydou (l'abbé), chanoine honoraire, curé-doyen d'Ambarèj, Doat (M"» Veuve), à Blaye.
Douât (l'abbé), vicaire, à Mérignac. DoussiN (L.), avoué, adjoint au maire de Blaye. Dréolle (E.), ft, ancien député, conseiller général de la Gironde. Drouyn (Léo), ft, à Bordeaux. Dubosq(J.), ancien avocat, à Bordeaux. Dubreuil (l'abbé), chanoine honoraire, archiprêtre de Blaye \j exemplaires.) Dubreuil (P.), à Blaye. Duc. a (l'abbé), vicaire à Saint-Michel, Bordeaux. Dugas, négociant, à Bordeaux. Dulon (J.), professeur, à Saint-Germain-en-Laye. Dupain (E.), artiste-peintre, professeur de dessin à l'école polytechnique, Paris Dupon (A.), propriétaire, à Braud. Dupond (E.), étudiant, à Saict-André-de-Cubzac. Dupuy (C), ft, à Montmorency (Seine-et-Oise). Emerit, négociant, à Blaye. Espanet (l'abbé), curé de Saint-Christoly-de-Blaye. Eymert (M"e Veuve), à Blaye. Fallières (l'abbé), vicaire général de Bordeaux.
Faure, ancien capitaine de navire, à Blaye, Faverreau (J.), au château de Boisset, Berson. Ferrière (P. -A.), courtier maritime, à Bordeaux. Flandray (G.), propriétaire, à Charron, près Blaye. Flandray (H.), avoué, à Cognac. Fonteneau (S. G. M?r), ft, archevêque d'Albi. Fouillou. à Blaye. Fourier (A.), à Blaye. Frjin (docteur), ft, conseiller général, maire de Saint-Ciers-Lalande. Gaden, négociant, â Bordeaux. Gaussens (l'abbé), vicaire à Saint-Martial, Bordeaux. Geuneau (docteur), ancien chirurgien de marine, â Paris, Gbilisbrt (M"41) au Cap-de-Haut, Blaye, Ga&VAisft, conseiller général, à Saint-Christoly-de-Blayo. Gervais (l'abbé), vicaire général, chanoine titulaire, à Bordeaux. Gilbert (P.), député de la Gironde. Gilbert (A.), banquier, à Blaye. Gillard (l'abbí), curé de Castets-en-Dorthe.
Gii.lard, entrepreneur, à Blaye. Gissau, j Blaye. XX Gontault (M.) ft, lieutenant de vaisseau, à Toulon. Goubier (Mme Veuve), à Bordeaux. Grave-Maurin (M"°), au Monteil, Blaye. Guilbert (S. G. M&1') ft, archevêque de Bordeaux. Hivert (A.), casernier à la citadelle de Blaye. Hourtillan (E.), percepteur, à Saint-Quentin-de-Baron. Hubert (A.), marchand, à Blaye. Hubert (P.), à Blaye. Jacqz (A.), â Bordeaux. Jeantet (J.-B.), négociant, à Blaye. Jehan (l'abbé de), chanoine honoraire, économe du collège de Bazas (2 exemplaires) Jollit (l'abbé), curé de La Rivière. Jouan (E.), à Mortagne-sur-Gironde. Jcuin (l'abbé), curé d'Artigues. Karpowich (Mm« Veuve), née Régnier, à Blaye. Labadie (Em.), avocat, à Romans (Drôme). Labadie (Ern.), à Bordeaux. Laborie (l'abbé de), chanoine honoraire, à Bordeaux.
Lacave (l'abbé), vicaire, à Blaye. Lacoste (l'abbé), vicaire, à Listrac. Lacroix (V.), avoué, président du Conseil d'arrondissement, Blaye. Lafaurie (Bonfils de), à Blaye. Lafon père, à Blaye. Lafont, pharmacien, à Saint-Seurin-de-Cursac. Lafonta, propriétaire de l'Ile-Nouvelle, Blaye. Lalague, â Blaye. Lalande (Arm.), ft, député de la Gironde. Lalande (Ch.), négociant, à Blaye. Laliman (l'abbé), curé de Macau. La Morinerie (baron de), ft, à Chatenay (Seine). Lancelin (L.n , ft, inspecteur général des ponts et chaussées, à Paris. Landard. notaire, à Castillon-sur-Dordogne, Lantignac, à Blaye. Laroche (l'abbé), curé de Berson. Larrègnest, à Bordeaux. Lataste (P.), négociant, à Blaye. Latour (l'abbé), curé-doyen de Saint-André-de-Cubzac. Latour-Lalande (M""' Veuve), à Blaye. Laulan (E.), marchand, â Blaye.
Lavigne, négociant, à Paris. Léglise I l'abbé), vicaire, à Blaye. Lenfant (l'abbé), chanoine honoraire, aumônier du pensionnat des Dames de la Réunion, à Libourne. Létard (E.), ft, capitaine du génie, à Limoges. Létu (l'abbé), directeur de l'institution Rollin, à Bordeaux. Levavasseur iR.1, greffier, â Blaye, Lévêque (M""), à Blaye. Luppé (Comtesse de', au château de La Grange, près Blaye (10 exemplaires.) Magieu (M"1"), à Blaye. Mairie dela ville de Blaye (i exemplaire), offert par M. H. Nazerau, conseiller municipal. Cabinet du Maire ; Bibliothèque de la Ville; Mairie dela viile de Bordeaux { Archives municipales; École supérieure des garçons; École supérieure des filles. Mai.lat, négociant, â Bordeaux. Manceau (l'abbé), curé de Cenon. Marchais (M"" Veuve), â Blaye. Marchal (Em.), propriétaire, à Blaye.
Marchal (G.), avocat, â Bordeaux. Marchal (L.), banquier, à Amboise. Marinier ft, commandant en chef du génie Marmou (M,ln), â Blaye. à Niort. Martin (V.), â Saint-Ciers-Lalande. Martin (G), négociant, à Cognac. Martinaud, négociant, à Blaye. MartiNacd (Eug.), à Blaye. Massé (l'abbé), curé de Notre-Dame de Montigaud. Mauri, ft, brigadier de gendarmerie maritime en retraite, à Sainte-Luce de Blaye Ménard (l'abbé), supérieur du collège de Saint-André-de-Cubzac (2 exemplaires). Méran (G.), avocat, maire de la ville d'Arcachon. Mercier (M",c L.), à Blaye. Michaud (Mm« Veuve), à Blaye. Monier (l'abbé), chapelain du château de La Grange, à Blaye. Monteil (l'abbé), curé de Cars. Montel (l'abbé), curé de Paillet. Moreau (L.), secrétaire de la mairie, à Blaye. Moreau-Vénot (l'abbé), curé de Saint-Martial, à Bordeaux.
Morineau (A. de), ft, ancien consul de France au Mexique, Poitiers. Morineau (L. de), ft, capitaine au 9° de ligne, Agen. Nazerau (A.), avoué à la Cour, Bordeaux. Nicolleau, notaire, à Berson. Ollière (Ed.), maire de la ville de Blaye, au château de Saugeron [décédé). Orssaud (l'abbéì, curé de Saint-Paul de Blaye. Page (l'abbé), curé de Plassac. Pages, receveur des domaines, â Blaye. Papin de Lagaucherie (A.), greffier du tribunal civil, â Blaye. Pasqualie (U.), à Sainte-Luce de Blaye. Passemard, avocat, à Bordeaux. Patouillet (G.), imprimeur-gérant de YEspérance, à Blaye. Pauvif (l'abbé), vicaire â Saint-Nicolas, Bordeaux. Pelleport-Burète (vicomte de), ft, ancien sénateur, ancien maire de Bordeaux. Pénicaud (O.), négociant, à Bordeaux. Péroche, à Saint-Paul de Blaye. Pertus (M"1" Veuve), à Blaye.
Pévrau, à Blaye. Peyredoulle (de), propriétaire, à Berson. Phelan (H.), à Bordeaux. PicCì, (A.), notaire, à La Brède. Pierre (Ferd.), à Blave. Piganeau (L.), banquiei , à Bordeaux. Piganeau (G.), banquier, vice-consul du Brésil, Bordeaux. Pinai'd (J.), négociant, président du tribunal de Commerce, Blaye. Plaize (l'abbé), aumônier de l'hospice des Vieillards, à Blaye. Rambaud (l'abbé), curé de Saint-Michel-de-Rieufret. Rambaud (l'abbé), curé de Saint-Michel-la-Rivière. Rantier (l'abbé), curé de Cartelègue. Raymond (l'abbé), chanoine honoraire, curé de Saint-Paul, i Bordeaux. Raymond (M"">s), à Blaye. Réaud, régisseur du château Labarre, à Saint-Martin-de-La-Caussade. Réaud (M"1» Veuve), à Blaye. Régnier (J. M.), ft général de brigade en retraite, à Bordeaux. Rey, agent-voyer, à Blaye. Ribadieu (H.), ancien rédacteur en chef de la Guienne, à Bourg-sur-Gironde Ricaud, ancien sous-officier, à Blaye.
Robert (M.), maire de Saint-Seurin-de-Cursac. Robert (A.), propriétaire, à Anglade. Roblédo (l'abbé), curé de Lerm. Romegous (Mme Veuve), à Bordeaux, Rosset (A.), notaire, â Bordeaux. Roumand [l'abbé], curé de Marcamps Rousset (l'abbé), chanoine honoraire, curé de Saint-Pierre, Bordeaux. Roux, notaire, à Saint-Vivien, Médoc. Roy (E.), â Morillon, Campugnan. Rudelle (L. de), professeur au lycée de Bar-le-Duc Rudelle (H. de), à Bordeaux. Rudelle (A. de), au château de Camalières, près Cassagnes-Bégonhès (Aveyron. ) Saint-Légier-d'Orignac (comte de), au château d'Orignac, Saint-Ciers-du-Taillon . (Charente-Inférieure.) Sarrazin (Ad.), à Blaye. SaRrazin père, à Blaye. Saudau (L. C), archiviste de la ville de Saint-JeaH-d'Angély. LISTE DES PREMIERS SOUSCRIPTEURS Sebileau (Arm.), négociant, à Blaye.
Seguin, à Cazeau-Morin, Cartelègue. Simon (M.), juge d'instruction, à Périgueux. Simonetty (E.), ancien notaire, à Blaye. Supérieure (Mme la) des Sœurs de charité de l'hôpital Saint-Nicolas, à Blaye. Supérieure (Mm! la) du pensionnat des Dames de Nevers, à Blaye. Taffart (l'abbé), curé de Puybarban. Tamizey de Larroque (Ph.), î£, membre de l'Institut, â Gontaud (Lot-et-Garonne) Tanet aine, courtier, à Boideaux. Tauzin, brigadier des douanes, à Blaye. Tessier, maire d'Etauliers. Tingaud, greffier de paix, à Blaye. Touzis (H.), sous-inspecteur des domaines, à Blaye. Troquart (Ch.), notaire, à Blaye Tuffreau (].), pharmacien, â Bordeaux. Tuffrau (S.), avoué, à Blaye. Valentin, négociant, à Bordeaux. Vallet (l'abbé), curé de Saint-Mariens. Verpré (M"1» Veuve), à Saint- Paul-de-Blaye. Villeneuve (J.), à Blaye.
Yvon (A.), au château de Fontienne, par Forcalquier (Basses-Alpes). DEPUIS SA FONDATION PAR LES ROMAINS JUSQU'A LA CAPTIVITÉ LE LA. DUCHESSE DE BERRY (1832-33) CHAPITRE PREMIER L'antique Blavia des Romains. — Position stratégique du vieux Blaye. — Le castrum des Romains. — Différentes dénominations de Tancien Blaye. — Le poète Ausone nomme Blaye dans sa Xe épitre à Paul de Bigorre. — La voie romaine de Bordeaux à Saintes, passant par Blaye. — Les voies romaines de l'Aquitaine. — II est question de Blaye dans Y Itinéraire d'Antonin, sur la Carte de Peutinger , et dans la vieille Notice de tempire romain. — Erreurs de certains géographes au sujet de la position de Blaye. — La Gaule du temps des Romains. — Origine, moeurs et religion des premiers Blayais. Sur la rive droite de la Gironde, à douze ligues de l'Oce'an, on voyait, il y a dix-neuf cents ans — on voit encore aujour d'hui — un monticule rocheux, dominant au loin tout le pays, des côtes du Me'doc jusqu'aux confins des landes voisines de la Saintonge. , Ce mamelon isole', aux flancs abrupts et presque inaccessi bles, « devait occuper, dès les temps les plus recule's, une posi- « tion trop exceptionnelle pour que les premiers habitants de « la contrée n'aient pas eu l'ide'e de s'y retrancher (i) »; cn sorte, dit un vieil historien (2), que « les Romains, après la conquête de l'Aquitaine, n'eurent qu'à s'y e'tablir à la place de ceux qu'ils avaient chassés, y ajouter quelques retranche ments, l'entourer de fossés plus larges, et en faire ainsi une des plus fortes places du sud-ouest de la Gaule. » C'est sur ce rocher battu par les flots, servant peut-être de refuge à quelquepeuplade gauloise, que les maîtres du monde vinrent jeter les fondements de l'antique Blavia, en élevant leur camp au sommet du monticule (3).
Quelle date doit-on assigner à la fondation de Blaye? Sans pouvoir la préciser exactement, nous pensons, avec de graves auteurs, qu'il faut la faire remonter aux premiers temps de la domination romaine dans nos contrées. L'Aquitaine ayant été, une première fois, soumise par Crassus (4), lieutenant de César, et plus tard définitivement conquise par Messala, les Romains, si habiles dans le choix des positions stratégiques, ne tardèrent pas à profiter de la (1) Léo Drouyn, La Guienne militaire, t. II, p. 297. (2) Pierre Louvet, Traité eu forme d'abrégé de V Histoire d'Aquitaine. (3) La forteresse primitive, le castrum gallo-romain, occupait le côté nord de la citadelle actuelle (Voir le Plan de Blaye à la fin du volume). 11 existe à Paris, à la Bibliothèque de l'Arsenal (salle des manuscrits et cartes) deux plans de Blaye : l'un gravé sur bois, et qui est, â proprement parler, un dessin par Chastillon, sans aucune légende explicative, datant de 1605 ; le second, dressé en 1752 par Leroy de Paulin, "ingénieur ordinaire du roi au département de Bordeaux „.
M. Dulon (Recherches historiques sur la ville de Blaye, p. 4) fait mention de deux autres plans, publiés, l'un par Tassin en 1631, l'autre par Ferri en 1723 (plus vraisemblablement en 1680). C'est cette dernière date, d'ailleurs fort contestée, que porte le plan de Blaye conservé aux Archives du Génie de la citadelle. Enfin, notre ami, le docteur Gélineau, a découvert â la Bibliothèque nationale de Paris, et a fait copier pour notre Histoire de Blaye le plan que nous donnons à la fin du présent volume. D'après un exa men attentif, ce plan, très complet dans son ensemble, doit remonter aux pre mières années duxvn0 siècle. Nous engageons le lecteur à le consulter souvent, pour l'intelligence des faits contenus dans cet ouvrage. (4) Vaincus une première fois par Crassus, les Aquitains se révoltèrent et dispu tèrent pendant plus de vingt ans leur pays aux armées de Rome.
Ils se soumirent peu d'années avant l'ère chrétienne (25 ans environ avant J.-C.i, épuisés par deux cam pagnes malheureuses contre Agrippa et Messala (Henry Ribadieu, ífist. de la conquête de la Guyenne par les Français, p. n. situation avantageuse de Blaye, pour y établir un poste mili taire (i). Nous verrons, dans la suite de cet ouvrage, combien cette position de sentinelle avancée sur les bords d'un grand fleuve a rendu la place de Blaye importante aux différentes époques de notre histoire. En quoi consistait la station militaire établie à Blaye par les Romains? « C'était, dit Guillon (2), un castrum formidable, bâti sur un rocher, d'où l'on découvre tous les environs. » D'après les plus anciens documents, c'était une vaste enceinte, entourée de murailles épaisses, garnies de tourelles, et au centre de laquelle se trouvait une grande tour carrée, servant de logement au commandant du castrum.
On y mit une garnison de soldats romains, qu'on appelait Carronenses (3), ou Garronenses (soldats gardant la Garonne). Le fleuve portait encore, comme on le sait, le nom de Garumna, même en cet endroit. C'est ce que dit expressément l'historien Hauteserre (4) : « Blavia castrum munitissimum, in Garumna; ripa situm Ibi erat praesidium militum Garronensium, stib dispositione ducis tractûs Armoricani, sccunda; Aquitania' in obsequio continendœ gratiâ (5). » — « Blaye, sur la Garonne, est très bien fortifiée; il y avait autrefois une garnison de soldats, sous (1, La station, ou étape militaire de Blaye, sur la voie romaine de Bordeaux à Saintes, est mentionnée par tous les anciens auteurs. (2; Guillon, Châteaux de la Gironde, t. II, p. 119. (3) La lettre C ne saurait présenter ici la plus légère difficulté.
Les vieux auteurs ont souvent employé le C pour le G. " Constat nimium, dit Valois (Notit. Gall., p. 73), quod Festus et Ausonius, praster cœteros, scribunt G quod posteâ C, et litte ram C, vice gammée, sive G, priùs functam esse. -, íj) Hist. d Aquitaine, lib. I, p. 54 (voir à la fin du vol. la note de cet historien sur Blaye). (5I Les soldats ripuaires ou limitaniens étaient placés sur les frontières ou sur les bords des fleuves, pour en défendre l'accès et les fermer aux barbares, ainsi que nous l'apprend la Notice de l'Empire ísect. 34 et 36) qui traite de Y Armoricanus tractûs et du Nervicanus limes (ce dernier près du Rhin). D'après Pline, l'Armorique ne comprenait pas seulement la Bretagne, mais l'Aqui taine entière portait ce nom ; « Aquitania a Garumnà ad Pyrenaei excursum Armorica antë dicta. í. Le terme général d'Armorique signifie, cn effet, pays au bord de la mer ou rivage, en langue celtique ; de là, Morbihan, petite mer ou golfe sur l'Océan, etc. les ordres du chef de l'Armorique, pour garder le fleuve et tenir en respect la seconde Aquitaine. » Voici, du reste, ce qu'on lit dans la Guienne Monumentale: o Les camps romains, tels qu'on en voit des vestiges dans le Bordelais, à Castres, à Parempuyre et à Blaye, sont des enceintes de murailles, ou des élévations de terre avec différents contours, suivant la conformation du sol, mais ordinai rement en carré long.
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The end
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