Front matter
Le titre de ce nouveau-né, chers lecteurs, vous renseigne sur le sujet de ce petit roman érotique. C’est la femme en chair et en os, que je vous présente ici, telle que le créateur la jeta dans nos bras, avec tous les agréments qu’elle doit à la nature. Si quelque raffinée vient à la parade, ce sera pour que vous puissiez établir une comparaison.
Il ne sied à un père de vanter ses enfants, je n’irai pas vous faire l’éloge de celui à qui je viens de donner le jour, car je compte bien qu’il se recommandera de lui-même, et vous serez tous d’avis, chers lecteurs, et vous surtout, chères lectrices, que je donne au plus tôt des frères à l’aîné.
Écœuré par les senteurs affadissantes qu’exhalent les dégrafées musquées et fardées de tous les mondes, véritables poupées en cire, qui se livrent à vos caresses, veules et inertes, sans la moindre ombre de pudeur, incapable d’une étincelle, je fus pris de la fantaisie d’essayer du piquant des amours naturalistes. Je quittai Paris, dans les derniers jours de Mai, venant m’installer pour six mois dans mes terres, dans un coin du Midi, où les femmes ne sont pas en carton pâte, où de la belle chair fraîche recouvre les os. Elles ont un libre langage, et sont en général d’un accès facile, sans pour cela être dévergondées.
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The end
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