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Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)

Édouard Demarchin · 1889 · Free in the US

72,754 words · about 5 h 6 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

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About this book

Author
Édouard Demarchin
Language
French
Published
1889
Length
72,754 words · about 5 h 6 min
Sections
22 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (22)
  1. Front matter about 1 h 42 min
  2. 00 about 1 min
  3. 01 about 3 min
  4. 02 about 3 min
  5. 03 about 3 min
  6. 04 about 5 min
  7. 05 about 4 min
  8. 06 about 2 min
  9. 07 about 2 min
  10. 08 about 6 min
  11. 09 about 6 min
  12. 10 about 14 min
  13. 11 about 7 min
  14. 12 about 7 min
  15. 13 about 8 min
  16. 14 about 6 min
  17. 15 about 3 min
  18. 16 about 5 min
  19. 17 about 10 min
  20. 18 about 5 min
  21. Présentation under 1 min
  22. Texte entier about 1 h 42 min

Continue:

Front matter

OUVRAGES DE M. E. D.

POÉSIES.

ROMANS.

00

MES AMOURS AVEC VICTOIRE

AU LECTEUR !

Cette courte préface, les moins longues sont les meilleures, est pour que vous ne soyez pas surpris de trouver à la fin de l’ouvrage, des détails inédits sur les personnages qui ont pu vous intéresser dans mes Amours avec Victoire. D’ailleurs, c’est bien le moins que je vous présente la nouvelle venue, qui, bien que toujours la même, est cependant un peu changée ; elle est mieux habillée, corrigée de ses défauts, et un peu grandie aussi, ce qui n’est pas surprenant, en prenant de l’âge, et la mignonne a quelques mois de plus.

Si ma Victoire augmentée n’avait pas l’heur de plaire à tout le monde, j’ai une bonne excuse : j’ai cédé aux sollicitations de quelques lecteurs, qui me demandaient des nouvelles de nos deux charmantes héroïnes, et je me suis empressé de leur en donner dans les quelques pages qui forment la troisième partie de la nouvelle édition. J’ai aussi une autre raison : en refaisant Victoire, je fais une niche à des contrefacteurs peu scrupuleux, qui ont détroussé la pauvrette.

Et maintenant, chers lecteurs, courez dévaliser mon éditeur.

01

Partie

MES AMOURS AVEC VICTOIRE.

eci est le récit fidèle et véridique de mes amours avec Victoire. Qui ça, Victoire ? Victoire ! Une mignonne petite blonde potelée qui, debout, m’attrape au menton, et qui, pour m’embrasser sur la bouche, est obligée de se hausser sur la pointe des pieds. Jolie comme un cœur, avec deux grands yeux bleus, des lis sur le front, des roses sur les joues, une rangée étincelante de petites quenottes blanches et serrées, que découvrent en riant deux petites lèvres, taillées dans une cerise mûre. Un corsage riche de promesses, une croupe opulente sous des hanches en saillie, et tout ce qui se devine de ferme et de rond sous les voiles, en font la plus désirable et la plus appétissante des maîtresses. Mariée, à vingt ans, à un baron un peu mûr, séduit par sa grâce et sa gentillesse, elle languissait depuis deux ans, n’ayant pas trouvé dans son mari, la réalisation de ses rêves de jeune fille.

Devenu son voisin depuis quelques mois, je ne tardai guère à être de l’intimité du ménage. Un goût commun pour la musique nous avait réunis ; le mari goûtait fort nos duos, et nous avions toute facilité de nous voir, sous prétexte d’art. Sans vouloir brusquer les choses, je résolus de mettre à profit les absences de l’époux. Celui-ci s’absentait souvent, en effet, pour aller donner le coup d’œil du maître aux travaux des champs. J’avais déjà sondé le terrain, par des poignées de main éloquentes, qui m’engageaient à pousser plus avant l’aventure.

Un jour que le baron, après avoir savouré l’ouverture du « Barbier », exécutée à quatre mains, nous avait laissés en train de déchiffrer une sonate, je demandai à brûle pourpoint à Victoire, si elle était heureuse avec son mari. Un soupir fut sa réponse, accentuée par une expressive pression de main. J’attirai sa figure vers la mienne ; je pris ses lèvres entre mes lèvres, je l’embrassai longuement ; sa bouche me rendait mon baiser prolongé ; et comme dans ce cas il n’y a qu’un pas à franchir, pour toucher au but convoité, je me jette à ses pieds, et je viens hardiment découvrir les trésors les plus chers, quand le timbre retentit, annonçant une visite, et coupant court à mon audacieuse inspection. Je reprends vite ma place sur le tabouret, et je plaque quelques accords.

Dès que la visiteuse est introduite, je prends congé, maudissant la fâcheuse qui nous dérange si mal à propos. Je craignais que cette interruption intempestive, laissant à Victoire le temps de la réflexion, ne fût un obstacle à la réalisation de mon rêve ; et je n’eus pas de cesse, que je n’eusse revu l’aimable baronne en particulier.

L’occasion s’en présenta le soir même, ne nous offrant, il est vrai, que quelques instants bien courts de liberté. Le je Victoire dans le corridor non éclairé, je glisse hardiment la main sous les jupes, je caresse les régions , sans qu’on me repousse, et je suis fixé sur le bon vouloir de mon amie. Ne pouvant pas continuer plus longtemps mes investigations, quand mes doigts ont quitté le joli pays qu’ils exploraient, je les porte à mes lèvres, pour baiser la place qui toucha le trésor sacré ; une fine odeur de verveine, vient me révéler le parfum cher à Victoire, pour sa toilette intime. Il me tardait de lui prouver, en embrassant ce que je viens de toucher, combien ces parties-là me sont chères.

Après deux heures de musique, dix heures sonnant, nous sortons du salon, laissant le baron assoupi dans un fauteuil ; la baronne m’accompagne jusqu’à la porte qui donne sur le parterre, plongé à cette heure dans la plus profonde obscurité ; la nuit est vraiment trop favorable, pour que je n’essaie pas d’en profiter. Je m’agenouille sur la marche, j’adosse la mignonne à la porte, et je me glisse vivement sous les jupes, dans l’intention d’embrasser seulement les bords de la grotte d’amour ; mais dès que ma bouche est sur la fente, et que ma langue, passant entre les lèvres, a dit bonjour au cher prisonnier, grisé par l’odeur de la verveine, et poussé par une folle envie, n’ayant pas du danger que nous courons d’être surpris, je ne cesse d’embrasser, de choyer, de lécher le petit bouton, que quand il pleure, ravi sous ma langue, et que Victoire, peu faite à ce genre de sensation, fléchit pantelante sur ses genoux, et va s’écrouler sur moi. Je la relève, je l’embrasse, et je m’enfuis, plus heureux que si je l’avais tenue toute la nuit pâmée dans mes bras.

Tout ceci avait à peine duré une minute, tellement la mignonne était disposée au plaisir, et moi désireux de lui plaire.

02

e lendemain, le mari nous ayant laissés sur un duo » d’Armide, » sans perdre de temps, j’adresse à ma charmante amie une tendre requête, cherchant de l’œil le coin du salon le plus propre aux ébats amoureux. Le rouge au front, sans mot dire, Victoire qui devine ma pensée, me conduit vers une chaise à dossier, et me fait signe de m’y asseoir. Je prends la mignonne sur mes genoux, et d’une main indiscrète, je fouille sous ses jupes les trésors cachés, en même temps que je rabats ma culotte, pour mettre à l’air maître Jacques déjà en belle humeur.

J’aurais bien voulu étendre la baronne sur une chaise longue, qui nous faisait face, mais outre que les jupes froissées auraient pu nous déceler, il nous était difficile, ainsi placés, de réparer tout de suite le désordre, en cas d’un retour intempestif du maître. D’ailleurs la mignonne ne me laissa pas longtemps dans l’indécision ; voyant maître Jacques, qui dresse superbement la tête, comme en colère, elle relève ses jupes, m’enjambe, se lève sur la pointe des pieds, prend mon priape, se le met entre les cuisses, et quand il est enfoncé, jetant ses bras autour de mon cou, elle chevauche, les pieds posant à peine à terre, jouant seulement des fesses, qui vont et viennent, pressées par mes mains ; et quand approche le moment psychologique, frottant sa chair contre mes cuisses, elle promène son bouton le long de ma verge, que serre comme dans un casse-noisettes, le vagin qui la trait, ainsi qu’une pompe aspirante, nous plongeant tous les deux dans la plus douce extase.

Pendant qu’elle répare le désordre, je me remets au piano, pour détourner les soupçons des serviteurs. Quand elle revient, je lui cède la place, et tandis qu’elle joue une berceuse, je viens lui manger le cou de baisers ; mais la belle gorge qui bombe l’opulent corsage, attire ma main, qui la tâte et la presse, tentée d’ouvrir la prison. Mais si quelqu’un allait venir ! Bah ! je veux voir ce beau trésor, ne fût-ce qu’un moment ; je le contemplerai plus tard à l’aise, quand nous n’aurons pas à redouter les importuns ; mais en attendant, je veux le voir, lui dire bonjour, l’embrasser, le caresser, vite, au galop. Victoire joue toujours, le corsage est rabattu, et je contemple, avec ravissement, les deux charmants jumeaux, douillettement couchés dans leur nid de dentelles, où ma lèvre, qui vient les embrasser, les fait palpiter sous ses ardents baisers, laissant, quand elle les quitte, de petits ronds tout rosés, sur les lis éblouissants de cette gorge de neige. Puis, de crainte des indiscrets, je les renferme à regret, dans la prison dont j’envie l’heureux sort.

Dès que je suis plus calme, je demande à Victoire l’explication d’un double mystère. Deux choses, en effet, m’ont surpris dans la rapide chevauchée de tantôt ; l’habileté de l’écuyère, à qui j’aurais cru devoir donner des leçons d’équitation, et le sans-gêne avec lequel elle a reçu les preuves pénétrantes de mon amour. Mon aimable maîtresse me renseigna en rougissant. Le baron, quoique d’un âge respectable, avait encore des velléités, efficaces parfois, une fois par semaine environ ; et comme c’est dans quelque promenade à cheval que çà le prend, il lui paraît plaisant de terminer l’affaire par une chevauchée d’un autre genre qui ne lui cause aucune fatigue.

Je venais d’éprouver, que la pratique avait fait de la baronne une fort habile écuyère. Elle m’expliqua ensuite, en rougissant encore, que le baron, dans un récent voyage qu’ils avaient fait à Paris, avait acquis d’un grand médecin, consulté à ce sujet, l’assurance que mari et femme étaient susceptibles de faire des petits barons ; et c’est à quoi le baron travaillait à peu près une fois par semaine, sans succès jusqu’ici. Mais il ne serait pas surpris, le cas échéant ; et l’événement ne lui paraîtrait pas un miracle. J’aurais eu mauvaise grâce à garder plus de… retenue, que mon aimable maîtresse ; rien d’ailleurs ne pouvait m’être plus agréable, car il est fort ennuyeux de se… morfondre à la porte.

03

haque jour, après le départ du baron, nous cessions nos accords, pour reprendre un doux ensemble muet ; mais nous n’osions pas le prolonger, de peur d’être surpris, ou d’éveiller des soupçons ; et pendant que l’un de nous laissait errer ses doigts sur le clavier, l’autre promenait sur les charmes, qu’il disposait ainsi au plaisir, une main caressante, ou une lèvre aimable ; et quand chacun était de l’amoureux combat, nous volions sur la chaise, la belle enfourchait la monture, et fournissait la course en un galop désordonné.

Un jour, la baronne jouait une valse langoureuse ; je m’étais laissé glisser à ses pieds, pour venir visiter sous la jupe la grotte d’amour, et la disposer à recevoir dignement son galant visiteur ; j’arrête mon regard sur une cuisse ronde et blanche, et mes lèvres, suivant mes yeux, montent, par un chemin plein de charmes, jusqu’au verger de Cypris.

La mignonne, assise au milieu du tabouret, ne présente à ma caresse, sous l’épaisse toison noire, qui s’étale au bas du ventre, que l’entrée du saint portique ; je m’arrête un moment sur la motte, la frisant, la lissant, la ; puis, glissant mon doigt dans l’asile sacré, je viens chatouiller le petit bouton qui s’y cache, blotti dans les chairs ; je le frotte, je l’agace, mais quand je veux l’embrasser, il est trop loin de ma lèvre. La mignonne, devinant mon envie, s’avance sur le tabouret, s’assied sur le bord, vient mettre sous mes yeux, et présenter à ma lèvre, les deux petits bords vermeils, qui ferment l’entrée du labyrinthe de Cythère. Déjà ma bouche s’unit à ces lèvres roses fleurant la verveine, qui offrent leur doux velours à mon baiser. Longtemps j’embrasse ces bords chéris, et lorsqu’ils bâillent sous ma lèvre, ma langue vient s’appuyer sur le , qui se trémousse et frémit d’aise sous mon doux lécher.

Victoire joue toujours, mais la valse languit, et les doigts de la musicienne trahissent sur l’ivoire l’émotion qui l’envahit ; ce n’est bientôt plus qu’un vague murmure, à peine les accompagnements de la main gauche se détachent ; maintenant la main droite seule ébauche l’air ; puis tout se , et les deux mains, quittant le clavier, se posent sur ma nuque, la pressant fortement, la serrant contre le ventre. Cependant ma langue vole sur le clitoris brûlant, le frottant légère et rapide ; la mignonne se tord, et je me sens bientôt impuissant à la maintenir sur le tabouret ; elle glisse, s’étale de tout son long ; je la suis dans sa chute, sans perdre l’embouchure, et quand elle est étendue pantelante, rugissante d’amour, que ses mains me repoussent, et qu’elle se pâme dans des spasmes nerveux, je suce sur le bouton, l’humidité pleine de saveur qu’il sue par tous les pores. Puis je l’emporte inanimée sur la chaise longue, où je lui prodigue des soins empressés.

Quand elle revient à la vie, elle se jette sur moi, tire de sa prison mon priape triomphant, me pousse vers la chaise, s’élance sur mes genoux, enfourche le coursier qui se cabre, et en moins de temps que je n’en mets à le dire, elle m’emporte au paradis, où elle entre avec moi, échappant des soupirs voluptueux. Je dois à la vérité de dire, qu’un de ces soupirs s’exhala par en bas, c’était le second que j’entendais en pareille occurrence, me confirmant ce que je soupçonnais déjà, que dans la rage des transports amoureux, tout le corps est à la fête.

Quand nous fûmes désenlacés, Victoire un peu confuse de ce qui lui arrivait, cachait sa figure sur mon épaule, n’osant pas me regarder en face. Voulant la rassurer et la consoler, je me lève, et quand elle est debout, je viens derrière elle, je trousse ses jupes, et, agenouillé devant le beau coupable, je larde le petit trou noir entre les blancs hémisphères, lui pardonnant volontiers le tendre soupir qu’il exhala dans son voluptueux délire ; et trouvant un plaisir extrême dans cette façon de lui pardonner, je veux, lui vouant un culte quotidien, venir chaque jour saluer l’adorable trésor, dont les opulents appas, charmant spectacle pour les yeux, sont aussi d’un prix bien doux pour les lèvres et pour les mains qui les caressent.

04

e lendemain, quand j’arrivai, le baron était déjà parti. Victoire n’était pas au salon ; je vins la trouver dans la salle à manger, où, haussée sur la pointe des pieds, elle arrangeait des fruits dans des compotiers sur le dressoir. Elle était bien placée pour recevoir sur son séant l’hommage que je lui dois.

La porte fermée, je viens m’agenouiller derrière la mignonne ; je passe la tête sous les jupes, et me glissant dans l’ombre jusqu’au bas de la croupe, j’enguirlande de baisers la belle mappemonde ; et je dis bonjour à la petite tache noire ; et me dégageant bientôt, je me relève, et viens planter mes lèvres sur la cerise de sa bouche. Victoire, tout en me rendant mes caresses, et pendant que je la presse sur mon sein, glisse une main quêteuse dans ma braguette comme pour s’assurer de la présence de maître Jacques. Elle le trouve, manifestant sa joie d’être ainsi peloté par une main douce et caressante. Je me demande comment je pourrai profiter des bonnes dispositions de ma maîtresse. Il y avait bien des chaises dans la salle à manger, mais d’aspect si fragile, qu’elles pourraient bien ne pas résister à la violence de la lutte. Ma foi, je vais essayer d’en profiter debout.

J’adosse Victoire au buffet, je relève ses jupes, qu’elle retient dans ses mains, et je m’approche, la queue en l’air. Pendant que je fléchis sur mes jambes, pour rapprocher le priape de l’entrée du sanctuaire, elle pousse son ventre en avant, écartant les cuisses, pour m’aider dans la difficile intromission ; la mignonne s’y prête si bien, et Jacques de son côté se dresse si raide et si menaçant, qu’il se faufile bientôt dans la place. Ce n’est plus maintenant, à moi de m’y maintenir, et d’y jouter. Victoire pousse toujours son ventre, j’entoure ses fesses de mes bras, m’arcboutant au cul, et, bien établi dans cette position, je joue des reins, culetant vigoureusement, pendant que la mignonne me donne sa langue, et prend la mienne tour à tour.

Le petit d’amour est à la fête ; maître Jacques, un peu tordu dans cette position, ne fait pas un mouvement en avant ou de recul, sans frotter l’entrée du sanctuaire ; et le mignon, qui est sur le bord, profite d’une battue incessante ; aussi, quand mes bourses d’amour, ouvrant leurs écluses, lâchent leurs flots brûlants, et que je me colle aux lèvres de la mignonne, fermant les yeux, me pâmant avec un redoublement de coups de cul, Victoire, qui m’a précédé, je l’ai senti, dans le séjour de la volupté, est toujours plongée dans une délicieuse extase, qui ne finit pas.

Ces doux transports, goûtés dans une posture fatigante, nous ont un peu lassés, cependant nous gagnons le salon, après les intervalles nécessaires au rétablissement de l’ordre de toutes choses. Après une exécution un peu molle d’une ouverture à quatre mains, nous retombons dans les bras l’un de l’autre ; Victoire murmure à mon oreille une tendre supplique que je veux bien exaucer. La mignonne, toute rouge, ne m’a dit tout bas que ces deux mots, que j’ai devinés plutôt qu’entendus : « Comme hier, dis. »

Certes, je veux bien la divertir comme hier, mais j’ai bien droit, je pense, à une petite compensation, et je ne serais pas fâché d’une aimable réciprocité. Au lieu donc de venir pratiquer le doux jeu, à genoux, devant le tabouret, je me couche sur le dos, m’étendant sur l’épais tapis qui couvre le parquet, et quand je suis dans cette position, je fais signe à la mignonne, qui m’enjambe, se met à califourchon, et, retroussant ses jupes, s’accroupit, comme pour s’asseoir sur ma figure ; puis, quand l’étroite fente est sur mes lèvres que le derrière s’ouvre sur mon nez, elle s’agenouille, se penche en avant, de façon à avoir sa tête au-dessus de mon ventre ; elle ouvre la braguette, rabat ma culotte, découvre Jacques, et suivant mes conseils, après l’avoir embrassé, et pris un moment dans sa bouche, elle caresse mes rouleaux d’une main douce, comme un velours, et prenant le bâton dans sa main droite, elle le presse, le fait glisser entre ses doigts, allant du bout à la racine, et remontant d’un mouvement lent et régulier, pressant plus fort, quand la main emprisonne le gland.

Cependant je ne suis pas inactif de mon côté ; après avoir lardé le petit trou noir, et mordillé les fesses, quand mon nez est posé juste sur le trou que ma langue a quitté, je viens appliquer ma bouche sur les petites lèvres, qui ferment l’orifice, tandis que mes doigts, écartant le haut de l’huis sacré, font ressortir le petit reclus, qui se détache, présentant son petit nez rose à mon baiser ; j’ai sous les yeux la belle mappemonde, mon nez hume la fine odeur de la verveine, mes doigts palpent les plus aimables trésors, une main douce et satinée caresse mon priape enchanté, et je me livre sur le corps le plus beau, le plus aimable, le plus agréablement potelé, le plus sensible au plaisir, à mon exercice favori, le pratiquant avec d’autant plus de ferveur que jamais jusqu’ici, je n’y eus autant de succès, je l’ai éprouvé deux fois déjà ; et quand je dois être ainsi payé de mon talent et de ma peine, j’apporte à ce travail, tout l’entrain dont je suis susceptible.

Déjà je sens bondir le petit bouton sous ma langue, qui le bat, qui le fouette sans relâche de sa pointe rose ; mes lèvres s’avancent en cul de poule, venant le prendre, le serrer, l’enfermer, le sucer, l’envelopper, le maintenir dans un tout petit four bien chaud, où ma langue voltige, toujours infatigable ; et quand la croupe bondit, retombant sur mon nez, quand le bouton fuit, se crispe, raidi, humide, pleurant sous mes lèvres, qui l’aspirent comme une sangsue, la belle se tord, pantelante, secouant avec rage mes rouleaux et ma verge, qui lui crache son plaisir à la figure.

Décidément, je n’eus jamais sous ma langue un amour de grotte comme celle-ci énamourée ; jamais je n’eus sous les yeux un aussi aimable spectacle, que celui de ce beau corps si plaisamment secoué.

Quand je relève la baronne, elle revenait à peine à elle, ses yeux languissants et fatigués, ses lèvres humides, ses joues empourprées racontaient clairement les émotions qui venaient de la remuer ; et je redoutais le retour du maître, à qui cet air significatif eût pu nous déceler. Victoire, faisant un effort sur elle-même, fait quelques pas vers moi, me tend les bras, me sourit ; et ayant murmuré sur mes lèvres un merci étouffé, elle disparaît, pour revenir bientôt, la figure reposée après quelques ablutions.

Oh ! l’aimable maîtresse que j’ai là !

05

n jour qu’il avait plu toute la journée, le baron n’était pas sorti ; la veille, la migraine l’avait retenu à la maison, et depuis plus de quarante-huit heures, Victoire et moi en étions réduits à échanger des regards d’impatience amoureuse. Le soir il y avait bal à la sous-préfecture ; le baron devait y conduire sa femme. Nous passâmes le commencement de la soirée à faire de la musique. Victoire avait ce soir-là un peignoir, sous lequel elle cachait les préparatifs de sa toilette, qu’elle devait achever vers les dix heures.

Le baron nous quitta un instant, pressé sans doute par quelque besoin ; dès qu’il est parti, je ne puis résister au désir de venir inspecter les dessous du peignoir, et nous entendions encore les pas de l’époux s’éloignant, quand j’écartai le haut du vêtement. Rehaussés par le corset, deux seins de neige s’étalent bombés et ronds, couchés dans un nid de dentelles, je presse le haut du corset, la gorge jaillit, dressant deux petits boutons de roses, dont la pointe crève les Valenciennes de la chemise. Je les prends dans ma bouche, les roulant sous ma langue amoureusement, je les comble de caresses, ne pouvant me lasser de voler de l’un à l’autre. Mais le pas du mari se faisait entendre de nouveau ; on renferme les jolis prisonniers, et nous l’attitude de deux indifférents.

Cette apparition d’une merveille que n’avais encore qu’entrevue, me hanta toute la nuit ; je rêvai que Victoire était chez moi toute nue, me laissant admirer à loisir les mille trésors de sa beauté étincelante.

Dès mon réveil, le souvenir de mon doux rêve ne me quitta plus. Quand j’arrivai chez la baronne, je la trouvai en peignoir. Cette tenue me parut d’un bon augure, un peignoir est tôt remis. Le baron était parti, et ne devait rentrer que tard ; ce serait bien le diable, si je n’arrivais pas à réaliser mon rêve.

Dès que j’ai refermé la porte, Victoire s’élance à ma rencontre, me saute au cou, et me mange de baisers. Ma main impatiente parcourt tout ce beau corps, palpe tous ces trésors, à travers la fine étoffe, montrant, dans son langage muet, la folle envie qu’elle a d’arracher ce voile gênant. Déjà j’ai dégrafé le haut du peignoir ; la mignonne n’a pas de corset, et sa chemise, dont j’arrache le lacet, descendant très bas, laisse voir dans toute leur splendeur, deux globes ronds et blancs, se tenant fermes, sans soutien, dressant leurs pointes roses. Mes mains en sont pleines, mes lèvres les dévorent, contournant les blancs trésors, prenant les pointes dans ma bouche, et rougissant la neige dure de cette adorable gorge.

J’arrache le peignoir, je fais voler la chemise par-dessus les épaules, laissant la baronne sans un voile, et je contemple, émerveillé, ce splendide corps tout nu, frissonnant sous mon regard ; mes yeux, mes mains, mes lèvres comptent ses mille trésors. Au bas du ventre, poli comme , dont le satin semble pétri de neige et de roses, un bosquet frisé et noir met une large tache d’ébène sur le promontoire, et descend jusqu’à l’entrée du sanctuaire, qu’il dérobe aux regards ; des hanches, qui saillent larges et puissantes, sur des cuisses rondes et blanches, piliers charmants du secret paradis, deux jambes faites au tour, deux petits pieds de comtesse Andalouse soutiennent le charmant édifice. Une forêt de blonds cheveux descend sur une splendide croupe, d’un satin étincelant, s’arrêtant juste pour laisser voir le bas d’une mappemonde opulente, dont la vue me rappelle soudain mon devoir. Je m’agenouille devant le superbe monument, et je viens dire bonjour au joyau caché dans ces lieux discrets. Je ne puis rassasier ma vue de ce spectacle adorable, qui me ravit et qui m’enchante ; mais la situation est périlleuse ; une surprise détruirait notre bonheur, jusqu’ici sans nuages.

Victoire repasse sa chemise, remet son peignoir, va prendre un corset, pour être prête à tout événement, et revient s’asseoir sur mes genoux. Vous pensez bien que nous ne bornâmes pas là la fête. N’ayant pas la crainte de chiffonner sa toilette aujourd’hui, je jette un regard de convoitise sur la chaise longue, qui semble nous solliciter, à l’autre bout du salon. Victoire, qui a surpris mon regard, sourit malicieusement, et s’échappant de mes bras, court s’allonger sur le meuble. J’eus tôt fait de l’y rejoindre, et de me jeter à ses pieds ; elle avait perdu une de ses mules, en balançant sa jambe, et son petit pied nu, blanc et rose, cherche à la rattraper ; je le prends dans ma main, je le porte à mes et après l’avoir chaussé de baisers, je le remets dans sa prison. La mignonne me voyant me rapprocher, la culotte rabattue, Jacques en avant, écarte les jambes, et me fait place entre ses cuisses. Jacques, après le salut d’usage au clitoris, entre précipitamment ; mais il est à peine dedans, qu’en un rien de temps, il consomme le sacrifice.

Hélas ! comment ai-je fait mon compte ? Victoire n’a pas eu le sien. L’appétit, dû à un jeûne de trois jours, explique seul l’égoïsme de Jacques, qui n’a pensé qu’à lui dans cette affaire. Mais sous la chaude pression d’une main douce et potelée, qui le caresse, il reprend vite son air vainqueur, et Victoire se levant, m’entraîne sur la chaise qui sert chaque jour à nos ébats. D’un bond elle est sur mes cuisses, à cheval sur Jacques, qu’elle s’enfonce jusqu’à la garde, et ce fut son tour d’aller deux fois à Cythère, pendant que je n’y faisais qu’un voyage, mais à ce dernier voyage, la chaise se rompit, et la mignonne qui ne fut point désarçonnée, dut achever, comme un homme, la brillante chevauchée.

On fit disparaître les vestiges du dégât et l’on se dit en riant, qu’on en serait quitte pour changer de champ de bataille.

06

n jour, le baron voulut nous faire visiter son domaine ; il fit mettre les chevaux au break, et nous emmena à la campagne. Si le dieu des amours ne nous vient pas en aide aujourd’hui, nous risquons fort de nous passer de notre dessert quotidien.

Après une longue promenade à travers les cultures, le mari nous laisse, visitant les fleurs d’une petite serre, pendant qu’il va donner ses instructions à ses ouvriers, à cinquante pas de là. La porte était restée ouverte ; il y avait bien quelques chaises dans la serre, qui auraient fait notre affaire en d’autres circonstances ; mais il ne fallait pas songer à ce genre d’exercice aujourd’hui, cette position nous empêchant de surveiller le baron, et nous exposant à des surprises désagréables.

J’eus vite pris mon parti ; je conduis ma blonde amie vers l’unique croisée qui éclaire la serre, et de là, plongeant au dehors, elle ne devait pas perdre son mari de vue. Pour une fois, me dis-je, je saurai bien jeûner ; mais je veux plaire à ma charmante baronne. M’agenouillant derrière la mignonne, je me glisse sous les jupes vers la belle mappemonde, pour payer ma dette au cher petit bijou d’entre les fesses, avant de venir égayer son voisin du devant. Mais pendant que la pointe de ma langue larde le mignon, mon doigt, posé sur le bord de la grotte voisine, le petit bouton d’amour ; et, sentant que ce double hommage simultané enchante les aimables cousins, je continue le charmant manège, jusqu’à ce que ma tendre maîtresse se torde voluptueusement, s’asseyant sur mon nez, dans un affaissement inconscient, provoqué par la jouissance aiguë qui la disloque, me récompensant ainsi de mon généreux dévouement.

Quand elle a repris ses sens, la mignonne veut me payer de retour. Je prends sa place à la fenêtre pour pouvoir surveiller le retour de l’époux, qui cause toujours avec ses ouvriers. Victoire, agenouillée devant moi, a déjà ouvert la porte à maître Jacques, et pendant qu’elle caresse de sa douce menotte les boulettes de Vénus, elle prend la tête du priape entre ses lèvres, l’enfonce dans sa bouche, le suçant amoureusement ; mais je me retire bientôt, ne voulant pas qu’elle jusqu’au bout, et alors, la mignonne prend l’instrument dans sa main droite, insinue la main gauche par derrière, dans ma culotte un peu relâchée, me chatouillant l’anus, tandis qu’elle continue son aimable manœuvre, serrant et branlant mon superbe engin. Bientôt, elle enfonce un doigt dans le trou, chatouillant les chairs, et mon priape, tout à coup ravi jusqu’au troisième ciel, pleure des larmes d’amour, entre les doigts qui le branlent, lançant à chaque secousse, un jet épais d’une chaude liqueur, qui me cause en jaillissant d’indicibles transports.

Quand le mari revient, rien ne paraît de nos ébats, et il nous trouve en train d’admirer une tulipe de Hollande d’une superbe venue.

07

ette splendide croupe me jouera tour de sa façon. Depuis que je commence par ce côté, ma visite aux appas de la potelée baronne, j’ai une furieuse envie de l’aimer à la bergère. Un jour, dès que le mari nous a laissés, je viens, comme d’habitude, dire bonjour aux charmants hémisphères. D’ordinaire j’acquitte ma dette, glissé sous les jupes, et nous reprenons ensuite le joyeux passe-temps. Aujourd’hui, je veux m’acquitter d’une autre façon.

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