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Lionel Lincoln

James Fenimore Cooper · 1839 · Free in the US

480,939 words · about 33 h 41 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1839 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Lionel_Lincoln&action=history). · Wikisource contributors

Text from Wikisource and set out for reading on screen; no words of the book are rewritten or summarized. How RedLectern is built

About this book

Language
French
Published
1839
Length
480,939 words · about 33 h 41 min
Sections
40 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (40)
  1. Front matter about 11 h 14 min
  2. Texte entier about 11 h 14 min
  3. Préface de la nouvelle édition about 3 min
  4. Dédicace under 1 min
  5. Préface de la légendes des treize républiques about 3 min
  6. Préface de la première édition about 2 min
  7. Chapitre I about 13 min
  8. Chapitre II about 22 min
  9. Chapitre III about 25 min
  10. Chapitre IV about 22 min
  11. Chapitre V about 17 min
  12. Chapitre VI about 26 min
  13. Chapitre VII about 18 min
  14. Chapitre VIII about 16 min
  15. Chapitre IX about 26 min
  16. Chapitre X about 25 min
  17. Chapitre XI about 21 min
  18. Chapitre XII about 22 min
  19. Chapitre XIII about 11 min
  20. Chapitre XIV about 29 min
  21. Chapitre XV about 22 min
  22. Chapitre XVI about 19 min
  23. Chapitre XVII about 17 min
  24. Chapitre XVIII about 17 min
  25. Chapitre XIX about 21 min
  26. Chapitre XX about 19 min
  27. Chapitre XXI about 19 min
  28. Chapitre XXII about 12 min
  29. Chapitre XXIII about 20 min
  30. Chapitre XXIV about 17 min
  31. Chapitre XXV about 17 min
  32. Chapitre XXVI about 20 min
  33. Chapitre XXVII about 25 min
  34. Chapitre XXVIII about 17 min
  35. Chapitre XXIX about 25 min
  36. Chapitre XXX about 18 min
  37. Chapitre XXXI about 16 min
  38. Chapitre XXXII about 22 min
  39. Chapitre XXXIII about 17 min
  40. Chapitre XXXIV about 15 min

Continue:

Front matter

Peut-être il n’y a pas de pays dont l’histoire prêté moins à la poésie que celle des États-Unis d’Amérique. L’imprimerie était en usage longtemps avant l’établissement des premiers colons, et la politique des provinces et des États fut toujours d’encourager la propagation des lumières. Il n’y a donc pas dans toute l’histoire d’Amérique un fait obscur, et il n’y en a pas même de douteux ; tout est non seulement connu, mais si bien et si généralement connu, qu’il ne reste rien à embellir pour l’imagination d’un auteur. Il est vrai que le monde est tombé dans ses erreurs ordinaires relativement à des réputations individuelles, prenant pour guide les actions les plus frappantes et les plus facilement comprises, afin d’établir des conséquences sur lesquelles il se fonde pour appuyer un jugement, tandis que celui qui a profondément étudié la nature humaine sait que les défauts et les qualités les plus opposés se disputent souvent le même cœur. Mais le rôle du poète n’est point de détruire ces erreurs, car il n’y a pas de maladresse plus promptement suivie de châtiment que la tentative d’instruire des lecteurs qui ne veulent être qu’amusés. L’auteur connaît cette vérité par expérience, ainsi que par les difficultés qu’il rencontra en écrivant cet ouvrage, le seul ouvrage historique qu’il se soit permis ; et par la manière dont il fut reçu dans le public. Il a prouvé qu’il ne dédaignait pas l’opinion de ce dernier en discontinuant des tentatives dont l’inutilité lui avait été si clairement, quoique si poliment prouvée.

Lorsqu’un auteur de romans peut violer l’ordre des temps, choisir des coutumes et des événements dans différents siècles, et en faire sa propriété légitime, il ne doit accuser de son manque de succès que son défaut d’intelligence et de talent. Mais lorsque les circonstances sont opposées à ses succès, il lui est permis de dire, pour sa propre justification, surtout lorsqu’il admet ses erreurs en se rétractant, que sa principale faute est d’avoir tenté l’impossible.

Bien que l’auteur de cet ouvrage admette franchement que Lionel Lincoln n’est pas ce qu’il espérait qu’il serait lorsqu’il commença sa tâche, il pense cependant qu’il n’est pas sans quelques droits à l’attention du lecteur. Les batailles de Lexington et de Bunker’s Hill et le mouvement sur Prospect-Hill sont aussi exactement décrits que pouvait le faire un homme qui n’avait pas été témoin oculaire de ces importants événements. L’auteur n’épargna aucune peine en examinant les documents, soit anglais, soit américains, et consulta bien des autorités particulières avec un ferme désir de parvenir jusqu’à la vérité. Le terrain fut visité et examiné avec soin, et les différentes relations furent balancées par une comparaison sévère avec les probabilités. L’auteur ne s’en tint pas là ; il se procura même un journal de l’état du temps, et respecta minutieusement, dans son ouvrage, les variations de l’atmosphère. Ainsi, celui qui prend intérêt à tous ces détails peut être assuré que tout ce qu’il lira dans Lionel Lincoln sur ces faits particuliers est de la plus parfaite exactitude. Au moment où parut cet ouvrage, les faiseurs de Revues ont donc eu tort de reprocher à l’auteur son indifférence pour les lois de la nature, en mettant trop souvent en scène le clair de lune. Le critique, dans son zèle, oubliait le fait matériel, que le cours de la lune change de mois en mois ; il se souviendra maintenant que le journal météorologique était sous les yeux de l’auteur, pendant tout le temps où il fut occupé de ce roman.

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