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TABLE
A
B
Dédicace
A TRES-ILLUSTRE ET TRES-VERTUEUSE Dame Marguerite de Rohan, Marquiſe de Duretal, & Dame d’Eſpinay.
ADAME,
Ayant recogneu que la premiere odeur de ces Fleurs, baptiſees de voſtre auguſte nom, vous avoit esté fort agreable, par le teſmoignage meſme qu’il vous pleut de m’en rendre, les vous preſentant en vostre maiſon paternelle et Chaſteau Royal du Verger (d’où elles furent incontinent aroſees de vos liberalitez & faueurs) ie me ſuis encouragé de les vous conſacrer encore une fois mieux diaprees et plus odoriferantes qu’elles n’estoyent alors, tant pour m’acquiter de mon deuoir, que pour me deſengager de la promeſſe que ie vous en auois faite. Que ſi l’odeur des premieres vous a donné quelque contentement, i’eſpere que celle des dernieres ne vous ſera pas moins plaiſant. Ie vous ſupplieray dóc, Madame, de les receuoir d’außi bonne volonté, que humblement ie les vous preſente : Et outre que l’authorité de voſtre nom leur ſeruira comme d’vn Soleil gracieux, pour les conſeruer eternellement verdoyantes par toute la France, vous m’obligerez encor particulierement à demeurer toute ma vie,
MADAME,
À Marguerite de Rohan
À ELLE MESME Sur son Anagramme.
Marguerite de Rohan. Rare Image d’honneur.
Les cieux voulant monstrer tout ce que leur rondeur Nous gardoit de plus beau, de plus rare, et plus digne, Firent naistre ici bas ceste Princesse insigne, En ses perfections, Rare Image d’honneur.
AUTRE
Marguerite de Rohan. Ange heritier d’Amour.
Astre de l’univers, belle estoille du monde, Qui de vos rais divins redorez nostre jour : Puis qu’en grace et beauté vous estes sans seconde, À bon droit je vous nomme, Ange heritier d’Amour.
AUTRE
Marguerite de Rohan. A merité grand hœur.
Heureuse de Rohan, ce n’est pas sans raison que tant de beaux secrets sont cachez sous son nom, Voyant encor cestuy, qui plein d’heureux presage, Monstre combien est deu à ta noble grandeur, Disant heureusement par un juste suffrage : La belle Marguerite a merité grand hœur.
AUTRE COMPRENANT les precedens.
Marguerite de Rohan. Admire a gré ton hœur.
Admire a gré ton hœur (Rare Image d’honneur) D’estre sous cest Hymen, ou le Ciel t’a conduite : Car celle qui de dit par nom et par merite, Ange heritier d’amour, a merité grand hœur.
Aux lecteurs
Aux Lecteurs bien-veillans.
C’est à vous seulement (belles et vertueuses ames) que je presente encor une fois ce bouquet embelly de plusieurs fleurs d’eslite, dont l’odeur (comme je croy) vous sera autant ou plus agreable qu’il n’avoit esté du precedent. Car je ne l’ay point cueilly pour ces esprits punais et malades, qui ne sentent rien et lesquels le voudroient indiscretement blasonner, entretenans leur faineantise ordinaire à censurer les exercices d’autruy, et syndiquer mesmes tout ce qui est de plus vertueux quand ils tiennent leurs consitoires, ce seroit jetter les Marguerites devant les pourceaux. C’est donc à vous (di-je Lecteurs bien-veillans) que je l’offre pour la derniere fois, vous rendant graces immortelles, de l’avoir si gracieusement reçeu par cy devant, vous promettant que pour me desaquiter de ceste obligation (s’il plaist à Dieu favoriser mes desseins) quelque jour apres avoir flairé les fleurs, je vous feray gouster des fruicts. Adieu.
À l’auteur
Ad authorem huius operis.
Epigramma.
Cur precor Alcides tot curas totque labores Sustulit et subiit tanta pericla libens, Cur non eximuit fortis crudelia fata Theseus, et morti tot fera monstra Dares. Cur non est ueritus Phleget onta subire Camillus, Romano ut Gallos pelleret Imperio En causa : optabant uolitate per ora uirorum Et nomen terris dedere perpetuum. Cum soleas animi conatus uincere tantos Sic tu canesces laudibus innumeris.
À LUY-MESME.
Quatrain.
Que l’on ne vante plus le renom de Ronsard Que la divinité au Bartas soit feintise, Qu’au P[...]es l’on ne donne aucune mignardise Car Des-rues est seul, et divin et mignard.
Nic. Martin, Viconte d’Auran. AU SIEUR DES-RUES, Sur ses Marguerites Françoises.
Autant de los qu’on doit au pere d’Eloquence, Ou qu’au divin Maron sont deus des Lauriers verds, Un jour autant d’honneur tu auras par la France, Esgalant l’un en prose, et suivant l’autre en vers.
Barn. le Gendre Ad. à Auran.
Ad Dominum Des-rues in suas Marguaretas Franciscas, Anagrammatismus.
Franciscus Des-rues. Res scis re facundus.
Nescia docta cohors, quo tecum munere certet, Phoebum adit, hos sacro qui dedit ore sonos, Francia Francisco det Francica munera Franco Francorum Francos qui docet arte sales Francia tum mater Charitum, genitrixque leporum. Francisco impertit quas dea gignit opes. Hinc Re facuncdus res scis, quas Pallas et Hermes : Una Francigenas edocuere suos.
B. Vagnaudus, Burgundio, Erotopolisanus
A MONSIEUR DES-RUES Sur ses Marguerites Françoises.
Des-rues tu produicts Ces genitlles fleuresses, Mais telles fleurs parfaites, Nous produiront des fruicts.
F. Galland, Lyonnois.
AU SIEUR DES-RUES, sur son Anagrame.
François Des-rues. Discours en Frase.
Autrefois un Orphee, un Zete, un Amphion, Firent marcher les bois à leur devotion, Et dancer les rochers aux accens de leur lyre : Ainsi tu peux dresser les esprits les plus lourds, Et rendre les nuees capables de bien dire Maintenant q**des mieux, en frase tu discours.
Franciscus Des-rues. En fis discursu sacer.
En fis discursu sacer : Ipsa tui facta profert Nominis egregii sors, opus hocque melos.
Iac. de chani-repus.
AD DOMINUM RUTANUM in suas Margaretas Gallicas. Epigramma.
Si fontes, fluuii, feræ, paludes, Montes, robora, sunt secuta quondam Vocem melli fluam canentis Orphei, Per mirum : sed ego magis stuperem, Ni te suaui loquus sequatur Orpheus, Quem dulci eloquio ter anteuerris.
And. Boeda. Cænom.
SUR LES FLEURS de bien dire, recueillies par le Sieur Des-rues.
Amans ne cerchez plus dans les livres d’amour Le langage poly, ny la belle parole : Des-rues vous fait voir par ces fleurs de discours Ce qui est de plus rare en l’amoureuse escole.
N. CH. P. À MONSIEUR DES RUES sur ses Maguerites Françoises, ou thresor des Fleurs du bien dire.
Sonet.
Ces fleurissantes fleurs, qu’un gracieux Zephire Embasme sous le flair de tes plus doux accords, Des-rues je les voy tramer un long retorts De tes ans bien heureux, dont la mort se retire.
La divine beauté, que tout le monde admire, Beauté, dont les vertus fleurissens jusqu’aux bords De tout cest univers pour voir en ses thresors Que sans elle ces fleurs n’eussent choisi ta lyre.
O fleurs, heureuses fleurs, qui portez le beau nom Des merveilles de France, eslevez le renom De celuy qui vous chante avec tant de merite.
Sa Muse et vos beautez vivront malgré le temps, Car, Fleurs, vous devez estre un eternel Printemps, Pour fleurir sous les pas de ceste Marguerite.
La Chapelle, Peintre. À L’AUTHEUR des Marguerites Françoises. Ode.
Sur l’odorent Himette L’abeillette du Ciel Fait chois de la fleurette, Pour dedans sa ruchette, En composer le miel.
Mais Des-rues s’esgare Dessus l’Hible François, Et d’une main avare Çà et là il separe Mille fleurs à la fois.
Puis pour sucrer la bouche De l’orateur facond, Son doux nectar il couche Dans la mielleuse souche De son livre fecond.
Si bien que l’on en tire Le succre Nectarin, Le succre de bien-dire, Le succre qu’on desire Es devis de Juppin.
Nic. Delattre Amyen. AD DOMINUM DES RUES, Inhasce Margaretas Gallicas, et suam Galliæ descriptionem.
Epigramma.
Quas tibi pro meritis grates nunc Francia pandet, Francia quam fœlix instruis atque polis. Liuis et Cicero gratissima pignora Romæ Fulserunt, Francis charior esse potes : Alter enim eloquio pollens, annalibus alter, Utriusque tibi gloria iure datur : Namque tuum Francis aliud sua rara uolumen Apperit : hoc flores continet eloquii.
AD EUNDEM ANAGR.
Franciscus Des-rues. Decus fruens sacris, etc.
Nomine Franciscus Francus re sis decus æuo, Atque, Fruens sacris, sis decus eloquio.
H. Roger. A. SUR LE THRESOR des Fleurs du bien dire, recerché par le Sieur Des-rues.
Quatrain
Beaux esprits curieux des secrets du bien dire, Jettez ici vos yeux sur ces nouvellles fleurs : Des-rues vous apprend par ses divins labeurs Ce que les mieux disans ont mieux voulu descrire.
Marguerite M.
Anagramme au Sieur Des-rues, sur ses Marguerites Françoises.
François Des-rues, Suis Rose de France.
Si l’on prise la Rose entre tous les honneurs Dont Flore orne l’esmail des jardins de plaisance, L’on admire à bon droit les beautez de mes fleurs, Puis que par leurs discours, je Suis Rose de France.
Fontaine Guerin le Jeune. Ad. Ang.
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The end
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