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Les Fiancés (Manzoni 1840)

Alessandro Manzoni · 1877 · Free in the US

823,584 words · about 57 h 40 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1877 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Les_Fiancés_(Manzoni_1840)&action=history). · Wikisource contributors

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About this book

Author
Alessandro Manzoni
Language
French
Published
1877
Length
823,584 words · about 57 h 40 min
Sections
44 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (44)
  1. Front matter about 19 h 14 min
  2. Texte entier about 19 h 14 min
  3. Biographie about 10 min
  4. Notice about 12 min
  5. Introduction about 6 min
  6. 01 about 30 min
  7. 02 about 23 min
  8. 03 about 27 min
  9. 04 about 26 min
  10. 05 about 25 min
  11. 06 about 24 min
  12. 07 about 32 min
  13. 08 about 38 min
  14. 09 about 35 min
  15. 10 about 38 min
  16. 11 about 33 min
  17. 12 about 24 min
  18. 13 about 27 min
  19. 14 about 28 min
  20. 15 about 29 min
  21. 16 about 27 min
  22. 17 about 29 min
  23. 18 about 26 min
  24. 19 about 25 min
  25. 20 about 24 min
  26. 21 about 26 min
  27. 22 about 22 min
  28. 23 about 32 min
  29. 24 about 45 min
  30. 25 about 25 min
  31. 26 about 27 min
  32. 27 about 28 min
  33. 28 about 39 min
  34. 29 about 26 min
  35. 30 about 22 min
  36. 31 about 33 min
  37. 32 about 34 min
  38. 33 about 36 min
  39. 34 about 39 min
  40. 35 about 24 min
  41. 36 about 36 min
  42. 37 about 25 min
  43. 38 about 32 min
  44. Notice biographique about 3 min

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Front matter

Il y a des livres qui n’appartiennent pas à une seule nation, mais au monde entier. La beauté littéraire est universelle, et tous ont le droit et le devoir de s’en emparer. Shakespeare, Byron, Goethe, Schiller, Voltaire, Rousseau, Dante, le Tasse, par la nature de leur génie, par la beauté de leurs œuvres, ne sont ni Anglais, ni Allemands, ni Français, ni Italiens ; toute la terre est leur patrie ; leur langage est devenu universel, car tout le monde lettré les comprend, les admire et s’efforce de les imiter. Manzoni, dont le nom est acquis à la postérité, est du nombre de ces hommes universels, moins par la quantité et la diversité de ses œuvres, que par leur beauté, et par l’influence qu’elles ont exercée sur la littérature moderne de l’Italie. Par ses hymnes et par ses tragédies, il a servi de modèle à la poésie romantique ; par son roman les Fiancés, il a montré aux classiques qu’on peut allier l’invention à l’histoire, sans nuire ni aux œuvres d’imagination ni à celles d’érudition.

Il est inutile de parler ici de la querelle littéraire que ses poésies et son roman ont soulevée chez les Italiens. Pendant longtemps, Manzoni ne fut pas apprécié à sa juste valeur ; et, comme tous les grands hommes, il vécut ignoré par les uns, désavoué par les autres. Mais une partie de ses compatriotes lui resta fidèle, et, dès que sa patrie fut délivrée du joug étranger, l’opinion générale lui revint, et les honneurs, les hommages qu’il avait refusés dans sa jeunesse et dans son âge mûr, entourèrent sa respectée. Enfin les classiques en prirent leur parti et lui reconnurent le génie que, jusqu’alors, ils lui avaient contesté. On le salua chef d’école ; il fut, en effet, un esprit inventif, un historien érudit et profond, un Italien sincère et patriote, un linguiste pur et digne d’être imité.

Le comte Pierre Manzoni épousa le 12 septembre 1781 la fille aînée de César Beccaria, l’auteur du célèbre Traité des Délits et des Peines. De ce mariage naquit à Milan, le 7 mars 1785, Alexandre Manzoni. La famille, qui demeurait une grande partie de l’année au Galeotto, vieux palais tout près de Lecco, y conduisit l’enfant. Le jeune Manzoni fit ses études au collège dirigé alors par les pères Somasques dont il garda toujours un bon souvenir. Il eut, entre autres, comme professeur, le père Soave, auteur d’une grammaire latine très-estimée. En 1799, Manzoni fut envoyé au collège Longone, à Milan, appelé alors le collège des Nobles ; il se trouvait à Castellazzo des Barzi, maison de campagne du collège près de Magenta, lorsque les Français se retirèrent en abandonnant la République Cisalpine à son malheureux sort.

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