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Le Cratère

James Fenimore Cooper · 1854 · Free in the US

389,574 words · about 27 h 17 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1854 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Le_Cratère&action=history). · Wikisource contributors

Text from Wikisource and set out for reading on screen; no words of the book are rewritten or summarized. How RedLectern is built

About this book

Language
French
Published
1854
Length
389,574 words · about 27 h 17 min
Sections
33 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (33)
  1. Front matter about 9 h 6 min
  2. Texte entier about 9 h 6 min
  3. Préface about 4 min
  4. Chapitre I about 14 min
  5. Chapitre II about 15 min
  6. Chapitre III about 18 min
  7. Chapitre IV about 17 min
  8. Chapitre V about 22 min
  9. Chapitre VI about 21 min
  10. Chapitre VII about 20 min
  11. Chapitre VIII about 21 min
  12. Chapitre IX about 22 min
  13. Chapitre X about 18 min
  14. Chapitre XI about 21 min
  15. Chapitre XII about 18 min
  16. Chapitre XIII about 23 min
  17. Chapitre XIV about 18 min
  18. Chapitre XV about 21 min
  19. Chapitre XVI about 18 min
  20. Chapitre XVII about 17 min
  21. Chapitre XVIII about 24 min
  22. Chapitre XIX about 23 min
  23. Chapitre XX about 21 min
  24. Chapitre XXI about 20 min
  25. Chapitre XXII about 15 min
  26. Chapitre XXIII about 15 min
  27. Chapitre XXIV about 16 min
  28. Chapitre XXV about 13 min
  29. Chapitre XXVI about 15 min
  30. Chapitre XXVII about 13 min
  31. Chapitre XXVIII about 17 min
  32. Chapitre XXIX about 12 min
  33. Chapitre XXX about 15 min

Continue:

Front matter

Les lecteurs de cet ouvrage seront naturellement portés à demander pourquoi aucun livre de géographie, ni d’histoire ne fait mention des pays ni des événements dont il y est question. La réponse est bien simple, et de nature à satisfaire les esprits les plus exigeants. C’est que très-probablement les auteurs de ces livres n’ont jamais entendu dire qu’il existât des lieux tels que le Récif, l’Île de Rancocus, le Pic de Vulcain, le Cratère, et les autres îles dont il est tant parlé dans cette histoire.

Nous conviendrons franchement qu’en toute autre circonstance, ce serait une présomption très-forte contre l’existence de pays de ce nom, que le silence complet des géographes à cet égard. Mais qu’on veuille bien réfléchir qu’il y eut un temps, et ce temps ne remonte pas à plus de trois siècles et demi, où les géographies ne disaient pas un seul mot de tout le continent d’Amérique ; qu’il n’y a pas plus d’un siècle qu’elles ont commencé à décrire la Nouvelle-Zélande, la Nouvelle-Hollande, Taïti, Oahu, et mille lieux qui sont cités aujourd’hui tous les jours, même dans les gazettes. Les traités les plus complets de géographie ne disent que bien peu de choses du Japon, par exemple ; encore est-ce une question s’il ne vaudrait pas mieux qu’ils n’en parlassent pas du tout que d’en donner de pareilles descriptions. En un mot, ceux qui connaissent le mieux le globe, sont loin de le connaître tout entier, et nous ne voyons pas pourquoi les esprits curieux de s’instruire ne chercheraient pas des renseignements dans nos colonnes aussi bien que dans ces volumes annoncés avec fracas par les trompettes littéraires qu’embouchent les présidents, vice-présidents et secrétaires des diverses sociétés savantes.

Il est une chose que nous soutiendrons, et cela à la face de tous ceux qui pourraient être tentés de déprécier nos travaux c’est qu’il n’y a pas dans ce volume un mot qui n’ait droit à une croyance entière. Nous méprisons l’imposture. Mais pour faire taire d’avance toutes les langues nous exposerons quelques-unes des considérations qui se présentent à l’instant même à notre esprit, pour démontrer que tout ce qui est raconté ici pourrait être tout aussi vrai que les voyages mêmes de Cook. D’abord la terre est grande, et elle est assez vaste pour contenir non-seulement toutes les îles dont nous aurons occasion de parler, mais une infinité d’autres. C’est quelque chose d’avoir établi d’une manière invincible qu’une hypothèse est possible. Ensuite, à la fin du dernier siècle, et même au commencement de celui-ci, on ne connaissait pas la moitié des îles de l’océan Pacifique, qui nous sont connues aujourd’hui. Dans une pareille disette de renseignements précis, combien de choses ont pu se passer dont nous n’avons jamais su le premier mot ! Que de générations se sont succédé dans ces régions lointaines, sans qu’aucun homme civilisé en ait entendu parler ! Pendant les guerres de la révolution française, les événements secondaires passaient inaperçus et c’est encore une considération importante, à l’appui de la thèse que nous soutenons.

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