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Le Collage

Paul Alexis · 1899 · Free in the US

165,570 words · about 11 h 36 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1899 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Le_Collage&action=history). · Wikisource contributors

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About this book

Author
Paul Alexis
Language
French
Published
1899
Length
165,570 words · about 11 h 36 min
Sections
37 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (37)
  1. Front matter about 3 h 52 min
  2. Texte entier about 3 h 52 min
  3. I about 6 min
  4. II about 4 min
  5. III about 4 min
  6. IV about 4 min
  7. VI about 2 min
  8. V under 1 min
  9. VII about 3 min
  10. VIII about 1 min
  11. IX under 1 min
  12. X about 2 min
  13. XI about 3 min
  14. XII about 6 min
  15. XIII about 1 min
  16. I about 10 min
  17. II about 12 min
  18. III about 11 min
  19. IV about 5 min
  20. V about 8 min
  21. VI about 16 min
  22. VII about 8 min
  23. VIII about 2 min
  24. I about 4 min
  25. II about 2 min
  26. III about 7 min
  27. IV about 8 min
  28. V about 7 min
  29. VI about 4 min
  30. VII about 3 min
  31. VIII about 8 min
  32. IX about 14 min
  33. X about 2 min
  34. XI about 13 min
  35. XII about 11 min
  36. XIII about 17 min
  37. XIV about 21 min

Continue:

Front matter

Je sors de citez les Germondy, un ménage des Batignolles, où, en ma qualité de célibataire, je vais m’inviter à dîner, quand ça me prend. Eh bien, c’est absolument comme les autres lundis. Je ne sais pas ce que j’ai ! Je me sens tout chose. Au lieu de me coucher tranquillement, pour être demain de bonne heure à mes affaires, si je m’écoutais, je crois que je ressortirais, pour faire je ne sais quoi, des bêtises.

Ce n’est certainement pas la nourriture, ni les vins fins. Germondy, un ami très sûr et qui ne ferait aucune cérémonie à cause de moi, ne jouit pas d’un bon estomac. Après avoir longtemps abusé de la table, aujourd’hui, par ordre du médecin, il est obligé d’enrayer. Plus d’huîtres ni le truffes ! Plus de mets exotiques, aux saveurs perverses, relevés par des épices incendiaires ! Mais la soupe et le bœuf, un plat maigre, un rôti substantiel, arrosé d’un bordeaux de propriétaire. On ne prend pas de café le soir, dans cette maison. Seulement une tasse de thé léger, avec de la crème et des petits fours, vers les onze heures.

Ce n’est pas non plus l’impression des charmes de madame Germondy. Outre que le mari est pour moi une sorte de frère aîné, auquel, pour rien au monde, je ne voudrais causer du désagrément, je considère cette femme comme la plus foncièrement honnête, la plus inattaquable de toutes les mères de famille. Même autrefois, lorsqu’elle était toute jeune et gaie, du vivant de ses deux amours de babys, je ne m’y serais pas frotté. Encore moins aujourd’hui ! Aujourd’hui que, dans le vide de la maison sans enfants, madame Germondy, à jamais triste, commence à avoir quelques cheveux blancs. Elle ne songe même pas à les teindre.

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