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L’Avenir de la science

Ernest Renan · 1890 · Free in the US

509,483 words · about 35 h 41 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1890 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=L’Avenir_de_la_science&action=history). · Wikisource contributors

Text from Wikisource and set out for reading on screen; no words of the book are rewritten or summarized. How RedLectern is built

About this book

Author
Ernest Renan
Language
French
Published
1890
Length
509,483 words · about 35 h 41 min
Sections
29 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (29)
  1. Front matter about 11 h 33 min
  2. Texte entier about 11 h 33 min
  3. Préface about 17 min
  4. Dédicace about 4 min
  5. 1 about 12 min
  6. 2 about 31 min
  7. 3 about 56 min
  8. 4 about 18 min
  9. 5 about 24 min
  10. 6 about 15 min
  11. 7 about 9 min
  12. 8 about 38 min
  13. 9 about 12 min
  14. 10 about 52 min
  15. 11 about 11 min
  16. 12 about 21 min
  17. 13 about 30 min
  18. 14 about 9 min
  19. 15 about 1 h 3 min
  20. 16 about 24 min
  21. 17 about 1 h
  22. 18 about 35 min
  23. 19 about 31 min
  24. 20 about 9 min
  25. 21 about 19 min
  26. 22 about 36 min
  27. 23 about 45 min
  28. Notes about 1 h 1 min
  29. Table analytique about 13 min

Continue:

Front matter

L’année 1848 fit sur moi une impression extrêmement vive. Je n’avais jamais réfléchi jusque-là aux problèmes socialistes. Ces problèmes, sortant en quelque sorte de terre et venant effrayer le monde, s’emparèrent de mon esprit et devinrent une partie intégrante de ma philosophie. Jusqu’au mois de mai, j’eus à peine le loisir d’écouter les bruits du dehors. Un mémoire sur l’Étude du grec au moyen âge, que j’avais commencé pour répondre à une question de l’Académie des inscriptions et belles lettres, absorbait toutes mes pensées. Puis je passai mon concours d’agrégation de philosophie, en septembre. Vers le mois d’octobre, je me trouvai en face de moi-même. J’éprouvai le besoin de la foi nouvelle qui avait remplacé chez moi le catholicisme ruiné. Cela me prit les deux derniers mois de 1848 et les quatre ou cinq premiers mois de 1849. Ma naïve chimère de débutant était de publier ce gros volume sur-le-champ. Le 15 juillet 1849, j’en donnai un extrait à la Liberté de penser avec l’annonce que le volume paraîtrait dans quelques semaines ».

C’était là de ma part une grande présomption. Vers le temps, où j’écrivais ces lignes, M. Victor Le Clerc eut l’idée de me faire charger, avec mon ami Charles Daremberg, de diverses commissions dans les bibliothèques d’Italie, en vue de l’Histoire littéraire de la France et d’une thèse que j’avais commencée sur l’averroïsme. Ce voyage, qui dura huit mois, eut sur mon esprit la plus grande influence. Le côté de l’art, jusque-là presque fermé pour moi, m’apparut radieux et consolateur. Une fée charmeresse sembla me dire ce que l’Église, en son hymne, dit au bois de la Croix :

Flecte ramos, arbor alta, Tensa laxa viscera, Et rigor lentescat ille Quem dedit nativitas.

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