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Essais sur les principes des finances

Jean-Baptiste-Bertrand Durban · 1769 · Free in the US

75,743 words · about 5 h 18 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1769 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Essais_sur_les_principes_des_finances&action=history). · Wikisource contributors

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About this book

Author
Jean-Baptiste-Bertrand Durban
Language
French
Published
1769
Length
75,743 words · about 5 h 18 min
Sections
19 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (19)
  1. Front matter about 1 h 46 min
  2. Avertissement about 2 min
  3. Texte entier about 1 h 46 min
  4. 1 about 12 min
  5. 2 about 8 min
  6. 3 about 8 min
  7. 4 about 3 min
  8. 5 about 13 min
  9. 6 about 5 min
  10. 7 about 4 min
  11. 8 about 6 min
  12. 9 about 4 min
  13. 10 about 11 min
  14. 11 about 4 min
  15. 12 about 10 min
  16. 13 about 7 min
  17. 14 about 5 min
  18. 15 about 5 min
  19. Errata under 1 min

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ESSAIS

SUR

LES PRINCIPES

Avertissement

La machine des finances, telle que je la conçois, est une machine simple qu’on a inutilement compliquée, faute de la bien connoître. En me bornant à l’envisager du côté des principes, je n’avois donc que la matiere d’un fort petit ouvrage.

D’ailleurs, quiconque a, sur les différentes branches dont est composée la finance, quelques notions un peu justes, n’aura pas de peine à se convaincre, que de toutes les parties de l’administration, c’est celle qui fournit le plus à l’action & le moins aux préceptes.

D’un principe posé, je n’ai tiré, ni toutes les conséquences possibles, ni toutes les conséquences intermédiaire qui lioient la mienne à ce principe. J’ai fait ce qu’on est forcé de faire, quand on remonte à la nature des choses, pour fonder des régles générales par une suite de raisonnemens enchaînés de près les uns aux autres : j’ai donné moins à lire qu’à penser.

On verra que mon but a été de perfectionner des plans connus, & non de créer des systèmes.

Que dans les matieres de pure spéculation, la théorie s’exerce à produire d’ingénieuses nouveautés, ses écarts mêmes peuvent servir indirectement à hâter les progrès de l’esprit humain vers les connoissances utiles. Mais en fait d’administration, tout doit se plier aux loix de la pratique, qui ne veut que des plans, & rejette ce qui ne peut s’assujettir à la marche ordinaire de ses opérations.

Le systême de finance le mieux imaginé, n’est donc en soi qu’une belle chimère ; s’il n’est étayé d’un plan démontré praticable en tout point, jamais Ministre sage n’osera le risquer. Tout systême sans plan doit être à ses yeux, ce qu’est à ceux du calculateur exact, résultat d’une addition composée. Ce résultat peut être bon, mais il ne l’admet comme tel, qu’après avoir vérifié par la soustraction la justesse de son premier calcul.

À l’égard du style, j’ai tâché de l’assortir à la gravité du sujet ; je n’ai sacrifié le mérite d’être précis, que quand il a fallu chercher le mérite encore plus grand d’être clair.

Je crois n’avoir dit que très-peu de choses neuves : mais si des vérités déja connues tirent de nouveaux degrés de force & de lumiere, soit de l’ordre dans lequel je les rassemble, soit des applications que j’en fais ; si en convenant de la justesse des principes en eux-mêmes, les Lecteurs éclairés & sans passions, (les seuls pour qui j’écris) découvrent encore dans les conséquences exprimées ou sous-entendues qui en dérivent, la réponse à toutes les objections que je n’aurois pû me faire, sans sortir des bornes que je m’étois prescrites ; l’ouvrage aura rempli mes vues & passé de beaucoup mes espérances.

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