Front matter
LA VIE AMÉRICAINE TTP0SRAPB7IE F1RMIN-DIDOT ET Ce. — MESNIL (EURE) Inrp Char ion -Wittmajm LE PONT DE BROOKLYN près le tableau d'Emile Renous.au salon des Champs Elysées de Paris (1891) PholoÔ Braira Élément & C1C PAUL DE ROUSIERS La ¥ie Américaine OUVRAGE ILLUSTRÉ D'UNE HÉLIOGRAVURE ET DE 320 REPRODUCTIONS SUR CUIVRE DE CH.-G. PETIT & CIE n'Ar-HÈS LES PHOTOGRAPHIES FAITES SPÉCIALEMENT POUR L'OUVRAGE PAR M. GEORGES RIVIERE ET ACCOMPAGNÉ DE 17 PLANS OU CARTES DONT 2 EN COULEUR PARIS LIBRAIRIE DE FIRMIN-DIDOT ET CIE IMPRIMEURS DE L'INSTITUT, RUE JACOB, 56 1892 Reproduction et traduction réservées. CHAPITRE PRÉLIMINAIRE I. L'Amérique autrefois et aujourd'hui. — II. Le vrai théâtre de la vie américaine. III. Le trait saillant de la vie américaine. — IV. L'Est et l'Ouest. i. — l'amérique autrefois et aujourd'hui.
L'année 1892 verra le quatre centième anniversaire de la décou verte de l'Amérique. A l'époque éloignée où Christophe Colomb abordait aux îles Lu cayes, croyant toucher l'extrémité des Indes, personne ne soupçon nait assurément le rôle considérable que ce Nouveau Monde était appelé à jouer. L'enthousiasme fut grand sans doute à la cour de Ferdinand et d'Isabelle quand le hardi explorateur fit, au retour de sa première expédition, son entrée triomphale à Barcelone; on était saisi d'ad miration devant son heureux génie ; les hommes de science voyaient avec joie le cercle des connaissances humaines s'agrandir tout d'un coup; les hommes d'Etat rêvaient d'asseoir sur d'immenses conquêtes la puissance de leur pays; les commerçants supputaient déjà les gros bénéfices que ferait tomber dans leur caisse Texploitation de ces pays neufs, mais personne n'imaginait que les Indes occidentales pussent être pour l'Europe autre chose qu'une proie magnifique.
VIE AMÉRICAINE. — Cette première impression fut encore confirmée par la série de découvertes qui se continuèrent jusqu'au dix-huitième siècle. Plus on pénétrait avant dans l'immensité de ce continent nouveau , plus ses richesses naturelles apparaissaient à la fois considérables et inexploitées. Les indigènes avaient peu transformé ce sol encore cou vert de forêts inextricables et de vastes savanes; c'était un champ merveilleux ouvert à l'activité européenne. Aussi, pendant près de trois siècles, l'Amérique fut-elle considérée comme une sorte de dépendance de l'Europe ; chaque grande nation s'y était taillé de larges possessions et cherchait simplement à en tirer profit pour elle. La guerre de rindépendance fut en quelque sorte la première phase d'une désillusion qui n'est pas encore près de prendre fin.
The opening of the book is shown; the full text loads in the reader.
Loading the full text…
The end
You’ve reached the end of La Vie Américaine. Ouvrage illustré, etc.
