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Documents sur la Compagnie de Madagascar: précédés d'une notice historique publiés par les soins de M. le Baron P. de Richemont

Paul de Richemont · 1867 · Scanned text

142,166 words · about 9 h 57 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
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About this book

Author
Paul de Richemont
Language
French
Published
1867
Length
142,166 words · about 9 h 57 min
Sections
3 reader sections
Text
Scanned text, read from page scans by OCR; may contain errors
Rights
Public Domain Mark 1.0

 

Contents (3)
  1. Front matter about 1 h 53 min
  2. Chapitre II about 3 h 44 min
  3. Introduction about 4 h 21 min

Continue:

Front matter

DOCUMENTS sur la COMPAGNIE DE fl.lllUUMK PRÉCÉDÉS D'UNE NOTICE HISTORIQUE PUBLIÉS PAR LES SOINS UE M. LE BARON P. DE RICHEMONT SÉNATEUR ANCIEX COUVEKNEUB »E LA COMPAGNIE PARIS CHALLAMEL AINE, LIBRAIRE-ÉDITEUR, COMMISSIONNAIRE POUR LA MARINE, LES COLONIES ET LORIENT 27, RUE DE BELLECHASSE. La Compagnie de Madagascar, autorisée par tm décret impérial du 2 mai 1863, avait pour objet l'ex ploitation de la charte octroyée par le roi Radama à M. Lambert. L'établissement de la Société sur cette terre lointaine et ses chances de succès dépendaient principalement de la manière dont serait exécuté un traité conclu entre le gouvernement Hova et la France le 12 septembre 1862. Mais pendant que la Compagnie s'organisait à Paris, et avant que ses représentants eussent pu arriver à Ma dagascar, Radama était assassiné ; et bientôt le nouveau gouvernement hova, excité par des hommes étrangers au pays et hostiles aux intérêts de la France, se refu sait à exécuter le traité qui permettait seul à nos natio naux de s'établir avec sécurité dans celte contrée.

En présence de cette situation, le Gouvernement im périal invita la Compagnie à abandonner son œuvre, s'engageant à la faire indemniser par les Malgaches des dépenses qu'elle avait faites. Cette indemnité ayant été payée au mois de janvier 1866, TAssemblée générale des actionnaires prononça la dissolution de la Société le 26 mars suivant. Ainsi, la Compagnie de Madagascar n'a subsisté qu'un peu moins de trois ans. Mais, pendant ce court espace de temps, de sérieux travaux préparatoires avaient été faits en vue d'une organisation durable. Une mission com posée d'ingénieurs, d'agents commerciaux, ef d'hommes spéciaux appartenant à diverses industries, avait été en voyée pour explorer la grande île africaine et en reconnaître les richesses minérales, forestières et agricoles. Malgré les obstacles apportés à leurs investigations, les agents de la Compagnie opérèrent d'importantes consta tations.

Aussi la dernière Assemblée générale des Actionnaires s'associa-t-elle au vœu que j'exprimais, en ces termes, dans mon rapport du 26 mars 1 866 : « Si courte qu'ait été l'existence de la Compagnie de « Madagascar, par la grandeur de la pensée qui l'avait « créée, par l'importance de son but, par son organisa it tion, par les études, les recherches, les travaux dont « elle a été l'occasion; enfin, par les efforts réunis de « tous ceux qui ont contribué à la former ou à la diriger, « elle constitue une page de notre histoire commer « ciale qui ne doit pas être effacée. « Votre Conseil d'administration a été unanime à ÎS « penser qu'il serait utile et digne, de vous de recueillir « tous les actes et documents de la Compagnie qu'il y « aurait intérêt à conserver. D'autres, peut-être, mieux et servis par les circonstances, reprendront après nous « l'œuvre que nous sommes contraints d'abandonner, « et la trace de nos efforts ne serait perdue ni pour eux, « ni pour le pays. « Si vous approuvez cette pensée, je me ferai person « nellement un devoir de donner mes soins à ce travail, « et je m'assurerai le concours du secrélaire de la Com « pagnie, M. Francis Riaux. » L'Assemblée adopta cette proposition par un vote unanime.

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