L'Afrique centrale française (part 4 of 5)
1779. Strombus tuberculatus Schröter, Geschichte d. flusconchyl., p. 373.
1779. Strombus costatus Schröter, loc. cit. ; p. 373, Taf. VIII, fig. 14.
1804. Melanoïdes fasciolata Olivier, Voyage empire Ottoman, II, p. 40, Pl. XXXI, fig. 7.
1822. Melania fasciolata de Lamarck, An. sans vertèbres ; VI, 2e part., p. 174.
1847. Melania pyramis Buch in : Philippi, Abbild. Conchyl., II, p. 172, Taf. IV, fig. 16.
1852. Vivipara fasciolata Raymond, Journ. Conchyl., III, p. 326.
1853. Melania tuberculata Bourguignat, Catal. rais. Mollusques Orient, p. 65.
1861. Melania Rothiana Mousson, Coq. Roth, p. 61.
1864. Melania tuberculata Bourguignat, Malacol. terr. fluv. Algérie, II, p. 251, Pl. XV, fig. 1-11.
1865. Melania tuberculata Dohrn, Proceed. zoolog. soc. London, p. 234.
1865. Melania rubropunctata Tristam, Proceed. zoolog. soc. London, p. 541.
1865. Melania tuberculata Martens, Malakozool. Blätter, XI, p. 205.
1869. Melania tuberculata Martens, Nachrichtsbl. d. Malak. ges., I, p. 154.
1874. Melania tuberculata Jickeli, Land- und Süssw. Mollusk. Nordostafrik., p. 251.
1874. Melania abyssinica Ruppel in : Jickeli, loc. cit. ; p. 253.
1877. Melania tuberculata Smith, Proceed. zoolog. soc. London ; p. 712.
1879. Melania tuberculata Martens, Sitz. ber. d. ges. natur. Freunde in Berlin, p. 104.
1881. Melania tuberculata Smith, Proceed. zoolog. soc. London ; p. 291.
1882. Melania tuberculata Bourguignat, Mollusq. terr. fluv. mission Revoil au pays Çomalis, p. 90.
1883. Melania Rothiana Locard, Malacol. lacs Tibériade, Antioche, etc., p. 32.
1883. Melania tuberculata Bourguignat, Hist. malacol. Abyssinie ; p. 102 et 131.
1884. Melania tuberculata Bourguignat, Hist. Melaniens syst. europ., p. 5 et Ann. malacologie, II, p. 5.
1887. Melania tuberculata Bourguignat, _Bullet. soc. malacol. France_ ; IV, p. 267.
1888. Melania tuberculata Pollonera, Bollettino della Società malacologica Italiana ; XIII, part. II, p. 34.
1888. Melania tuberculata Smith, Proceed. zool. soc. London ; p. 52.
1888. Melania tuberculata Bourguignat, Iconogr. malacol. lac Tanganika ; p. 27. Pl. XI, fig. 26-27.
1889. Melania tuberculata Bourguignat, Bullet. soc. malacol. France, VI, p. 5 et 51.
1889. Melania tuberculata Bourguignat, Mollusq. Afrique équator. ; p. 182.
1890. Melania tuberculata Smith, Ann. magaz. natur. history ; 6e série, VI, p. 149.
1890. Melania tuberculata Bourguignat, Hist. malacol. lac Tanganika ; p. 163, Pl. XI, fig. 26-27 ; et Ann. sc. natur. ; 7e série, X, même paginat.
1891. Melania tuberculata Smith, Proceed. zoolog. soc. London ; p. 310.
1892. Melania tuberculata Martens, Sitz. bericht. d. ges. nat. Freunde Berlin, p. 173.
1893. Melania tuberculata Bourguignat, Mollusques Nyanza-Oukéréwé, p. 4.
1894. Melania tuberculata Ancey, Mém. soc. zoolog. France ; VII, p. 224.
1896. Melania tuberculata Sturany in : Baumann, Durch Massailand zur Nilquelle, p. 10.
1898. Melania tuberculata Martens, Beschalte Weichth. Ost-Afrik. ; p. 193.
1898. Melania tuberculata Pollonera, Bollet. Musei zoolog. anat. comp. R. univers. Torino, XIII, no 313, p. 12 (4 mars 1898).
1904. Melania tuberculata Smith, Proceed. malacolog. soc. London ; VI, p. 100.
1904. Melania tuberculata de Rochebrune et Germain, Mém. soc. zoolog. France ; XVII, p. 7.
1904-1906. Melania tuberculata Germain, Bullet. Muséum hist. natur. Paris ; X, p. 353 ; XI, p. 257 et p. 328 ; XII, p. 54, p. 59 et p. 297.
Cette espèce cosmopolite est extrêmement abondante dans certaines régions de l’Afrique. Elle habite particulièrement le lac Tchad où tous les voyageurs qui ont exploré ces régions en ont recueilli de nombreux exemplaires. Le plus souvent on trouve le Melania tuberculata sur les plages sableuses où l’accumulation des individus forme parfois une couche atteignant plusieurs centimètres d’épaisseur. Les échantillons ont, dans ce cas, entièrement perdu leur épiderme. Il est d’ailleurs relativement rare de trouver des exemplaires vivants ou simplement en bon état de conservation.
Région de Tombouctou, abords des lacs Daouna. [Mission du général de TRENTINIAN] août 1899.
Lac Tchad, archipel Kouri, octobre 1903. Une centaine d’exemplaires.
* * *
Melania (Plotia) scabra Müller[449]. — Bien qu’elle n’ait pas été recueillie, au cours de la Mission, cette coquille est si répandue dans l’O. africain qu’on la rencontrera sans doute un jour dans le Chari. Sous le nom de Plotia Leroyi, Bourguignat[450] a décrit une espèce qui ne diffère pas du M. scabra. Quant au Plotia Bloyeti du même auteur, ce n’est qu’une variété minor de la même espèce. Elle n’en diffère en effet, dit BOURGUIGNAT, que « par sa taille moitié plus petite, par sa forme plus ventrue, moins oblongue, par sa spire moins allongée »[451].
Un assez grand nombre de Mélanies ont été découvertes, dans ces dernières années, dans le cours du Haut-Congo et de quelques-uns de ses affluents. Elles ont été décrites et figurées par DUPUIS et PUTZEYS dans un travail auquel je renvoie le lecteur, aucune de ces espèces n’ayant été signalée dans le Chari ou ses tributaires[452].
PÉLÉCYPODES
=Famille des UNIONIDÆ=
Genre UNIO Philippsson[453].
§ 1. — UNIO sensu stricto.
=Unio mutelæformis= Germain. PLANCHE LITHOGR., fig. 3-4.
1906. Unio mutelæformis Germain, Bull. Muséum hist. natur. Paris ; XII, no 1, p. 60, note 1 [sans descript.].
1906. Unio mutelæformis Germain, Mém. soc. zoolog. de France ; XIX, p. 336.
Coquille de petite taille, d’une forme subrectangulaire très allongée ; valves médiocrement solides, peu bombées ; bords supérieur et inférieur tout à fait parallèles ; bord supérieur rectiligne ; bord inférieur presque droit, à peine subsinueux en son milieu, légèrement remontant à son extrémité ; région antérieure médiocre, bien arrondie ; région postérieure fort allongée dans le sens horizontal, à peu près trois fois aussi longue que l’antérieure, conservant la même hauteur jusqu’au niveau de l’angle postéro-dorsal, puis s’atténuant, surtout supérieurement, en une partie rostrale aiguë ; sommets assez antérieurs (mais très notablement moins que dans l’Unio Monceti Bourguignat), médiocrement ventrus, comprimés latéralement ; crête dorsale bien accentuée ; charnière présentant : sur la valve droite une cardinale double et deux latérales très longues et peu saillantes ; sur la valve gauche une cardinale très haute, subquadrangulaire, nettement denticulée, et une latérale très longue, médiocrement saillante ; empreintes musculaires : antérieure profonde, postérieure superficielle.
Longueur maximum : 24-26 millimètres ; hauteur max. : 9-10 millimètres ; épaiss. max. : 5 millimètres.
Test d’un marron jaunacé ou ocracé[454], parfois très sombre[455], légèrement excorié vers les sommets ; stries d’accroissement assez délicates, régulières, plus fortes postérieurement ; nacre assez irisée, bleu de prusse clair.
Cette espèce ne peut se rapprocher que de l’Unio Monceti Bourguignat[456] ; on l’en distinguera :
Par son test non chevronné ; par sa forme beaucoup plus allongée quoique la région postérieure ne soit, comme dans le type Monceti, que trois fois aussi longue que l’antérieure, mais l’Unio Monceti présente une région antérieure remarquablement écourtée, très arrondie, avec des sommets tout à fait antérieurs ; par ses sommets bien moins proéminents ; par sa forme beaucoup plus comprimée.
Rapides du Gribingui, janvier 1903 (Dr DECORSE) ; 1 exemplaire.
Le Mamoun (pays de Senoussi) ; mars 1903 ; 1 exemplaire.
Le lac Tchad (M. le lieutenant L. LACOIN, 1902) ; 2 échantillons.
Variété =chariensis= Germain, nov. var.
Cette coquille diffère du type :
Par sa forme plus écourtée, elliptico-ovalaire ; par son bord supérieur légèrement ascendant et un peu subconvexe ; par son bord inférieur, non pas rectiligne, mais très notablement et régulièrement convexe ; par son bord postérieur plus développé en hauteur par suite de la divergence plus nette des bords supérieur et inférieur, ce qui fait que la hauteur maximum de la coquille n’est pas égale, comme dans le type, à la hauteur de la verticale, mais se trouve reportée vers la région postérieure ; par ses deux carènes dorsales assez accentuées ; etc.
Chez cette petite coquille, les sommets sont très peu proéminents, le ligament est peu robuste et fort court ; le test, d’un roux jaunâtre pâle, présente des stries d’accroissement fines, serrées et régulières ; la nacre, très irisée, est d’un rose saumon particulièrement vif.
Le Mamoun (pays de Senoussi) ; mars 1903. Avec le type.
§ 2. NODULARIA Conrad[457].
Unio (Nodularia) æquatoria Morelet.
1885. Unio æquatorius Morelet, Journ. de Conchyliol. ; XXXIII, p. 31, Pl. II, fig. 9.
1890. Unio æquatorius Paetel, Conch. Sam., III, p. 144.
1891. Unio landanensis Schepman, Notes Leyden Mus. ; VIII, p. 113, Pl. VIII, fig. 3a-3b.
1900. Nodularia æquatoria Simpson, _Proceed. unit. stat. nat. Museum_ ; XXII, p. 823.
Coquille ovalaire un peu allongée ; bord supérieur un peu convexe dans une direction très légèrement ascendante ; bord inférieur bien convexe ; région antérieure médiocre, arrondie ; région postérieure semi- elliptique, plus de deux fois aussi longue que l’antérieure ; sommets petits, assez proéminents ; charnière typique de Nodularia.
Test médiocrement épais, assez solide, d’un vert olivâtre foncé ; stries d’accroissement fines, serrées, régulièrement distribuées ; nacre bien irisée d’un rose violacé.
Les échantillons recueillis par M. A. CHEVALIER correspondent bien à cette description ; mais ils sont de taille beaucoup plus petite, constituant une variété minor parfaitement nette (longueur max : 27-30 millimètres ; hauteur max. : 16-17 1/2 millimètres ; épaisseur maximum : 11-12 millimètres). Quelques exemplaires ont un épiderme soyeux rappelant celui que l’on observe chez l’Unio Fellmanni Deshayes[458] d’Algérie.
Dans le Bangoran, 10 février 1903 ; 1 exemplaire.
Le Mamoun (pays de Senoussi). Mars 1903 ; 1 exemplaire.
=Unio (Nodularia) Chivoti= Germain[459], nov. sp. PLANCHE V, fig. 23.
1907. Unio (Nodularia) Chivoti Germain, Bulletin Muséum hist. natur. Paris ; no 1, p. 66.
Coquille de taille moyenne, assez régulièrement ovalaire, très comprimée ; valves minces, mais assez solides, à peine baillantes antérieurement ; bord supérieur régulièrement subconvexe ; bord inférieur très régulièrement et très largement convexe ; région antérieure arrondie, un peu décurrente à la base ; région postérieure une fois et demie plus longue que l’antérieure, terminée par un rostre légèrement tronqué ; sommets érosés, médiocrement proéminents, assez gros et obtus ; arête dorsale médiocrement accentuée ; charnière présentant : sur la valve droite, deux cardinales médiocres, l’inférieure plus élevée que la supérieure, presque lisse, à peine serrulée à son extrémité antérieure, la supérieure un peu plus longue, moins haute, plus mince ; lamelle latérale très longue, mince et saillante ; sur la valve gauche : une dent cardinale subtriangulaire assez élevée et deux lamelles très longues, minces, assez saillantes, l’inférieure plus haute que la supérieure ; impressions musculaires : antérieure médiocre, postérieure très superficielle ; ligament très court, d’un marron brillant.
Longueur max. : 31 millimètres ; hauteur max. : 19 millimètres à 10 1/2 millimètres des sommets ; épaisseur max. : 10 millimètres.
Test marron foncé, passant au brun noirâtre à la région antérieure, présentant des stries d’accroissement fines, assez régulières, très serrées, plus fines et plus irrégulières postérieurement, orné en outre de rides fulgurantes plus ou moins saillantes partant des sommets. Ces rides ne se trouvent que dans la région supérieure du test où elles entourent pour ainsi dire le sommet ; elles sont plus développées postérieurement ; au milieu et antérieurement elles se résolvent en granulations saillantes. Cette sculpture du test est, de tous points, comparable à celle des Unios du Victoria-Nyanza. Nacre bien irisée, bleu de prusse assez foncé.
Le Mamoun (pays de Senoussi) ; mars 1903.
=Unio (Nodularia) bangoranensis= Germain nov. sp. PLANCHE V, fig. 22.
1907. Unio (Nodularia) bangoranensis Germain, Bulletin Muséum hist. natur. Paris ; no 1, p. 66.
Coquille de petite taille, de forme ovalaire-allongée, assez convexe ; valves solides, médiocrement épaisses, assez baillantes antérieurement, très peu baillantes postérieurement ; bord supérieur régulièrement convexe ; bord inférieur bien convexe ; région antérieure arrondie, légèrement décurrente à la base ; région postérieure à peine une fois et demie aussi longue que l’antérieure, terminée par un rostre médiocre ; sommets médiocrement obtus, un peu comprimés ; arête dorsale très émoussée ; charnière présentant : sur la valve droite : deux cardinales médiocrement longues, l’inférieure subtriangulaire très élevée, beaucoup plus élevée que la supérieure qui est très peu développée, et une longue lamelle latérale peu saillante ; sur la valve gauche : une cardinale assez haute formée de deux pointes saillantes séparées : la première presque sous les sommets, très aiguë ; la seconde au voisinage de l’angle antéro-dorsal, plus longue et plus mousse[460] ; deux lamelles latérales très longues ; impressions musculaires : antérieure profonde, postérieure très superficielle ; ligament court, assez robuste.
Longueur maximum : 23-36 millimètres ; hauteur maximum : 13 1/2 millimètres (à 5 1/2 millimètres des sommets) — 21 1/2 millimètres (à 12 millimètres des sommets) ; épaisseur maximum : 10-14 millimètres.
Test marron très foncé, presque noir, largement excorié au voisinage des sommets ; stries d’accroissement fines, serrées et irrégulières ; nacre bleuâtre, quelquefois saumonée, bien irisée.
Cette espèce ressemble, par le contour de ses valves, à l’Unio Chivoti ; mais elle s’en éloigne par sa forme plus écourtée, la région postérieure étant notablement plus développée ; par ses valves beaucoup plus bombées et bibaillantes (elles ne sont baillantes qu’antérieurement chez l’U. Chivoti) ; et surtout par la sculpture toute différente du test.
Dans le Bangoran, affluent du Chari (Pays de Senoussi), février 1903 ; 1 exemplaire complet et 1 valve [A. CHEVALIER].
Rapides du Bas Gribingui, janvier 1903 [Dr DECORSE] ; 2 échantillons.
Le Chari, à Fort-Archambault, mai 1903 [Dr DECORSE] ; 1 échantillon.
=Unio (Nodularia) Lacoini= Germain[461].
1905. Unio (Nodularia) Lacoini Germain, Bullet. Muséum hist. nat. Paris, XI, no 6, p. 489 (sans descript.).
1906. Unio (Nodularia) Lacoini Germain, Mémoires soc. zoolog. de France, XIX, p. 237, pl. IV, fig. 11-12.
Coquille ovalaire-allongée, assez ventrue, solide, opaque ; bord supérieur à peu près rectiligne ; bord antérieur arrondi, un peu anguleux supérieurement ; bord inférieur régulièrement convexe ; région postérieure allongée, une fois et demie à deux fois plus longue que l’antérieure, présentant une arête dorsale assez nettement accusée chez les jeunes, devenant obtuse chez l’adulte ; sommets proéminents, souvent excoriés et, dans ce cas, laissant voir une nacre blanche sur laquelle les tubercules et les chevrons du test apparaissent nettement ; dents cardinales au nombre de 2 sur la valve droite, relativement bien allongées, la supérieure moins haute que l’inférieure, séparées par une rainure profonde ; une seule cardinale sur la valve gauche, haute, robuste, légèrement comprimée et finement serrulée ; lamelles latérales au nombre de deux sur la valve gauche, minces, comprimées, parallèles et séparées par un sillon profond ; une seule lamelle latérale sur la valve droite, très longue, élevée et assez tranchante ; impressions musculaires : antérieure arrondie et assez profonde, postérieure superficielle.
Longueur maximum : 30-36 millimètres ; hauteur maximum : 19-22 millimètres ; épaisseur maximum : 14-16 millimètres.
Test d’un marron pâle, parfois jaunacé, présentant des stries d’accroissement très fines mais peu régulières et des tubercules ou des chevrons au voisinage des sommets ; nacre irisée, bleuâtre ou rosée.
Cette espèce est très polymorphe tant par sa forme générale que par l’ornementation sculpturale du test. On peut ainsi distinguer les mutations suivantes qui se définissent d’elles-mêmes :
Var. ex-forma : =elongata= Germain.
— =curta= Germain.
— =compressa= Germain.
L’ornementation du test se compose, fondamentalement, de stries assez fines qui, sur certains échantillons, deviennent fortes, assez saillantes et très irrégulières. Il s’y ajoute souvent, au voisinage des sommets, soit des tubercules, soit des chevrons, soit à la fois des tubercules et des chevrons.
L’Unio Lacoini se rapproche à la fois de l’Unio (Nodularia) ægyptiaca Cailliaud, dont il diffère par sa forme plus elliptique ; par ses dents cardinales beaucoup plus longues ; etc... et de l’Unio (Nodularia) Faidherbei Jousseaume qui s’en sépare par ses valves beaucoup moins convexes ; ses sommets plus antérieurs ; etc...
Faguibine (Haut-Sénégal), 1900 ; 10 échantillons.
Le lac Tchad, Kanassarom, sur la côte nord-est [M. le lieutenant L. LACOIN, 1902] ; 6 exemplaires.
* * *
Deux Unios seulement sont à ajouter aux espèces précédentes : l’un appartient à la série des Nodularia, l’autre à celle des Grandidieria Bourguignat[462].
Unio (Nodularia) essoensis Chaper[463]. — M. le capitaine DUPERTHUIS a découvert dans le Kanem (Tchad oriental) trois exemplaires d’une variété minor Germain[464] de cette espèce. Le test est mince, léger, recouvert d’un épiderme marron brillant, orné d’étroits rayons vert émeraude particulièrement nombreux à la région postérieure. Les sommets sont parfois ornés de forts tubercules. La nacre, bien irisée, est orangée.
Longueur : 26-32 millimètres ; hauteur maximum : 20-23 millimètres ; épaisseur maximum : 11-15 millimètres.
Quelques échantillons très frustes, d’une espèce de Nodularia, ont été rapportés des lacs Daouna, dans la région de Tombouctou [Mission du général de TRENTINIAN, 1899]. Leur mauvais état de conservation ne permet pas de les déterminer spécifiquement ; ils sont cependant intéressants puisqu’ils permettent d’affirmer que les Nodularia habitent les lacs, encore inconnus au point de vue faunique, des environs de Tombouctou.
Unio (Grandidieria) tsadianus Martens[465]. — Coquille solide, oblongue-elliptique, très renflée ; région antérieure courte et arrondie ; région postérieure rostrée ; bord supérieur subrectiligne ; bord inférieur très convexe ; sommets renflés, situés au quart de la longueur totale.
Longueur : 31 millimètres ; hauteur maximum : 20 millimètres ; épaisseur maximum : 18 millimètres.
Test épais, solide, jaune fauve ou verdâtre, irrégulièrement strié. Nacre irisée, bleuâtre.
Habite le lac Tchad, aux environs de Kouka [lieutenant allemand GLAUNING, 1902]. C’est la première fois qu’une espèce de la série des Grandidieria est signalée en dehors des lacs Tanganika, Victoria- Nyanza ou Rodolphe. Le fait est d’autant plus intéressant que le lac Tchad nourrit également des Pliodons appartenant justement à la section Cameronia si largement représentée dans le lac Tanganika.
=Sous-Famille des ÆTHERIDÆ[466].=
Genre ÆTHERIA de Lamarck[467].
Ætheria elliptica de Lamarck.
1807. Ætheria elliptica de Lamarck, Ann. Muséum hist. natur. Paris, X, p. 401, pl. XXIX et pl. XXX, fig. 1.
1807. Ætheria trigonula de Lamarck, loc. cit., p. 403, pl. XXX et XXXI.
1807. Ætheria semilunata de Lamarck, loc. cit., p. 404, pl. XXXII, fig. 1-2.
1807. Ætheria transversa de Lamarck, loc. cit., p. 404, pl. XXXII, fig. 3-4.
1819. Ætheria elliptica de Lamarck, Anim. s. vertèbres, VI, I, p. 100.
1819. Ætheria trigonula de Lamarck, loc. cit., p. 100.
1819. Ætheria semilunata de Lamarck, loc. cit., p. 100.
1819. Ætheria transversa de Lamarck, loc. cit., p. 100.
1820. Ætheria semilunata Sowerby, Genera of shells, I.
1823. Ætheria Cailliaudi de Férussac, Mém. Æth. ; in : Mém. Acad. sc., I, p. 359.
1823. Ætheria Lamarcki de Férussac, loc. cit., p. 359.
1823. Ætheria plumbea de Férussac, loc. cit., p. 359.
1825. Ætheria tubifera Sowerby. Zoolog. Journal, I, p. 523, pl. XIX.
1826. Ætheria Cailliaudi Cailliaud, Voyage à Méroë, II, p. 222, IV (1827), p. 261 ; atlas, II (1823), pl. LXI, fig. 1-3.
1830. Ætheria Carteroni Michelin, Magas. zoolog., Mollusques, I, pl. I, fig. 1.
1834. Ætheria plumbea Rang et Cailliaud, Mém. Eth., p. 15 et Ann. Muséum Paris (3), III, p. 142.
1834. Ætheria Lamarcki Rang et Cailliaud, loc. cit., p. 17 et p. 143.
1834. Ætheria Cailliaudi Rang et Cailliaud, loc. cit., p. 17 et p. 143.
1858. Ætheria semilunata H. et A. Adams, Genera of recent Mollusca, pl. CXX, fig. 3.
1858. Ætheria semilunata Woodward, Manual of Conchol., pl. XVIII, fig. 7.
1862. Ætheria Caillaudi Chenu, Man. Conch., II, p. 150, fig. 139.
1866. Ætheria Cailliaudi von Martens, Malak. Blätter, XIII, p. 9.
1868. Ætheria plumbea Morelet, Voyage Welwitsch, Moll., p. 100.
1872. Ætheria elliptica Reeve, Conchol. Icon., XVIII, fig. 1-1_b_.
1872. Ætheria Cailliaudi Reeve, loc. cit., fig. 2-2 a.
1874. Ætheria Cailliaudi Jickeli, Land- und Süssw. Moll. N. Ost- Afrik., p. 281.
1880. Ætheria elliptica Smith. Proceed. zoolog. soc. London, p. 352.
1881. Ætheria Pettrettini Bourguignat, Matér. hist. Mollusques Acéph. syst. Européen, p. 53 et p. 70.
1881. Ætheria Letourneuxi Bourguignat, loc. cit., p. 56 et p. 70.
1881. Ætheria Chambardi Bourguignat, loc. cit., p. 56 et p. 69.
1881. Ætheria nilotica Letourneux in : Bourguignat, loc. cit., p. 58 et p. 66.
1881. Ætheria Cailliaudi Bourguignat, loc. cit., p. 64.
1881. Ætheria tubifera Bourguignat, loc. cit., p. 65.
1881. Ætheria elliptica Bourguignat, loc. cit., p. 66.
1881. Ætheria senegalica Bourguignat, loc. cit., p. 68.
1881. Ætheria semilunata Bourguignat, loc. cit., p. 70.
1881. Ætheria transversa Bourguignat, loc. cit., p. 71.
1881. Ætheria Carteroni Bourguignat, loc. cit., p. 71.
1883. Ætheria Cailliaudi Bourguignat, Hist. malacolog. de l’Abyssinie, p. 137.
1883. Ætheria tubifera Bourguignat, loc. cit., p. 137.
1883. Ætheria nilotica Bourguignat, loc. cit., p. 138.
1886. Ætheria Bourguignati de Rochebrune, Bullet. soc. malacologique de France, III, p. 14.
1886. Ætheria Cailliaudi Jousseaume, Bullet. soc. zoolog. de France, XI, p. 501 (à part, p. 31).
1886. Ætheria plombea Jousseaume, loc. cit., p. 501 (à part, p. 31).
1890. Ætheria Cailliaudi Dautzenberg, Mémoires soc. zoolog. de France, III, p. 135.
1892. Ætheria elliptica Smith, Ann. magaz. natur. history, 6e série, X, p. 381.
1898. Ætheria elliptica Martens, Beschalte Weichth. Ost-Afrik., p. 216.
1898. Ætheria elliptica var. Cailliaudi Martens, loc. cit., p. 217.
1898. Ætheria elliptica var. tubifera Martens, loc. cit., p. 217.
1898. Ætheria semilunata de Rochebrune et Germain, Mém. société zoolog. de France, XVII, p. 27.
1904. Ætheria Bourguignati de Rochebrune et Germain, loc. cit. XVII, p. 27, pl. II, fig. 8.
1905. Ætheria semilunata Germain, Bullet Muséum hist. nat. Paris, XI, no 5, p. 331.
1905. Ætheria Cailliaudi Germain, loc. cit., XI, no 5, p. 331.
1905. Ætheria elliptica Germain, loc. cit., XI, no 4, p. 260.
Le genre Ætheria a été créé par DE LAMARCK en 1807[468] pour des coquilles fluviatiles, ressemblant à des Huîtres, que l’on crut marines jusqu’aux découvertes faites, dans le Nil, par le voyageur nantais CAILLIAUD. Il n’est peut-être aucun Mollusque aussi polymorphe et je crois que l’on doit considérer toutes les Æthéries décrites jusqu’ici comme appartenant à une seule espèce. C’est d’ailleurs l’opinion du Dr R. ANTHONY[469] qui compte publier, très prochainement, une importante monographie de ce genre particulier aux fleuves de l’Afrique[470].
Coquille irrégulière ou très irrégulière, généralement inéquivalve ; crochets prolongés en un talon plus ou moins développé ; charnière sans dents, épaisse et sinueuse ; ligament interne ou externe contigu à une fosse ligamentaire très profonde ; impressions musculaires antérieure et postérieure bien marquées ; impression palléale étroite. Test épidermé, le plus souvent foliacé ; intérieur des valves nacré.
Les Æthéries sont des animaux libres dans leur jeune âge. Leur coquille est alors régulière, « en tout semblable à un petit Unionidé et, plus spécialement, en raison de son absence de dents, à une petite Anodonte »[471]. Au bout d’un certain temps, ces jeunes Æthéries se fixent et cette fixation se fait indistinctement sur la valve droite ou sur la valve gauche, contrairement à ce qu’on observe chez les Mulleria qui se fixent toujours par la valve droite[472].
Les Æthéries se fixant sur tous les corps étrangers, il en résulte fatalement des déformations, souvent très considérables, dans la forme de la coquille. Tel est le cas du très bel échantillon, recueilli par M. A. CHEVALIER, et qui a dû être fixé sur une branche submergée. La coquille est devenue absolument ellipsoïdale assez allongée, la valve libre très profonde (Longueur : 120 millimètres ; hauteur maximum : 59 millimètres ; épaisseur maximum : 60 millimètres). Cet exemplaire a été trouvé dans le Chari (Mamoun, pays de Senoussi), en mars 1903, par M. A. CHEVALIER.
On a constaté la présence des Æthéries dans presque toute l’Afrique équatoriale, depuis le Nil jusqu’au Sénégal, au Niger, à la Gambie et au Congo. C’est un Mollusque ordinairement commun, formant très souvent des bancs denses qui, par la suite, devenus subfossiles, sont employés par les indigènes à la fabrication de la chaux.
M. A. CHEVALIER a rapporté de nombreux échantillons d’Æthéries recueillis dans les localités suivantes :
Le moyen Niger, entre Bamakou et Tombouctou (commun). [Mission du général DE TRENTINIAN, 1899].
Pays de Corbol, au S. du Baguirmi, dans le canal (juillet 1902). [A. CHEVALIER].
Rivière sablonneuse et marais du Mamoun ; lit du Boungoul (pays de Senoussi), mars 1903. [A. CHEVALIER].
Dans le lac Iro, territoire du Chari. Juin 1903.
Le Gribingui (Haut-Chari), fixé aux blocs éboulés de poundingues ferrugineux. Novembre 1903. Employé par les indigènes pour fabriquer la chaux.
Bords de la rivière Komadougou, près le village de Tselloum, dans le Bornou. (Janvier 1900). [F. FOUREAU].
Le Chari, au village de Mara, 28 février 1900 [F. FOUREAU].
Rivière Logone, au village de Kousri, 22 mars 1900 [F. FOUREAU].
=Famille des MUTELIDÆ=
Genre SPATHA Lea[473].
§ 1. SPATHA sens. str.
Spatha rubens de Lamarck.
1819. Anodonta rubens de Lamarck, Anim. sans vertèbres, VI, part. II, p. 85.
1823. Anodonta rubens Cailliaud, Voyage à Méroë, IV [1827], p. 262 ; Atlas, II, 1823, Pl. LX, fig. 12.
1835. Iridina rubens Rang, Nouv. Ann. du Muséum Paris ; p. 314.
1836. Iridina rubens Lea, Synopsis of Naïades, p. 56.
1839. Iridina solida Anton, Verz. der Conch., p. 16.
1838. Platiris (Spatha) rubens Lea, Synopsis of Naïades, p. 33.
1853. Anodonta solida Küster, Conchyl. Cabinet, Anod., p. 50, Taf. XII, fig. 1.
1857. Spatha rubens H. et A. Adams, Gen. rec. Moll., II, p. 507, Pl. CXIX.
1859. Spatha rubens Chenu, Man. Conchyl., II, p. 148, fig. 729.
1867. Anodon rubens Sowerby in : Reeve, Conch. Icon., XVII, Pl. II. fig. 5.
1876. Spatha rubens Clessin, in : Martini et Chemnitz, Syst. Conchyl. Cabinet Anod., Pl. LXI, fig. 1.
1890. Spatha rubens Paetel, Conch. Sam., III. p. 188.
1900. Spatha rubens Simpson, Proceed. unit. stat. nation. Muséum, XXII, p. 896.
Cette espèce bien connue se rencontre dans toute l’Afrique équatoriale. Elle est abondante dans tous les cours d’eau, depuis le Nil jusqu’au Sénégal. Sa forme et sa taille varient, mais il est impossible de séparer, ainsi que le voulait BOURGUIGNAT[474], les exemplaires qui habitent le Nil de ceux qui vivent dans le Sénégal. La coquille nommée Spatha Cailliaudi par von MARTENS[475] et très exactement figurée par JICKELI[476], n’est encore qu’une variété du Spatha rubens qui habite d’ailleurs les mêmes localités que le type.
Les exemplaires recueillis par la Mission sont assez nombreux ; ils possèdent un test très pesant, marron foncé, un peu brillant ; les stries d’accroissement sont grossières et fort irrégulières ; la nacre, d’un bel orangé, est très irisée. Voici les dimensions de quelques échantillons :
Longueur 101 111 111 114 114 118 124 125 120 131 mm. max. : 1/2
Largeur 64 72 75 74 79 78 78 78 78 82 — max. :
Epaisseur 39 48 47 45 46 56 47 50 44 45 — max. : 1/2
Les deux derniers échantillons correspondent à une variété compressa très voisine du Spatha Lepsii Jickeli[477], espèce que l’on doit encore rattacher, comme variété, au Spatha rubens.
Variété rotundata Martens.
1898. Spatha rotundata Martens, Beschalte Weichth. Ost-Afrikas ; p. 242, figuré p. 243.
Coquille plus petite, plus régulièrement arrondie ; bord inférieur plus convexe ; sommets moins antérieurs, parfois presque médians. Même test épais, solide ; stries d’accroissement plus fines ; nacre très irisée, rougeâtre ou violacée.
Longueur max. : 71-77-80 millimètres ; hauteur max. : 50-50-51 millimètres ; épaisseur maximum : 27-33-33 millimètres.
Cette espèce n’est peut-être que l’état jeune du Spatha rubens.
Le Chari, dans le pays de Senoussi. [Mars 1903] ; 4 exemplaires recueillis avec Spatha rubens.
Variété =Chudeaui= Germain, nov. var.[478].
1907. Spatha rubens var. Chudeaui Germain, Bulletin Muséum hist. natur. Paris ; no, 1. p. 65.
Coquille de grande taille, subtrapézoïdale, médiocrement allongée ; valves bien bombées, très épaisses, pesantes ; bord supérieur convexe dans une direction très ascendante ; bord inférieur un peu sinueux, formant, avec le bord supérieur, un angle très accentué ; région antérieure très peu développée, arrondie ; angle antéro-dorsal fort saillant ; région postérieure bien développée, à peine subtronquée, un peu plus de deux fois aussi longue que l’antérieure ; crête dorsale très obtuse ; sommets bien antérieurs, peu proéminents, largement excoriés ; ligament très robuste ; empreintes musculaires antérieures très profondes ; postérieures profondes, palléale médiocre.
Longueur max. : 126 millimètres ; hauteur max. : 86 millimètres, à 52 millimètres des sommets ; épaisseur max. : 54 millimètres.
Test solide, recouvert d’un épiderme brun très foncé, presque noir ; stries d’accroissement fortes, irrégulières, plus faibles antérieurement ; nacre très irisée, d’un rose saumon vif.
Cette magnifique variété se distingue du type :
Par la position très antérieure de ses sommets ; par la région postérieure plus développée, terminée par une partie rostrale régulièrement arrondie ; par sa hauteur maximum plus éloignée des sommets ; enfin par ses bords supérieur et inférieur très divergents. Par ce dernier caractère, cette variété rappelle l’aspect du Spatha Kirki Ancey[479]. Dans ces deux coquilles, le bord postérieur est également fort régulièrement convexe depuis l’angle postéro-dorsal jusqu’au bord inférieur.
Le Mamoun (Pays de Senoussi) [M. A. CHEVALIER] ; 1 échantillon.
Le Gribingui [MM. A. CHEVALIER et DECORSE] ; mars 1903 ; 1 exemplaire.
Spatha Renei Jousseaume.
1886. Spatha Renei Jousseaume, Bullet. soc. zoolog. de France, XI, p. 22, pl. XIII, fig. 3-3 a.
1890. Spatha Renei Dautzenberg, Mém. soc. zoolog. France, III, p. 126.
SIMPSON[480] considère à tort cette espèce comme synonyme du Spatha rubens var. Cailliaudi Martens. M. CHEVALIER a recueilli, dans le Bani près de San (Soudan français), un exemplaire bien complet et bien typique du Spatha Renei qui diffère très nettement du Sp. rubens. La coquille, de taille beaucoup plus faible, est d’une forme assez régulièrement ovalaire ; les valves sont peu bombées ; le test est recouvert d’un épiderme vert très foncé qui, lorsque l’animal est mort depuis un certain temps, s’exfolie facilement et laisse voir la coquille qui est d’un rouge saumoné assez vif.
Longueur maximum : 89 millimètres ; hauteur maximum : 64 millimètres ; épaisseur maximum : 23 millimètres.
Cet échantillon constitue, par rapport au type, une variété compressa[481].
M. CHEVALIER a en outre recueilli, dans la même station, un deuxième exemplaire moins typique, mais ayant conservé son épiderme, et un jeune individu dont la coquille, relativement comprimée, est recouverte d’un épiderme plus clair, passant au rougeâtre vineux vers les sommets. La nacre est toujours très irisée, violacée ou rougeâtre.
Spatha chaiziana Rang[482].
1834. Anodonta Chaiziana Rang, Acéph. Sénégal, in : Nouv. Ann. Muséum Paris, p. 13, pl. XXVIII et XXIX.
1838. Margarita (Anodonta) Chaiziana Lea, Synopsis of Naïades, p. 30.
1852. Margaron (Anodonta) Chaiziana Lea, Synopsis of Naïades, p. 49.
1868. Anodonta Chaiziana Morelet, Série Conchyliol., p. 97.
1870. Margaron (Anodonta) Chaiziana Lea, Synopsis of Naïades, p. 79.
1876. Spatha Chaiziana Clessin, in : Martini et Chemnitz, Syst. Conchyl. Cabinet, Anodont., p. 187, taf. LXIII, fig. 3-4[483].
1886. Spatha Chaiziana Jousseaume, Mém. soc. zoolog. France, XI, p. 490.
1890. Spatha Chaiziana Paetel, Conchyl. Sam., III, p. 188.
1900. Spatha Chaiziana Simpson, Proceed. unit. stat. nation Museum, XXII, p. 896.
1905. Spatha Chaiziana Germain, Bullet. Muséum hist. natur. Paris, XI, no 5, p. 330, XII (1906), no 3, p. 172, et _Mémoires soc. zoolog. France_, XIX, p. 240.
Cette espèce, bien caractérisée, paraît répandue dans tout le centre de l’Afrique. En dehors du Sénégal, elle a été recueillie dans le Bornou, sur les bords de la rivière Komadougou par M. F. FOUREAU ; dans le Bas- Chari par le lieutenant L. LACOIN ; enfin dans le Kanem par M. le lieutenant DUPERTHUIS.
M. A. CHEVALIER a également trouvé cette espèce, notamment dans le Mamoun (pays de Senoussi), en mars 1903. Antérieurement à sa Mission, le général DE TRENTINIAN l’avait recueillie dans le Niger Moyen (Soudan français), 1898-1900.
Spatha tawai Rang.
1834. Anodonta Tawai Rang, Acéph. du Sénégal, in : Nouv. Ann. Muséum Paris, p. 14.
1886. Spatha Tawai Jousseaume, Mém. société zoolog. de France, XI, p. 490.
1900. Spatha Tawai Simpson, Proceed. unit. stat. nat. Museum, XXII, p. 902 [Incert. sed.].
Le Spatha tawai est une coquille qui, d’après les types du Muséum de Paris, diffère du Spatha chaiziana seulement par sa forme plus petite, notablement plus comprimée, et par son épiderme plus clair, d’un magnifique vert très brillant. Il est fort probable que les deux espèces sont synonymes et que le Spatha tawai n’est que la forme jeune du Spatha chaiziana.
Un seul exemplaire mesurant 49 millimètres de longueur, 30 millimètres de hauteur et 18 millimètres d’épaisseur maximum. Il a été recueilli, en mars 1903, dans le Mamoun (pays de Senoussi).
Spatha Mabillei Jousseaume.
1886. Spatha Mabillei Jousseaume, Bullet. soc. zoolog. France, XI, p. 495 (à part, p. 25), pl. XIV, fig. 2-2 a.
1890. Spatha Mabillei Dautzenberg, Mém. soc. zoolog. France, III, p. 126 et 135.
1900. Spatha Mabillei Simpson, Proceed. unit. stat. nation. Museum, XXII, p. 897.
Cette espèce est certainement très voisine du Spatha chaiziana dont elle se distingue surtout par sa forme plus comprimée et sa région postérieure moins développée et plus largement arrondie. M. A. CHEVALIER n’a pas recueilli le type, mais seulement la variété suivante :
Variété =mamounensis= Germain, nov. var.
1907. Spatha Mabillei var. mamounensis Germain, Bulletin Muséum hist. natur. Paris ; no 1, p. 67.
Coquille subrectangulaire, comprimée ; valves médiocrement épaisses, solides ; bord supérieur subrectiligne dans une direction légèrement ascendante ; bord inférieur rectiligne, presque parallèle au bord supérieur ; région antérieure médiocrement développée, semi-circulaire ; région postérieure semi-ovalaire, à peine deux fois aussi longue que l’antérieure ; sommets très peu saillants ; ligament long de 14 1/2 millimètres ; empreintes musculaires antérieures médiocres, postérieures faibles.
Longueur maximum : 61 millimètres ; hauteur maximum : 40 1/2 millimètres à 20 1/2 millimètres des sommets ; épaisseur maximum : 23 millimètres.
Épiderme marron foncé, presque noir, bien brillant ; stries d’accroissement médiocres et irrégulières ; nacre violacée, assez irisée.
Comparée au type, la variété mamounensis s’en distingue :
Par sa forme générale moins allongée ; par sa région antérieure plus arrondie ; par sa région postérieure bien moins allongée avec un bord plus régulièrement convexe ; par son bord supérieur rectiligne presque parallèle au bord inférieur ; par son ligament plus court ; etc...
Le Mamoun (pays de Senoussi), mars 1903 [M. A. CHEVALIER].
§ 2. — LEPTOSPATHA de Rochebrune et Germain[484].
Genre Spathella Bourguignat, Esp. nouv. genres nouv. Oukéréwé et Tanganika, décembre 1885, p. 13.
Spatha (Leptospatha) sinuata Martens.
1883. Spatha sinuata Martens, Sitz. b. natur. freunde, p. 173.
1885. Spatha sinuata Martens, Conch. Mittheil., II, p. 190, Taf. XXXIV, fig. 5-6.
1889. Spathella sinuata Bourguignat, Mollusques Afrique équat., p. 196.
1900. Spatha sinuata Simpson, Proceed. unit. st. nation. Museum, XXII, p. 899.
Un seul exemplaire de cette espèce, caractérisée par son bord inférieur bien sinueux et son bord postérieur assez largement tronqué, recueilli dans le Bani, près San, par M. A. CHEVALIER.
=Spatha (Leptospatha) Decorsei= Germain[485]. PLANCHE LITHOGR. fig. 5.
1904. Spatha (Leptospatha) Decorsei Germain, Bullet. Muséum hist. natur. Paris, X, no 7, p. 469.
Coquille de taille moyenne, de forme rectangulaire allongée ; valves assez bombées, épaisses, pesantes ; bord supérieur presque rectiligne dans une direction légèrement ascendante ; bord inférieur, nettement sinueux, parallèle au bord supérieur ; région antérieure médiocre, bien arrondie ; région postérieure très développée, un peu plus de deux fois aussi longue que l’antérieure ; crête dorsale médiocre, fort obtuse ; sommets obtus, non comprimés, à peine proéminents, largement excoriés, laissant voir une nacre plombée ; ligament court, assez robuste, long de 18 millimètres ; charnière filiforme, édentulée ; impressions musculaires : antérieure très profonde, postérieure presque superficielle, palléale faible.
Longueur : 87 millimètres ; hauteur max. : 42 millimètres à 39 millimètres des sommets ; longueur de la région antérieure : 27 millimètres ; de la région postérieure : 63 millimètres ; épaisseur max. : 34 millimètres.
Test d’un beau marron très foncé, passant au noir antérieurement et postérieurement, très largement excorié au voisinage des sommets ; stries d’accroissement médiocres, très irrégulièrement distribuées ; nacre peu irisée, d’un blanc bleuâtre.
Cette espèce se distinguera du Spatha (Leptospatha) Stuhlmanni Martens[486] :
Par ses bords supérieur et inférieur subparallèles ; par sa région antérieure moins brièvement tronquée ; par sa région postérieure plus allongée, mais se terminant par un rostre beaucoup moins effilé et non pas médian et nettement tronqué comme chez le Sp. Stuhlmanni, mais très nettement basal et largement convexe ; par son bord inférieur non pas convexe-relevé vers la région postérieure, mais descendant et très nettement sinueux dans sa partie médiane ; etc.
Variété =persinuata= Germain.
1904. Spatha (Leptospatha) Decorsei Germain, var. sinuata Germain, loc. cit., p. 469.
Diffère du type par sa forme générale plus développée en hauteur vers la région postérieure ; par sa région postérieure bien plus déclive, se terminant par un rostre très fortement écourté, largement convexe et placé très bas ; par son bord inférieur bien plus fortement sinueux ; par son épaisseur maximum plus voisine du bord supérieur ; par son ligament plus robuste ; etc.
Longueur : 74 millimètres ; hauteur max. : 39 millimètres à 33 millimètres des sommets ; longueur de la région antérieure : 24 millimètres ; de la région postérieure : 52 millimètres ; épaisseur maximum : 29 millimètres.
Test marron très sombre, presque noir, très fortement et très profondément excorié au voisinage des sommets, laissant voir une nacre plombée ; stries d’accroissement plus régulières et plus fortes que dans le type ; nacre peu irisée, bleue de prusse.
J’ai changé le nom de variété sinuata, que j’avais d’abord donné à cette coquille, parce qu’il existe déjà un Spatha sinuata Martens. Cette similitude d’appellation pouvait prêter à confusion.
Le Mamoun (pays de Senoussi), mars 1903 ; 1 échantillon recueilli avec le type.
Spatha (Leptospatha) Adansoni Jousseaume.
1886. Spathella Adansoni Jousseaume, Bulletin soc. zoologique de France, XI, p. 498 (à part, p. 28), Pl. XIV, fig. 4-4a.
1889. Spathella Adansoni Bourguignat, Mollusques Afrique équator., p. 196.
1890. Spatha (Spathella) Adansoni Dautzenberg, Mém. société zoolog. France, III, p. 135.
1900. Spatha Adansoni Simpson, Proceed. unit. stat. nation. Museum, XXII, p. 898.
Coquille ovalaire-allongée, nettement comprimée ; bord supérieur à peu près rectiligne dans une direction à peine ascendante ; bord inférieur à peine convexe, parallèle au bord supérieur ; région antérieure assez développée, bien arrondie ; région postérieure deux fois aussi longue, terminée par un rostre assez saillant ; impressions musculaires bien marquées ; test relativement mince, d’un brun noirâtre ; stries médiocres, assez régulières ; nacre saumonée, bien irisée.
Longueur : 77 1/2 millimètres ; hauteur maximum : 39 millimètres ; épaisseur maximum : 22 millimètres.
Le Soudan français (M. CHEVALIER, 1895) ; 1 exemplaire.
Cette coquille, découverte par le Dr BELLAMY dans le Diamouko, à son embouchure dans le Sénégal, habite également le Sénégal aux environs de Bakel, où elle a été recueillie par DORR.
Spatha (Leptospatha) Pfeifferi Bernardi.
1859. Margaritana Pfeifferiana Bernardi, Journal de Conchyliol., VIII, p. 331, pl. XII, fig. 1-2.
1870. Margaron (Margaritana) Pfeifferiana Lea, Synopsis of Naïades, p. 68.
1889. Spathella Pfeifferiana Bourguignat, Mollusques Afrique équator., p. 196.
1890. Margaritana Pfeifferiana Paetel, Conch. Sam., III, p. 173.
1900. Spatha Pfeifferiana Simpson, Proceed. unit. st. nation. Museum, XXII, p. 900.
Petite espèce à valves médiocrement épaisses, quoique solides, recouvertes d’un épiderme vert ; nacre saumonée. Longueur : 44 millimètres ; hauteur : 25 millimètres ; épaisseur maximum : 14 millimètres.
Le Mamoun (pays de Senoussi) ; mars 1903 ; un seul exemplaire.
Ce Spatha n’était encore connu que du Gabon.
Spatha (Leptospatha) Bourguignati Ancey.
1885. Spatha Bourguignati Ancey in : Bourguignat, Esp. nouvelles, genres nouv. Oukéréwé et Tanganika, p. 12 et 14.
1887. Spathella Bourguignati Ancey, Bullet. soc. malacolog. France, IV, p. 268.
1889. Spathella Bourguignati Bourguignat, Mollusques Afrique équator., p. 197, pl. VIII, fig. 1-2.
1889. Spathella Bloyeti Bourguignat, loc. cit., p. 198, pl. VIII, fig. 3.
1889. Spathella spathuliformis Bourguignat, loc. cit., p. 199, pl. VIII, fig. 4.
1892. Spatha (Spathella) Bourguignati Smith, Ann. magaz. natur. history, 6e série, X, p. 128.
1898. Spatha Bloyeti Martens, Beschalte Weichth. Ost-Afrik, p. 249.
1898. Spatha Wahlbergi var. spathuliformis Martens, loc. cit., p. 248, taf. VII, fig. 18.
1900. Spatha Wahlbergi var. spathuliformis Simpson, Proceed. unit. stat. nation. Museum, XXII, p. 898.
1904. Leptospatha spathuliformis de Rochebrune et Germain, Mém. société zoolog. France, XVII, p. 25.
1906. Spatha (Leptospatha) Bourguignati Germain, Bullet. Muséum hist. natur. Paris, XII, no 3, p. 173.
J’ai déjà montré tout dernièrement que, d’après les types de Bourguignat déposés au Muséum de Paris[487], on devait réunir au Spatha Bourguignati les Spatha Bloyeti et Sp. spathuliformis. Il n’y a entre ces trois prétendues espèces, d’autres différences que celle de la taille, le Sp. spathuliformis représentant la forme maxima.
M. CHEVALIER a recueilli assez abondamment ce Spatha, qui paraît vivre dans tout le bassin du Chari puisque MM. DUPERTHUIS et LACOIN en ont également constaté la présence dans des localités très différentes. A côté des échantillons types, il existe de nombreux exemplaires présentant de grandes analogies, soit avec le Spatha Stuhlmanni Martens, soit avec le Sp. cryptoradiata Putzeys. Certains spécimens recueillis par M. CHEVALIER sont même particulièrement difficiles à rapporter à une espèce plutôt qu’à une autre ; aussi je crois qu’il faudra, lorsque la faune malacologique de cette région de l’Afrique sera mieux connue, réunir un certain nombre de formes de ce groupe en une seule espèce.
Le Mamoun (pays de Senoussi) ; mars 1903 ; 12 exemplaires.
Une très belle variété major Germain[488], de même forme que le type, mais mesurant 101 millimètres de longueur pour 55 millimètres de hauteur et 33 millimètres d’épaisseur maximum a été recueillie par M. A. CHEVALIER près de la chute du Colimbine, non loin de Yilimane (Soudan français). Son test est épais, pesant, recouvert d’un épiderme marron assez foncé ; la nacre, très irisée, est d’un magnifique rose saumoné.
Une valve trouvée dans le sable sec, à Toya (Soudan français), 5 mars 1895.
Le Soudan français [M. A. CHEVALIER, 1895] ; un exemplaire jeune.
Spatha (Leptospatha) divaricata Martens.
1898. Spatha divaricata Martens, Beschalte Weichth. Ost-Afrik., p. 250, taf. VII, fig. 15.
Coquille subelliptique allongée, très comprimée, région antérieure courte, semi-ovalaire ; région postérieure plus de 1 fois 1/2 aussi longue que l’antérieure ; bord supérieur rectiligne dans une direction à peine ascendante ; bord inférieur parallèle au bord supérieur, subrectiligne dans sa partie médiane ; ligament long ; sommets petits, assez proéminents, situés aux 2/5 de la longueur totale ; impressions musculaires faibles.
Longueur : 25-32 millimètres ; hauteur maximum : 12 1/2-15 1/2 millimètres ; épaisseur maximum : 7-8 millimètres[489].
Test peu épais, solide, jaune brunâtre, orné, sur la région postérieure, d’une sculpture chevronnée assez saillante rayonnant des sommets. Cette sculpture, tout à fait caractéristique de ce Spatha, a bien été figurée par Martens. Les stries d’accroissement sont fines et assez régulières, la nacre, bien irisée, est orangée.
Les dimensions maxima correspondent à un échantillon qui diffère du type : par sa forme plus allongée et beaucoup plus comprimée ; par sa région antérieure plus développée ; par sa hauteur maximum plus voisine de l’extrémité postérieure ; enfin par l’absence presque complète de sculpture chevronnée. C’est donc une variété =elongata= présentant en outre le mode compressa, du Spatha divaricata.
Cette espèce a été recueillie par M. le Dr DECORSE, aux environs de Fort-Archambault (janvier 1903). Le type provient des Rapides du Gribingui [Dr DECORSE], janvier 1903 ; 1 exemplaire.
Spatha (Leptospatha) cryptoradiata Putzeys.
1898. Spatha cryptoradiata Putzeys, Annales (Bullet. des séances) société malacol. Belgique, p. XXVII, fig. 14-15.
1900. Spatha cryptoradiata Simpson, Proceed. unit. States nation. Museum, XXII, p. 900.
1906. Spatha (Leptospatha) cryptoradiata Germain, Mém. société zoolog. France, XIX, p. 241.
Le Spatha cryptoradiata, d’abord découvert dans le Congo, est une espèce fort abondante dans le Chari. Elle est assez polymorphe, pour qu’on puisse distinguer, en ce qui concerne la forme générale de la coquille, des mutations elongata, curta, compressa, reliées entre elles par de nombreux intermédiaires.
Le bord inférieur est tantôt rectiligne, tantôt sinueux, plus rarement très légèrement convexe. Le test est très sombre, d’un marron extrêmement foncé, presque noir ; les sommets, très généralement excoriés, sont, dans ce cas, d’un vert très brillant ; la nacre est bleue, assez brillante, violacée sur les bords, rarement rosée. Voici les dimensions de quelques exemplaires :
Longueur Hauteur maximum Epaisseur maximum
1 58 millimètres. 28 millimètres. 17 millimètres.
2 59 — 29 — 17 1/2 —
3 59 1/2 — 29 — 17 1/2 —
4 63 — 31 — 19 1/2 —
5 64 — 32 — 19 —
6 64 — 33 — 19 —
7 66 — 28 — 16 —
8 66 — 32 — 20 1/2 —
9 67 — 33 — 18 3/4 —
10 70 — 36 — 22 —
Dans un très grand nombre d’échantillons on observe un état tout à fait spécial du test : celui-ci présente, sur un fond généralement très sombre, des radiations verdâtres très peu marquées. Entre ces radiations les stries d’accroissement ont pris un aspect très particulier rappelant les plis d’une étoffe régulièrement froncée. Il n’y a d’ailleurs que l’épiderme qui présente de tels caractères et encore toute la surface épidermique de la coquille n’est-elle pas recouverte de cette pseudo sculpture qui présente l’aspect d’une étoffe plissée. La cause de cette apparence si spéciale du test est d’ordre purement physique : il faut l’attribuer à un retrait de l’épiderme[490] dû aux alternances de sécheresse et d’humidité auxquelles la coquille s’est trouvée exposée ; on ne saurait donc en faire état au point de vue spécifique.
Le Bangoran, affluent du Chari (pays de Senoussi), février 1903 ; 17 exemplaires.
Ndellé (pays de Senoussi), février 1903 ; 3 exemplaires.
Miangoulom, février 1903 ; 3 exemplaires.
Dar Banda, dans une rivière affluent du Moyen-Baguirmi (territoire du Chari) ; 5 exemplaires.
* * *
Bien peu d’espèces de Spatha, en dehors des précédentes, ont été signalées dans le Bassin du Chari-Tchad. On ne peut guère citer que le Spatha (Leptospatha) lacustris Simpson[491], découvert dans le Kanem par M. le lieutenant DUPERTHUIS. C’est une coquille extrêmement voisine, si toutefois elle est différente, du Spatha (Leptospatha) Bourguignati Ancey, dont elle ne constitue probablement qu’une variété major.
Test épais, très fortement corrodé, orné de stries médiocres, assez régulières ; nacre rougeâtre, un peu saumonée, très fortement irisée.
Longueur : 77-89 millimètres ; largeur maximum : 43-49 millimètres ; épaisseur maximum : 23-26 millimètres.
Genre MUTELA Scopoli 1777[492].
Mutela angustata Sowerby.
1868. Iridina angustata Sowerby in : Reeve, Conchol. Iconic., XVI, pl. II, fig. 5.
1894. Mutela angustata Jickeli, Land- und Süssw. Mollusk. Nordost., p. 268.
1890. Mutela angustata Paetel, Conch. Sam., III, p. 187.
1890. Mutela angustata Westerlund, Fauna Paleärt. region., II, p. 312, pl. VII.
1900. Mutela angustata Simpson, Proceed unit. stat. nation. Museum, XXII, p. 904.
1906. Mutela angustata Germain, Bullet. Muséum hist. natur. Paris, XII, no 1, p. 55 et 59, no 3, p. 174.
Le Mutela angustata est une coquille que l’on doit rattacher, comme variété, au Mutela nilotica Cailliaud[493] dont il diffère surtout par la divergence, plus ou moins accentuée, des bords supérieur et inférieur. C’est plus spécialement la forme répondant au type figuré par SOWERBY qui habite le bassin du Chari et le lac Tchad. Elle y est d’ailleurs assez variable, aussi bien au point de vue de la forme générale qu’au point de vue de la taille. Les grands exemplaires atteignent 146-148 millimètres de longueur pour 58-60 millimètres de hauteur et 40 millimètres d’épaisseur maximum. Leur test est généralement épais, recouvert d’un épiderme foncé. Les petits échantillons mesurent 110 millimètres de longueur, 40 millimètres de hauteur et 26 millimètres d’épaisseur maximum. Leur test est plus mince et aussi plus richement coloré. Chez les jeunes, les valves, assez fragiles, sont recouvertes d’un épiderme vert émeraude ou olivâtre, très brillant.
Habite tout le Bassin du Chari et le lac Tchad :
Affluents de la Kémo et de la Tomi, tributaires de l’Oubangui (rivières coulant sur des terrains granitiques et archéens, à courant plus ou moins torrentiel), septembre-octobre 1902.
Le Mamoun (pays de Senoussi), mars 1903 ; 2 échantillons.
Le Bas-Chari (lieutenant LACOIN).
Le lac Tchad (lieutenants HARDELET, L. LACOIN, MOLL, capitaine DUPERTHUIS, R. CHUDEAU).
Variété =curta= Germain.
1906. Mutela angustata var. curta Germain, Bullet. Muséum hist. natur. Paris, XII, no 3, p. 174, fig. 6.
Coquille beaucoup moins allongée, ne mesurant que 99 millimètres de longueur pour une largeur de 41 millimètres et une épaisseur maximum de 26 millimètres. Test vert émeraude ; nacre très irisée, rose saumon.
Le Bas Chari.
Variété =ponderosa= Germain.
1905. Mutela angustata var. ponderosa Germain, Bullet. Muséum hist. natur. Paris, XI, p. 489 [sine descript.], et 1906, XII, no 1, p. 56, fig. 1, et p. 59.
Valves extrêmement épaisses et pesantes ; test très fortement encroûté de calcaire : stries grosses et onduleuses ; nacre d’un rose saumon très vif, bien irisée.
Longueur : 118-149 millimètres ; largeur maximum : 41-64 millimètres ; épaisseur maximum : 28-42 millimètres.
Le lac Tchad [MM. les lieutenants HARDELET et MOLL].
=Mutela Chevalieri= Germain[494]. PLANCHE LITHOGR., fig. 1.
1904. Mutela Chevalieri Germain, Bullet. Muséum hist. natur. Paris, X, p. 469.
Coquille de très grande taille, de forme générale subtriangulaire- allongée ; valves médiocrement bombées, épaisses et solides, très fortement baillantes antérieurement, à peine baillantes postérieurement ; bords supérieur et inférieur très divergents ; bord supérieur d’abord à peu près rectiligne dans une direction fortement ascendante, puis subconvexe ; bord inférieur à peine subsinueux ; région antérieure assez développée en longueur, remarquablement étroite ; angle antérodorsal très aigu ; région postérieure à peine deux fois aussi longue que l’antérieure, extrêmement développée en hauteur, très largement et obliquement tronquée ; crête dorsale obtuse, mais néanmoins bien indiquée ; sommets assez obtus, légèrement proéminents, peu comprimés, très excoriés, laissant voir une nacre saumonée bien irisée ; ligament relativement court (longueur : 40 millimètres), très large, remarquablement robuste, d’un marron noirâtre brillant ; charnière filiforme avec quelques rares traces de denticulations extrêmement faibles à la région postérieure ; impressions musculaires : antérieures médiocres, postérieures profondes surtout supérieurement, palléale très faible.
Longueur max. : 147 millimètres ; hauteur max. : 65 1/2 millimètres à 54 millimètres des sommets (non compris l’épaisseur du ligament qui atteint 6 millimètres) ; hauteur au niveau des sommets : 51 1/2 millimètres ; longueur de la région antérieure : 51 millimètres ; de la région postérieure : 98 1/2 millimètres ; épaisseur max. : 40 millimètres.
Test marron foncé, presque noir antérieurement, fort largement excorié ; stries d’accroissement médiocres, irrégulières, lamelleuses à la région postérieure. Nacre bien irisée, saumonée.
Cette espèce se rapproche, par sa forme, du Mutela truncata Martens[495], mais s’en distingue :
Par sa région antérieure bien moins haute et terminée en pointe ; par sa région postérieure beaucoup plus développée, s’élargissant progressivement, de telle sorte que la hauteur maximum est voisine de l’extrémité postérieure ; par son bord inférieur subsinueux dans sa partie médiane et non régulièrement et largement convexe, etc., et surtout par sa charnière dépourvue de dents comme chez tous les vrais Mutela.
Le Haut Oubangui.
Genre MUTELINA Bourguignat[496].
Mutelina rostrata Rang.
1835. Iridina rostrata Rang. Nouv. Ann. Muséum Paris, p. 316.
1836. Iridina cœlestis Lea, Synopsis of Naïades, p. 57.
1838. Iridina cœlestis Lea, Trans. Amer. Philos. soc., VI, p. 82, Pl. XXII, fig. 70.
1838. Iridina cœlestis Lea, Observ. genus Unio, II, p. 82, Pl. XXII, fig. 70.
1839. Iridina cœlestis Troschel, Archiv. für natur., V, part. 2, p. 239.
1838. Platiris (Spatha) cœlestis Lea, Synopsis of Naïades, p. 33.
1843. Iridina cœlestis Hanley, Biv. shells., p. 225.
1844. Iridina rostrata Potiez et Michaud, Galerie Mollusques Douai, p. 147, Pl. LVI, fig. 1.
1847. Iridina cœlestis Troschel, Arch. für natur., XIII, part. I, p. 273.
1852. Platiris (Spatha) cœlestis Lea, Synopsis of Naïades, p. 55.
1866. Spatha rostrata Martens, Malakozool. Blätter., XIII, p. 11.
1868. Iridina cœlestis Sowerby in Reeve, Conchol. Icon., XVI, Pl. II, fig. 3.
1870. Platiris (Spatha) cœlestis Lea, Synopsis of Naïades, p. 89.
1874. Mutela rostrata Jickeli, Land- und Süssw. Mollusk. Nord-Ost. Afrik. ; p. 269.
1876. Mutela cœlestis Clessin in : Martini et Chemnitz, Syst. Conch. Cabinet. ; Anod. ; p. 193, Taf. XXV, fig. 1-2.
1883. Mutela subdiaphana Bourguignat, Mollusques fluviat. Nyanza- Oukéréwé, p. 5 (sans descript.).
1886. Mutelina legumen de Rochebrune, Bullet. soc. malacol. France, II, p. 6.
1886. Mutelina Tholloni de Rochebrune, loc. cit., II, p. 6.
1886. Mutelina prasina de Rochebrune, loc. cit., II, p. 7.
1886. Mutelina rostrata Jousseaume, Bullet. soc. zool. France, II, p. 488 [tir. à part, p. 18].
1890. Mutela cœlestis Paetel, Conchy. Sam., III, p. 187.
1890. Mutela rostrata Paetel, loc. cit., III, p. 187.
1890. Mutela rostrata Westerlund, Fauna paleärt. region. ; II, part. 7, p. 312.
1892. Mutela subdiaphana Smith, Ann. magaz. natur. history, 6e série, X, p. 128.
1898. Mutela subdiaphana Martens, Beschalte Weichth. Ost-Afrik. ; p. 254.
1900. Mutela rostrata Simpson, _Proceed. Unit. stat. nation. Museum._ ; XXII, p. 905.
1906. Mutelina rostrata Germain, Bullet. Muséum hist. natur. Paris ; XII, no 1, p. 59 ; et Mém. soc. zoologique France ; XIX, p. 239.
Cette espèce présente un polymorphisme étendu portant à la fois sur la forme générale, sur la taille et sur la coloration.
Le polymorphisme portant sur la forme générale est le plus considérable. Le Dr de ROCHEBRUNE a décrit, sous le nom de Mutelina prasina, une forme un peu allongée et comprimée qui, par tous ses autres caractères, correspond absolument au type rostrata. Cette forme est représentée, dans la collection du Muséum, par deux exemplaires complets provenant de Gancini (Congo). L’un d’eux, par son bord inférieur convexe, passe déjà au Mutelina Tholloni, autre forme, provenant de la même localité, décrite également par le Dr DE ROCHEBRUNE. Ce Mutelina Tholloni, ainsi d’ailleurs que le M. legumen du même auteur, constituent une mutation présentant à la fois un mode elongata et un mode incurvata du M. rostrata Rang[497].
Quant aux Mutelina paludicola de Rochebrune et M. Mabillei de Rochebrune[498], on peut les considérer comme constituant une espèce distincte du M. rostrata. C’est une coquille comprimée, très légèrement cunéiforme, à région antérieure très courte par suite de la situation très antérieure des sommets, relativement élargie à la partie postérieure par suite de la divergence des bords supérieur et inférieur[499]. Cette divergence des bords supérieur et inférieur atteint son maximum chez une très belle espèce nouvelle du fleuve Falémé (Sénégal)[500]. D’ailleurs les collections du Muséum renferment une forme intermédiaire, provenant du Niger dans l’Ouassoulou [Collect. du Dr FRAS] et qui présente, par rapport au type rostrata, la même différence qu’entre le Mutela nilotica et le Mutela angustata[501].
Quant à la taille, elle varie dans d’assez fortes proportions ; j’ai signalé une variété minor recueillie, dans le lac Tchad, par M. le lieutenant L. LACOIN. Il existe d’ailleurs des var. major[502] et minor chez toutes les formes précédemment signalées.
Les échantillons typiques sont d’un beau bleu lorsqu’ils sont jeunes et vert émeraude à l’état adulte. On rencontre, assez communément, des var. ex colore : lutescens, rufescens, etc... indifféremment chez toutes les variétés.
Le tableau suivant résume, en le précisant, le polymorphisme du Mutelina rostrata :
MUTELINA PRASINA Roch. } [forma perelongata] } \________ } \ } { MUTELINA THOLLONI Roch. } _forma { [mut. subincurvata] } elongata_ { | } { MUTELINA LEGUMEN Roch. } { [mut. incurvata] } \ } = MUTELINA ROSTRATA Rang. MUTELINA ROSTRATA Rang. } [forma normalis] } \ } FORMA CURTA } (non décrite) } passant au _M. } Mabillei_. } \________________ \ { MUTELINA PALUDICOLA Rochebr. { [forma curta] { | { MUTELINA MABILLEI Roch. MUTELINA { [forma typica] MABILLEI Roch. { \ { MUTELINA MABILLEI de Rochebr. { Var. FRASI Germain. { [forma elongata] | | MUTELINA FALEMEENSIS Germain.
Bords de la mare de Toya (Soudan français), 5 mars 1895 ; 4 valves.
Rivières à courant plus ou moins torrentiel sur terrains granitique et archéen : affluents de la Kémo et de la Tomi, tributaires de l’Oubangui ; septembre-octobre 1902 ; 3 exemplaires.
Mamoun (pays de Senoussi) ; mars 1903.
=Mutelina Joubini= Germain[503]. PLANCHE LITHOGR., fig. 2.
1904. Mutelina Joubini Germain, Bullet. Muséum hist. natur. Paris, X, no 7, p. 470.
Coquille de grande taille, étroite-allongée, siliquiforme, assez comprimée ; valves minces, fragiles, bibaillantes, très baillantes antérieurement, encore plus baillantes postérieurement ; bords supérieur et inférieur légèrement divergents ; bord supérieur subrectiligne dans une direction un tant soit peu ascendante ; bord inférieur longuement et régulièrement subconvexe ; angle antéro-dorsal bien accentué ; région antérieure très courte, arrondie, décurrente à la base ; région postérieure remarquablement développée, plus de 5 fois 1/2 aussi longue que l’antérieure, terminée par un rostre fort long, et très arrondi ; sommets petits, médiocrement saillants, très érosés ; crête dorsale d’abord saillante, puis devenant émoussée fortement à l’extrémité ; ligament très long, robuste, médiocrement saillant, d’un brun brillant, long de 53 millimètres ; charnière filiforme ; impressions musculaires : antérieures assez profondes ; postérieures superficielles mais bien visibles ; palléale très apparente.
Longueur maximum : 117 millimètres ; hauteur maximum : 39 millimètres à 55 1/2 millimètres des sommets ; hauteur sous les sommets : 31 millimètres ; longueur de la région antérieure : 17 1/2 millimètres ; longueur de la région postérieure : 101 millimètres ; épaisseur maximum : 18 millimètres.
Test marron peu foncé, jaunacé dans la partie médiane et vers le bord inférieur, érosé au voisinage des sommets où il laisse voir une nacre saumonée très irisée ; stries d’accroissement assez fines, peu régulières, atténuées sur la partie médiane, devenant plus fortes et légèrement lamelleuses vers la région postérieure ; intérieur orné d’une nacre fortement irisée, saumonée sous les sommets, d’un bleu verdâtre vers les bords.
Cette magnifique espèce ne peut se comparer qu’au Mutelina plicata Sowerby[504]. On l’en distinguera :
Par sa région postérieure encore plus allongée, non tronquée à l’extrémité, mais bien régulièrement ovalaire-arrondie ; par sa hauteur maximum plus voisine des sommets qui sont notablement moins gros et moins proéminents ; etc...
Le Haut-Oubangui.
Mutelina complanata Jousseaume.
1886. Mutelina complanata Jousseaume, Bullet. soc. zoolog. France, XI, p. 489 (à part, p. 19), pl. XIII, fig. 1-1 a.
1890. Mutelina complanata Dautzenberg, Mémoires soc. zoolog. France, VI, p. 261.
1900. Spatha complanata Simpson, Proceed. unit. stat. nation. Museum, XXII, p. 900.
Cette espèce est certainement bien distincte ; comme JOUSSEAUME l’a fait remarquer avec juste raison, elle a l’aspect extérieur du Psammobia vespertina. Les valves sont très minces ; le test est jaunacé, plus ou moins sombre, parfois verdâtre ; la nacre est très irisée, orangée sous les sommets, bleuâtre ou violacée ailleurs. Les impressions musculaires sont relativement fortes. Stries d’accroissement fines et assez régulières ; sommets médiocrement proéminents ; bord supérieur à peu près rectiligne ; bord inférieur légèrement convexe, presque parallèle au bord supérieur ; bord antérieur bien arrondi ; bord postérieur 2 fois 1/2 plus long.
a) Longueur totale : 32 mill. ; largeur max. : 12 mill. ; épaisseur max. : 8 1/2 mill.
b) — 32 — — 10 1/4 — — 8 —
c) — 29 — — 10 3/4 — — 8 —
Le Mutelina complanata est relativement polymorphe et l’on peut distinguer une mutation elongata bien nette correspondant aux échantillons b. Il existe également une mutation abbreviata moins nette.
Le Chari, à Fort-Archambault, mai 1903 [Dr DECORSE] ; 1 exemplaire.
Le Bangoran, affluent du Chari, février 1903 ; 1 valve.
Rivières à courant rapide du Mamoun (pays de Senoussi), mars 1903 ; 10 échantillons.
Variété =curta= Germain, nov. var.
1907. Mutelina complanata var. curta Germain, Bulletin Muséum hist. natur. Paris ; no 1, p. 68.
Je rattache à l’espèce du Dr JOUSSEAUME une petite forme qu’il faudra peut-être élever au rang spécifique, sous le nom de Mutelina curta, quand on en connaîtra un nombre suffisant d’échantillons. L’unique spécimen que je connais actuellement a été recueilli par M. A. CHEVALIER, avec les échantillons de Mutelina complanata JOUSSEAUME. La variété curta diffère du type :
Par sa forme générale moins allongée, la région postérieure étant, pour un égal développement de la région antérieure, beaucoup plus courte (région antérieure : 10 millimètres ; région postérieure : 15 millimètres) ; par sa région postérieure beaucoup plus développée en hauteur, le bord supérieur étant légèrement convexe et fort notablement ascendant au lieu d’être rectiligne ; par sa région antérieure moins développée en hauteur et se rattachant plus brièvement au bord inférieur qui est beaucoup plus largement convexe.
Longueur maximum : 26 millimètres ; hauteur maximum : 15 1/2 millimètres ; épaisseur maximum : 8 millimètres.
Comme dans le type, la coquille est très comprimée ; le test est mince, coloré en jaune teinté de rose, passant au café au lait vers les sommets et au jaune verdâtre vers les bords ; les stries d’accroissement sont notablement plus fortes et plus irrégulières.
* * *
Les eaux du lac Tchad, du Chari et du Haut-Congo nourrissent encore d’autres espèces de la famille des Mutelidæ appartenant à deux autres genres qui ne sont pas représentés dans la collection rapportée par les explorateurs de la Mission Chari-Tchad. Nous allons passer rapidement ces espèces en revue.
Genre CHELIDONOPSIS Ancey[505].
Ce genre remarquable, d’abord édité par le Dr A. T. DE ROCHEBRUNE sous le vocable de Chelidonura[506] employé malheureusement déjà, paraît jusqu’ici spécial au Congo et à ses tributaires. Il est surtout caractérisé par une coquille de forme ellipsoïdale, plus ou moins allongée, présentant postérieurement et sur chaque valve une carène très saillante partant du sommet, très divergente par rapport au bord supérieur et ordinairement contournée à son extrémité libre. Les sortes d’ailes ainsi limitées par ces carènes, les bords supérieur et inférieur, forment, avec la partie infra carénale de la région postérieure une espèce de tube largement ouvert en arrière. Les excellentes figures données par le Dr DE ROCHEBRUNE font d’ailleurs beaucoup mieux comprendre qu’une longue description les caractères très particuliers de ce genre. La région antérieure présente également, sur chaque valve, une carène partant des sommets, mais beaucoup moins saillante et peu divergente. Le test est mince, fragile, généralement coloré en vert plus ou moins jaunâtre. L’animal est inconnu. Les deux espèces suivantes ont seules été jusqu’ici décrites.
Chelidonopsis arietina de Rochebrune[507]. — Coquille de grande taille, de forme ellipsoïde-allongée ; région antérieure terminée par un rostre aigu ; région postérieure arrondie, à peine une fois et demie aussi longue que l’antérieure ; carènes bien saillantes, allongées et contournées à leur extrémité libre ; sommets peu saillants ; bord supérieur subrectiligne ; bord inférieur bien convexe ; test mince, un peu fragile, vert émeraude ou vert jaunâtre ; nacre rosée, très irisée.
Longueur maximum : 118-124 millimètres ; largeur maximum : 30-34 millimètres ; épaisseur maximum, prise entre les extrémités libres des carènes : 38-41 millimètres.
Chelidonopsis hirundo Martens[508]. — Cette espèce, plus petite que la précédente, de forme un peu moins allongée avec un rostre antérieur un peu obtus, possède un test mince, verdâtre beaucoup plus finement strié. Il est probable que cette coquille n’est que la forme jeune de la précédente ; l’échantillon que possède le Muséum de Paris confirme d’ailleurs cette opinion[509].
Genre PLIODON Conrad[510].
Toutes les espèces du genre Pliodon découvertes jusqu’ici dans le Tchad et le bassin du Chari appartiennent à la section des Cameronia créée en 1870, par J.-R. BOURGUIGNAT[511].
Pliodon (Cameronia) tchadiensis Germain[512]. Coquille de grande taille, très oblongue-allongée ; valves médiocrement allongées, très épaisses et pesantes ; bord supérieur légèrement convexe jusqu’à l’angle postéro-dorsal ; bord inférieur bien sinueux, presque parallèle au bord supérieur ; région antérieure semi-elliptique ; région postérieure bien développée, plus de deux fois aussi longue que l’antérieure, se terminant par un rostre court, un peu remontant ; sommets obtus, très comprimés ; impressions musculaires profondes ; charnière à peine denticulée antérieurement, fortement denticulée postérieurement.
Longueur max. : 160 millimètres ; hauteur max. : 62 1/2 millimètres à 66 millimètres des sommets ; épaisseur max. : 39 millimètres.
Test marron foncé ; stries d’accroissement assez fortes et irrégulières ; nacre remarquablement irisée, rose saumon.
Le lac Tchad (M. le lieutenant MOLL).
Pliodon Cameronia Hardeleti[513] Germain[514]. — Coquille très allongée, légèrement cunéiforme ; valves assez bombées, épaisses et solides ; bords supérieur et inférieur divergents, le supérieur subconvexe dans une direction nettement ascendante, l’inférieur à peu près rectiligne, très légèrement sinueux dans sa partie médiane ; région antérieure peu développée ; région postérieure très allongée, près de trois fois et demie aussi longue que l’antérieure, terminée par un rostre court longuement tronqué ; sommets assez obtus, très peu proéminents ; impressions musculaires profondes ; charnière irrégulièrement dentée, à denticulations postérieures plus fortes.
Longueur maximum : 105 millimètres ; hauteur max. : 43 1/2 millimètres à 39 millimètres des sommets ; épaisseur max. 28 millimètres.
Test marron foncé, passant au noir vers les bords antérieur et inférieur ; stries médiocres et irrégulières ; nacre très irisée, d’un rose saumon très vif.
Le lac Tchad (M. le lieutenant HARDELET).
Variété Molli[515] Germain[516].
Cette variété diffère du type :
Par sa forme plus régulièrement ovalaire-allôngée ; par son bord supérieur à peu près rectiligne dans une direction légèrement ascendante et presque parallèle au bord inférieur (les bords supérieur et inférieur sont très divergents dans le type) ; par son rostre moins nettement tronqué, etc. Même test. Longueur max. : 105 millimètres ; hauteur max. : 38 millimètres à 44 millimètres des sommets ; épaisseur max. : 26 millimètres.
Habite également le lac Tchad (M. le lieutenant HARDELET).
=Famille des CYRENIDÆ=
Genre CORBICULA Megerle von Mühlfedt[517].
=Corbicula Lacoini= Germain[518].
1905. Corbicula Lacoini Germain, Bullet. Muséum hist. natur. Paris, XI, no 6, p. 487, et XII, 1906, no 1, p. 55.
1906. Corbicula Lacoini Germain, Mémoires soc. zoolog. France, XIX, p. 241, pl. IV, fig. 13-14.
Coquille petite, suboblongue, plus haute que large ; région antérieure ovalaire-arrondie, à peine plus courte que la région postérieure ; bord inférieur bien convexe ; sommets gros, bien proéminents ; ligament court, médiocrement robuste ; charnière robuste, comprenant : sur la valve droite, trois cardinales élevées, légèrement comprimées et convergentes supérieurement ; 4 lamelles latérales élevées, fortes, très finement et très régulièrement serrulées, les postérieures à peine plus longues que les antérieures ; sur la valve gauche : 3 cardinales égales et convergentes ; 2 latérales assez saillantes, l’antérieure un peu plus courte ; impressions musculaires superficielles.
Longueur : 10 1/2 millimètres ; hauteur maximum : 12 millimètres ; épaisseur maximum : 8 millimètres.
Test solide, épais, d’un corné jaunâtre ; stries fines, assez régulièrement distribuées, à peu près entièrement effacées au voisinage des sommets.
Cette Corbicule peut être considérée comme l’espèce représentative, dans le lac Tchad, du Corbicula Soleilleti Bourguignat[519] d’Ethiopie. Elle se rapproche de cette dernière par sa forme générale plus haute que large et ses sommets bien saillants, mais elle s’en éloigne :
Par sa charnière ornée de dents beaucoup plus fortes (les cardinales notamment, qui sont particulièrement saillantes) ; par ses sommets encore plus saillants ; enfin par son test bien plus délicatement strié.
Le lac Tchad, sur la côte N.-E. (M. A. CHEVALIER) ; 6 valves.
Cette espèce paraît abondante dans le lac Tchad d’où elle a été rapportée, en nombreux exemplaires, par MM. LENFANT, L. LACOIN et R. CHUDEAU.
=Corbicula Fischeri= Germain, nov. sp.[520]. PLANCHE V, fig. 18-19-19_a_.
1907. Corbicula Fischeri Germain, _Bulletin Muséum hist. natur Paris_ ; no 1, p. 68.
Coquille petite, comprimée, subovalaire, légèrement subtrigone ; région antérieure arrondie ; région postérieure à peine un peu plus longue que l’antérieure, terminée par un rostre arrondi et un peu bas ; bord inférieur régulièrement convexe ; sommets proéminents, incurvés et assez petits ; ligament court ; charnière assez robuste comprenant : sur la valve droite : 3 cardinales, très inégales, dont 2 élargies et triangulaires, la 3e étroite et lamelleuse, convergentes en haut ; 4 lamelles latérales assez élevées, très fortement serrulées, les antérieures à peine plus courtes ; sur la valve gauche : 3 cardinales subégales ; 2 lamelles latérales assez élevées, serrulées, l’antérieure aussi longue que la postérieure ; impressions musculaires faibles.
Longueur : 7-8 millimètres ; hauteur maximum : 6-7 millimètres ; épaisseur maximum : 3 1/2-4 1/4 millimètres.
Test mince, fragile, marron très clair, presque jaune vers le bord inférieur, passant au rougeâtre près des sommets ; stries assez espacées, irrégulièrement distribuées, un peu élevées, non atténuées vers la région postérieure ; intérieur des valves bleuâtre ou violacé.
Cette espèce ne saurait se rapprocher d’aucune Corbicule connue. Elle se distingue très nettement par un aspect de Sphærium bien caractérisé et par son test mince qui en fait la plus fragile des Corbicules.
L’ornementation sculpturale du test rappelle, en petit, le Corbicula astartina Martens[521], mais les stries saillantes ne sont pas, dans notre espèce, très fortement atténuées antérieurement.
Le Mamoun (pays de Senoussi) ; 6 valves.
M. A. CHEVALIER a encore recueilli, dans la Rivière Miangoulou (février 1903), 4 valves d’une très petite Corbicule dont voici une description :
=Corbicula= sp. [=Corbicula Fischeri= juv. ?] PLANCHE V, fig. 20-20_a_.
Coquille petite, comprimée, subovalaire un peu allongée, à peine subtrigone ; région antérieure courte, arrondie ; région postérieure à peine plus longue, terminée par un rostre arrondi ; bord antérieur bien convexe dans une direction régulièrement descendante ; bord inférieur largement convexe ; sommets petits, saillants ; charnière très mince comprenant, sur la valve droite : 3 cardinales divergentes très faibles ; 4 latérales allongées, très minces, légèrement serrulées, les antérieures à peine plus courtes ; sur la valve gauche : 3 cardinales petites et deux latérales minces, peu saillantes.
Longueur : 4-5 millimètres ; hauteur maximum : 3 1/4-4 1/4 millimètres ; épaisseur maximum : 2 1/2-3 1/2 millimètres.
Test extrêmement fragile, mince, orné de stries concentriques relativement fortes et bien espacées, assez régulièrement distribuées.
On voit que les principaux caractères de cette coquille cadrent avec ceux de l’espèce que je viens de décrire ; je crois donc prudent, en l’absence de documents plus nombreux, de la considérer comme spécifiquement distincte. Il est au contraire fort probable qu’il ne s’agit là que de jeunes individus du Corbicula Fischeri Germain.
* * *
Le Dr E. von MARTENS a décrit une autre Corbicule du lac Tchad ; elle provient des environs de Kouka où elle a été recueillie par le lieutenant allemand GLAUNING en 1902. En voici les principaux caractères :
Corbicula Tsadiana Martens[522]. — Coquille petite, trigone, plus large que haute ; région antérieure presque égale à la région postérieure, les sommets étant situés aux 6/13 de l’extrémité antérieure ; bord inférieur régulièrement convexe ; dents cardinales assez fortes ; dents latérales antérieures allongées, un peu arquées ; dents latérales postérieures presque droites, plus courtes.
Longueur : 13 millimètres ; hauteur maximum : 12 millimètres ; épaisseur maximum : 9 millimètres.
Test solide, orné de stries concentriques très fines et inégales.
Cette coquille, qui n’a pas été figurée, semble se rapprocher du Corbicula Lacoini, notamment par les caractères de son ornementation sculpturale ; mais elle s’en éloigne par sa forme générale plus large que haute et par les caractères de la charnière.
Genre FISCHERIA Bernardi[523].
=Fischeria centralis= Germain. PLANCHE LITHOGR., fig. 6-7.
1904. Fischeria centralis Germain, _Bullet. Muséum hist. natur. Paris_ ; X, no 7, p. 470.
Coquille assez régulièrement elliptique-allongée, médiocrement ventrue ; région antérieure bien développée, semi-ovalaire ; région postérieure à peine plus longue que l’antérieure, terminée par un rostre effilé placé un peu bas ; bord inférieur convexe, légèrement sinueux vers la région postérieure ; sommets assez gros, un peu saillants ; ligament court et robuste ; charnière très peu robuste : dents cardinales saillantes, médiocrement épaisses ; lamelles latérales faibles, très minces, assez arquées ; impressions musculaires antérieures bien marquées, postérieures superficielles.
Longueur 30 1/2 millimètres ; largeur maximum : 20 1/2 millimètres ; épaisseur max. : 14 millimètres.
Test épais, solide, d’un brun jaunâtre ; stries d’accroissement fines et régulières ; nacre violette.
Ce Fischeria diffère du F. Delesserti Bernardi : par sa forme plus régulièrement elliptique et plus allongée ; par sa région postérieure beaucoup moins rostrée ; par ses sommets plus obtus ; enfin par sa charnière moins robuste.
Rapprochée du Fischeria Lenzi Dautzenberg[524], notre espèce s’en distingue surtout par sa taille plus forte ; par sa forme plus ovalaire et moins haute ; par son bord inférieur plus régulièrement convexe ; par ses sommets plus saillants ; etc.
Le Soudan français : dans le Moyen Niger et le Bani (mission du général DE TRENTINIAN, 1899).
Genre SPHÆRIUM Scopoli[525].
=Sphærium Courteti= Germain[526]. PLANCHE V, fig. 21-21_a_.
1904. Sphærium Courteti Germain, in : Bullet. Muséum hist. natur. Paris ; X, no 7, p. 470.
Coquille subinéquilatérale, de forme subovalaire médiocrement ventrue ; région antérieure assez développée, subtronquée supérieurement ; région postérieure régulièrement arrondie, sensiblement égale à l’antérieure ; bord supérieur subconvexe, très légèrement ascendant ; bord inférieur largement et régulièrement convexe ; sommets absolument médians, obtus, un peu proéminents, presque lisses ; ligament court, assez robuste ; charnière comprenant sur la valve droite : une dent cardinale simple ; 4 lamelles latérales régulièrement arquées, les antérieures à peine moins longues ; les 2 latérales antérieures, d’abord accolées, se séparant à peu près à la moitié de leur développement, en deux latérales relativement éloignées l’une de l’autre, l’inférieure un peu plus longue que la supérieure, toutes deux élevées, saillantes, minces, très fortement et régulièrement serrulées (les mêmes caractères s’observent évidemment sur les latérales postérieures) ; sur la valve gauche : deux cardinales obliques ; deux latérales (l’antérieure à peine plus courte que la postérieure), d’abord très minces, peu saillantes, s’élargissant à leur extrémité ; elles n’ont qu’une longueur médiocre et ne sont pas serrulées ; impressions musculaires très faibles.
Longueur : 12-15 millimètres ; hauteur max. : 9-12 millimètres : épaisseur maximum : 6-7 1/4 millimètres.
Test mince, fragile, d’un corné marron brillant, passant au gris cendré au voisinage des sommets ; stries assez fines, peu régulières, atténuées vers la région antérieure.
Var. ex colore =unicolor= Germain.
Test marron foncé uniforme.
Var. ex colore =marginata= Germain.
Test orné, soit d’une bande marginale d’un beau jaune clair, soit de deux bandes l’une marginale, l’autre presque médiane, d’un jaune plus ou moins clair.
Dans le Miangoulou, affluent du Bangoran, territoire du Mamoun (pays de Senoussi), février-mars 1903 ; 20 exemplaires.
Le Chari, à Fort-Archambault ; février 1903 [Dr DECORSE] ; 7 exemplaires.
Cette espèce ne peut se rapprocher que du Sphærium Stuhlmanni Martens[527] ; elle s’en distingue :
Par sa région antérieure plus développée et sa région postérieure régulièrement arrondie et non tronquée ; par ses sommets absolument médians ; par son épaisseur bien plus faible (7 1/4 millimètres pour 15 millimètres de longueur ; pour une même longueur de coquille, un échantillon de Sph. Stuhlmanni aurait au moins 10 millimètres d’épaisseur) ; par son test orné de stries plus saillantes ; et surtout par les caractères très particuliers de sa charnière, caractères sur lesquels je reviendrai prochainement en détail dans un travail spécial.
Genre EUPERA[528] Bourguignat[529].
Eupera parasitica Parreyss.
1853. Pisum parasiticum Parreyss in : Deshayes, Catal. Conch. Biv., II, p. 280.
1874. Limosina parasitica Jickeli, Land- und Süssw. Mollusk. Nord-Ost Afrik., p. 293, taf. XI, fig. 16-17.
1877. Eupera parasitica Bourguignat, Classificat. Mollusques syst. Europ.,p. 52.
1883. Eupera parasitica Bourguignat, Hist. malacol. Abyssinie, p. 133.
1883. Eupera Jickelii Bourguignat, loc. cit., p. 134.
1892. Limosina parasitica Smith Ann. magaz. natur. history, 6e série, X, p. 126.
1898. Eupera parasitica Martens, Beschalte Weichth. Ost-Afrik., p. 261.
Cette petite coquille est répandue dans tout l’est et le centre africain ; elle remonte volontiers le cours du Nil puisqu’elle a été signalée jusqu’aux environs d’Alexandrie.
BOURGUIGNAT a séparé, sous le nom d’Eupera Jickelii, une forme un peu plus allongée qui ne saurait être distinguée, même comme variété[530]. Les récoltes faites dans le Chari, par M. A. CHEVALIER, où l’E. parasitica paraît abondant, montrent, jusqu’à l’évidence, qu’il ne s’agit que de variations individuelles, tous les passages existant entre la forme normale et la forme allongée.
Rapides de la rivière Gribingui, 10 janvier 1903 [Dr DECORSE] ; 8 exemplaires.
Rivière Miangoulou, février 1903 ; 4 exemplaires.
Bangouman, 10 février 1903 ; 4 exemplaires.
Le Chari, à Fort-Archambault, décembre 1903 ; 6 exemplaires.
Région S.-O. du lac Tchad ; 1 échantillon.
* * * * *
EXPLICATION DE LA PLANCHE V
Fig. 1. — Ennea Gravieri Germain. Exemplaire grossi, provenant du cercle de Krébedjé ; a, grandeur naturelle.
Fig. 2. — Limnæa undussumæ Martens, var. Courteti Germain. Pays Mamoun. Grandeur naturelle.
Fig. 3. — Limnæa tchadiensis Germain. Grandeur naturelle ; lac Tchad.
Fig. 4. — Physopsis ovoidea Bourguignat. Type de l’auteur, en grandeur naturelle. Kondoa (Ousaghara).
Fig. 5. — Physa (Isodora) Vaneyi Germain. Grandeur naturelle. Archipel Kouri, lac Tchad.
Fig. 6. — Physa (Isodora) tchadiensis Germain. Exemplaire grossi provenant du lac Tchad ; a, grandeur naturelle.
Fig. 7. — Physa (Pyrgophysa) Dautzenbergi Germain. Exemplaire grossi, provenant du lac Tchad ; a, grandeur naturelle.
Fig. 8-9. — Planorbula tchadiensis Germain. Exemplaire grossi, provenant du lac Tchad ; a, grandeur naturelle.
Fig. 10-11. — Planorbis tetragonostoma Germain. Grandeur naturelle ; archipel Kouri, lac Tchad.
Fig. 12 — Bythinia (Gabbia) Martreti Germain. Exemplaire grossi, provenant du pays Mamoun ; a, grandeur naturelle.
Fig. 13. — Bythinia (Gabbia) neothaumæformis Germain. Exemplaire grossi, provenant du Tchad S.-E. ; a, grandeur naturelle.
Fig. 14. — Vivipara Lenfanti Germain. Grandeur naturelle ; lac Tchad.
Fig. 15. — Lanistes gribinguiensis Germain. Grandeur naturelle ; le Gribingui.
Fig. 16. — Lanistes ovum Peters, variété Lacoini Germain. Grandeur naturelle ; le Chari aux environs de Fort-Lamy.
Fig. 17. — Subulina krebedjeensis Germain. Exemplaire grossi provenant du cercle de Krébedjé ; a, grandeur naturelle.
Fig. 18-19. — Corbicula Fischeri Germain. Exemplaire grossi provenant du pays de Senoussi ; a, grandeur naturelle.
Fig. 20. — La même espèce ; exemplaire très jeune provenant de la rivière Miangoulou ; a, grandeur naturelle.
Fig. 21. — Sphærium Courteti Germain. Le Chari, à Fort-Archambaut ; a, grandeur naturelle.
Fig. 22. — Unio (Nodularia) bangoranensis Germain. Grandeur naturelle ; le Bangoran, affluent du Chari.
Fig. 23. — Unio (Nodularia) Chivoti Germain. Grandeur naturelle ; pays de Senoussi.
* * * * *
EXPLICATION DE LA PLANCHE LITHOGRAPHIÉE CI-CONTRE
Fig. 1. — Mutela Chevalieri Germain. 4/5 de la grandeur naturelle ; Haut Oubangui.
Fig. 2. — Mutelina Joubini Germain. Grandeur naturelle ; Haut Oubangui.
Fig. 3-4 — Unio mutelæformis Germain. Grandeur naturelle ; rapides du Gribingui.
Fig. 5. — Spatha (Leptospatha) Decorsei Germain. Grandeur naturelle ; le Mamoun.
Fig. 6-7. — Fischeria centralis Germain. Grandeur naturelle ; moyen Niger (Soudan Français).
* * * * *
LISTE DES FIGURES DANS LE TEXTE
Fig. 85. — Limicolaria centralis Germain ; page 482.
Fig. 86. — Limicolaria turriformis Martens variété obesa Germain p. 485.
Fig. 87. — Achatina Schweinfurthi Swainson variété Foureaui Germain, p. 488.
Fig. 88. — Achatina Weynsi Dautzenberg variété Duperthuisi Germain, p. 489.
Fig. 89. — Ampullaria Chevalieri Germain, p. 526.
Fig. 90. — Ampullaria speciosa Philippi variété globosa Germain, p. 531.
Fig. 91. — Spatha rubens Cailliaud variété Chudeaui Germain, p. 553.
Fig. 92. — Spatha Mabillei Jousseaume, variété mamounensis Germain, p. 556.
Fig. 93. — Spatha (Leptospatha) Decorsei Germain, variété persinuata Germain, p. 559.
Fig. 94. — Mutela angustata Sowerby, variété curta Germain, p. 565.
Fig. 95. — Mutela angustata Sowerby, variété ponderosa, Germain, p. 566.
Fig. 96. — Mutelina falemeensis, Germain, p. 569.
Fig. 97. — Mutelina Mabillei de Rochebrune, variété Frasi, Germain, p. 570.
Fig. 98. — Pliodon (Cameronia) tchadiensis Germain, p. 576.
Fig. 99. — Pliodon (Cameronia) Hardeleti Germain, p. 577.
Fig. 100. — Pliodon (Cameronia) Hardeleti Germain, variété Molli Germain, p. 578.
INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
ADAMS (HENRY).
1866 (juin). — List of the shells collected by Samuel White BAKER Esq. during his recent exploration in central Africa.
Proceedings zoological society of London, pp. 275-276.
AILLY (A. D’).
1897. — Contributions à la connaissance des Mollusques terrestres et d’eau douce du Kaméroun.
Bihang Till K. Swenska Akad. Handl., XXII, afd IV, no 2, pp. 135 ; 5 pl.
ALBERS (J. CHR.).
1850. — Die Heliceen nach natürlicher Verwandtschaft geordnet. Berlin, 1850, in-8 (p. 192 : Achatina).
ANCEY (C. F.).
1882. — Sur la faune conchyliologique terrestre du pays des Somalis
Natur. Siciliano, I, no 9, 3 pp.
1885. — Sur différentes espèces africaines.
Bulletins société malacologique de France, II, pp. 137-146.
1887. — Sur la faune terrestre et fluviatile du Mozambique septentrional.
Le Naturaliste, IX, pp. 79-80.
1890. — Mollusques nouveaux d’Havaï, de Madagascar et de l’Afrique équatoriale.
Bulletins société malacologique de France, VII, pp. 339-347.
1890. — Nouvelles contributions malacologiques.
Bullet. soc. malacologique de France, VII, pp. 145-163.
1894. — Considérations sur la faune du Nyanza Oukéréwé et des autres lacs de l’Afrique équatoriale.
Le Naturaliste, pp. 22-23.
1894. — Sur quelques espèces de Mollusques et sur un genre nouveau du lac Tanganika.
Bullet. société zoologique de France, XIX, pp. 28-29.
1894. — Résultats des recherches malacologiques de Mgr LECHAPTOIS sur les bords du lac Nyassa et de la rivière Shiré.
Mémoires société zoologique de France, VII, pp. 217-234 ; 8 figures dans le texte.
1894. — Sur quelques coquilles du Kilimandjaro.
Le Naturaliste, p. 283.
1898. — Notes malacologiques.
Annales Muséum hist. natur. Marseille, I, pp. 125-141 ; pl. IX.
ANTHONY (Dr R.) et NEUVILLE (H.).
1906. — Aperçu sur la faune malacologique des lacs Rodolphe, Stéphanie et Marguerite.
Comptes-rendus Académie des Sciences Paris ; séance du 2 juillet 1906 ; 2 pp.
BILLOTTE (R.).
1885. — Recensement des Ampullaires du continent africain, précédé de diagnoses d’Ampullaires nouvelles.
Bullet. soc. malacologique de France, II, pp. 103-112.
BŒTTGER (O.).
1885. — Materialien zur fauna des unteren Congo.
Ber. offenb. Ver., XXIV-XXV, pp. 187-198.
1892. — Neue Stenogyren aus Westafrika und ein neues Aperostoma aus Honduras.
Nachrit. deutsch. malakozool. ges., pp. 202-204.
1898. — Landschnecken vom Kilima’Njaro Deutsch Ostafrika.
Nachrit. deutsch. malakozool. ges., XXX, pp. 17-19.
Voyez SCHEPMAN.
BOURGUIGNAT (J. R.).
1856. — Descriptions des Succinea ægyptiaca et Raymondi suivies d’un recensement des Ambrettes du continent africain.
Aménités malacologiques, Paris, I, pp. 131-139, pl. X, fig. 1-8 et Revue et magasin de zoologie, no 1, 1856.
1856. — Recensement des Physes du continent africain.
Aménités malacologiques, I, pp. 168-180, pl. XXI, fig. 1-16 et Revue et magasin de zoologie, no 5, 1856.
1863. — Description de l’Ampullaria Raymondi suivie d’une étude sur les Ampullaires de l’Egypte.
Mollusques nouveaux, litigieux, peu connus, etc... ; fasc. III, décembre 1863, pp. 76-82 ; pl. IX, fig. 4 ; pl. X, fig. 11 ; et pl. XI, fig. 12-13.
1879. — Description de diverses espèces terrestres et fluviatiles et de différents genres de Mollusques de l’Egypte, de l’Abyssinie, de Zanzibar, du Sénégal et du centre de l’Afrique.
Paris, in-8, 54 pp.
1880. — Description de plusieurs Æthéries nouvelles, suivie d’un aperçu monographique sur le genre Ætheria.
Matériaux pour servir à l’histoire des Mollusques Acéphales du système européen, Poissy, I, pp. 53-72.
1881. — Mollusques terrestres et fluviatiles recueillis en Afrique dans le pays des Çomalis Medjourtin
Saint-Germain, février 1881 ; gr. in-8, 15 pp.
1882. — Mollusques terrestres et fluviatiles [de la mission G. REVOIL au pays Çomalis].
Paris, gr. in-8, 108 pp., 6 planches.
1883. — Reparticion de los Moluscos en el continente africano.
Barcelone, 1883, gr. in-8.
1883. — Histoire malacologique de l’Abyssinie.
Annales sciences naturelles Paris, zoologie, 6e série, XV, pl. VII- XI, 1 carte. Édition à part, 1 vol. gr. in-8, 162 pp. avec 5 pl. et une carte double en tête du volume.
1883. — Avis rectificatif à intercaler à la suite de l’histoire malacologique de l’Abyssinie.
Saint-Germain, juillet 1883, gr. in-8, 3 pp.
1883. — Mollusques fluviatiles du Nyanza Oukéréwé (Victoria-Nyanza), suivis d’une note sur les genres Cameronia et Burtonia du Tanganika.
Paris, août 1883, gr. in-8, 23 pp., 1 planche.
1885. — Helixarionidées des régions orientales (Abyssinie, Gallas, Çomalis, Zanzibar et Mozambique) de l’Afrique.
Paris, gr. in-8, 22 pp.
1885. — Monographie d’un nouveau genre d’Acéphale du lac Tanganika.
Bullet. société malacologique de France, II, juillet 1885, pp. 1-12, pl. I.
1885. — Notice prodromique sur les Mollusques terrestres et fluviatiles recueillis par M. VICTOR GIRAUD dans la région méridionale du lac Tanganika.
Paris, août 1885, gr. in-8, 110 pp.
1885. — Mollusques terrestres et fluviatiles recueillis par M. PAUL SOLEILLET dans son voyage au Choa (Ethiopie méridionale).
Paris, septembre 1885, gr. in-8, 48 pp., 1 pl.
1885. — Espèces nouvelles et genres nouveaux découverts par les Rév.-pères missionnaires dans les grands lacs africains Oukéréwé et Tanganika.
Paris, décembre 1885, gr. in-8, 39 pp.
1886. — Nouveautés malacologiques, I (seul paru) Unionidæ et Iridinidæ du lac Tanganika.
Paris, avril 1886, gr. in-8, 93 pp.
1886. — Des Tiphobies du lac Tanganika.
Bullet. soc. malacologique de France, III, juillet 1886, pp. 141-150, pl. VI.
1887. — Mollusques nouveaux de la région du Nyanza Oukéréwé (Victoria- Nyanza).
Bull. soc. malacologique de France, IV, juillet 1887, pp. 267-272.
1888. — Iconographie malacologique des animaux Mollusques fluviatiles du lac Tanganika.
Corbeil, gr. in-8, 82 pp , 35 pl.
1889. — Mollusques de l’Afrique équatoriale, de Moguedouchou à Bagamoyo et de Bagamoyo au Tanganika.
Paris, mars 1889, gr. in-8, 229 pp., 8 pl.
1889. — Mélanidées du lac Nyassa suivies d’un aperçu comparatif de la faune malacologique de ce lac avec celle du grand lac Tanganika.
Bullet. soc. malacologique de France, VI, juillet 1889, pp. 1-66, pl. I et II.
1890. — Histoire malacologique du lac Tanganika, t. I (seul paru).
Annales des sciences naturelles, zoologie, 7e série, X, pp. 1-267 et pl. I-XVII. Édition à part, 1 vol. gr. in-8, 267 pp. et 17 pl.
BUISSERET.
1887. — Les Mollusques du Tanganika.
Revue des questions scientifiques, XXI, pp. 289-292.
CAILLIAUD (F.).
1823-1827. — Voyage à Méroë et au fleuve Blanc.
Paris, 4 vol. in-8 et 2 vol. in-folio de planches.
CHAPER (M.).
1885. — Description de quelques espèces nouvelles de coquilles vivantes provenant de l’Afrique australe et de l’Assinie.
Bullet. société zoolog. de France, X, pp. 479-486, pl. XI.
CHARMES (XAVIER).
1885. — Unionidæ des environs de Bagamoyo (Zanguébar).
Bullet. société malacologique de France, II, pp. 165-174.
CONRAD (T. A.).
1834. — Description of a new genus of freshwater shells (genre Pleiodon).
Journal of the Academy of natur. sc. of Philadelphia ; vol. VII, part. I, pp. 178-181, tab. XIII.
(L’espèce figurée est le Pliodon Macmurtrei Conrad).
CORT (HUGO DE).
1899. — Quelques observations intéressant la faune malacologique du Congo.
Annales (Bullet. des séances) de la Société royale malacol. de Belgique, XXXIV, pp. XXXIX-XLII.
CRAVEN (ALFR. E.).
1880. — On a collection of land and freshwater shells made during a short expedition to the Usambara Country in eastern Africa, with description of seven new species.
Proceed. zoolog. society London, mars 1880, pp. 216-219, pl. XXII.
1883. — Mollusques du Congo.
Annales soc. malacolog. de Belgique, XXVII ; pp. 18-19.
CROSSE (H.).
1881. — Faune malacologique du lac Tanganika.
Journal de Conchyliologie, XXIX, pp. 105-139 et pp. 277-309, pl. IV.
1885. — Diagnoses Molluscorum novorum, in regione Usagara dicta, Africæ orientalis, collectorum.
Journal de Conchyliologie, XXXIII, pp. 310-312.
1886. — Description de Mollusques inédits provenant de l’Usagara.
Journal de Conchyliologie, XXXIV, pp. 81-86, pl. I, fig. 1-3.
1889. — Note sur le nouveau genre Livinhacia.
Journal de Conchyliologie, XXXVII, pp. 105-112.
DAUTZENBERG (PH.).
1890. — Récoltes malacologiques de M. le capitaine Em. DORR, dans le Haut-Sénégal et le Soudan français, de 1886 à 1889.
Mémoires de la soc. zoolog. France, III, pp. 123-135, pl. I.
1890. — Récoltes malacologiques de M. l’abbé CULLIÉRET aux îles Canaries et au Sénégal.
Mémoires société zoolog. France, III, pp. 147-168, pl. II.
1890. — Mollusques recueillis au Congo par M. E. DUPONT entre l’embouchure du fleuve et le confluent du Kassaï.
Bullet. Académie royale de Belgique, XX, pp. 566-579, pl. I à III.
1892. — Description d’un Perideris nouveau (P. Lechatelieri) provenant du Dahomey.
Journal de Conchyliologie, XL, p. 297.
1893. — Description d’un Mollusque nouveau (Spatha corrugata) du Congo français.
Journal de Conchyliologie, XLI, pp. 50-51, pp. 166-167, pl. VIII, fig. 5.
1899. — Description d’une nouvelle espèce d’Achatina provenant du Haut-Congo.
Annales (Mémoires) de la société malacologique de Belgique, XXXIV (séance du 2 décembre 1899), pp. 27-28, 1 fig. dans le texte.
1902 (avril). — Description de trois Mollusques nouveaux provenant de l’Etat indépendant du Congo.
Annales (Mémoires) de la société malacologique de Belgique, XXXVI, pp. 3-7, pl. I.
Voyez MARTEL.
DIGBY (L.).
1902. — On the structure and affinities of the Tanganyika Gastropods Chytra and Limnotrochus.
Journal Linnean society London, XXVIII, pp. 434-442, pl. XXXVIII-XL.
DOHRN (HEINR.).
1864 mars. — List of the shells collected by CAP. SPEKE during his second journey through Central Africa.
Proceed. zoolog. society London, pp. 116-118.
1865 février. — List of the land and freshwater shells of the Zambesi and Lake Nyassa, tropical Africa, collected by J. KIRK.
Proceed. zoolog. society London, pp. 231-234.
1878. — Ueber afrikanische Binnenconchylien.
J. B. malakoz. gesells., V, pp. 151-156.
DUNKER (W.).
1852 août. — Diagnoses Molluscorum novorum ; in Menke’s Zeitschrift f. Malakozoologie, no 8, pp. 125-128.
DUPUIS (lieut. P.) et PUTZEYS (Doct. S.).
1900 mars. — Diagnoses de quelques coquilles nouvelles provenant de l’État indépendant du Congo.
Annales société malacolog. de Belgique, XXXV ; séance du 3 mars 1900, pp. XIII-XIX, 17 figures dans le texte.
1901 juillet. — Diagnoses de quelques espèces de coquilles nouvelles et d’un genre nouveau provenant de l’État indépendant du Congo, suivies de quelques observations relatives à des espèces déjà connues.
Annales (Bulletin des séances) de la société malacolog. de Belgique, XXXVI ; séance du 6 juillet 1901, pp. XXXIV-XLIII, 16 figures dans le texte.
1901 décembre. — Diagnoses de quelques espèces de coquilles nouvelles provenant de l’État indépendant du Congo, suivies de quelques observations relatives à des espèces déjà connues.
Annales (Bulletin des séances) de la soc. roy. malacologique de Belgique, XXXVI ; séance du 7 décembre 1901, pp. LI-LVI, 9 figures dans le texte.
EHRENBERG.
1828-1845. — Symbolæ physicæ, seu icones et descriptiones corporum animalium novorum aut minus cognitorum, quæ ex itineribus per Libyam, Ægyptum, Nubiam, Dongolam, Syriam, Arabiam et Habessiniam, publico institutis sumptu Frederici Guilehmi Hemprich et Christiani Godfredi Ehrenberg, medicinæ et chirurgiæ doctorum, studio annis MDCCCXX-MDCCCXXV redierunt.
Berlin, 1828-1845, 2 vol. in-folio avec pl. color.
FRAUENFELD (GEORG RITTER VON).
1864. — Verzeichniss der Namen der fossilen und lebenden Arten der Gattung Paludina Lam. nebst jenen der nächststehenden und Einreihung derselben in die verschiedenen neueren Gattungen.
Verhandlungen d. k. k. zoologisch-botanischen Gesellschaft in Wien, XIV, pp. 561-672.
1865. — Zoologische Miscellen, V ; Beschreibung von 7 neuen Arten der Gatt. Vivipara Lam.
Verhandlungen der zoologisch-botanischen Gesellschaft in Wien, XV, pp. 525, pp. 531-533, Taf. XXII.
1865 novembre. — Description of seven new species of the genus Vivipara Lam.
Proceed. zoolog. society London, pp. 658-659.
FULTON (H.).
1902. — Description of Ennea affectata n. sp. from Zanzibar.
Proceed. malacolog. society London, V, p. 32, figure dans le texte.
1903. — Figures and descriptions of supposed new species and varietes of Ennea, Macrochlamys, Cochlostyla, etc...
Journ. malacol., X, pp. 99-103, pl. IX.
FURTADO (A.).
1886. — Coquilles terrestres et fluviatiles de l’exploration africaine de MM. Capello et Ivens (1884-1885).
Journal de Conchyliologie, XXXIV, pp. 138-152, pl. VI-VII.
GERMAIN (LOUIS).
1904. — Diagnoses de Mollusques nouveaux provenant de la Mission du BOURG DE BOZAS.
Bullet. Muséum hist. natur. Paris, 1904, no 3, pp. 141-144. [En collaboration avec le Dr A. T. DE ROCHEBRUNE].
1904. — Sur quelques Mollusques terrestres et fluviatiles rapportés par M. CH. GRAVIER du désert Somali.
Bulletin Muséum histoire natur. Paris, no 4, pp. 344-354, 4 figures dans le texte.
1904. — Mollusques recueillis par la Mission du BOURG DE BOZAS.
Mémoires société zoolog. de France, XVII, pp. 5-29, pl. I-II. [En collaboration avec le Dr A. T. DE ROCHEBRUNE].
1904. — Note préliminaire sur les Mollusques recueillis par les membres de la Mission A. CHEVALIER, dans la région du Tchad et le bassin du Chari.
Bullet. Muséum hist. natur. Paris, no 7, pp. 466-471.
1905. — Liste des Mollusques recueillis par M. E. FOA dans le lac Tanganika et ses environs.
Bullet. Muséum hist. natur. Paris, no 4, pp. 254-260.
1905. — Sur les Mollusques recueillis par les membres de la Mission F. FOUREAU-LAMY dans le centre africain.
Bullet. Muséum hist. natur. Paris, no 4, pp. 249-253 ; n° 5, pp. 327-331, 3 figures dans le texte.
1905. — Mollusques, in F. FOUREAU. — Documents scientifiques de la Mission saharienne (Mission Foureau-Lamy), Paris, 1905, in-4, t. II, pp. 1060-1063.
1905. — Contributions à la faune malacologique de l’Afrique équatoriale :
I. Note préliminaire sur quelques Mollusques nouveaux du lac Tchad et du bassin du Chari.
Bullet. Muséum hist. natur. Paris, no 6, pp. 483-489.
1906. — Contributions à la faune malacologique de l’Afrique équatoriale :
II. Mollusques recueillis par M. LENFANT dans le lac Tchad.
III. Sur quelques Lamellibranches du lac Tchad rapportés par M. le lieutenant HARDELET.
IV. Sur les Mollusques recueillis par M. le lieutenant MOLL dans la région du lac Tchad.
Bulletin Muséum hist. natur. Paris, no 1, pp. 52-61, figures 1 à 4 dans le texte.
V. Sur les Mollusques recueillis par M. le lieutenant DUPERTHUIS dans la région du Kanem (lac Tchad).
Bullet. Muséum hist. natur. Paris, no 3, pp. 166-174, fig. 5-6.
VI. Sur quelques Mollusques du lac Victoria-Nyanza.
Bullet. Muséum hist. natur. Paris, no 5, pp. 296-307, fig. 7-16.
VII. Sur le genre Spekia Bourguignat.
VIII. Sur quelques Corbicules de l’Afrique centrale.
Bulletin Muséum hist. natur. Paris, no 7, pp. 577-585, fig. 17-18.
1907. — Contributions à la faune malacologique de l’Afrique équatoriale :
IX. Espèces nouvelles de l’Afrique centrale (Note préliminaire).
Bulletin Muséum hist. natur. Paris, no 1, pp. 64-68
X. Mollusques nouveaux du lac Tchad (Mission R. CHUDEAU).
Bulletin Muséum hist. natur. Paris, no 4, pp. 269-274, fig. 19-23.
XI. Mollusques recueillis par M. le Dr DECORSE en divers points de l’Afrique centrale.
Bulletin Muséum hist. natur. Paris, no 5, pp. 343-351, fig. 24-26.
1907. — Étude sur les Mollusques recueillis par M. le lieutenant L. LACOIN dans la région du lac Tchad.
Mémoires de la Société zoologique de France, XIX, pp. 219-242, pl. IV.
1907. — Essai sur la malacographie de l’Afrique équatoriale.
Archives de zoologie expérimentale et générale, 4e série, VI, no 4, pp. 103-135.
1907. — Étude sur les Mollusques recueillis par M. E. FOA dans le lac Tanganika et ses environs.
Paris, imprimerie nationale, in-4, 120 pp. et 50 figures dans le texte.
GIBBONS (J. S.).
1879 mai. — Description of two new species of land shells, and remarks on others collected on the east african coast.
The Journal of Conchology, II, pp. 138-145.
GIRAUD (VICTOR).
1885. — Description du nouveau genre Bourguignatia.
Bullet. soc. malacologique de France, II [juillet 1885], pp. 193-194, pl. VII.
GODWIN-AUSTEN (H. H.).
1895. — Note on Trochonanina and other genera of land Mollusca with reference to the generic position of Martensia Mozambicensis and other species.
Proceed. malacolog. society London, I, no 6 [juillet 1895], pp. 281-286, pl. XIX.
GRANDIDIER (ALFRED).
1885. — Description de quelques espèces nouvelles et observations critiques sur divers Mollusques du centre de l’Afrique.
Bullet. société malacologique de France, II, pp. 157-164, pl. VII.
1887. — Mollusques de l’Ousaghara, de l’Oukami, etc. (Afrique équatoriale).
Bullet. soc. malacologique de France, IV, pp. 185-194.
HEYNEMANN (D. F.).
1882. — Ueber einige Nacktschnecken von Ost-Afrika aus dem Berliner zoologischen Muséum.
Nachr. malakozool. gesellsc., pp. 180-185.
HOYLE (W. E.) et STANDEN (R.).
On a new species of Sepia and other shells collected by D. R. KŒTTLITZ in Somaliland.
Mem. Manchester Society, XLIV, no 6, 6 pp., 1 pl.
INNES (W.)
1884. — Description de deux Helicidæ nouvelles de l’Abyssinie.
Bulletins société malacologique de France, I, pp. 103-106.
1884. — Recensement des Planorbes et des Valvées de l’Égypte.
Bulletins société malacolog. de France, I, pp. 329-352.
JICKELI (C. F.).
1872. — Reisebericht.
Malakozool. Blätter, XX, pp. 1-20 ; XXI, pp. 81-109.
1872. — Diagnosen neuer Mollusken meiner Reiseausbente.
Malakozool. Blätter, XX, pp. 99-108.
1873. — Ueber die Land- und Süsswasser Mollusken Nord-Ost-Afrika’s.
Sitz. bericht. naturfor. freunde, pp. 4-7.
1874. — Fauna der Land- und Süsswasser Mollusken Nord-Ost-Afrika’s.
Nova acta der Ksl. Leop. Carol. Deutschen Akademie der Naturforscher, XXXVII, no 1, pp. 1-352, pl. I-XI.
1875. — Rückblick auf die Land- und Süsswasser-Mollusken Nord-Ost- Afrika’s nebst einigen bemerkung über die Mollusken fauna Afrika’s.
Jahrbücher der deutsch. Malakozoologischen gesellsch., II, pp. 334-353.
1881. — Land- und Süsswasser Conchylien Nord-Ost-Afrika’s.
J. B. malak. gesellsc., VIII, pp. 336-340.
JOUSSEAUME (Dr F.).
1886. — Coquilles du Haut-Sénégal.
Bullet. soc. zoolog. de France, XI, pp. 471-502, pl. XII-XIV.
1887. — Mollusques nouveaux (Limicolaria tulipa n. sp.).
Le Naturaliste, IX, pp. 5-7.
LEA (ISAAC).
1864 avril. — Descriptions of six new species of Unionidæ from Lake Nyassa.
Proceedings of the Academy natur. sc. Philadelphia (12 avril 1864), XVI, pp. 108-109. Tirage à part, 1866, pp. 17-18 et Observations on the genus Unio, XI, pl. XII-XIII.
MABILLE (J.).
1901. — Testarum novarum diagnoses.
Bullet. soc. philomat. Paris, 2e série, III, pp. 56-58.
MARTEL et DAUTZENBERG (PH.).
1899. — Observations sur quelques Mollusques recueillis par le R. P. GUILLEMÉ et description de formes nouvelles.
Journal de Conchyliologie, XLVII, pp. 163-181, pl. VIII.
MARTENS (Dr E. von).
1869. — Mollusken in : Baron Carl Claus von der Decken’s Reisen in Ost- Afrika ; dritter Band, Leipzig et Heidelberg, in-8, pp. 53-66 et pp. 148-160, Taf. I-III.
1869. — Conchylien aus Zanzibar zwischen Sesamsamen.
Nachrichtsbl. der deutsch. malakozool. gesselsch., pp. 142-156.
1870. — Conchylien aus dem obern Nilgebiet.
Malakozool. Blätt., XV, pp. 32-36.
1873. — Zusammenstellung der von Dr G. SCHWEINFURTH in Afrika gesammelten Land- und Süsswasser-Conchylien.
Malakozool. Blätt., XXI, pp. 37-46.
1876 — Die von Prof. Dr R. BUCHHOLZ in Westafrika gesammelten Land- und Süsswasser-Mollusken.
M. B. Akadem. Berlin, pp. 253-274, 5 pl.
1877. — Note (sans titre) sur quelques Mollusques de Kouka (Lac Tchad).
Sitz. ber. naturf. freunde, p. 242.
1878 (avril). — Uebersicht der von Herrn J. M. HILDEBRANDT während seiner letzten mit Unterstützung der Akademie in Ostafrika ausgeführten Reise gesammelten Land- und Süsswasser-Conchylien.
Monatsbericht der Kon. Akademie der Wissenschaften zu Berlin, pp. 288-298, 2 pl.
1879 (juillet). — Recente Conchylien von Bagamoyo.
Sitzungsber. der gesellsch. naturforsch. freunde in Berlin, pp. 102-103.
1879 (juillet). — Recente Conchylien aus dem Victoria-Nyanza (Ukerewe).
Sitzungsber. der gesellsch. naturforsch. freunde in Berlin, pp. 103-105.
1879. — Ubersicht der von W. PETERS in Mossambique gesammelten Mollusken.
M. B. Akad. Berlin, pp. 727-749.
1882. — Binnen Conchylien aus Angola und Loango.
J.-B. malakoz. gesellsch., IX, pp. 243-250.
1883 (mai). — Einige centralafrikanische Conchylien.
Sitz. ber. der gesellsch. naturf. freunde Berlin, pp. 71-74.
1887. — Eine neue Art der afrikanischen Süsswasserschnecken-Gattung Lanistes.
Sitz. ber. der gesellsch. naturf. freunde, pp. 96-97.
1890 (juillet). — Eine von Herrn HANS MEYER aus Kilimandscharo gesammelte Landschnecke.
Sitz. berich der gesellsch. naturf. freunde Berlin, p. 132.
1891. — Die von Dr F. STUHLMANN auf der Expedition EMIN PASCHA’S in den Landschaften Ukerewe, Ukami, Usagara und Ugogo gesammelten Land- und Süsswasser-Conchylien.
Sitz. berich. der gesellsch. naturf. freunde Berlin, pp. 13-18.
1891. — Die von Herrn Preuss bei der Barombi-station in Kamerun gesammelten Land- und Süsswasser-Mollusken.
Sitz. berich der gesellsch. naturf. freunde Berlin, pp. 29-34.
1891. — Fortsetzung des Berichts über die Tanganikaschnecke Bourguignat’s.
Nachr. malakozool. gesellsch., pp. 126-128.
1892 (février). — Einige neue Arten von Land- und Süsswasser-Mollusken aus Uganda und dem Victoria-Nyanza.
Sitz. bericht. der gesellsch. naturf. freunde Berlin, pp. 15-19.
1892 (novembre). — Ueber die von Dr STUHLMANN in Nordostafrika gesammelten Land- und Süsswasser-Mollusken.
Sitz. bericht. der gesellsch naturf. freunde Berlin, pp. 174-181.
1892 (novembre). — Die Beschreibung vier neuer Afrikanischer Conchylien- Arten.
Sitz. bericht. der gesellsch. naturf. freunde Berlin, pp. 181-182.
1893. — Mollusken gesammelt... im Togolande.
Wissensch. Beihft. deutsch. Kolonialblatte. — M. T. Deutsch. Schutzeb., VI, p. 216.
1894. — Conchologische Mittheilungen als Fortsetzung der Novitates Conchologicæ.
Band III, Part. 3, 1. Afrikanische Binnenmollusken.
1895 (juin). — Neue Arten von Landschnecken aus den Gebirgen Ost- Afrikas.
Sitz. bericht. der gesellsch. naturf. freunde Berlin, pp. 120-129.
1895 (juillet). — Ueber einige ostafrikanische Achatinen.
Sitz. bericht. der gesellsch. naturf. freunde Berlin, pp. 145-156.
1895. — Explorazione del Guiba (Somaliland). — IV. Molluschi terrestri e d’acqua dolce.
Ann. Mus. civ. Genova, XXXV, pp. 63-66.
1895 (décembre). — Neue Land- und Süsswasser-Schnecken aus Ost-Afrika.
Nachrichtsbl. der deutschen malakozoologisch. gesellschaft., nos 11-12, pp. 175-187.
1897. — Ostafrikanische Mollusken gesammelt von Herrn Dr F. STUHLMANN, 1888 und 1889.
Jahrb. Hamburg. Anst., XIV, no 2, pp. 111-118.
1897. — Beschalte Weichthiere Ost-Afrikas.
Arch. naturg., LXIII, pp. 48-59.
1898. — Beschalte Weichthiere Ost-Afrikas.
Berlin, 1897-1898, gr. in-8, v-308 pp. avec 7 pl.
1900. — Einige neue von Dr FÜLLEBORN in Deutsch Ost-Afrika gesammelte Landschnecken.
Sitz. bericht. gesellsch. naturf. freunde Berlin., pp. 177-180.
1901. — Diagnosen neuer Arten.
Nachrichtsbl. der deutschen malakozoologisch. gesellsch., pp. 148-149.
1901. — Eine neue Süsswasserschnecke aus Kamerun.
Sitz. bericht. gesellsch. naturf. freunde Berlin, pp. 26-27 (figure dans le texte).
1903. — Süsswasser-Conchylien von Südufer des Tsad-sees.
Sitz. ber. ges. naturf. Berlin, pp. 5-10.
MELVILL (J.-C.) et PONSOBY (J.-H.).
Description of Achatina Studleyi n. sp. from old Calabar, West Afrika.
MÖBIUS (K.).
1890 (décembre). — Aus einem Briefe des Herrn Dr F. STUHLMANN aus Tabora über die Fauna von Ost-Afrika.
Sitzungsbricht. der gesellsch. naturf. freunde Berlin, pp. 181-184.
MÖLLENDORFF (O.-F. von).
1897. — Diagnosen neuer und kritischer Land deckelschnecken.
Nachrichtsbl. deutsch. malakozool. gesellsch. XXIX, pp. 31-45.
MÖLLENDORFF (O.-F. von) et KOBELT.
1902. — Diagnose einer neuen Achatina (A. Erlangeri) Somaliland.
Nachrichtsbl. deutsch. malakozool gesellsch., pp. 48-52.
MORELET (ARTHUR).
1860. — Séries Conchyliologiques.
Livraison II. Iles orientales d’Afrique, Paris, 1860, pp. 37-122, avec pl. 4 à 6.
1872. — Notice sur les coquilles terrestres et d’eau douce recueillies sur les côtes de l’Abyssinie (voyage de MM. ANTINORI, BECCARI et ISSEL).
Annal. Mus. civ. Genova, III, pp. 180-208, pl. IX.
1873. — Novitates conchyliologicae in itinere per Africam æquinoctialem a Cl. MARCHE et de COMPIÈGNE collectae.
Journal de Conchyliologie, XXI, pp. 329-332.
1883. — Mollusques nouveaux de la côte occidentale d’Afrique.
Journal de Conchyliologie, XXXI, pp. 395-401, pl. X.
1885. — Coquilles terrestres et fluviatiles de l’Afrique équinoxiale.
Journal de Conchyliologie, XXXIII, pp. 20-33, pl. II.
1888. — Description d’une nouvelle espèce d’Achatina d’Assinie.
Journal de Conchyliologie, XXXVI, pp. 97-99, pl. I.
1890. — Coquilles nouvelles ou peu connues de l’Afrique équatoriale.
Journal de Conchyliologie, XXXVIII, pp. 65-70, pl. I
MOORE (J.-E.-S.).
1897. — On the zoological results of the Tanganyika expedition.
Proceed. zoolog. society London.
1897. — The freshwater fauna of Lake Tanganyika.
Nature, juillet 1897, LVI, pp. 198-200.
1897. — Science Progress, VI, octobre 1897, pp. 627-641.
1898. — Description of the genera Bathanalia and Bythoceras, from Lake Tanganyika.
Proceed. malacolog. society London, III, pp. 92-93 (figures dans le texte).
1898. — The marine fauna in Lake Tanganyika, and the advisability of further exploration in the great african lakes.
Nature, LVIII, pp. 404-408.
1898. — On the hypothesis that lake Tanganyika represents an old jurassic sea.
Quarterly journal of microsc. science, new serie, vol. 41, pp. 303-321. pl. XXIII.
1898. — The Molluscs of the great african Lakes.
I. Distribution.
Quarterly journal of microsc. science, new serie, vol. 41, pp. 159-180.
Analysé par PILSBRY dans le Nautilus, XII, p. 37.
II. The anatomy of the Typhobia with a description of the new genre Bathanalia.
Id., pp. 181-204, pl. XI-XIV.
1899. — III. Tanganyika rufofilosa and the genus Spekia.
Id., vol. 42, pp. 155-185, pl. XIV-XIX.
IV. Nassopsis and Bythoceras.
Id., vol. 42, pp. 187-201, pl. XX-XXI.
1899. — On the zoological evidence of the connection of lake Tanganyika with the sea.
Proceed. royal society London, LXII, pp. 451-458.
Analysé par PILSBRY dans le Nautilus, XII, p. 37.
1901. — Further researches concerning the Molluscs of the great african lakes.
Proceed. zoolog. society London, II, no XXXI, pp. 461-470, pl. XXV- XXVI.
1903. — The Tanganyika problem ; an account of the researches undertaken concerning the existence of marine animals in central Africa.
Londres, 1903, in-8, 371 pp., cartes et figures.
NELSON (W.).
1878 (août). — Description of a new species of Planorbis
Quarterly Journal of Conchology, I, no 16, p. 379.
NEUVILLE (H.) et ANTHONY (R.).
1905. — Première liste de Mollusques d’Abyssinie (collection Maurice de ROTHSCHILD).
Bulletin Muséum hist. natur. Paris, no 2, pp. 115-116.
1905. — Seconde liste de Mollusques d’Abyssinie (collection Maurice DE ROTHSCHILD).
Bulletin Muséum hist. natur. Paris, no 3, pp. 196-198.
1906. — Troisième liste de Mollusques d’Abyssinie (Collection M. DE ROTHSCHILD).
Bulletin Muséum hist. natur. Paris, no 5, pp. 319-321.
1906. — Quatrième liste de Mollusques d’Abyssinie (Collection M. DE ROTHSCHILD).
Bulletin Muséum hist. natur. Paris, no 6, pp. 411-415.
1906. — Liste préliminaire de Mollusques des lacs Rodolphe, Stéphanie et Marguerite (Collection M. de ROTHSCHILD).
Bulletin Muséum hist. natur. Paris, no 5, pp. 407-409.
1906. — Contribution à l’étude de la faune malacologique des lacs Rodolphe, Stéphanie et Marguerite (Matériaux de la Collection Maurice DE ROTHSCHILD).
Bulletin de la société philomatique de Paris, 9e série, VIII, no 6 ; 26 pp., 2 planches et 2 fig. dans le texte.
NICOLAS (H.).
1898. — Origine marine de certaines espèces de Mollusques en cours de transformation, du lac Tanganyika.
Compt.-rendu 27e session assoc. franç., avancement sciences ; Nantes, I, p. 173 (résumé) ; II ; pp. 508-525 ; 8 fig. dans le texte.
NOBRE (A.).
1886. — Noticia sobre as conchas terrestres e fluviaes recolhidas par F. NEWTON nos Possessoes Portugezas da Africa occidental.
Istituo ; XXXIV, 7 pp.
NOURRY (M.).
1897. — Gastéropodes du lac Tanganika en voie de transformation.
Comp.-rend. 26e session assoc. franç. avanc. sciences ; I, p. 302 (Résumé). Le mémoire définitif n’a pas paru.
PALLARY (PAUL).
1903. — Mollusques recueillis par le Dr INNES BEY dans le Haut-Nil.
Bulletin de l’Institut Egyptien, séance du 3 mars 1902, 14 pp. ; 2 Pl.
PANTANELLI (D.).
1887. — La Melania curvicosta Desh. dell’Abissinia.
Atti. soc. Tosc., V, pp. 204-206.
PELSENEER (P.).
1886. — Notice sur les Mollusques recueillis par M. le capitaine E. STORMS dans la région du Tanganyika.
Bullet. Musée royal hist. natur. de Belgique ; IV, pp. 103-128 ; 3 fig. dans le texte.
PFEIFFER (Dr LOUIS).
1854-1873. — Novitates Conchologicae, séries prima. Mollusca extramarina.
Beschreibung und Abbildung neuer oder Kritischer Land- und Süsswasser- Mollusken.
Cassel. I. 1854-1860 ; 138 pp. ; Pl. I-XXXVI.
II. 1860-1866 ; pp. 138-303 ; Pl. XXXVI-LXXII.
III. 1867-1869 ; pp. 303-510 ; Pl. LXXIII-CVIII.
IV. 1870-1873 ; pp. 510-648 ; Pl. CVIII-CXLIV.
PFEFFER (GEORG).
1889. — Uebersicht der von Dr STUHLMANN in Ægypten, auf Sansibar und dem gegenüber liegenden Festlande gesammelten Reptilien, Amphibien, Fische, Mollusken und Krebse.
Jahrbuch der Hamburgischen wissenschaftlichen Anstalten ; VI, Mollusques ; pp. 23-27.
PILSBRY (H. A.).
1897. — Description of two new form of Perideris.
Proceed. Acad. Philad. ; pp. 503-504.
POIRIER (J.).
1887. — Description de l’Estria Alluaudi nouveau genre de Limacien (d’Assinie).
Bullet. soc. philomat. (7e série) ; XI, pp. 181-182.
1887. — Observations anatomiques sur le genre Urocyclus.
Bullet. soc. malacolog. France ; IV, pp. 195-232 ; Pl. V-X.
POLLONERA (CARLO).
1887. — Nuove specie di Molluschi dello Scioa.
Bollet. dei Musei di zool. Torino ; II, no 34, 31 décembre 1887 ; 2 pp.
1888. — Nuove specie di Molluschi raccolti nello Scioa dal Dottor V. Ragazzi.
Bollet. dei Musei di zoolog... Torino, III, no 37, 21 février 1888 ; 3 pp.
1888. — Molluschi dello Scioa e della valle dell’Havash.
Bollettino della società Malacologica Italiana, XIII, fasc. II. 39 pp. 2 Pl.
1898. — (4 mars). Molluschi terrestri e fluviatili dell’Eritrea raccolti dal generali di BOCCARD.
Bollet. dei Musei di zoolog. Torino ; XIII, no 313 ; pp. 13, I Pl.
1906. — Nuove specie di Molluschi terrestri ; diagnosi preventive.
(Spedizione al Ruwenzori di S. A. R. Luigi Amedeo di Savoia duca degli Abruzzi).
Bollettino dei Musei di zoologia ed Anatom. comp. R. univ. Torino ; XXI no 538 (22 octobre 1906) ; 4 pp.
1906. — Vaginulidæ e Urocyclidæ ; diagnosi preventive.
[Spedizione al Ruwenzori di S. A. R. Amed. di Savoia duca degli Abruzzi].
Bollettino dei Musei di zool. ed Anatom. comp. R. univ. Torino ; XXI, no 543 [25 novembre 1906] ; 6 pp.
PRESTON (H. B.).
1905. — Description of new species of Achatina from the Zambesi.
Proceed. of the malacological society ; VI, part. 4 (mars 1905) ; p. 244, figure dans le texte.
1905. — Notes on a small collection of shells from the Victoria falls, Zambesi river, with descriptions of new species.
Proceed. of the malacological society ; VI, part. 5 (juin 1905) ; pp. 300-301 ; 4 figures dans le texte.
1905. — On a small collection of land and freshwater shells from Uganda, with descriptions of a new species of Martensia and two new species of Limicolaria.
Proceed. of the malacological society ; VII, part. II (juin 1906) ; pp. 88-90 ; 3 figures dans le texte.
PUTZEYS (Dr S.).
1898. — Diagnoses de quelques coquilles nouvelles provenant de l’Etat indépendant du Congo.
Annales (Bullet. des séances) soc. malacolog. Belgique ; XXXIII ; pp. IV-VI ; XXII-XXV ; CXXXII-CLXXXV ; XC-XCV, 23 fig. dans le texte.
1899. — Diagnoses de quelques coquilles nouvelles et d’un genre nouveau provenant de l’Etat indépendant du Congo.
Annales (Bullet. des séances) soc. malacolog. Belgique ; XXXVI ; pp. LV-LX ; 16 figures dans le texte.
Voyez DUPUY.
REVOIL (G.).
1885. — Espèces nouvelles de la vallée de l’Ouébi, près Moguédouchou (Çomalis).
Bullet. société malacolog. France ; II ; pp. 97-100.
ROCHEBRUNE (A. T. DE).
1882. — Sur quelques espèces du Haut-Sénégal.
Bullet. soc. philomat. Paris ; 7e série, VI, pp. 33-35.
1886. — Sur quelques Lamellibranches provenant du Congo et de ses tributaires.
Bullet. soc. malacolog. France ; III, pp. 1-14, Pl. I.
1898. — Sur une collection de Mollusques terrestres et d’eau douce du Kameroun.
Bullet. Muséum hist. natur. Paris ; no 3, pp. 157-158.
1904. — Recherches sur la validité de certains genres d’Unionidæ africains.
Bullet. Muséum hist. natur. Paris ; no 5 ; pp. 254-263.
1904. — Recherches sur quelques types de la famille des Mutelidæ.
Bullet. Muséum hist. natur. Paris ; no 6 ; pp. 332-343.
1904. — Sur deux genres nouveaux d’Unionidæ provenant de la Sénégambie.
Bullet. Muséum hist. natur. Paris ; no 7 ; pp. 460-463 ; 2 figures dans le texte.
Voyez GERMAIN (Louis).
ROLLE (H.).
1892. — Diagnosen neuer Arten.
Nachricht. malakozool. gesellsch., pp. 50-52.
1893. — Eine neue Pseudoglessula (P. abetifiana).
Nachrichtsbl. deutsch. malakoz. gesellsch., pp. 86-87.
1895 (juin). — Eine neue Achatina.
Nachrichtsbl. deutsch. malakoz. gesellsch., p. 100.
1902. — Neue Landschnecken.
Nachrichtsbl. deutsch. malakoz. gesellsch., pp. 211-212.
SCHEPMAN (M. M.).
1891. — On a new species of Lanistes (la descript. est de BŒTTGER).
Notes Leyd. Mus., XIII, pp. 111-112, pl. 8, fig. 1-2.
1891. — A new species of Unio (U. landanensis).
Notes Leyd. Mus., XIII, pp. 113-114, pl. 8, fig. 3.
1888. — Zoological researches in Liberia ; List of Mollusca, with description of new species.
Notes Leyd. Mus., X, pp. 245-252, pl. X.
SIMROTH (H.).
1888. — Ueber einige Thernata aus der Malakologie.
III. — Ueber afrikanische Nacktschnecken.
Sitz. ber. ges. Leipzig, XIII-XIV, p. 45-48.
1890. — Ueber einige Aetherien aus den Congofällen
Zoolog. Anzeich., XIII, pp. 662-664.
1893. — Ueber die... in Inneren von Ostafrica gesammelten Nacktschnecken.
Ber. ges. Leipzig Jahrg., pp. 10-25.
1893. — Ueber die Fährbung verschiedener Nacktschnecken Ostafrikanische Nacktschnecken.
Ber. ges. Leipzig Jahrg., pp. 82-86.
1894 — Über einige Ætherien aus den Kongofällen.
Abhandlungen der Senckenb. naturf. ges., XVIII, pp. 273-288, 1 pl. color.
1894. — Beiträge zur Kenntnis der portugiesischen und der ostafrikanischen Nacktschnecken-Fauna.
Abhandlungen der Senckenb. naturf. ges., XVIII, pp. 289-307, 2 pl. color.
1896. — Über bekannte und neue Urocycliden.
Abhandlungen Senckenb. naturf. ges., XIX, pp. 281-312, 2 pl. color.
1896. — Über verschiedem tropische Nacktschnecken.
S. B. ges. Leipzig, pp. 29-32.
1896. — Über verschiedem Nacktschnecken.
S. B. ges. Leipzig, pp. 140-154.
1896. — Nacktschnecken Ost-Afrikas.
Deutsch-Ost-Afrika, IV, no I, 23 pp., 3 pl.
SMITH (ED. A.).
1877 (novembre). — On the shells of lake Nyassa and one a few marine species of from Mozambique.
Proceed. zoolog. society London, pp. 712-722, pl. LXXIV-LXXV.
1880 (avril). — On the shells of Tanganyika and of the neighbourhood of Ujiji, Central Africa.
Proceed. zoolog. society London, pp. 344-352, pl. XXXI.
1880 (décembre). — Diagnoses of new shells from lake Tanganyika and east Africa.
Ann. and magaz. of natur. hist., 5e série, VI, pp. 425-430.
1881 (février). — On a collection of shells from lakes Tanganyika and Nyassa and other localities in east africa.
Proceed. zoolog. society London, pp. 276-300, pl. XXXII-XXXIV.
1881 (mai). — Description of two new species of shells from lake Tanganyika.
Proceed. zoolog. society London, pp. 558-561, fig. dans le texte.
1881. — Remarks on the shells from lakes Tanganyika and Nyassa and other localities between the latter and Dar-es-Salaam. In : JOSEPH THOMSON, Travels in Central Africa.
1882. — Note on Paramelania.
Nature, XXV, p. 218.
1887. — On the Mollusca collected at the Cameroons Mountain by H. H. JOHNSTON.
Proceed. zoolog. society London, pp. 127-128.
1887. — On the three species of shells from the Rio del Rey Cameroons.
Proceed. zoolog. society London, pp. 566-567.
1888 (janvier). — On the shells of the Albert-Nyanza, central Africa, obtained by Dr EMIN PACHA.
Proceed. zoolog. society London, pp. 52-56, 3 fig. dans le texte.
1889 (août). — Diagnoses of new shells from lake Tanganyika.
Ann. and magaz. natur. history, 6e série, IV, pp. 173-175.
1890 (juin). — Description of twelve new species of shells.
Proceed. zoolog. society London, pp. 475-485, pl. XLVIII.
1890 (juillet). — On a new genus and some new species of shells from lake Tanganyika.
Ann. and magaz. natur. history, 6e série, VI, p. 93-96.
1890 (août). — List of land and freshwater shells collected by Dr EMIN PACHA in central Africa with description of new species.
Proceed. zoolog. society London, pp. 146-168, pl. V-VI.
1891 (mai). — On the Molluscan fauna of British central Africa.
Proceed. zoolog. society London, pp. 309-310.
1891 (octobre). — Notes on African Mollusca.
Ann. and magaz. natur. history, 6e série, VIII, pp. 317-324.
1891. — Sur un changement inutile dans la nomenclature.
Journal de Conchyliologie, XXXIX, p. 21.
1892 (août). — On the shells of Victoria-Nyanza or lake Oukerewé.
Annales and magaz. natur. history, 6e série, X, pp. 121-128, pl. XII.
1892 (novembre). — Addition to the shell fauna of the Victoria-Nyanza or lake Oukerewé.
Ann. and magaz. natur. history, 6e série, X, pp. 380-383.
1893 (novembre). — On a collection of land and freshwater shells transmitted by M. H. H. JOHNSTON from British central Africa.
Proceed. zoolog. society London, pp. 632-641, pl. LIX.
1893 (novembre). — Description of two new species of shells of the genus Ennea.
Proceed. zoolog. society London, pp. 642-643, 2 figures dans le texte.
1894 (octobre). — A list of the land and freshwater Mollusca collected by Dr J. W. GREGORY in east Africa during his expedition to Mount Kenia, with description of a few new species.
Proceed. of the malacolog. society London, I, no 4, pp. 163-168, 5 figures.
1895 (avril). — On a small collection of land shells from central Africa.
Proceed. malacology society London, I, no 7, pp. 323-325, 3 figures dans le texte.
1899. — On some land shells from Somaliland.
Journal of Malacology, VII, no 3, pp. 57-59, 2 figures dans le texte
1899. — On a collection of land shells from british central Africa.
Proceed. zoolog. society London, pp. 579-592, 3 pl.
1901. — On some land shells from british east Africa.
Journal of Malacology, VIII, no 4, pp. 93-96, 6 figures.
1902. — Land [and freshwater] Molluscs of Uganda ; in : JOHNSTON. — The Uganda protectorate, in-4, I, p. 449-453.
1902 (juillet). — Description of Achatina Machachensis n. sp., from Basutoland.
Proceed. malacolog. society London, V, no 2, pp. 169, 1 figure dans le texte.
1903. — Description of new species of land shells from central Africa.
Journ. of Conchol., X, pp. 315-319, pl. IV.
1904 (mars). — Description of new species of Ena, Pseudoglessula, and Subulina from british and german east Africa
Proceed. malacolog. society London, VI, no 1, pp. 68-70, 4 figures dans le texte.
1904 (juin). — The Mollusca of lake Tanganyika.
Proceed. malacolog. society, VI, no 2, pp. 77-104, 6 figures dans le texte.
SOWERBY (G. B.).
1890. — List of shells of lake Tanganyika (cité par E. von MARTENS).
STUHLMANN (F.).
1888. — Vorläufiger bericht über eine mit Unterstützung der Königlichen Akademie der Wissenschaften unternommene Reise nach Ost-Africa, zur Untersuchung der Süsswasserfauna.
Sitz. bericht. Akad. Berlin, pp. 1255-1269.
STURANY (R.).
1894. — Ueber die Molluskenfauna central Africas ; in : BAUMANN (OSC.). — Durch Massai-Land zur Nilquelle, Reisen und Forschungen der Massai- expedition des deutschen antisklaverei-comité’s in dem Jahren 1891-1893 ; Taf. XXIV-XXV.
TAUSCH (L.).
1881. — Ueber einige Conchylien aus dem Tanganyika-See und deren fossile Verwandte.
Sitzungsberichte d. Kais. Akad. der Wissensch. Wien, pp. 56-70, Taf. I.
TAYLOR (JOHN W.).
1877. — Descriptions of new species of land shells from the east coast of Africa.
Quarterly journ. of Conchology, I, no 3, pp. 251-255, pl. II et pp. 280-283, pl. III.
1881. — Descriptions of new species of land shells from the east coast of Africa.
Journal of Conchology, III, pp. 142-144 (planche non publiée).
VIGNON (Cap.).
1888. — Catalogue des Mollusques terrestres et fluviatiles récoltés sur la côte occidentale d’Afrique.
Bullet. soc. malacolog. France, V, pp. 65-76.
WATTEBLED (G.).
1884. — Description d’une nouvelle espèce d’Unio provenant du Soudan occidental.
Journal de Conchyliologie, XXXII, p. 132, pl. VII, fig. 1-1 a.
WOODWARD (S. P.).
1859 (juin). — On some new freshwater shells from Central Afrika.
Proceed. of the zoolog. society London, pp. 348-350. pl. XLVII.
INDEX ALPHABÉTIQUE
* * * * *
ACHATINA, p. 487.
Achatina marginata Swainson, p. 487.
— octona Chemn., p. 490.
— rugosa Putz., p. 489.
— rectistrigata Smith, p. 479.
— Schweinfurthi Martens, p. 488.
— — var. Foureaui Germain, p. 488.
— turris Martens, p. 483.
— Weynsi Dautz., p. 488.
— — var. Duperthuisi Germ., p. 489.
— zanzibarica Bourgt., p. 488.
ÆTHERIA, p. 547.
Ætheria Bourguignati Rocheb., p. 548.
— Cailliaudi de Fer., p. 548.
— Carteroni Michel., p. 548.
— Chambardi Bourg., p. 548.
— elliptica de Lam., p. 547.
— Lamarcki de Féruss., p. 548.
— Letourneuxi Bourg., p. 548.
— nilotica Bourg., p. 548.
— Pettrettini Bourg., p. 548.
— plombea Jousseaume, p. 548.
— plumbea de Féruss., p. 548.
— semilunata Lam., p. 547.
— senegalica Bourg., p. 548.
— transversa Lam., p. 547.
— trigonula Lam., p. 547.
— tubifera Sowerby, p. 548.
AMPULLARIA, p. 524.
Ampullaria bernardiana Morel, p. 536.
— chariensis Germ., p. 529.
— Chevalieri Germ., p. 525.
— dolium Philippi, p. 526.
— erythrostoma Reeve, p. 530.
— — var. Stuhlmanni Martens, p. 530.
— gradata Smith, p. 527.
— kordofana Parr., p. 527.
— leopoldvillensis Putz., p. 531.
— lurida Parr., p. 528.
— ovata Oliv., p. 527.
— ovum Peters, p. 532.
— Rucheti Billotte, p. 529.
— speciosa Phil., p. 524.
— — var. globosa Germ., p. 531.
— Wernei Phil., p. 530.
Anodonta chaiziana Rang, p. 534.
— rubens Lam., p. 551.
— solida Küster, p. 551.
— tawai Rang, p. 555.
ARTEMONIDÆ, p. 478.
Bellamya bellamya Jousseaume, p. 517.
Bulimus Adansoni Pfeiff., p. 483.
— kambeul Brug., p. 482.
— niloticus Pfeiff., p. 487.
— octonus Brug., p. 490.
BURTOA, p. 487.
Burtoa nilotica Bourg., p. 487.
BYTHINIA, p. 521.
Bythinia bulimoides Oliv., p. 519.
— cyclostomoides Bourg., p. 518.
— (Gabbia) Martreti Germain, p. 522.
— — — var. major Germ., p. 522.
— — Neumanni Martens, p. 521.
— — — var. elata Germ., p. 522.
— — — var. globosa Germ., p. 522.
— — neothaumæformis Germ., p. 523.
— Stanleyi Smith, p. 523.
CAMERONIA, p. 576.
CHELIDONOPSIS, p. 573.
Chelidonopsis arietina Roch., p. 573.
— hirundo Mart., p. 573.
CHELIDONURA, p. 573.
Chelidonura arietina de Roch., p. 573.
CLEOPATRA, p. 518.
Cleopatra bulimoides Oliv., p. 519.
— — var. nseudweensis Putzeys, p. 520.
— cyclostomoides Küst., p. 518.
— — var. tchadiensis Germ., p. 519.
— Emini Smith, p. 521.
— mweruensis Smith, p. 520.
— tchadiensis Germ., p. 519.
COLPANOSTOMA, p. 479.
Colpanostoma Leroyi Bourg., p. 479.
Columbella rustica Linné, p. 463.
Conulus Adansoniæ Pfeiff., p. 474.
CORBICULA, p. 579.
Corbicula astartina Martens, p. 580.
— Fischeri Germain, p. 580.
— Lacoini Germain, p. 579.
— Soleilleti Bourg., p. 579.
— tsadiana Martens, p. 581.
Cyclostoma Gaillardoti Bourg., p. 519.
— unicolor Oliv., p. 513.
ENNEA, p. 477.
— gigas Smith, p. 479.
— Gravieri Germ., p. 477.
— lata Smith, p. 478.
— latula Martens, p. 477.
ENNEASTRUM, p. 478.
EUPERA, p. 584.
Eupera Jickelii Bourg., p. 585.
— parasitica Parreyss, p. 584.
FISCHERIA, p. 582.
Fischeria centralis Germain, p. 582.
— Delesserti Bernardi, p. 582.
— Lenzi Dautz., p. 582.
GEOSTILBIA, p. 491.
GIBBONSIA, p. 479.
Gibbonsia gigas Smith, p. 479.
GIBBUS, p. 479.
GONAXIS, p. 478.
GULELLA, p. 478.
HAPALUS, p. 491.
Helix aspersa Müll., p. 462.
— Adansoniæ Morelet, p. 474.
— octona Chemnitz, p. 490.
— pomatia Linné, p. 462.
HUTTONELLA, p. 478.
Iridina angustata Sow., p. 564.
— cœlestis Lea, p. 567.
— rostrata Rang, p. 567.
— rubens Lea, p. 551.
— solida Anton, p. 551.
ISODORA, p. 495.
Isodora Forskahli Ehr., p. 499.
— strigosa Martens, p. 496.
— trigona Martens, p. 495.
LANISTES, p. 531.
— bernardianus Morelet, p. 536.
— ellipticus Martens, p. 534.
— Foai Germain, p. 536.
— gribinguiensis Germ., p. 534.
— lybicus Morelet, p. 537.
— — var. nseudweensis Dup. et Putzeys, p. 537.
— magnus Furtado, p. 532.
— olivaceus var. procerus Martens, p. 531.
— ovum Martens, p. 532.
— — elatior Pfeiff., p. 533.
— — Lacoini Germ., p. 533.
— procerus Martens, p. 531.
— Pfeifferi Bourg., p. 534.
— Stuhlmanni Martens, 535.
— Vignoni Bourg., p. 536.
— zambesianus Furtado, p. 534.
LEPTOSPATHA, p. 557.
Leptospatha spathuliformis Bourg., p. 560.
LEROYA, p. 535.
Leroya Stuhlmanni Martens, p. 535.
LIMNÆA, p. 491.
— africana Ruppell, p. 494.
— Chudeaui Germain, p. 494.
— exserta Martens, p. 494.
— humerosa Martens, p. 491.
— natalensis Krauss, var. exserta Martens, p. 494.
— tchadiensis Germain, p. 493.
— undussumæ Martens, p. 492.
— — var. Courteti Germ., p. 492.
LIMICOLARIA, p. 479.
Limicolaria Bridouxi Grand., p. 480.
— Burtoni Grand., p. 480.
— centralis Germain, p. 481.
— Charbonnieri Bourg., p. 481.
— connectens Martens, p. 486.
— kambeul Adans., p. 482.
— — var. turris Pilsbry, p. 484.
— kambeuil Jousseaume, p. 485.
— nilotica Pfeiff., p. 487.
— rectistrigata Smith, p. 479.
— — var. Bridouxi Grand., p. 480.
— turriformis Mart., p. 485.
— turris Pfeiff., p. 483.
— — var. Duperthuisi Germ., p. 484.
— — var. pallida Germ., p. 485.
Limosina parasitica Jickeli, p. 584.
Livinhacia Dupuisi Putzeys, p. 487.
MARCONIA, p. 478.
Marconia lata Smith, p. 478.
Margarita chaiziana Lea, p. 554.
Margaritana pfeifferiana Bernardi, p. 560.
Margaron chaiziana Lea, p. 554.
— pfeifferiana Lea, p. 560.
Marginella cingulata Dillw., p. 463.
— marginata Born, p. 462.
— pyrum Gronov., p. 462.
Meladomus elatior Bourg., p. 533.
— ellipticus Bourg., p. 534.
— ovum Bourg., p. 532.
— procerus Bourg., p. 532.
MELANIA, p. 537.
Melania abyssinica Rupp, p. 538.
— consobrina Dup. et Putz., p. 539.
— depravata Dup. et Putz., p. 539.
— fasciolata Lam., p. 537.
— kinshassænsis Dup. et Putz., p. 539.
— nseudweensis Dup. et Putz., p. 539.
— nyangweensis Dup. et Putz., p. 539.
— ponthiervillensis Dup. et Putz., p. 539.
— — var spoliata Dup. et Putz., p. 539.
— pyramis Buch., p. 537.
— rothiana Mousson, p. 537.
— rubropunctata Tristam, p. 537.
— scabra Müll., p. 539.
— soror Dup. et Putz., p. 539.
— tuberculata Müll., p. 537.
Melanoïdes fasciolatus Olivier, p. 537.
Moaria trifilaris Dup. et Putz., p. 477.
MUTELA, p. 564.
Mutela angustata Sowerby, p. 564.
— — var. curta Germ., p. 565.
— — var. ponderosa Germ., p. 565.
— Chevalieri Germ., p. 566.
— cœlestis Paetel, p. 568.
— nilotica Caill., p. 564.
— rostrata Paetel, p. 568.
— subdiaphana Smith, p. 568.
MUTELINA, p. 567.
Mutelina Carrei Dup. et Putz., p. 570.
— complanata Jouss., p. 573.
— — var. curta Germ., p. 574.
— falemeensis Germain, p. 569.
— Joubini Germain, p. 572.
— legumen de Rocheb., p. 568.
— Mabillei de Rochebr., p. 569.
— — var. Frasi Germ., p. 570.
— paludicola de Rocheb., p. 569.
— plicata Sowerby, p. 573.
— prasina de Rochebr., p. 568.
— rostrata Rang, p. 567.
— — var. minor Germain, p. 570.
— Tholloni de Rochebr., p. 568.
Mycetopus plicatus Sowerby, p. 573.
Neothauma bicarinatum Bourg., p. 524.
Nerita tuberculata Müller, p. 537.
NODULARIA, p. 542.
Nodularia æquatoria Simps., p. 542.
OPEAS, p. 463.
Paludina biangulata Küster, p. 513.
— bulimoides Oliv., p. 519.
— cyclostomoides Ol., p. 518.
— Jeffreysi Frauenfeld, p. 516.
— rubicunda Sturany, p. 515.
— Simonsi Bourg., p. 516.
— Smithi Bourg., p. 516.
— unicolor. Lam., p. 513.
Paludomus bulinoïdes Dohrn, p. 519.
PERIDERIS, p. 486.
PERIDERIOPSIS, p. 486.
Perideriopsis fallsensis Dup. et Putz., p. 486.
— mvulaensis Dup. et Putz., p. 486.
— sp. ind. du Chari, p. 486.
PHYSA, p. 495.
Physa Brocchii Ehrenb., p. 496.
— contorta Mich., p. 497.
— (Pyrgophysa) Dautzenbergi Germ., p. 501.
— (—) Dunkeri Germain, p. 500.
— Forskahli Ehrenb., p. 499.
— Joubini Germ., p. 467.
— lamellosa Roth, p. 501.
— nyassana Smith, p. 496.
— Randabeli Bourg., p. 502.
— Rohlfsi Clessin, p. 501.
— scalaris Dunker, p. 500.
— — Jay, p. 500.
— strigosa Martens, p. 496.
— tchadiensis Germain, p. 497.
— tchadiensis var. disjuncta Germ., p. 498.
— — var. regularis Germ., p. 498.
— trigona Martens, p. 495.
— — var. alta Germ., p. 495.
— — var. columellaris Germ., p. 496.
— — var. solida Germ., p. 496.
— truncata de Férussac, p. 496.
— Vaneyi Germ., p. 499.
PHYSOPSIS, p. 502.
Physopsis Bloyeti Bourg., p. 504.
— Martensi Germain, p. 502.
— nasuta Martens, p. 503.
— ovoidea Bourg., p. 503.
— ovoidea Martens, p. 502.
Pisum parasiticum Parreyss, p. 584.
PLANORBIS, p. 504.
Planorbis adowensis Bourguignat, p. 507.
— — var. major Germ., p. 508.
— — var. minor Germ., p. 508.
— — var. problematica Germ., p. 508.
— Bridouxi Bourg., p. 509.
— Crossei Bourg., p. 511.
— Herbini var. adowensis Pollonera, p. 507.
— sudanicus Martens, p. 504.
— — var. globosa Germ., p. 505.
— — var. magnus Sturany, p. 505.
— — var. major Mart., p. 505.
— — var. minor. Mart., p. 505.
— — var. subsudanicus Germ., p. 505.
— tanganikanus Bourg., p. 507.
— tetragonostoma Germ., p. 506.
PLANORBULA, p. 510.
Planorbula tanganikanus Bourg., p. 511.
— tchadiensis Germ., p. 510.
Platiris cœlestis Troschel, p. 567.
— rubens Lea, p. 551.
PLIODON, p. 576.
Pliodon (Cameronia) Hardeleti Germain, p. 577.
— — — var. Molli Germain, p. 578.
— — tchadiensis Germ., p. 576.
Plotia Bloyeti Bourg., p. 539.
— Leroyi Bourg., p. 539.
PSEUDOPEAS, p. 463.
PTYCOTREMA, p. 478.
PYRGOPHYSA, p. 499.
Pyrgophysa scalaris Dunk., p. 500.
SEGMENTINA, p. 512.
Segmentina angusta Jick., p. 512.
— Chevalieri Germ., p. 512.
SERPÆA, p. 486.
Absence des Serpæa dans le bassin du Chari-Tchad, p. 486.
SPATHA, p. 551.
Spatha Adansoni Jouss., p. 559.
— Anceyi Bourg., p. 564.
— Bloyeti Bourg., p. 560.
— Bourguignati Ancey, p. 560.
— Bourguignati var. major. Germ., p. 561.
— Cailliaudi Martens, p. 551.
— chaiziana Rang, p. 554.
— cryptoradiata Putz., p. 562.
— complanata Simps., p. 573.
— Decorsei Germain, p. 557.
— — var. persinuata Germain, p. 558.
— divaricata Mart., p. 561.
— hirundo Martens, p. 573.
— Kirki Ancey, p. 553.
— lacustris Simpson, p. 564.
— Lepsii Jickeli, p. 552.
— Mabillei Jousseaume, p. 555.
— — var. mamounensis Germain, p. 556.
— Pfeifferi Bernardi, p. 560.
— Renei Jouss., p. 553.
— — var. compressa Germ., p. 554.
— rotundata Martens, p. 552.
— rubens Lam., p. 551.
— — var. Chudeaui Germ., p. 552.
— — var. compressa Germ., p. 552.
— — var. rotundata Mart., p. 552.
— sinuata Martens, p. 557.
— spathuliformis Bourg., p. 560.
— Stuhlmanni Martens, p. 561.
— tawai Rang, p. 555.
— Wahlbergi var. spathuliformis Martens, p. 560.
Spathella Anceyi Bourg., p. 564.
— Adansoni Jouss., p. 559.
— Bloyeti Bourg., p. 560.
— Bourguignati Ancey, p. 560.
— Kirki Ancey, p. 553.
— pfeifferiana Bourg., p. 560.
— sinuata Bourg., p. 557.
— spathuliformis Bourg., p. 560.
SPHÆRIUM, p. 583.
Sphærium Courteti Germain, p. 583.
— — var. marginata Germ., p. 584.
— — var. unicolor Germ., p. 584.
— Stuhlmanni Martens, p. 584.
STENOGYRA, p. 490.
Stenogyra octona Chemnitz, p. 490.
STREPTAXIS, p. 479.
Streptaxis Gaudioni Putz., p. 479.
— micans Putz., p. 479.
— nseudweensis Putz., p. 479.
— translucidus Putz., p. 479.
Strombus costatus Schr., p. 537.
— tuberculatus Schr., p. 537.
SUBULINA, p. 490.
Subulina krebedjeensis Germ., p. 490.
— octona Beck, p. 490.
TAYLORIA, p. 479.
Tayloria ventrosa Taylor, p. 479.
THAPSIA, p. 472.
Thapsia decepta Smith, p. 474.
— insimulans Smith, p. 472.
— masukuensis Smith, p. 474.
— mixta Smith, p. 473.
— nyikana Smith, p. 473.
— — var. Courteti Germ., p. 473.
— simulata Smith, p. 474.
TROCHONANINA, p. 474.
Trochonanina Adansoniæ Morelet, p. 474.
— mesogæa Mart., p. 475.
— — var. nseudweensis Dup. et Putz., p. 476.
— percostulatus Dupuis et Putz., p. 476.
— permanens Smith, p. 476.
Trochozonites percostulatus Dupuis et Putzeys, p. 476.
— trifilaris Dup. et Putz., p. 477.
UNIPLICARIA, p. 478.
UNIO, p. 540.
Unio (Nodularia) ægyptiaca Ferrus., p. 546.
— — æquatoria Morelet, p. 542.
— — bangoranensis Germ., p. 543.
— — Chivoti Germain, p. 542.
— — essoensis Chaper, p. 546.
— — Faidherbei Jouss., p. 546.
— — Lacoini Germ., p. 545.
— — mutations compressa, curta, elongata, p. 545.
Unio landanensis Shepm., p. 542.
— Monceti Bourg., p. 541.
— mutelæformis Germ., p. 540.
— — var. chariensis Germ., p. 541.
Unio (Grandidieria) tsadiana Martens, p. 547.
VIVIPARA, p. 513.
Vivipara capillata Frauenf., p. 514.
— Colini Rochebr., p. 517.
— Duponti Rochebr., p. 514.
— gracilior Martens, p. 518.
— Lenfanti Germ., p. 516.
— Lenoiri J. Mab., p. 517.
— meta Martens, p. 514.
— polita Frauenfeld, p. 514.
— Robertsoni Frauenfeld, p. 514.
— rubicunda Martens, p. 515.
— — var. subturrita Martens, p. 515.
— unicolor Olivier, p. 513.
— — var. Bellamyi Jouss., p. 517.
— — var. elatior Martens, p. 515.
— — var. Jeffreysi Frauenfeld, p. 516.
— — var. Lenfanti Germain, p. 516.
— — var. obesa Germain, p. 515.
— modes bicarinata et tricarinata, p. 514.
— modes microporus et pervius, p. 514.
Zonites (?) ventrosa Taylor, p. 479.
SUPPLÉMENT
* * * * *
Pendant que ce mémoire était à l’impression, j’ai reçu de nouveaux matériaux recueillis par M. le Dr DECORSE au cours de la Mission Chari- Tchad. J’ai déjà publié une note à ce sujet[531]. Je la résumerai ici afin de compléter utilement mon travail. On verra que ces nouveaux documents viennent confirmer et compléter les généralités exposées dans mon Introduction[532].
C’est ainsi que d’assez nombreux Thapsia, parmi lesquels une espèce nouvelle, montrent que ce genre est aussi répandu dans le bassin du Chari que dans le Nyassaland. Un nouvel exemplaire de Trochonanina Adansoniæ Morelet, récolté à Krébedjé, indique l’existence de cette espèce du Gabon dans toute la région explorée. La présence du Trochonanina reticulata d’Ailly, sur les bords du Gribingui, étend singulièrement l’aire de dispersion de ce Mollusque du Kameroun. Enfin les Homorus Courteti nov. sp. et Curvella Guerini nov. sp. sont les représentants de deux genres encore inconnus dans cette partie de l’Afrique.
Genre NANINA Gray, 1834
Nanina hepatizon Gould.
1845. Helix hepatizon Gould, Proceed. Boston society, II, p. 38.
1853. Helix hepatizon Pfeiffer, Monogr. heliceor. vivent., III, p. 46, no 122.
1868. Helix hepatizon Morelet, Mollusques terr. fluv. Welwitsch, p. 54, no 6. tabl. II, fig. 7.
1886. Nanina hepatizon Tryon, Manual of Conchology, 2e série, Pulmon., II, p. 34, pl. IX, fig. 34.
1907. Nanina hepatizon Germain, Bulletin Muséum hist. natur. Paris, no 5, p. 343.
Un exemplaire en excellent état, mesurant 34 millimètres de diamètre maximum, 29 millimètres de diamètre minimum et 22 millimètres de hauteur a été recueilli, par M. A. CHEVALIER, aux environs de Konakry.
Genre THAPSIA Albers, 1860.
Thapsia calamachroa Jonas.
1843. Helix calamachroa Jonas in : Philippi Abbildungen und Beschreib. Conchylien, I, p. 47, no 2, tabl. III, fig. 2_a_.
1848. Helix calamachroa Pfei ffer, Monogr. heliceor. vivent., I, p. 57.
1886. Nanina (Thapsia) calamachroa Tryon, Manual of Conchology, 2e série, Pulmon., II, p. 127, pl. 42, fig. 8-9.
1896. Thapsia calamachroa d’Ailly, Mollusques terr. eau douce Kaméroun, p. 38.
1907. Thapsia calamachroa Germain, Bulletin Muséum hist. natur. Paris, no 5, p. 344.
Le test de cette espèce est d’un corné brillant, plus foncé dessus que dessous, parfois un peu fauve et plus coloré que dans la figure originale de PHILIPPI. Ainsi que l’a fait remarquer d’AILLY[533], la suture est légèrement marginée. Le diamètre maximum atteint 10 millimètres, le diamètre minimum 9 millimètres et la hauteur 6 millimètres. La sculpture est extrêmement tenue : les stries longitudinales, très fines et inégales, sont coupées par des stries spirales excessivement fines et serrées, non granuleuses, ce qui permet de distinguer facilement cette espèce du Thapsia troglodytes Morelet[534]. En dessous, la sculpture est encore moins marquée, mais présente les mêmes caractères.
Environs de Konakry [Dr DECORSE], 2 exemplaires.
Thapsia indecorata Gould.
1830. Helix indecorata Gould, Proceed. Boston society, III, p. 194.
1853. Helix indecorata Pfeiffer, Monogr. heliceor. vivent., III, p. 50, no 141.
1868. Helix indecorata Morelet, Mollusques terr. fluv. Welwitsch, p. 45.
1886. Nanina (Thapsia) indecorata Tryon, Manual of Conchology, 2e série, Pulmonata, II, p. 126, pl. 42, fig. 97-99.
1907. Thapsia indecorata Germain, Bulletin Muséum hist. natur. Paris, no 5, p. 344.
Test mince et brillant, d’un corné pâle, légèrement verdâtre, surtout en dessous ; sommet plus clair, suture nettement marginée ; stries fines, irrégulières, aussi accentuées dessous que dessus.
Environs de Libreville (Dr DECORSE) ; 3 échantillons.
Thapsia insimulans Smith. Voir ci-dessus, page 471.
Niellims, sur le Moyen-Chari ; mai 1903 [Dr DECORSE] ; 1 exemplaire.
Thapsia nyikana Smith. Voir ci-dessus, page 472.
Kousri, territoire du Chari, juillet 1903 [Dr DECORSE] ; un échantillon de la variété Courteti Germain.
Thapsia Lamyi Germain[535].
1907. Thapsia Lamyi Germain, Archives zoologie expérim. et génér., 4e série, IV, p. 110 (sans descript.).
1907. Thapsia Lamyi Germain, Bulletin Muséum hist. natur. Paris, no 5, p. 345, fig. 24.
Coquille très déprimée, planorbique, assez étroitement ombiliquée, spire composée de 6 tours convexes, très légèrement étagés, à croissance régulière un peu rapide, les premiers enroulés sur un même plan ; dernier tour grand, légèrement comprimé à sa naissance, beaucoup plus convexe dessous que dessus, non descendant, un peu dilaté à l’extrémité ; suture profonde, très nettement marginée à partir du premier tour ; sommet fort obtus ; ouverture oblique, semi-lunaire ; un peu anguleuse en haut, à bords externe et inférieur largement convexes ; péristome mince, fragile ; bord columellaire blanc, notablement réfléchi sur l’ombilic.
Diamètre maximum : 10-10 1/2 millimètres ; diamètre minimum : 8 1/2-9 millimètres ; hauteur 4 1/2-5 millimètres.
Test mince, fragile, subtransparent, d’un corné ambré légèrement verdâtre, à peine plus clair en dessous. La sculpture comprend des stries longitudinales très fines, obliques, flexueuses et irrégulières, visibles sur les premiers tours, à peine plus fortes sur le dernier au voisinage de l’ouverture, un peu plus fortes et plus irrégulières en dessous. Ces stries longitudinales sont coupées par des stries spirales extrêmement fines et serrées, très régulières, plus accentuées au voisinage immédiat des sutures, presque invisibles sur les premiers tours et beaucoup moins nettes en dessous.
Kouom, Moyen Chari, 31 mai 1903 [Dr DECORSE], 3 exemplaires.
Genre TROCHONANINA Mousson, 1869.
Trochonanina Adansoniæ Morelet. Voir ci-dessus, page 474.
Krebedjé, novembre 1902 [Dr DECORSE] ; un exemplaire.
Trochonanina reticulata d’Ailly.
1896. Trochozonites reticulatus d’Ailly, Mollusques terr. eau douce Kaméroun, p. 43, pl. II, fig. 26-31.
1907. Trochonanina reticulata Germain, Bulletin Muséum hist. natur. Paris, no 5, p. 347.
Cette espèce, qui n’était jusqu’ici connue que de quelques localités du Kameroun, présente des analogies de forme avec le Trochonanina percarinata Martens[536], répandu dans presque toute l’Afrique équatoriale. On l’en distinguera facilement :
Par sa forme plus conique élevée ; par ses tours plus convexes, séparés par des sutures beaucoup plus profondes, la dernière étant canaliculée et parfois marginée ; enfin par son ombilic notablement plus large.
D’AILLY, qui a remarquablement figuré cette espèce, la rapproche du Trochonanina ibuensis Pfeiffer[537], mais elle présente, avec le Trochonanina percarinata, des rapports beaucoup plus étroits. En tous les cas, elle se sépare de l’espèce de PFEIFFER par sa forme plus déprimée, par ses sutures plus profondes, par sa carène plus tranchante et par sa sculpture.
Les exemplaires recueillis par le Dr DECORSE sont absolument conformes à la figuration de d’AILLY. Leur test est d’un jaune corné pâle, plus brillant dessous que dessus. La sculpture comprend deux séries de stries : les unes sont longitudinales, obliques, onduleuses, régulières et régulièrement espacées, visibles même sur les tours embryonnaires, plus obliques et plus fortes au dernier tour ; les autres, qui coupent les premières, sont des stries spirales, moins régulières, plus fines que les stries longitudinales. Elles sont plus denses au voisinage des sutures que sur le reste des tours et se distinguent sur les tours embryonnaires. Ce double mode de striation donne à la coquille une apparence réticulée très caractéristique. En dessous, les stries spirales sont extrêmement fines et les stries longitudinales, également moins fortes, sont beaucoup plus inégales.
Diamètre maximum : 11-11 1/2 millimètres ; diamètre minimum ; 9 1/4-10 millimètres ; hauteur : 7-7 1/4 millimètres.
Bords du Gribingui (Dr DECORSE) ; un échantillon.
Kouom, Moyen-Chari, 31 mai 1903 (Dr DECORSE) ; deux exemplaires.
Genre SUBULINA Beck, 1839.
Subulina krebedjeensis Germain. Voir ci-dessus, p. 490.
Beso, à 20 kilomètres en amont du Fort-de-Possel (Haut-Oubangui), [Dr DECORSE] ; un échantillon.
Genre HOMORUS Albers, 1850.
Homorus Courteti Germain[538].
1907. Homorus Courteti Germain, Archives Zoologie expér. et générale, 4e série, IV, p. 112 (sans descript.).
1907. Homorus Courteti Germain, Bulletin Muséum hist. natur. Paris, no 5, p. 348, fig. 25.
Coquille conoïde très allongée ; spire normalement tronquée, composée de 6 tours médiocrement convexes à croissance régulière, mais assez rapide ; dernier tour grand, peu convexe, n’égalant pas tout à fait la demi-hauteur ; sutures très marquées mais peu profondes, celles séparant les premiers tours, absolument rectilignes ; ouverture oblique, ovalaire-allongée, très anguleuse en haut, bien arrondie en bas ; columelle arquée, obliquement tronquée à la base ; péristome mince et tranchant ; bords réunis par une faible callosité blanche.
Longueur : 23-25 millimètres ; largeur maximum 7 1/2-8 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 8 millimètres ; largeur de l’ouverture : 3 3/4-4 millimètres.
Test d’un corné blond, subtransparent, orné de stries longitudinales fines et inégales.
Krébedjé, novembre 1902 (Dr DECORSE) ; 4 exemplaires.
Genre CURVELLA Chaper, 1885.
Curvella Guerini Germain[539].
1907. Curvella Guerini Germain, Bulletin Muséum hist. nat. Paris, no 5, p. 349, fig. 26.
Coquille petite, ovalaire oblongue, assez étroitement ombiliquée ; spire composée de cinq tours bien convexes à croissance régulière ; dernier tour médiocre, un peu atténué en bas ; sutures très profondes, d’apparence canaliculée ; sommet obtus ; ouverture oblongue, subpyriforme, un peu oblique, très anguleuse en haut, subanguleuse en bas, n’atteignant pas la demi-hauteur de la coquille ; bord columellaire très légèrement convexe, réfléchi triangulairement sur l’ombilic.
Longueur : 4 millimètres ; diamètre maximum : 2 1/4 millimètres.
Test mince, très fragile, transparent, d’un corné clair, orné de stries longitudinales fines, peu régulièrement distribuées, plus accentuées au voisinage de la suture.
Kouom, Moyen-Chari, 31 mai 1903 (Dr DECORSE) ; un exemplaire.
Genre PHYSA Draparnaud, 1801.
Physa (Pyrgophysa) Dunkeri Germain.
1903. Physa (Pyrgophysa) Dunkeri Germain, Bulletin Muséum hist. natur. Paris, no 6, p. 486.
Kousri, août 1903 (Dr DECORSE) ; 3 échantillons très jeunes.
Genre BYTHINIA Gray, 1840.
Bythinia (Gabbia) Martreti Germain. Voir ci-dessus, page 522.
Pays Mamoun, mars 1903 (Dr DECORSE), un exemplaire conservé dans l’alcool.
Genre SPATHA Lea, 1838.
Spatha rubens de Lamarck. Voir ci-dessus, page 551.
Aux variétés de cette espèce que j’ai déjà signalées, il faut ajouter la suivante :
Variété Wismani Martens.
1883 Spatha Wismani Martens, Sitzungsb. der Gesellsch. naturf. Freunde Berlin, p. 73.
1885. Spatha Wismani Martens, Conchol. Mitth., III, p. 139, taf. XXVII.
1900. Spatha rubens (pars.) Simpson, Proceed. unit. st. nation. Museum, XXII, p. 896.
1907. Spatha rubens variété Wismani Germain, Bulletin Muséum hist. natur. Paris, no 5, p. 351.
Je considère le Spatha Wismani comme une variété du Spatha rubens. C’est une coquille de grande taille, subtrigone, possédant une région antérieure courte et une région postérieure deux fois et demie aussi longue. Les sommets sont peu proéminents, les impressions musculaires profondes, le ligament très robuste, court et large. Le test, très épais, solide, d’un noir marron brillant, très sombre, présente des stries d’accroissement assez fines, irrégulières, devenant lamelleuses vers le bord inférieur. Enfin la nacre est bleuâtre, fortement irisée, surtout vers le bord postérieur.
Longueur maximum : 103 millimètres ; longueur de la région antérieure : 28 millimètres ; longueur de la région postérieure : 75 millimètres, hauteur maximum : 75 millimètres ; épaisseur maximum : 39 millimètres.
Le Moyen Niger (Soudan français), mission économique dirigée par le général de TRENTINIAN (1899) ; un exemplaire.
* * * * *
[Note 285 : La plupart des espèces étudiées dans ce mémoire proviennent des récoltes de la mission Chari-Tchad et ont été recueillies dans les bassins de l’Oubangui et du Chari. Accessoirement quelques espèces proviennent des bassins du Sénégal et du Niger et avaient été recueillies par M. A. CHEVALIER en 1898-1900.]
[Note 286 : Je n’ai indiqué, dans cette très courte revue des expéditions africaines, que celles dont les résultats ont eu quelque importance au point de vue spécial auquel je me place ici.]
[Note 287 : MONTEIL (P.-L.), De Saint-Louis à Tripoli par le lac Tchad, Paris, 1894, gr. in-8o, 463 pp. ; cartes et grav.]
[Note 288 : GENTIL (V.), Chute de l’Empire de Rabah, Paris, 1900.]
[Note 289 : FOUREAU (F.), D’Alger au Congo par le Tchad, Paris, 1904, in-8 avec figures ; — et FOUREAU (F.), Documents scientifiques de la Mission saharienne (Mission Foureau-Lamy), Paris, 1905, 2 vol. in-4o, 428 fig. et 30 pl. et atlas in-4o de 16 cartes.]
[Note 290 : MARTENS (Dr von), Süsswasser-Conchylien vom Südufer des Tsad-sees (Sitzbericht. der gesellsch. Naturforsch. freunde, 1903, pp. 5-10).]
[Note 291 : Les seuls documents que nous possédions jusqu’ici sur la faune malacologique de cette région sont ceux recueillis par la Mission saharienne. Ils sont malheureusement peu nombreux car, dit FOUREAU, la plus grande partie des matériaux recueillis « devait être promptement anéantis, en même temps que nos bagages, notre pacotille et la majeure partie de nos réserves de vivres, en raison de la disparition de nos moyens de transport et de l’impossibilité dans laquelle nous nous trouvions de nous procurer de nouveaux animaux de charge... Les Termites, en outre, ont eu beau jeu par la suite pour détruire ou pour endommager les quelques échantillons recueillis et conservés à grand peine, et pour lesquels nous n’avions plus aucun moyen de préservation. » (Documents scientifiques de la Mission saharienne, II, 1905, p. 995).
Il faut encore ajouter les Mollusques recueillis par MM. LENFANT, DUPERTHUIS, MOLL, et surtout par M. le lieutenant L. LACOIN.]
[Note 292 : Je ne tiens pas compte, dans cette étude générale, des Mollusques du Haut Sénégal récoltés soit par M. AUG. CHEVALIER, soit par le général DE TRENTINIAN, bien qu’ils figurent à leur place dans mon travail.]
[Note 293 : Le seul échantillon de Vitrina rapporté par la mission est en trop mauvais état pour être déterminé spécifiquement. Il provient de Koulikoro.]
[Note 294 : Ces deux Thapsia et ces deux Trochonanina sont d’ailleurs des espèces qui se retrouvent dans l’Afrique orientale.]
[Note 295 : Pendant la Mission économique du Sénégal, conduite par le général DE TRENTINIAN, il a été trouvé un exemplaire de l’H. aspersa Müller, à Carabane, près de l’embouchure de la Casamance. Il est probable que ce Mollusque se trouvait également avec des marchandises européennes.]
[Note 296 : BORN, Test. Musei Cæs. Vindob., 1780, p. 220, pl. IX, fig. 5-6 [Voluta marginata] ; — TRYON, Manual of Conchology, V, 1883, p. 28, pl. VIII, fig. 44-51.]
[Note 297 : GRONOVIUS, Zoophyl. Gronovian., 1781, t. XIX, fig. 5 ; t. II, fig. 13-14 [Voluta pyrum] ; — TRYON, Manual of Conchology, V, 1883, p. 18, pl. V, fig. 70-71.]
[Note 298 : DILLWYN, A descript. Catal. of recent shells, 1817, p. 525 [Voluta cingulata] ; — TRYON, A Manual of Conchol., V, 1883, p. 36, pl. X, fig. 11.]
[Note 299 : LINNÉ, Syst. natur., 1758, p. 1190 ; — TRYON, Manual of Conchol., V, 1883, p. 107, pl. XLIII, fig. 34-49 et pl. XLIV, fig. 50-56.]
[Note 300 : La plupart des Marginelles de Faguibine renferment, à leur intérieur, des débris indéterminables de coquilles marines appartenant au genre Cerithe et à de nombreux Lamellibranches.]
[Note 301 : Au cours de la mission économique au Sénégal, le général de TRENTINIAN a également recueilli, aux environs de Tombouctou, de nombreux exemplaires de Marginella marginata et de rares individus de Columbella rustica.]
[Note 302 : Depuis, M. R. CHUDEAU a exploré la région de Faguibine. Les nouveaux documents qu’il a recueillis semblent infirmer les conclusions précédentes. Il y aurait eu, dans toute cette région ; un ancien lac salé et les Mollusques marins que je viens de signaler seraient parfaitement en place. Ils sont d’ailleurs extrêmement abondants et M. CHUDEAU doit me procurer, très prochainement, des fragments pris sur place et pétris de coquilles. Je reviendrai en détail sur cette intéressante question dans le mémoire, que je compte publier bientôt, sur les Mollusques recueillis par M. R. CHUDEAU au cours de sa mission au Sahara. [Note ajoutée pendant l’impression].]
[Note 303 : Voir, à ce sujet, la note insérée à la fin de ce mémoire, sous le titre : Appendice.]
[Note 304 : La famille des Achatinidæ est seule assez bien représentée pour permettre des comparaisons utiles.]
[Note 305 : Les Physes du Chari et du lac Tchad se font remarquer par la brièveté de leur spire, les premiers tours étant sensiblement enroulés sur un même plan.]
[Note 306 : En cela, la faune du Chari se distingue de celle du Congo. Ce dernier fleuve nourrit d’assez nombreuses espèces de Mélanies.]
[Note 307 : Je ne tiens pas compte ici de la faune du lac Tchad que j’étudie, un peu plus loin, dans un chapitre spécial.]
[Note 308 : Cette espèce est, fort probablement, le Limnæa natalensis Krauss signalé par von MARTENS (Sitzungsberichte d. gesellsch. naturf. Berlin, 20 novembre 1877, p. 242) comme ayant été recueilli, par G. ROHLFS, aux environs de Kuka.]
[Note 309 : Au moins en ce qui concerne les espèces. Les individus doivent être assez nombreux, puisque les indigènes ont donné aux grands Acéphales du lac (et notamment aux Mutela) le nom de Cofoui.]
[Note 310 : GERMAIN (Louis), Bullet. Mus. hist. natur. Paris, 1904, p. 471 ; 1905, p. 249 et p. 488-489.]
[Note 311 : PELLEGRIN (Dr J.), Cyprionodontidés nouv. Congo, Oubangui, Bull. Mus. hist. natur. Paris, X, no 5, 1904, p. 221.]
[Note 312 : Les Grandidieria constituent seulement une section du genre Unio.]
[Note 313 : MOORE (J.-E.-S.), The Tanganyika Problem, 1903, p. 81.]
[Note 314 : GRAVIER (Ch.), Sur la Méduse du Victoria Nyanza et la faune des grands lacs africains. Bullet. Mus. hist. natur. Paris, 1903, no 7, p. 347.]
[Note 315 : Cette espèce, non signalée dans l’Histoire malacologique du lac Tanganika, de BOURGUIGNAT, a été recueillie dans ce lac par M. E. FOÀ.]
[Note 316 : C’est ainsi, par exemple, que le Tchad nourrit l’Unio mutelæformis Germ., espèce représentative de l’U. Monceti Bourg. du lac Victoria Nyanza.]
[Note 317 : GERMAIN (LOUIS), Essai sur la malacographie de l’Afrique équatoriale ; Archives de Zoologie expérim. et génér., 4e série, VI, 1907, pp. 103-135.]
[Note 318 : ALBERS (J. Chr.), Die Heliceen nach natürl. Verwandtsch. systemat. geordnet. Berlin, 1850, p. 56.]
[Note 319 : Variété dédiée à M. COURTET, membre de la Mission Chari- Tchad.]
[Note 320 : SMITH (E. A.), On a collection of land shells from British central Africa ; in : Proceed. zoolog. soc. London, 13 avril 1899. Thapsia masukuensis, p. 583, Pl. XXXIII, fig. 19-20 ; Th. mixta, p. 582, fig. 13-14-15 ; Th. simulata, p. 583, fig. 21-22-23 ; Th. decepta, p. 584, fig. 26-27-28.]
[Note 321 : MOUSSON, Journal de Conchyliologie, 1869, p. 330.]
[Note 322 : SMITH (E. A.), On some land shells from British east Africa ; in Journal of malacology, VIII, part. 4, 1901, p. 94, fig. 2-3.]
[Note 323 : DUPUIS (P.) et PUTZEYS (S.), Diagnoses esp. coq. nouv. Congo, etc..., in : Annales soc. roy. malacolog. Belgique, XXXVI, 1901, Bulletin des séances, 7 décembre 1901, p. LVII, fig. 28.]
[Note 324 : DUPUIS (P.) et PUTZEYS (S.), loc. cit., 1901, p. LIV, fig. 24 [Trochozonites].]
[Note 325 : Le genre Moaria, créé par CHAPER (Esp. nouv. et genres nouv., in : Bullet. soc. zool. France, X, 1885,) se compose d’espèces trochoïdes, dont la partie supérieure des tours est ornée de sillons spiraux plus ou moins saillants. La seule espèce signalée jusqu’ici dans l’Afrique centrale est le Moaria trifilaris Dupuis et Putzeys [loc. supra cit., p. LIII, fig. 23 (Trochozonites [Moaria] trifilaris)], découvert sur les bords du Lualaba. C’est une petite coquille, haute de 3 1/4 millimètres, large de 3 millimètres, étroitement perforée, globuleuse-conique, à spire composée de 6-7 tours coniques, les premiers ornés de deux, le dernier de 3 carènes saillantes.]
[Note 326 : ADAMS (H. et A.), Genera of Shells, II, 1855, p. 171.]
[Note 327 : Espèce dédiée à M. CH. GRAVIER, assistant au Muséum d’histoire naturelle, auteur de très importants mémoires sur les Annélides polychètes des côtes d’Afrique.]
[Note 328 : MARTENS (E. von), Nachr. der Deutsch. Malakozool. Gesellsch., 1895, p. 175, figuré dans les Beschalte Weichth. Ost afrik., 1898, p. 14, taf. II, fig. 8, 8 a, 8 b.]
[Note 329 : Ces espèces ont surtout été décrites par le Dr ED. A. SMITH de Londres et le Dr E. von MARTENS, dans les nombreux mémoires que j’ai déjà eu l’occasion de citer et dont on trouvera la nomenclature à l’index bibliographique qui termine ce travail.]
[Note 330 : Les Ennea du Bassin du Congo ont été décrits par P. DUPUIS et le Dr PUTZEYS dans les Annales (Bulletin des Séances) de la Société royale malacologique de Belgique, t. XXXIV, 1899, p. LVI-LVII, fig. 4-6).]
[Note 331 : La plus grande confusion règne encore aujourd’hui au sujet des Ennea, des Streptaxis et des genres voisins. Dans ses Mollusques de l’Afrique équatoriale (Paris, mars 1889), BOURGUIGNAT classe les espèces de ces genres en trois familles : ENNEIDÆ Bourguignat (Histoire malacologique de l’Abyssinie, 1883, p. 74) ; STREPTAXIDÆ et ARTEMONIDÆ. L’auteur range, dans la première de ces familles, les genres Ennea H. et A. Adams, Ptycotrema Mörch (Catalog. Joldi, 1852, p. 33) et Enneastrum Pfeiffer (Malakozool. Blätter, 1855, p. 173), ce dernier genre renfermant également les Uniplicaria, Gulella et Huttonella de Pfeiffer. Dans la famille des STREPTAXIDÆ, BOURGUIGNAT place le genre Edentulina Pfeiffer [Vers. anordn. Helic., in : Malakozool. Blätter, 1855, p. 173], que l’on ne saurait séparer des Ennea ; il admet le genre Gonaxis créé par TAYLOR [New species east coast Africa, in : Quat. Journ. Conchol, I, 1877, p. 252] ; enfin il crée le nouveau genre Marconia (loc. cit., mars 1889, p. 135), pour des coquilles de forme orculoïde rappelant l’Orcula dolium d’Europe, à ouverture sans denticulation, et dont le type est le Marconia lata des environs du lac Tanganika, décrit par SMITH, sous le nom d’Ennea lata (Proceed. zoolog. society London, 1880, p. 347, pl. XXXI, fig. 4-4 a). Quant à la nouvelle famille des ARTEMONIDÆ [BOURGUIGNAT, loc. cit., mars 1889, p. 36], elle renferme toute une série de coquilles que l’on peut considérer comme des Streptaxis à axe non dévié. Il établit, dans cette famille, trois genres nouveaux pour la faune africaine : Les Gibbonsia [loc. cit., p. 38], ayant pour type le Gibbonsia gigas Smith (Proceed. zoolog. society London, 1881, p. 279, pl. XXXII, fig. 4] ; les Tayloria (loc. cit., p. 38), dont le type est le Tayloria ventrosa [Zonites (?) ventrosa Taylor, in : Quaterl. Journ. Conchol., août 1877, p. 251, pl. II, fig. 2] ; enfin les Colpanostoma (loc. cit., p. 43), qui ont pour type le Colpanostoma Leroyi Bourguignat (loc. cit., p. 43 et pl. I, fig. 1-3) de l’Ousaghara.
A part quelques rares coupes génériques bien délimitées, comme les Colpanostoma qui sont très éloignés des Streptaxis, les genres créés par BOURGUIGNAT sont établis sur des caractères très secondaires. Il est d’autant plus difficile de les admettre, qu’il est actuellement impossible de rapporter avec certitude certaines espèces à un genre plutôt qu’à un autre et le nombre des coquilles tour à tour ballottées dans les Ennea, les Streptaxis et les Gibbus, est relativement considérable. Il convient donc d’attendre, avant d’établir une classification rationnelle de ce groupe particulièrement difficile, qu’une étude anatomique sérieuse en ait été faite.]
[Note 332 : Ce sont plus particulièrement les Streptaxis micans, Str. nseudweensis Str. translucidus et Str. Gaudioni, décrits, par le Dr PUTZEYS [Annales (Bullet. séances) soc. roy. malacol. Belgique, XXXIV, 1899, p. LV-LVI, fig. 2-3 et id., XXXVI, 1901, p. XLI, fig. 14, et ibid., XXXVI, 1901, p. LI-LII, fig. 21-22.]
[Note 333 : SCHUMACHER, Essai d’un nouveau système des habit. des vers testacés, 1817, p. 61 et p. 200.]
[Note 334 : GRANDIDIER (A), Observations critiques sur divers Mollusques du Centre de l’Afrique ; in : Bullet. soc. malacolog. France, II, 1885, p. 160 et p. 161.]
[Note 335 : SMITH (E.A.), On a collection of shells from lakes Tanganyika and Nyassa, etc. Proceed. zoolog. soc. London, 1881, pl. XXXIII, fig. 14.A (seulement).]
[Note 336 : GERMAIN (LOUIS), Etude Mollusques Mission Lacoin, in : Mémoires soc. zoolog. France, XIX, p. 220.]
[Note 337 : La figure 14 de la planche des Proceedings of the zoolog. society of London (1881) représenterait cette espèce nommée Limicolaria Burtoniana par GRANDIDIER.]
[Note 338 : Ces dimensions correspondent exactement à celles de l’échantillon type décrit par SMITH (Proceedings zoolog. soc. London, 1880, p. 346).]
[Note 339 : L’exemplaire figuré par DE FÉRUSSAC [Hist. gén. et part. Mollusques terr. fluv., II, pl. CXLIA, fig. 1-2] mesure : hauteur : 73 millimètres ; diamètre max. : 37 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 34 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 20 millimètres.]
[Note 340 : Variété dédiée à M. le capitaine DUPERTHUIS qui a envoyé, au laboratoire de malacologie du Muséum de Paris diverses coquilles recueillies par lui dans la région du Kanem (Lac Tchad).]
[Note 341 : GERMAIN (Louis), Contribut. à la faune malacologique de l’Afrique équatoriale ; V. — Sur les Mollusques recueillis par M. le capitaine Duperthuis dans la région du Kanem (lac Tchad), in Bullet. Muséum hist. natur. Paris, XII, 1906, no 3, p. 169, fig. 5.]
[Note 342 : MARTENS (Dr E. von), Beschalte Weichth. Ost-Afrik., 1898, p. 102 et p. 112, Taf. V, fig. 5-6.]
[Note 343 : DUPUYS (P.) et PUTZEYS, Diagnoses Coq. nouv. état indépend. Congo ; in : Annales (Bulletin des séances) de la Société roy. malacolog. de Belgique, XXXV, séance du 3 mars 1900, p. XIII, fig. 19-20 (Perideriopsis fallsensis) et p. XIV, fig. 21-22 (Perideriopsis mvulaensis).]
[Note 344 : BOURGUIGNAT (J.-R.), Mollusques Afrique équatoriale, mars 1889, p. 88. Ce genre a été réédité par CROSSE sous le nom de Livinhacia [Journal de Conchyl., XXXVII, 1889, p. 109].]
[Note 345 : PFEIFFER, Proceed. zoolog. soc. London, 1861, p. 24 [Bulimus niloticus]. Figuré par PFEIFFER dans ses Novitates concholog., IV, 1870, p. 5, taf. 110, fig. 1-2 [Limicolaria nilotica].]
[Note 346 : Dans le Haut-Congo habite une autre espèce de genre, le Burtoa Dupuisi [PUTZEYS, Diagn. coquilles état ind. Congo ; in : Bullet. séances soc. roy. malacol. Belgique, XXXIII, 5 novembre 1898. p. LXXXII, fig. 1 (Livinhacia Dupuisi)]. Coquille imperforée, ovalaire, ventrue, spire brève, composée de 6 tours convexes, le dernier très grand, relativement allongé ; ouverture ovalaire, allongée ; longueur : 93-102 millimètres, diamètre : 54-57 millimètres ; test solide, fauve, fortement réticulé.]
[Note 347 : LAMARCK (De), Prodr., 1799, p. 75, Syst. anim. sans vert., 1801, p. 90 ; Anim. sans vertèbres, VI, part. II, 1822, p. 126.]
[Note 348 : SWAINSON in : MARTINI et CHEMNITZ, Syst. Conchyl. Cabinet, 1850, p. 328, taf. XXIX, fig. 1.]
[Note 349 : MARTENS, in : PFEIFFER, Novitates Concholog., IV, 1876, p. 141, taf. CXXXII, fig. 1-2.]
[Note 350 : Variété dédiée à M. F. FOUREAU, chef de la Mission Saharienne.]
[Note 351 : GERMAIN (Louis), Mollusques recueillis par la Miss. F. FOUREAU dans le centre africain ; in : _Bullet. Muséum hist. natur. Paris_, 1905, XI, no 4, p. 250, fig. 1.]
[Note 352 : BOURGUIGNAT (J.-R.), Mollusques Egypte, Abyssinie, Zanzib., etc..., 1879, page 5.]
[Note 353 : DAUTZENBERG (Ph.), Description nouv. esp. Achatina du Haut- Congo, in : Annales (Mém.) soc. royal. malacolog. Belgique, XXXIV, 1899, séance du 2 décembre 1899, p. 28, figuré p. 29 [à part, p. 2].]
[Note 354 : PUTZEYS (Dr), Diagnoses coq. nouv. état indépendant du Congo ; in : Bullet. des séances société roy. malacolog. Belgique ; XXXIII, 1898, séance du 5 novembre 1898, p. LXXIII, fig. 2.]
[Note 355 : BRUGUIÈRE, Histoire naturelle des Vers ; in : Encyclopédie méthod. ; 1792, p. 459.]
[Note 356 : Le Dr von MARTENS (loc. cit., 1898, p. 135) donne, pour cette espèce, les dimensions suivantes : 19-23 1/2 millimètres ; largeur maximum : 11 1/2-15 1/2 millimètres ; largeur minimum : 9-10 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 14-18 millimètres ; largeur de l’ouverture : 8 1/2-9 millimètres.]
[Note 357 : RUPPELL, in : BOURGUIGNAT (J.-R.), Histoire malacolog. de l’Abyssinie, 1883, p. 95 et p. 126, pl. X, fig. 99 ; et Annal. scienc. naturelles, 6e série, XV, 1883, même pagination.]
[Note 358 : MARTENS (Dr E. von), Malakozoolog. Blätter, XIII, 1866, p. 101, taf. III, fig. 8-9 [Limneus natalensis, var. exsertus].]
[Note 359 : Depuis, M. R. CHUDEAU a recueilli, aux environs de Kouloua (lac Tchad), une nouvelle espèce de Limnée que je viens de décrire et de figurer sous le nom de Limnæa Chudeaui [GERMAIN (LOUIS). — Contributions à la faune malacologique de l’Afrique équatoriale ; X. Mollusques nouveaux du lac Tchad ; Bulletin Muséum hist. natur. Paris ; no 4, p. 272, fig. 21] (Note ajoutée pendant l’impression).]
[Note 360 : DRAPARNAUD, Tableau Mollusques terr. et fluv. de France, 1801, p. 31 et 52.]
[Note 361 : EHRENBERG, Symbolæ physicæ, descript. corp. animal. nov., etc., 1831.]
[Note 362 : Les exemplaires jeunes sont généralement conformes à la figure 8 de la planche VI des Beschalte Weichthiere Ost-Afrikas.]
[Note 363 : EHRENBERG, Symbol. physic., descript. animal., etc., 1831, no 4.]
[Note 364 : MARTENS (E. von), Beschalte Weichth. Ost-Afrik., 1898, p. 139.]
[Note 365 : MICHAUD (G.), Description de plusieurs espèces nouvelles de coquilles vivantes ; in : Bul. hist. natur. soc. linnéenne Bordeaux ; III, 1829, p. 268, fig. 15-16.]
[Note 366 : BOURGUIGNAT (J.-R.), Iconogr. malacol. lac Tanganika ; 1888, pl. I, fig. 26-27 (sine descript.) ; et Hist. malacolog. lac Tanganika ; 1890, p. 12, pl. I, fig. 26-27.]
[Note 367 : GERMAIN (LOUIS), Sur Mollusques recueillis Mission FOUREAU- LAMY dans le centre africain ; in : Bul. Muséum hist. nat. Paris ; XI, 1905, no 4, p. 251.]
[Note 368 : Cette variété disjuncta a été recueillie abondamment par M. le lieutenant LACOIN qui a, en outre, rapporté les mutations suivantes qui se définissent d’elles-mêmes et que j’ai déjà eu l’occasion de signaler dans deux précédents mémoires (Voy. Bul. Muséum Paris, 1905, pp. 485-486 ; et Mémoires société zoolog. France, XIX, 1906, p. 226) :
Variété ex forma : ELATA
— — VENTRICOSA
— — BREVISPIRATA
Variété ex colore : ALBIDA
— — CASTANEA
— — TRANSLUCIDA]
[Note 369 : Espèce dédiée à M. Cl. VANEY, maître de conférences à la Faculté des sciences de Lyon, auteur de nombreux et importants mémoires sur les Echinodermes.]
[Note 370 : CROSSE (H.), Description d’un genre nouveau de Mollusque fluviatile provenant de Nossi-Bé ; in : Journal de Conchyliologie, XXVII, 1879, p. 208.]
[Note 371 : ROTH, in : Malakozool. Blätter, II, 1855, p. 49, taf. II, fig. 14-15.]
[Note 372 : JAY, A Catalogue of the shells arranged according to the Lamarckian system, contained in the collection of J. C. Jay, Ed. 2, 1839, p. 112, pl. I, fig. 8-9.]
[Note 373 : Espèce dédiée à M. PH. DAUTZENBERG, auteur de très nombreux et importants mémoires de Malacologie.]
[Note 374 : CLESSIN, in : MARTINI ET CHEMNITZ, Syst. conchyl. Cabinet, Limn., 1886, p. 349, no 214, taf. XLIX, fig. 7 [par erreur indiqué à la fig. 6 dans le texte].]
[Note 375 : BOURGUIGNAT (J.-R.), Iconographie malacologique du lac Tanganika, 1888, pl. I, fig. 26-27 et Histoire malacologique du lac Tanganika, 1890, p. 12, pl. I, fig. 26-27.]
[Note 376 : GERMAIN (LOUIS), Sur les mollusques recueillis par les membres de la Mission F. Foureau-Lamy dans le centre africain ; in : Bullet. Muséum hist. natur. Paris, 1905, no 4, p. 3.]
[Note 377 : KRAUSS, Südafrik. Mollusken ; 1848, p. 85.]
[Note 378 : Espèce dédiée au docteur E. von MARTENS, auteur de nombreux mémoires sur la Malacologie de l’Afrique.]
[Note 379 : BOURGUIGNAT (J.-R.), Description de diverses espèces terrestres et fluviatiles et de différents genres de Mollusques de l’Egypte, de l’Abyssinie, du Zanzibar, du Sénégal et du centre de l’Afrique ; 1879, p. 16.]
[Note 380 : MARTENS (E. von), Sitz. ber. d. Gesells. naturf. Freunde in Berlin ; 1879, p. 102. Figuré dans les Beschalte Weichth., etc. ; 1898, p. 144. Taf. VI, fig. 10.]
[Note 381 : BOURGUIGNAT (J.-R.), Mollusques de l’Afrique équatoriale ; mars 1889, p. 160. Le type a été découvert par le commandant BLOYET, dans les cours d’eau des environs de Kondoa, dans l’Ousaghara.]
[Note 382 : GUETTARD, in : Mémoir. Acad. sciences Paris ; 1756, p. 151.]
[Note 383 : Les figures 8 et 9 sont, de beaucoup, les plus typiques.]
[Note 384 : BOURGUIGNAT (J.-R.), Annal. sc. natur., 7e série, X, 1890, p. 16, pl. I, fig. 16-17.]
[Note 385 : Les figures données par BOURGUIGNAT [Iconographie malacol. lac Tanganika, 1888, pl. I, fig. 1-4] ne sont pas rigoureusement exactes. Ainsi, dans la fig. 1, le maximum de dilatation du dernier tour de spire semble se trouver avant le dernier quart de ce tour, ce qui n’a jamais lieu. L’enroulement du Pl. adowensis est, au contraire, fort régulier, et le dernier tour présente une dilatation de plus en plus marquée à mesure que l’on s’approche de l’ouverture.]
[Note 386 : BOURGUIGNAT (J.-R.), Histoire malacolog. Abyssinie, 1883, p. 101.]
[Note 387 : GERMAIN (Louis), Sur quelques Mollusques terr. fluv. rapp. Ch. Gravier du désert Somali ; in : Bullet. Muséum Paris, X, 1904, no 6, p. 349.]
[Note 388 : GERMAIN (Louis), Sur les Mollusques recueillis par les membres Mission Foureau-Lamy dans le centre africain ; in : Bullet. Muséum Paris, XI, 1905, p. 252 ; et Mollusques in : FOUREAU (F.), Documents scientifiques de la Mission Saharienne (Mission FOUREAU- LAMY), II, 1905, p. 1061.]
[Note 389 : GERMAIN (Louis), loc. cit., 1904, p. 351 (note). Le type de Bourguignat ne mesure que 7 millimètres de diamètre.]
[Note 390 : GERMAIN (Louis), loc. cit., 1904, p. 349, note 3.]
[Note 391 : HALDEMAN, Monogr. of the Limn. North-Americ., 1840, p. 2.]
[Note 392 : SMITH (E.-A.), Proceed. zool. soc. London, 1881, p. 294, pl. XXXIV, fig. 30, 30 a, 30 b [Segmentina (Planorbula) Alexandrina, var. tanganyicensis].]
[Note 393 : Malacologie du lac des Quatre Cantons et de ses environs, Paris, novembre 1862, p. 42, pl. I, fig. 13-16 [Planorbis Crosseanus].]
[Note 394 : FLEMING, Hist. of British anim., 1828, p. 279.]
[Note 395 : JICKELI, Fauna der Land- und Süsswasser Mollusken Nord-Ost Afrika’s ; in : Nova acta der Kes. Leop. Carol. deutschen Akad. naturf. ; XXXVII, 1874 ; p. 220, Taf. VII, fig. 24 a-c.]
[Note 396 : LAMARCK (de), Philosophie zoologique, 1809, I, p. 320.]
[Note 397 : Notamment par MM. F. FOUREAU, LACOIN, LENFANT, MOLL et CHUDEAU.]
[Note 398 : KÜSTER in : MARTINI et CHEMNITZ, Syst. Conchyl. Cabin. ; Gatt. Paludina ; 1852, p. 25, Taf. V, 11-12.]
[Note 399 : FRAUENFELD, Verz. Namen Palud., in : Verhandl. d. zool. bot. Gesellsch. ; 1862, p. 1163.]
[Note 400 : ROCHEBRUNE (A. T. de), Espèces Haut-Sénégal ; in : Bull. soc. philomat. Paris ; 1881, p. 3 du tirage à part.]
[Note 401 : Le Vivipara capillata, décrit par FRAUENFELD (Verhandl. d. zoolog. bot. Gesellsch. Wien, XV, 1865, p. 532, Taf. XXII, fig. 11-12) doit également être considéré comme synonyme du V. unicolor. C’est une coquille à spire un peu haute rappelant absolument certains exemplaires recueillis dans le lac Tchad par M. le lieutenant L. LACOIN, possédant un test d’un marron verdâtre et des tours ornés de carènes saillantes. Le dernier tour présente, en outre, un nombre variable de stries spirales possédant un relief relativement considérable.
Quant au Vivipara Robertsoni Frauenfeld (loc. supra cit., 1865, p. 533, Taf. XXII, fig. 13-14), je crois qu’il convient de le considérer comme espèce distincte, présentant, surtout dans la forme du dernier tour, certaines analogies avec le Vivipara meta Martens (Beschalte Weichth. Ost-Afrik., 1898, p. 179, Taf. VI, fig. 27) du lac Victoria- Nyanza.]
[Note 402 : GERMAIN (Louis), Etude sur les Mollusques recueillis par M. le lieutenant L. LACOIN dans la région du lac Tchad ; in : Mém. soc. zoolog. France, XIX, 1906, p. 228.]
[Note 403 : MARTENS (E. von), Recente Conchylien aus dem Victoria- Nyanza ; in : Sitzungb. der Gesellsch. naturf. freunde Berlin ; p. 104. Cette espèce a d’abord été figurée par SMITH (E. A.), Ann. magaz. natur. hist., 6e série, X, 1892, p. 123, pl. XII, fig. 3.]
[Note 404 : MARTENS (E. von), Beschalte Weichthiere Ost-Afrikas, 1898, p. 179, Taf. VI, fig. 26.]
[Note 405 : MARTENS (E. von), loc. cit., 1898, p. 176.]
[Note 406 : Variété dédiée à M. le colonel LENFANT, un des premiers explorateurs du lac Tchad. Je la figure de nouveau planche IV. fig. 14.]
[Note 407 : MARTENS (E. von), Sitz. d. ges. naturf. freunde, février 1892, p. 18, et : Beschalte Weichth. Ost-Afrik., 1898, p. 182, taf. VI, fig. 22. C’est le Vivipara jucunda de SMITH [Ann. and mag. natur. history, 6e série, X, août 1892, p. 124, pl. XII, fig. 8].]
[Note 408 : ROCHEBRUNE (A. T. de), Sur quelques espèces du Haut-Sénégal, in : Bullet. société philomatique Paris, 1881, p. 3 du tirage à part.]
[Note 409 : C’est justement à une de ces variations, et plus spécialement à la variation globosa, que correspond la forme décrite par le Dr DE ROCHEBRUNE sous le nom de Vivipara Duponti. Les collections du Muséum de Paris renferment encore : 1o deux exemplaires d’un Vivipara Colini Rocheb. et 1 exemplaire d’un V. Lenoiri J. Mabille qui ne peuvent non plus se distinguer de la variété Bellamyi. Ces espèces, qui sont restées inédites, proviennent également du Bakoy, à Pangalla (Haut-Sénégal).]
[Note 410 : MARTENS (E. von), Süsswasser-Conchylien vom Südufer des Tsad-sees, in : Sitzungsberich. der Gesellsch. naturf. freunde, 20 janvier 1903, p. 7.]
[Note 411 : MARTENS (E. von), Sitzungberitch. der Gesellsch. naturf. freunde, 1879, p. 104.]
[Note 412 : TROSCHEL, Gebiss. der Schn., 1857, p. 100.]
[Note 413 : « Dans un ruisseau saumâtre des salines de Dungo ». [MORELET, Mollusques Welwitsch, 1868, p. 96].]
[Note 414 : DOHRN, Proceed. zoolog. society of London, 1865, p. 233.]
[Note 415 : La forme du fleuve Lualaba n’est pas typique ; c’est une variété à laquelle DUPUIS et PUTZEYS ont donné le nom de Cleopatra bulimoides var. nseudweensis (Annales soc. roy. malacol. Belgique ; XXXVI, 1901, Bulletin des séances ; 7 décembre 1901, p. LV). Comparée au type, elle en diffère surtout par ses tours moins étagés séparés par des sutures moins profondes ; par sa spire plus régulièrement conique et par son ombilic réduit à une simple fente. La couleur du test et la taille sont absolument les mêmes que dans le type.]
[Note 416 : BOURGUIGNAT (J.-R.), Aménités malacologiques ; I, 1856, p. 184.]
[Note 417 : AUBRY (A.), Mission au royaume de Choa et dans les pays Gallas ; in : Archives des missions litt. et scientif. ; 3e série ; XIV, 1888, p. 475 ; tirage à part, p. 19.]
[Note 418 : SMITH (E. A.), Proceed. zoolog. society London ; 1888, p. 54.]
[Note 419 : GRAY, Nat. arrang. Moll. ; in : Med. repos., XV, 1821, p. 239 [sans caract.].]
[Note 420 : TRYON, In : Americ. journ. of Conchol., I, 1863, p. 220 ; et Structural and systematic Conchology ; II, 1884, p. 260.]
[Note 421 : SMITH (E. A.), in : Proceed. zoolog. society London ; 1877, p. 717, pl. LXXV, fig. 21 (seul.).]
[Note 422 : BOURGUIGNAT (J.-R.), Notice prodromique sur les Mollusques terrestres et fluviatiles recueillis par M. Victor Giraud dans la région méridionale du lac Tanganika, 1885, p. 28, et Iconographie malacologique du lac Tanganika, 1888, p. 11, pl. III, fig. 1.]
[Note 423 : LAMARCK (De), Prodrom., 1799 ; et Syst. anim. sans vertèbres, 1801, p. 93.]
[Note 424 : Espèce dédiée à M. A. CHEVALIER, chef de la Mission Chari- Tchad.]
[Note 425 : PHILIPPI, Monogr. Ampull., in : MARTINI ET CHEMNITZ, Syst. Conchyl. Cabinet, 1851, p. 40, no 53, taf. XI, p. 1.]
[Note 426 : GERMAIN (Louis), Mollusques recueillis par Mission Foureau- Lamy, dans le centre africain ; in : Bullet. Muséum hist. natur. Paris, XI, 1905, no 5, p. 329.]
[Note 427 : PARREYSS in PHILIPPI, Monogr. Ampullair., 1851, p. 44, Pl. XIII, fig. 1.]
[Note 428 : CROSSE, Journal de Conchyl., XXIX, 1881, p. 110.]
[Note 429 : « The affinities of this species, if it be distinct, are rather with those forms found in Nilotic regions than with A. speciosa Phil., from Zanzibar. The four species A. Wernei Ph., A. Kordofana Parr., A. lurida Parr., and A. ovata Ol. are very closely related ; and it is a mather of impossibility to definit the limiting characters of any of them. » SMITH, Proceed. zool. society London, 1881, p. 289. En ce qui concerne l’A. ovata, je crois cependant cette espèce suffisamment distincte pour qu’on ne puisse commettre, à son égard, les erreurs de détermination si fréquentes chez les autres coquilles de cette série.]
[Note 430 : Cet exemplaire a été recueilli par M. BLOYET.]
[Note 431 : PHILIPPI, Monogr. Ampull. ; in : MARTINI et CHEMNITZ, Syst. Conchyl. Cabin., 1851, p. 19, taf. V, fig. 4 ! et taf. XVII, fig. 2 !]
[Note 432 : GERMAIN (Louis), Mollusques Mission Foureau-Lamy centre africain ; in : Bullet. Muséum hist. natur. Paris, XI, no 5, 1905, p. 328.]
[Note 433 : BILLOTTE (R.), Recensem. Ampull. contin. africain, etc., in : Bullet. soc. malacolog. France, II, 1885, p. 106 [A. Charmesiana].]
[Note 434 : REEVE, Conchol. Icon., X, 1856, pl. XIII, no 59.]
[Note 435 : MARTENS (E. von), Beschalte Weichth. Ost-Afrik., 1898, p. 155 (figuré à la même page).]
[Note 436 : GERMAIN (Louis), Bulletin Muséum hist. natur. Paris, XI, 1905, no 5, p. 328.]
[Note 437 : PUTZEYS (Dr), Diagnose d’une coquille nouv. prov. état indépend. Congo ; in : Annal. soc. malacolog. Belgique, XXXIII, 1898, Bullet. des Séances, p. XC, fig. 1.]
[Note 438 : DENYS DE MONTFORT, Conchyliologie systématique et classification méthodique des coquilles, II, 1810, p. 122.]
[Note 439 : L’ouverture a 28 millimètres de hauteur pour 19 1/2 millimètres de diamètre. Cet échantillon correspond parfaitement aux figures 1-2 de la pl. LXXI des Novitates Conchologicæ (II, 1866), de PFEIFFER.]
[Note 440 : Variété dédiée à M. le lieutenant L. LACOIN qui l’a découverte dans le Bas-Chari, entre Bougouman et Fort Lamy, en juin 1904.]
[Note 441 : M. A. CHEVALIER a aussi recueilli, dans le Mamoun (Pays de Senoussi), un exemplaire unique d’un petit Lanistes qui ressemble beaucoup au L. Pfeifferi Bourguignat, mais dont le mauvais état de conservation ne permet pas de donner une détermination spécifique précise.]
[Note 442 : MORELET, Revue zoolog. soc. Cuv., 1848, p. 364 (Ampullaria lybica).]
[Note 443 : MARTENS (E. von), Beschalte Weichth. Ost-Afrik., 1898, p. 171, taf. VI, fig. 37 [Lanistes (Leroya) Stuhlmanni]. Cette espèce, pour laquelle A. GRANDIDIER a créé un genre spécial [GRANDIDIER (A.), Mollusques de l’Ousaghara et de l’Oukame, in : Bullet. soc. malacolog. France, IV, 1887, p. 185] est une coquille à test épais, solide, globuleuse-écourtée, à spire presque plane, le dernier tour étant relativement énorme. L’ouverture qui est ovalaire, atteint les 2/3 de la hauteur totale. Hauteur : 25 millimètres ; diamètre maximum : 23 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 18 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 13 millimètres. Primitivement découverte à Dar-es-Salaam sur la côte de Zanzibar par le Dr STUHLMANN (mars 1894), cette intéressante espèce a été retrouvée abondamment non seulement à Nseudwe dans le fleuve Lualaba, mais encore dans le Haut-Congo, à Stanley-Falls [DUPUIS (lieutenant P.) et PUTZEYS (Dr S.), Diagnoses esp. nouv. état indépend. Congo, in : Ann. soc. roy. malacolog. Belgique, XXXVI, 1901, Bullet. des Séances, 7 décembre 1901, p. LX]. Il est donc probable que l’on retrouvera dans l’Oubangui et ses tributaires soit cette espèce, soit d’autres représentants du sous-genre Leroya.]
[Note 444 : BOURGUIGNAT (J.-R.), Mollusques Afrique équatoriale, mars 1889, p. 177 (sans description).]
[Note 445 : PFEIFFER, Novitates Concholog., 1866, p. 286, pl. LXX, fig. 1-4 [non Ampullaria Bernardianus Morelet].]
[Note 446 : MORELET, Journal de Conchyliologie, VIII, 1860, p. 190 [Ampullaria].]
[Note 447 : GERMAIN (Louis), Liste des Mollusques recueillis par M. E. FOA dans le lac Tanganika et ses environs ; in : Bulletin Muséum hist. nat. Paris, 1905, XI, no 4, p. 256. Cette espèce sera figurée dans mon Etude sur les Mollusques recueillis par M. Foa, etc., actuellement sous presse.]
[Note 448 : DUPUIS (lieutenant P.), et PUTZEYS (Dr S.), Diagnoses de quelques espèces de coquilles nouvelles provenant de l’état indépendant du Congo, etc..., in : Annales soc. roy. malacolog. Belgique, XXXVI, 1901, Bullet. des séances (7 décembre 1901), p. LVI, fig. 27.]
[Note 449 : MÜLLER, Verm. terr. et fluv. histor., II, 1774, p. 136.]
[Note 450 : BOURGUIGNAT (J.-R.), Mollusques de l’Afrique équatoriale ; mars 1889, p. 185 et 186.]
[Note 451 : Il est même possible que le Plotia Bloyeti ne soit qu’une forme jeune du Melania scabra. Les caractères donnés par BOURGUIGNAT (taille plus faible, spire moins haute, sculpture spirale plus accentuée) tendraient à le montrer ; malheureusement je ne puis affirmer le fait n’ayant pas retrouvé le type de l’auteur.]
[Note 452 : DUPUIS et PUTZEYS, Diagnoses coquilles nouvelles Congo ; in Annales (Bull. des séances) soc. roy. malacol. Belgique ; XXXV, 1900, p. XV-XIX, fig. 23-34. Ces Mélanies sont les suivantes : Melania ponthiervillensis et sa var. spoliata ; M. nyangweensis ; M. depravata ; M. nseudweensis ; M. soror ; M. consobrina et M. kinshassænsis.]
[Note 453 : PHILIPPSSON, Dissert. hist. natur. sistens. nov. test. gen. etc., 1788, p. 16.]
[Note 454 : Dans les exemplaires recueillis par M. A. CHEVALIER.]
[Note 455 : Dans les échantillons du lac Tchad, récoltés par M. le lieutenant LACOIN.]
[Note 456 : BOURGUIGNAT (J.-R.), Mollusques fluviat. du Nyanza Oukéréwé, etc., août 1883, p. 15, fig. 13-15.]
[Note 457 : CONRAD, Proceed. Acad. nation. sc. Philad. ; 1853, p. 268.]
[Note 458 : DESHAYES, Histoir. natur. Mollusques Algérie, 1847, Atlas, Pl. CVIII, fig. 8-9 ; Pl. CIX, fig. 9 ; Pl. CX, CXI, CXIII, CXIV (toutes les figures) et Pl. CXII, fig. 1-4.]
[Note 459 : Espèce dédiée à mon excellent ami, M. GEORGES CHIVOT, aquafortiste distingué.]
[Note 460 : Ce système de dentition s’éloigne déjà de celui des Nodularia typiques pour se rapprocher de celui des Unio vrais. Il est d’ailleurs fort difficile, si la chose est toutefois possible, de séparer nettement les Nodularia des Unio. Les cardinales qui, dans les Nodularia sont ordinairement fort longues, ne conservent pas toujours ce caractère. Bien souvent elles n’ont plus qu’une faible longueur, même chez les espèces qui normalement ont des cardinales longues ; d’autres fois, comme dans l’Unio bangoranensis, la cardinale de la valve gauche se dédouble et la dentition est alors très voisine de celle des Unios vrais. Dans ce dernier cas, il est facile d’observer, sur une série suffisante d’exemplaires, tous les passages entre la cardinale simple et longue et la cardinale dédoublée.]
[Note 461 : Espèce dédiée à M. le lieutenant LACOIN qui, au cours de ses reconnaissances au lac Tchad, a réuni d’importants documents concernant la faune malacologique de ce lac.]
[Note 462 : BOURGUIGNAT, Monogr. nouv. genre d’Acéphale du lac Tanganika ; in : Bullet. soc. malacolog. de France, II, 1885, pp. 1-12, pl. I.]
[Note 463 : CHAPER, Descript. espèces nouv. coquilles vivantes prov. Afrique austr. et d’Assinie ; in : Bulletin soc. zoolog. France, X, 1885, p. 481, pl. XI, fig. 8-9.]
[Note 464 : GERMAIN (Louis), Contributions faune malacolog. équatoriale ; VI, Mollusques recueillis par M. le capitaine Duperthuis, dans la région du Kanem (lac Tchad) ; in : Bulletin Muséum hist. natur. Paris, XII, 1906, no 3, p. 172.]
[Note 465 : MARTENS (D!r E. von), Süsswasser Conchylien vom Südufer des Tsad sees ; in : Sitz. berich. der gesellsch. naturforsch. freunde Berlin, 1903, no 1, p. 8, no 2.]
[Note 466 : Avec le Dr R. ANTHONY, je place les Æthéries dans la famille des UNIONIDÆ.]
[Note 467 : LAMARCK (J.-B. de), Annales Muséum hist. natur. Paris, X, 1807, p. 398.]
[Note 468 : LAMARCK (J.-B. de), Mémoire sur la division des Mollusques acéphalés conchylif., sur un nouveau genre de coquille app. à cette division, l’Ethérie ; in : Annales Muséum hist. natur. Paris, X, 1807, p. 398.]
[Note 469 : ANTHONY (Dr R.), Influence de la fixation pleurothétique sur la morphologie des Mollusques acéphales dimyaires ; in : Annales des sciences naturelles ; Zoologie et Paléontologie, etc., 9e série, I, 1905, p. 340.]
[Note 470 : Le voyageur français PERRIER DE LA BATHIE a retrouvé l’Ætheria elliptica dans les rivières de Madagascar. Je viens de publier une note sur ce sujet : GERMAIN (LOUIS), Note sur la présence du genre Ætheria dans les rivières de Madagascar ; Bulletin Muséum hist. natur. Paris ; 1907, no 3, pp. 225-227.]
[Note 471 : ANTHONY (R.), La constit. de l’arête ligament. et l’évol. du ligament chez les Acéphales actuels analog. aux Rudistes ; in : C. R. Paris, 3 avril 1905.]
[Note 472 : M. le Dr R. ANTHONY a étudié dans ses détails le développement de la coquille des Æthéries. Je renvoie le lecteur à ses savants mémoires :
ANTHONY (R.), Organisation et morphologie des Æthéries ; in : C. R. Paris, 1904.
L’acquisition de la forme arrondie chez les Mollusques Acéphales dimyaires fixés en position pleurothétique : in : Archives zoolog. expérim. et générale, 1904, 4e série, II, no 11, pp. CLXXIII-CLXXXVII.
De l’influence de la fixation pleurothétique sur la morphologie des Mollusques Acéphales dimyaires ; in : Annales sc. natur. zoologie, 1905, pp. 165-397, pl. VII-IX.]
[Note 473 : LEA (I.), Trans. Amer. phil. soc., VI, 1838, p. 141.]
[Note 474 : BOURGUIGNAT (J.-R.), Histoire malacol. de l’Abyssinie ; 1883, p. 136.]
[Note 475 : MARTENS (E. von), Malakozool. Blätter ; XIII, 1866, p. 9.]
[Note 476 : JICKELI, Fauna der Land- und Süsswasser Mollusken Nord Ost- Afrika’s ; in : Nova acta der kes. Leop. Carol. deutschen Akad. naturf. ; XXXVII, 1874, p. 259, Taf. VIII, fig. 1.]
[Note 477 : JICKELI, loc. cit., 1874, p. 265, Taf. IX, fig. 4.]
[Note 478 : Variété dédiée à M. CHUDEAU, qui a recueilli, dans la région du lac Tchad, de nombreux matériaux zoologiques.]
[Note 479 : ANCEY, Résult. recherch. malacol. Mgr Lechaptois sur bords lac Nyassa et rivière Shiré ; in Mém. soc. zoolog. de France, VII, p. 229, fig. 4-5-6 [Spathella Kirki].]
[Note 480 : SIMPSON (C.-T.), Synopsis of the Naïades, etc., in : Proceed. unit. stat. nation. Museum, XXII, 1900, p. 896.]
[Note 481 : Le cotype, déposé par le Dr JOUSSEAUME au Muséum de Paris, a comme dimensions : longueur : 91 millimètres ; hauteur maximum : 63 millimètres : épaisseur maximum : 33 1/2 millimètres. Ses valves sont relativement plus épaisses, plus pesantes, recouvertes d’un épiderme plus résistant, d’un vert rougeâtre un peu brillant.]
[Note 482 : C’est par erreur que j’ai classé, dans le no V de mes Contributions à la faune malacologique de l’Afrique équatoriale, cette espèce dans le sous-genre Leptospatha (Bullet. Muséum hist. natur. Paris, 1906, no 3, p. 172).]
[Note 483 : Ces figures correspondent parfaitement aux exemplaires recueillis par M. A. CHEVALIER.]
[Note 484 : ROCHEBRUNE (A. T. de) et GERMAIN (Louis), Mollusques recueillis par la Mission du Bourg de Bozas ; in : Mém. soc. zoolog. France ; XVII, 1904, p. 25. Le nom de Spathella donné par BOURGUIGNAT en décembre 1885 [Espèces nouvelles, genres nouv. Oukéréwé, Tanganika, p. 13] à un groupe d’espèce du genre Spatha (type : Sp. Bourguignati Ancey) a dû être changé, J. HALL ayant employé ce nom, en novembre 1885, pour des Lamellibranches du Dévonien d’Amérique [Geolog. Survey of New- York, Paleontol., V, part. I, p. 407, Pl. LXVI, fig. 36-42].]
[Note 485 : Espèce dédiée à M. le Dr DECORSE, membre de la Mission Chari-Tchad.]
[Note 486 : MARTENS (E. von), Beschalte Weichth. Ost-Afrik. ; 1898, p. 250, fig. à la même page.]
[Note 487 : Les échantillons qui ont servi de type à BOURGUIGNAT pour établir ses espèces ont été recueillis par BLOYET. Celui étiqueté Sp. Bloyeti provient de Mkata ; quant à celui nommé Sp. spathuliformis, il provient de la rivière Magogo, à Ounyangouira dans l’Ougogo.]
[Note 488 : GERMAIN (Louis), Contrib. faune malacolog. Afrique équatoriale, V, in : Bullet. Muséum hist. natur. Paris, XII, no 3, p. 173.]
[Note 489 : L’exemplaire décrit par le Dr E. von MARTENS mesure 35 millimètres de longueur, 18 de hauteur maximum et 10 millimètres seulement d’épaisseur maximum.]
[Note 490 : Dans un grand nombre d’espèces appartenant au genre Spatha l’épiderme est peu adhérent au test et s’exfolie très facilement sous l’influence de la sécheresse.]
[Note 491 : SIMPSON, Synopsis of Naïades, in : Proceed. unit. st. national Museum, XXII, 1900, p. 898. C’est le Spatha Anceyi Bourguignat in : ANCEY, Mém. soc. zoolog. France, VII, p. 231, fig. 7 (figuré à la page 232).]
[Note 492 : SCOPOLI, Introduction ad historiam naturalem, etc., 1777, p. 397.]
[Note 493 : CAILLIAUD, Voyage à Méroë, IV, 1827, p. 262 ; atlas, II, 1823, pl. LX, fig. 11.]
[Note 494 : Espèce dédiée à M. A. CHEVALIER, chef de la Mission Chari- Tchad.]
[Note 495 : MARTENS (E. von), Beschalte Weichthiere Ost-Afrikas ; 1898, p. 255, Taf. VII, fig. 17 [Mutela Bourguignati Ancey, var. truncata Martens]. Par les caractères de sa charnière, cette espèce ne peut être maintenue dans le genre Mutela ; elle appartient aux Pliodon de la série des Cameronia Bourguignat.]
[Note 496 : BOURGUIGNAT (J.-R.), Espèces nouvelles et genres nouveaux découverts, etc., dans les grands lacs africains Oukéréwé et Tanganika, Paris, décembre 1885, p. 11.]
[Note 497 : Voici les caractères comparatifs des M. legumen et M. Tholloni :
M. legumen. | M. Tholloni. | Bord dorsal antérieur droit, | Bord dorsal légèrement subconcave postérieur légèrement ascendant, | dans une direction ascendante. à peine subconvexe. | | Bord inférieur très largement | Bord inférieur largement convexe convexe se terminant par un | se terminant par un rostre aigu rostre aigu et placé un peu haut.| placé un peu haut. | Test un peu plus mince que chez | Test mince. M. Tholloni. | | 1 seule valve, Gancini (Congo). | 1 valve et une 1/2 valve. Gancini | (Congo). ]
[Note 498 : Toutes ces Mutelines ont été décrites par le Dr A. T. DE ROCHEBRUNE : Sur quelques Lamellibranches nouveaux provenant du Congo et de ses tributaires ; in : Bullet. soc. malacol. France ; II, 1886 ; p. 6-8.]
[Note 499 : Il est évident que les M. Mabillei et M. paludicola sont synonymes. L’espèce qu’elles constituent doit prendre le nom de Mutelina Mabillei de Rochebrune, puisque le nom de Mabillei est imprimé à la page 7 tandis que celui de paludicola l’est seulement à la page 8 du mémoire précité du Dr A. T. DE ROCHEBRUNE.]
[Note 500 :
=Mutelina falemeensis= Germain, nov. sp.
1907. Mutelina falemeensis Germain, Bullet. Muséum hist. natur. Paris, no 1, p. 67.
Coquille assez petite, médiocrement allongée, bien comprimée ; valves minces, fragiles, bibaillantes ; bords supérieur et inférieur très divergents ; bord supérieur subrectiligne dans une direction nettement ascendante ; bord inférieur d’abord subconvexe, puis très convexe et remontant vers l’extrémité postérieure ; région antérieure médiocre, arrondie, décurrente à la base ; région postérieure 2 fois 1/2 aussi longue que l’antérieure, remarquablement élargie et terminée par un rostre arrondi placé très haut ; sommets petits, médiocrement saillants ; crête dorsale fortement émoussée ; ligament long et robuste ; impressions musculaires très faibles.
Longueur max. : 66 millimètres ; hauteur maximum : 32 millimètres à 29 1/2 millimètres des sommets ; hauteur sous les sommets : 22 millimètres : épaisseur maximum : 13 millimètres.
Test marron verdâtre foncé, jaunacé olivâtre vers les sommets et la région postérieure ; stries d’accroissement très irrégulières ; nacre bleuâtre, très irisée.
Le fleuve Falémé (Sénégal).]
[Note 501 : Je figure ici (fig. 97) cette coquille recueillie dans le Niger par le Dr FRAS. On ne saurait la considérer comme spécifiquement distincte du Mutelina Mabillei Roch., dont elle constitue une variété de forme beaucoup plus allongée à bords supérieur et inférieur plus divergents, à région postérieure plus développée terminée par un rostre subtronqué-arrondi placé très bas.
Longueur max. : 63 millimètres ; largeur max. : 24 millimètres ; épaisseur max. : 13 millimètres.
Test relativement épais, solide, d’un brun marron un peu rougeâtre postérieurement, verdâtre au voisinage des sommets qui sont notablement excoriés ; stries fortes et irrégulières ; nacre bleue, assez irisée.
Je donne à cette coquille le nom de Mutelina Mabillei de Rochebrune, var. =Frasi= Germain.]
[Note 502 : Le Mutelina Carrei décrit par Putzeys [Proc. verb. soc. malacolog. Belgique ; XXVII, 1898, p. XXVIII, fig. 16 (Burtonia Carrei)] est également très voisin du M. rostrata. S’il doit rentrer dans cette espèce, il en constitue une variété maxima.]
[Note 503 : Espèce dédiée à M. le Dr Louis JOUBIN, professeur de Zoologie au Muséum d’histoire naturelle de Paris (Chaire de Malacologie).]
[Note 504 : SOWERBY in : REEVE, Conchol. Icon., XVI. pl. II, fig. 3 [Mycetopus plicatus]. L’habitat de cette espèce est encore inconnu ; il est fort probable, ainsi que le pensent JICKELI [Land- und Süssw. Mollusk. Nord. Ost-Afrik., 1874, p. 270] et SIMPSON [Synopsis of Naïades, in : Proceed. unit. st. nation. Museum, XXII, 1900, p. 905] que cette coquille est africaine. Ses rapports avec le Mutelina Joubini viennent corroborer cette opinion.]
[Note 505 : ANCEY (C. F.), On the generic name of a remarkable Bivalve Shell, found in the Congo ; in : Conch. Exchange ; II, 1888, p. 22.]
[Note 506 : ROCHEBRUNE (A. T. DE), Sur quelques Lamellibr. nouv. du Congo, etc., in : Bullet. soc. malacolog. France ; III, juillet 1886, p. 3.]
[Note 507 : ROCHEBRUNE (A. T. DE), loc. cit. ; juillet 1886, p. 4, Pl. I, fig. 1-4 [Chelidonura arietina].]
[Note 508 : MARTENS (Dr E. von), Zwei Binnen Conchylien aus Angola ; in Sitz. ber. natur. freunde ; 1881, p. 122. MARTENS a figuré cette coquille dans ses Concholog. Mittheilungen, II, 1883, p. 139, Taf. XXVII [Spatha (Mutela) hirundo].]
[Note 509 : Cette coquille a été figurée par le Dr A. T. DE ROCHEBRUNE (loc. cit. ; 1886, Pl. II, fig. 5-6.]
[Note 510 : CONRAD, Descript. of a new gen. of fresh wat. shells ; in : Journ. Acad. of natur. sc. Philadelphia ; VII, 1834, p. 178.]
[Note 511 : BOURGUIGNAT (J. R.), Descript. esp. nouv. Mollusques Egypte, Abyss., etc. ; 1879, p. 42.]
[Note 512 : GERMAIN (Louis), Contribut. faune malacolog. Afrique équator. ; IV. Mollusques recueillis par M. le lieutenant Moll. etc. ; in Bullet. Muséum hist. natur. Paris ; XII, 1906, no 1, p. 60, fig. 4.]
[Note 513 : Espèce dédiée à M. le lieutenant HARDELET, un des explorateurs du lac Tchad.]
[Note 514 : GERMAIN (Louis), Contributions, etc., III. Sur quelques Lamellibr. du Tchad, etc., in : Bullet. Muséum hist. natur. Paris, XII, 1906, no 1, p. 56, fig. 2.]
[Note 515 : Variété dédiée à M. le lieutenant MOLL, explorateur.]
[Note 516 : GERMAIN (Louis), loc. cit. ; 1906, p. 58, fig. 3.]
[Note 517 : MEGERLE VON MÜHLFEDT, Entwurf. eines neuensyst. der schalth. geh. in : Mag. d. gesel. naturf. freunde z. Berlin, V, part. 1, 1811, p. 38.]
[Note 518 : Espèce dédiée à M. le lieutenant L. LACOIN qui a recueilli, dans le lac Tchad, de précieux matériaux pour l’étude malacologique de ce lac.]
[Note 519 : BOURGUIGNAT (J.-R.), Mollusques terrestres et fluv. recueillis Soleillet voy. Choa, septembre 1885, p. 36, pl. I. fig. 12.]
[Note 520 : Espèce dédiée à M. H. FISCHER, auteur de nombreux et importants travaux de Malacologie.]
[Note 521 : MARTENS (E. von), Verzeichniss der von Prof. Peters in Mossambique gesammelten Land- und Süsswasser-Mollusken ; in : Malakozoolog. Blätter, 1860, p. 219, taf. III, fig. 6-7. [La planche est datée de 1859].]
[Note 522 : MARTENS (E. von), Süsswasser Conchylien vom Südufer des Tsad-Sees ; in : Sitz. bericht. der gesellsch. naturf. freunde, 1903, p. 9, no 4.]
[Note 523 : BERNARDI, 1860.]
[Note 524 : DAUTZENBERG (Ph.), Mollusques recueillis au Congo par M. E. Dupont, etc. ; in : Bullet. Mus. roy. hist. nat. Belgique ; XX, 1890, p. 578, Pl. III, fig. 5-8.]
[Note 525 : SCOPOLI, Introd. ad histor. natur. ; 1777, p. 297.]
[Note 526 : Espèce dédiée à M. COURTET, membre de la mission Chari- Tchad.]
[Note 527 : MARTENS (E. von), Beschalte Weichth. Ost-Afrik. ; 1898, p. 261, Taf. VII, fig. 8.]
[Note 528 : Ce genre a été réédité par CLESSIN sous le nom de Limosina [Malakozool. Blätter, 1872, p. 160].]
[Note 529 : BOURGUIGNAT (J.-R.), Amén. malacolog., I, 1854, p. 30 et 73.]
[Note 530 : C’est à cette forme que se rapporterait la fig. 17 (pl. XI) de l’ouvrage de JICKELI ; la figure 16 correspondrait au type parasitica Parreyss.]
[Note 531 : GERMAIN (Louis), Contributions à la faune malacologique de l’Afrique équatoriale, XI, Bulletin Muséum hist. natur. Paris, 1907, no 5, pages 343-351, fig. 24-26.]
[Note 532 : Voyez ci-dessus, pages 462-464.]
[Note 533 : D’AILLY (Adolf), Contributions à la connaissance des Mollusques terrestres et d’eau douce du Kameroun ; Bihang Till K. Swenska Vet. Akad. Handlingar, XXII, Afd. IV, no 2, 1896, p. 39.]
[Note 534 : MORELET (A.), Revue et Magasin de zoologie, 1848, p. 351. Figuré dans les Séries Conchyliologiques, etc., 1re livraison, Côte occidentale d’Afrique, 1858, p. 11, Tabl. II, fig. 1 (Helix troglodytes).]
[Note 535 : Espèce dédiée à M. Édouard LAMY, auteur d’importants mémoires de Malacologie.]
[Note 536 : MARTENS (E. von), Die von prof. Dr B. Buchholz in Westafrika gesammelten Land- und Süsswasser-Mollusken ; Monatsb. Akad. Wissensch. Berlin, 1876, p. 256, taf. I, fig. 16-18.]
[Note 537 : PFEIFFER, Symbol. Heliceor., III, 1846, p. 66, et Monogr. heliceor. vivent., I, 1848, p. 51 (Helix ibuensis).]
[Note 538 : Espèce dédiée à M. COURTET, membre de la Mission Chari- Tchad.]
[Note 539 : Espèce dédiée à mon excellent ami, M. J. GUÉRIN, préparateur au laboratoire de Malacologie du Muséum.]
=GÉOLOGIE ET MINÉRALOGIE=
PAR
H. COURTET
=GEOLOGIE ET MINERALOGIE=
* * * * *
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
Les roches rencontrées appartiennent jusqu’au Tchad à des types granitiques variés, des schistes cristallins, et des roches sédimentaires représentées par les grès horizontaux. Absence totale de roche volcanique. La diabase, abondante dans d’autres régions congolaises et sur l’Oubangui, est au contraire rare car on ne la rencontre que sur un point du Gribingui. A signaler un peu de norite et de gabbro. Enfin il y a lieu de faire remarquer l’absence de calcaire. Dans la région Fort Sibut-Ndélé, une latérite remaniée a recouvert ces roches que les érosions ont fait ensuite reparaître. Les schistes cristallins sont plus ou moins redressés, quelquefois verticaux et sont recouverts en stratification discordante par les grès horizontaux, ils sont traversés par les granites.
Au voisinage du Tchad, on entre dans une province pétrographique particulière caractérisée par des roches alcalines (rhyolite d’Hadjer- el-Hamis) que l’on retrouve à 3° environ plus au sud sur le Mayo-Kebbi. A l’E. de ce point la grande plaine du Logone et du Ba-Illi sépare ces roches des granites des Niellims et de Korbol. A l’E. du Tchad, le granite reparaît au Dar-el-Hadjer (Pays des roches) et au S.-E. la rhyolite n’a pas été rencontrée sur l’itinéraire de la mission. Il est donc suffisamment démontré qu’on ne rencontre plus de roches alcalines à l’E. et au S.-E. du Tchad et que ces roches sont là à leur limite[540].
=GÉOLOGIE=
RÉGIONS RECONNUES ET ASPECT GÉNÉRAL DE CES RÉGIONS
Les investigations géologiques de la Mission scientifique Chari-Lac Tchad portent :
1o En prenant pour point de départ Fort-de-Possel, poste situé au confluent de la Kémo avec l’Oubangui, sur une région mesurant au N.N.E., 525 kilomètres environ à vol d’oiseau, soit de la Haute-Ombella (5° 30 de latitude et 16° 45 de longitude) jusqu’au pays des Goullas du Mamoun (9° 50 de latitude et 19° de longitude).
2o En prenant pour point de départ Ndélé, capitale des Etats du sultan Senoussi, sur une région mesurant au N.-O. 825 kilomètres à vol d’oiseau, soit de Ndélé (8° 25 de latitude et 18° 25 de longitude) jusqu’à Mondo dans le Kanem (13° 45 de latitude et 13° 10 de longitude).
Jusqu’à présent, au point de vue géologique proprement dit, dans la plus grande partie de ces régions, aucune reconnaissance n’avait été faite. Les renseignements que l’on possédait à ce sujet avaient été fournis par M. G. BRUEL, administrateur des Colonies, qui, au cours des nombreux itinéraires qu’il a parcourus dans le Haut-Chari, avait eu l’heureuse idée de recueillir des échantillons qui ont été ensuite déposés et étudiés à la Sorbonne. Après M. G. BRUEL vint M. le lieutenant LACOIN, qui terminait son exploration au moment où la mission Chari-Tchad commençait la sienne. M. LACOIN recueillit des échantillons le long de la ligne d’étapes entre Fort-de-Possel et Fort-Crampel, en faisant un crochet à l’E. vers la Haute-Kémo et les M’Brès. Il suivit ensuite le Gribingui, le Bamingui et le Chari jusqu’au Tchad, reconnut les rochers de Hadjer-el-Hamis, et alla jusqu’à Bir-Allali dans le Kanem. Les échantillons de M. LACOIN ont été déposés et déterminés à la Sorbonne par M. GENTIL.
La mission Chari-Tchad a en outre reconnu quelques points du cours de l’Oubangui entre Bangui et Fort-de-Possel et plus en amont à la mission catholique de Bessou. M. LACOIN a également fourni des indications géologiques sur ce même parcours.
Signalons en outre la mission Foureau-Lamy dont les échantillons ont été aussi étudiés par M. GENTIL[541].
La première région offre sur tout son parcours l’aspect d’un immense plateau légèrement ondulé dont les altitudes vont en croissant dans la direction du N.-N.-E., et varient de 442 mètres (Fort-Sibut) à 611 mètres Ndélé, résidence du sultan (671 à 682 mètres plateau) pour atteindre un maximum de 827 mètres en un point dominant M’Bélé, grande cité Kreich aujourd’hui détruite, qui est située au S.-E. de Ndélé, à 78 kilomètres environ à vol d’oiseau. Après Ndélé et toujours dans la même direction, les altitudes décroissent car on descend vers le pays des Goullas habitant la région marécageuse du Mamoun. Dans cette région elles varient de 490 mètres à 500 mètres.
Des points culminants on aperçoit, s’estompant jusqu’à l’horizon, les lignes de plus en plus indécises des collines, lignes desquelles émergent par endroits des mamelons disséminés arrondis, ou des rochers abrupts que l’on nomme indistinctement kagas, qui atteignent rarement 100 mètres de hauteur au-dessus du niveau général des terrains environnants. Les lignes indécises que l’on voit à l’horizon ont pu faire croire à des alignements montagneux, il n’en est rien et il n’y a là qu’un effet d’optique. Parfois on aperçoit une ligne sombre continue dont la distance à vol d’oiseau est d’environ 20 à 40 kilomètres, ligne qu’on atteint généralement en une ou deux étapes par les sentiers. Si arrivé là on se retourne vers l’endroit que l’on a quitté on remarque le même phénomène, et on reste tout étonné d’avoir franchi l’intervalle séparant les deux points sans avoir rencontré d’accidents sensibles de terrain.
Les mamelons et autres protubérances rocheuses que l’on nomme kagas apparaissent souvent aussi, selon l’endroit d’où on les aperçoit, sous la forme d’imposants massifs quand ce ne sont que de petits accidents. On ne peut, en réalité, que les comparer à des termitières ou des blocs de rochers disséminés dans une prairie.
C’est aussi avec l’apparence d’un alignement montagneux qu’apparaît le plateau qui sépare le Boungoul du Bahr-Salamat, et cependant ce plateau n’a qu’une altitude variant de 30 à 60 mètres au-dessus de la plaine et on y accède par une pente insensible.
Dans la plaine du Bangoran, quand on quitte le pays montueux du Kouti dont l’altitude varie entre 500 et 685 mètres, avec quelques rares points culminants d’une altitude un peu supérieure, la plaine étant à une altitude variant de 444 mètres (Bangoran, piste Kaga M’Bra-Ndélé) à 410 mètres (Bangoran, piste Ndélé-Fort-Archambault) et 470 mètres (Télé extrémité O. du Kouti), on aperçoit de divers endroits le point culminant dominant Télé et on a l’illusion d’un important massif. Des bords du Bangoran, à plus de 50 kilomètres à vol d’oiseau, on voit encore distinctement les sommets bleuâtres dominant Télé.
C’est sous l’influence sans doute de ces illusions qu’ont été créés : Le massif des M’Brés, les monts Niellims, les monts de Gamkoul, la chaîne de montagne séparant les bassins du Boungoul, du Bamingui et de la Kotto, du bassin du Nil ; et aussi les monts Guérés.
Cette première région constitue un centre hydrographique important, d’où ruissellent les eaux alimentant par une multitude d’affluents plusieurs grands cours d’eau qui sont : L’Oubangui, ayant comme principaux affluents alimentés par ce centre hydrographique, la Kémo, le Kouango et la Kotto. Le Bahr-Sara ayant comme affluent la Fafa. Le Bamingui ayant comme principaux affluents, le Gribingui et le Bangoran. Le Boungoul ayant comme principaux affluents, le Tété et la Moussoubourta (Ngardjam). La réunion de ces trois grands cours d’eau en aval de Fort- Archambault forme le Chari.
Enfin dans la région de M’Bélé on rencontre un petit cours d’eau nommé Bakaka qui d’après le sultan Senoussi va au Ouadi Kabassa (Darfour).
Une certaine quantité de petits cours d’eau, prenant naissance dans la région de Ndélé et du Kouti, n’atteignent aucune grande artère d’écoulement et se perdent dans la plaine.
La seconde région constitue une immense plaine s’étendant du Kouti au Kanem, généralement marécageuse et dont la pente est très faible vers le N.-O. Cette pente n’atteint qu’une différence de 110 mètres environ sur une distance à vol d’oiseau de 700 kilomètres, c’est-à-dire du confluent du Bangoran avec le Bamingui au Tchad. De cette plaine émergent quelques mamelons ou des rochers abrupts, toujours de faible altitude au-dessus du niveau général.
LES GRANDES FORMATIONS SUPERFICIELLES
ROCHE FERRUGINEUSE
La roche ferrugineuse n’est pas la latérite en place, c’est-à-dire une roche formée par la décomposition sur place et en masses profondes des roches silico-alumineuses, granites ou gneiss qui affleurent dans beaucoup d’endroits, mais une latérite remaniée.
Cette latérite se présente en gisements différents selon qu’elle occupe les parties élevées, les parties basses ou plaines dans lesquelles circulent les grands cours d’eau, ou le pourtour des affleurements granitiques des grandes plaines.
Les différentes formes sont les suivantes : Argilo-ferrugineuse, à aspect scoriacé, agglomérée, contenant des débris ténus ou des menus cailloux roulés de quartz et de quartzites, contenant des cailloux roulés assez volumineux, contenant des fragments assez volumineux de quartz, de quartzites ou autres roches stratifiées, contenant de gros fragments de quartzites ou autres roches stratifiées.
La forme argilo-ferrugineuse ne se rencontre que dans les parties basses et on ne peut l’observer nettement que dans les berges des cours d’eau, elle prend parfois à la surface un aspect scoriacé par suite de la désagrégation des parties molles. Celles contenant des fragments plus ou moins volumineux de quartz, quartzites ou autres roches stratifiées ne se rencontrent qu’au voisinage ou au contact de ces roches. Celle contenant des cailloux roulés ne se rencontre en général qu’à une certaine profondeur et n’est visible que dans les berges de certains cours d’eau. Enfin les formes, scoriacée, agglomérée, contenant des débris ténus ou des menus cailloux roulés, se rencontrent partout et constituent dans leur ensemble la forme générale de la roche.
En réalité, sauf pour la forme argilo-ferrugineuse, toutes les autres sous lesquelles la roche ferrugineuse se présente, ne sont que des agrégats ou des conglomérats rougeâtres plus ou moins riches en fer et en éléments quartzeux. Les plus riches en fer sont utilisés comme minerai par les indigènes qui les traitent par une méthode analogue à la méthode catalane.
Que ce soit dans les parties élevées, les parties basses, ou les plaines, c’est généralement en plateaux horizontaux que l’on rencontre la roche ferrugineuse. Ces plateaux couvrent parfois de grands espaces soit totalement dénudés, soit recouverts par une maigre végétation. Les endroits dénudés sont le plus souvent imperméables et il y règne une chaleur intense, la roche fait fonction d’accumulateur et la chaleur accumulée ne disparaît qu’assez tard dans la nuit.
A côté des plateaux rocheux et arides des parties élevées, la formation ferrugineuse apparaît aussi sous la forme argilo-sablonneuse et constitue alors des terrains plus ou moins fertiles, cultivés par les indigènes quand ils trouvent à proximité l’eau nécessaire à leur alimentation.
Dans les parties élevées, les plateaux rocheux constituent évidemment la fraction de la formation ayant résisté à l’érosion et dans laquelle les eaux ont creusé des vallons et des ravins, dont les flancs sont souvent abrupts et parsemés de gros blocs de roche dure provenant du sommet et ayant roulé parfois jusqu’au bas des pentes.
Un des témoins les mieux caractérisés de la désagrégation est le Kaga Dokélé ou Dogbéré, situé tout près et à l’est de Fort-Sibut sur la rive gauche de la Tomi. Sur ce Kaga, le plateau du sommet formant la partie la plus résistante est à peu près détruit et de nombreux blocs ont roulé sur les pentes mélangés à d’autres blocs provenant des flancs du Kaga même. Ces derniers sont les restes compacts des couches plus tendres gisant au-dessous du plateau supérieur et qui ont été désagrégées.
La formation ferrugineuse du Kaga Dogbéré et de Fort-Sibut repose sur des gneiss qui affleurent, dans le ruisseau coulant au pied du Kaga, à Bongbo, village situé à 3 km. 500 à vol d’oiseau à l’ouest de Fort- Sibut, et entre le poste et le passage de la Tomi sur l’ancienne route de Fort-Crampel.
Jusqu’au voisinage de Ndélé c’est la formation ferrugineuse qui prédomine à la surface du sol. Par places, les érosions ont mis à nu des roches diverses, gneiss, granites, quartzites, dont il sera parlé plus loin.
Dans la région de Ndélé ce n’est plus la roche ferrugineuse qui domine à la surface, et tout en occupant encore de grandes superficies elle n’existe réellement que sur les parties culminantes. Partout ailleurs on la rencontre par petites masses épargnées par le ravinement et en contact visible avec la roche sous-jacente. Dans beaucoup d’endroits son épaisseur reste faible, et dès qu’on quitte les parties culminantes on retrouve les grès horizontaux ou les quartzites sur lesquels elle repose.
L’épaisseur actuelle de la roche ferrugineuse des parties élevées est très variable et sur le pourtour de la cuvette de Ndélé des épaisseurs de 10, 15 et 23 mètres ont été mesurées. Comme il vient d’être dit c’est dans la région de Ndélé que la formation ferrugineuse est la moins importante.
Dans la région de Fort-Sibut, au Kaga Dogbéré, l’épaisseur de la formation serait de 60 à 66 mètres, cette dernière cote étant l’altitude du sommet au-dessus du niveau moyen du sol environnant.
Sur le plateau dominant le versant ouest du petit ruisseau Banga situé à 8 kilomètres environ à l’ouest de Fort-Crampel, on rencontre une roche qui doit être évidemment rattachée à la roche ferrugineuse. Cette roche en plateaux horizontaux se compose de sable siliceux ou de petits galets quartzeux, anguleux ou peu roulés, et qui ne sont que faiblement agglomérés entre eux ; elle s’effrite très facilement sous le choc du marteau. Plus loin on rencontre la même roche, mais cette fois avec éléments cimentés par le fer.
La roche ferrugineuse des plaines dans lesquelles circulent les grands cours d’eau s’est évidemment formée avec les résidus de la désagrégation de celle des parties élevées, et ses différents modes de gisement, ainsi que les modifications générales de leur composition ont pu être particulièrement étudiés, sur le Bangoran, le Gribingui et le Bamingui.
On peut considérer le Gribingui comme coulant définitivement en plaine, au confluent de la Vassako des Ngamas, c’est-à-dire à 130 kilomètres environ à vol d’oiseau en aval de Fort-Crampel. C’est un peu en aval de ce confluent que les gisements deviennent bien caractérisés. Beaucoup plus en amont, c’est-à-dire au voisinage du poste des Arétous (Lutos) situé à 90 kilomètres environ à vol d’oiseau en aval de Fort-Crampel, le terrain devient ondulé et les ondulations s’accentuent au fur et à mesure qu’elles se rapprochent de Fort-Crampel. Dans cette partie, le cours sinueux du Gribingui se heurte partout à des falaises de roche ferrugineuse appartenant à la formation des parties élevées.
En aval du confluent de la Vassako des Ngamas avec le Gribingui, et jusqu’au confluent du Gribingui avec le Bamingui, les profils relevés au-dessus du niveau de l’eau (hautes-eaux) sont les suivants :
1o A la surface une couche de roche ferrugineuse de 1 m. 50 d’épaisseur reposant sur une couche argileuse ayant un mètre d’épaisseur au-dessus du niveau de l’eau ;
2o A la surface une couche argilo-ferrugineuse de 1 m. 50 d’épaisseur, ensuite une couche de roche ferrugineuse d’un mètre d’épaisseur reposant sur une couche argileuse de 0 m. 80 d’épaisseur au-dessus du niveau de l’eau ;
3o A la surface une couche argileuse de 1 m. 50 d’épaisseur, ensuite une couche de roche ferrugineuse de 2 m. 50 d’épaisseur reposant sur une couche argileuse de 2 mètres d’épaisseur au-dessus du niveau de l’eau ;
4o A la surface une couche argileuse de 1 m. 50 d’épaisseur, ensuite une couche de roche ferrugineuse de 1 mètre d’épaisseur reposant sur une couche argileuse de 2 m. 50 d’épaisseur au-dessus du niveau de l’eau ;
5o A la surface une couche de roche ferrugineuse de 2 mètres d’épaisseur reposant sur une couche argileuse de 2 mètres d’épaisseur au-dessus du niveau de l’eau.
Sur le Bamingui, un peu en amont du confluent du Bangoran, un profil relevé donne : à la surface une couche de roche argilo-ferrugineuse de 3 mètres d’épaisseur reposant sur une couche argileuse de 3 mètres d’épaisseur au-dessus du niveau de l’eau. La couche argilo-ferrugineuse contient des parties de roche ferrugineuse compacte et des blocs éboulés gisent le long de la falaise.
On peut considérer le Bangoran comme coulant définitivement en plaine au confluent de la Mindja Engoulou, petit cours d’eau venant de Ndélé. Ce confluent est situé à 55 kilomètres environ à vol d’oiseau à l’ouest de Ndélé. Dans cet endroit, le Bangoran est encaissé dans la roche ferrugineuse.
A 45 kilomètres environ en aval, c’est-à-dire au passage de la piste de Ndélé au Bamingui par le village de Ngara, on retrouve encore la roche ferrugineuse compacte sur les rives du Bangoran.
A 20 kilomètres à vol d’oiseau plus en aval, la berge rongée n’est plus formée par la roche compacte, mais par une roche argilo-ferrugineuse avec nodules ferrugineux disséminés, se transformant plus loin en une roche se rapprochant davantage de la roche compacte. Dans cette dernière roche, les éléments les plus chargés en fer forment à la surface une couche scoriacée, aspect qui est dû à la désagrégation des parties molles, et qui est plus ou moins caractérisé dans les divers endroits où on l’observe. Enfin auprès du confluent, la berge est constituée par une falaise de 5 mètres de hauteur (basses-eaux) montrant trois couches : A la surface une couche argileuse, ensuite une couche argilo-ferrugineuse à aspect scoriacé par suite de la désagrégation des parties molles, reposant sur une couche sablonneuse compacte constituée par des débris siliceux.
Sur le Bamingui (basses-eaux) au village de Bongo, situé à 60 kilomètres environ à vol d’oiseau en amont de Fort-Archambault, la falaise haute de 10 mètres montre les trois mêmes couches.
A 7 kilomètres à vol d’oiseau plus bas que ce point, la piste passe sur une couche de roche ferrugineuse compacte contenant des débris de quartzites. Cette couche est analogue à celles qui ont été remarquées sur le Bangoran en amont de Ngara et sur le Gribingui en amont de son confluent avec le Bamingui. Elle appartient à cette même formation qui s’étend du Gribingui vers la région de Mandjatezzé et plus au nord jusqu’au Bamingui où on la retrouve.
A Fort-Archambault, au poste même, on remarque une falaise de 10 mètres de hauteur (basses-eaux) présentant les mêmes couches que la falaise du village de Bongo.
Au confluent du Kalabari situé à 14 kilomètres environ à vol d’oiseau en aval de Fort-Archambault et à 3 kilomètres en aval de la bouche la plus éloignée du Boungoul (juin 1903) les trois mêmes couches se rencontrent encore, mais la couche argilo-ferrugineuse a subi une modification et a été transformée en un agrégat d’aspect scoriacé, très caverneux, constitué par des menus débris siliceux cimentés par un ciment ferrugineux, le profil relevé dans cet endroit donne ; A la surface une couche argilo-sablonneuse en pente douce venant en général s’atténuer au bord de la berge. Ensuite une couche de roche ferrugineuse à aspect scoriacé, très caverneuse se divisant en deux parties : La partie supérieure dure, mesurant 1 m. 50 d’épaisseur, et la partie inférieure moins dure, mesurant 1 m. 60 d’épaisseur. L’ensemble de cette couche repose sur la couche sablonneuse compacte mesurant 2 m. 60 au-dessus du niveau de l’eau (basses-eaux).
Ensuite et jusqu’au confluent du Bahr-Salamat situé à 50 kilomètres environ à vol d’oiseau en aval de Fort-Archambault, la berge ne montre plus que des couches alluvionnaires dont il sera parlé plus loin.
Les autres endroits où la roche ferrugineuse des plaines a été rencontrée dans des conditions analogues sont : A 80 kilomètres environ à vol d’oiseau au N.-N.-E. de Ndélé dans la plaine située entre le Tété et la Moussoubourta, elle repose là sur des quartzites. Des deux côtés de la trouée de la Mindja M’Banga sur le plateau argilo-sablonneux séparant le Boungoul du Bahr-Salamat, et plus à l’O. entre ce plateau et le Bahr-Salamat, c’est-à-dire à 55 kilomètres environ à vol d’oiseau au N.-E. de Fort-Archambault.
Enfin quelques menus faits d’ordre plus local ont été observés : Auprès de Ndélé, au fond du vallon de Golo, les restes d’une couche ferrugineuse d’un mètre d’épaisseur ont été remarqués reposant sur une couche d’argile. La couche d’argile a peu d’étendue et sur son extrémité gît la roche ferrugineuse. Cette roche s’écroule sur les déclivités de la bande argileuse au fur et à mesure que cette dernière est entamée par les érosions.
A 32 kilomètres environ à vol d’oiseau au N. de Ndélé, dans la vallée de Djalmada, on remarque une couche de roche ferrugineuse paraissant reposer sur une couche argileuse.
A Koubou, village du Kouti, situé à 18 kilomètres à vol d’oiseau au N.-O. de Ndélé, au fond d’un vallon, une couche d’un mètre d’épaisseur environ repose sur des quartzites.
Enfin comme phénomène actuel, dans les flaques d’eau dormante du lit du Bahap (130 kilomètres environ à vol d’oiseau au N.-E. de Ndélé) le fer se dépose en couche rougeâtre sur le gravier du fond.
Il résulte de l’ensemble des observations ci-dessus, qu’à une époque déterminée, époque dont l’éloignement peut s’apprécier par l’épaisseur de la couche argileuse de la surface, la désagrégation de la roche ferrugineuse des parties élevées, qui sont aujourd’hui des centres hydrographiques, a été particulièrement intense. Les résidus de cette désagrégation ont formé dans les plaines voisines des couches de roche ferrugineuse d’une certaine étendue et d’une certaine épaisseur.
Plus loin dans les grandes plaines, où des masses d’eau plus considérables ont circulé en entraînant par conséquent une plus grande quantité de matières alluvionnaires, la proportion de fer ne s’est plus trouvée en rapport avec la masse de ces matières, et il n’a pu se former qu’une roche argilo-ferrugineuse.
Au confluent du Kalabari, un phénomène d’ordre local, un remous sans doute, a accumulé là les éléments siliceux et le fer nécessaire pour les cimenter. Il y a lieu de faire remarquer que cet endroit est proche du point de jonction de trois grands cours d’eau actuels, le Boungoul, le Bamingui et le Bahr-Sara.
Les auréoles ferrugineuses des affleurements granitiques des grandes plaines se présentent sous forme de plateaux d’une certaine étendue ; ce mode de gisement est donc le même que pour les deux autres formations exposées plus haut.
Cette roche paraît former non pas des auréoles isolées autour de chaque affleurement, mais un ensemble plus ou moins continu englobant tous les affleurements d’une région. C’est l’impression qui se dégage de l’examen de la région du lac Iro, où un certain nombre d’affleurements saillants de granites ont été observés.
Cette région est sans pente sensible, c’est donc une grande plaine basse où se sont accumulés des alluvions divers et les résidus ferrugineux provenant soit de la désagrégation directe des granites, soit de la désagrégation de la latérite proprement dite qui pouvait exister autrefois par suite de l’altération de ces mêmes granites.
Il est à présumer que la roche ferrugineuse de cette formation, dès qu’on s’éloigne des affleurements granitiques pour s’avancer dans la plaine où on la rencontre encore, repose aussi sur des couches alluvionnaires. Comme elle n’a pas été remarquée dans les berges du Bahr-Salamat ni dans celles du Bassa, déversoir du lac Iro, ni dans celles du Ba-Moufa, aucune observation réellement précise ne peut confirmer ce dire.
Les affleurements granitiques des Niellims, de Korbol, ceux situés à 50 kilomètres au N.-E. de ce point, et 70 kilomètres environ au N., ceux du Dar-el-Hadjer (Pays des roches) situé à 200 kilomètres à l’E. du Tchad, sont entourés aussi par une auréole ferrugineuse.
ALLUVIONS DES GRANDES PLAINES
En général, dans les grandes plaines, le sol est argileux ou argilo- sablonneux, et ces plaines sont toujours plus ou moins marécageuses, fait qui s’explique par leur peu de pente.
Pendant les hautes eaux, les masses d’eau considérables descendant des centres hydrographiques s’épandent et séjournent sur de vastes surfaces qu’elles transforment en marais. Après les pluies, ces eaux disparaissent, soit par écoulement superficiel, soit par infiltration, soit par évaporation, et les grandes plaines présentent pendant la saison sèche une surface sillonnée de nombreuses et profondes crevasses.
Quelques-unes des couches sous-jacentes ont déjà été indiquées en parlant de la roche ferrugineuse, mais indépendamment des renseignements fournis, il en est d’autres qu’il importe de donner.
A Ngara, dans la plaine du Bangoran, 50 kilomètres environ à vol d’oiseau à l’E. du confluent, deux puits ont été creusés par les indigènes. L’un de ces puits, situé en dehors du village, a 10 mètres environ de profondeur, il est entièrement creusé dans une couche argilo- ferrugineuse contenant des nodules ferrugineux. L’autre creusé dans le village même et abandonné, a aussi 10 mètres de profondeur, mais le fond atteint une couche de schiste argileux.
En suivant le Bangoran, à 11 kilomètres de son confluent, la couche argileuse superficielle repose sur une couche sablonneuse constituée par des débris siliceux plus ou moins volumineux dans lesquels on rencontre des fragments de cristaux de quartz. C’est la première apparition dans les berges de la couche sablonneuse compacte qui se poursuit jusqu’au confluent du Kalabari.
A 3 kilomètres en aval du village de Bongo, la couche sablonneuse plus chargée en fer devient plus compacte et forme roche dans le lit du Bamingui.
Un autre genre de roche que l’on peut jusqu’à un certain point rattacher au schiste argileux de Ngara existe encore dans le lit du Bamingui, à 13 kilomètres environ à vol d’oiseau en aval du confluent du Bangoran, et forme un banc émergeant d’un mètre au-dessus du niveau de l’eau (basses- eaux). Ce banc est constitué par une roche argileuse (argillite) en couches stratifiées et diversement colorées. La partie la mieux caractérisée mesure 25 à 30 mètres de largeur et se prolonge sur une partie de la rivière. La stratification tendant à l’horizontalité à la partie N. se relève à la partie S., et la cassure en cet endroit a une direction E.-O. La pente au N. de l’affleurement est de 10° et au S. de 25°. L’ensemble des roches visibles (20 mai 1903) a de 300 à 400 mètres de largeur. Selon toutes probabilités, cette roche repose sur des roches quartzeuses que l’on rencontre en fragments isolés provenant vraisemblablement du fond rocheux de la rivière, fait que le manque d’embarcation n’a pas permis de vérifier.
Après le confluent du Kalabari les profils de la berge, rive droite (basses-eaux, 8-9 juin 1903) montrent les couches suivantes :
A 5k,500 en aval, à la surface une couche argilo-sablonneuse de 2m,50 d’épaisseur, ensuite une couche d’argile grise, une couche de sable, et une couche d’argile grise, ces trois couches ayant une épaisseur totale de 5m,50 au-dessus du niveau de l’eau.
A 5 kilomètres plus loin, la berge est formée par une couche de sable de 6 mètres.
A 4k,500 plus loin, à la surface une couche de sable de 2m,50 d’épaisseur, ensuite une couche d’argile grise de 2 mètres d’épaisseur reposant sur une couche argilo-sablonneuse de 2m,60 d’épaisseur au- dessus du niveau de l’eau.
A 3k,500 plus loin, la berge est formée par une couche de sable de 6 mètres.
Les quatre profils ci-dessus sont dans la partie de la plaine où le Bahr-el-Arzeg et le Bahr-Sara se réunissent au Bamingui. Enfin au confluent du Bahr-Salamat une berge de 5 mètres de sable reposant sur le granite à l’endroit où l’on rencontre cette roche en masses arrondies dans le Chari.
Cette alternance de couches qui caractérise cette partie de la plaine et qui se sont formées à une époque qui ne saurait être très éloignée, s’observe dans les phénomènes actuels produits par les crues du fleuve. Le cours du Bamingui serpente dans un sillon de 1500 à 2000 mètres de largeur qui constitue son lit véritable, dont les hautes berges restent bien visibles et dans lequel il reste des mares et des étangs n’asséchant pas, vestiges d’un cours déplacé ou obstrué par les crues. Entre ces hautes berges, au moment des grandes crues, les matières entraînées se déposent, et un profil relevé à Fort-Archambault donne les couches suivantes, la berge secondaire se trouvant éloignée de 60 mètres de la haute berge : A la surface, une couche d’argile jaunâtre d’un mètre d’épaisseur servant à la fabrication des briques, ensuite une couche de sable ordinaire de 75 centimètres d’épaisseur, ensuite une couche de sable fin de 20 centimètres d’épaisseur, et enfin une couche de sable ordinaire de 1m,50 d’épaisseur du dessus du niveau de l’eau. Ces couches ne sont pas continues car plus bas l’argile disparaît et la berge est entièrement formée de couches de sable.
Le phénomène actuel et celui qui s’est produit autrefois sur une plus grande échelle entre le confluent du Kalabari et le confluent du Bahr- Salamat sont donc bien identiques.
Un peu à l’E. de Fort-Archambault, au village de Kembaga ou mieux du chef Solo situé sur la rive droite du Boungoul, les berges de cette rivière montrent à découvert des amas de concrétions blanchâtres calcaires, et d’autres amas de concrétions ferrugineuses. Les concrétions calcaires contiennent parfois des nodules ferrugineux qui indiquent qu’elles sont de formation plus récente que les concrétions ferrugineuses. Les amas de concrétions calcaires sont plus abondants.
Ces amas sont disséminés dans une couche argileuse ou argilo- sablonneuse.
Les amas de concrétions calcaires ont été rencontrés non seulement dans la plaine du Boungoul mais aussi dans la plaine du Bahr-Salamat où on les observe jusqu’au lac Iro. Ils forment des bosses un peu saillantes indiquant par ce fait que les érosions ont moins d’action sur eux que sur la couche environnante.
On rencontre aussi des concrétions calcaires disséminées à la surface des plaines du Dekakiré.
Partout où le Bahr-Salamat a été observé ses berges sont argileuses ou argilo-sablonneuses.
Dans la plaine du Bahr-Salamat, le lac Iro s’est formé dans un bas-fond entouré d’une ceinture de roche ferrugineuse surélevée de quelques mètres et boisée. La roche apparaît à la surface sur presque tout le pourtour du lac, sauf dans la partie où se trouve le déversoir qui ne fonctionne qu’aux hautes-eaux. Aux basses-eaux ce déversoir n’a aucun écoulement. L’altitude du lac est de 380 mètres (juin 1903), celle du village de Souka 383, et celle de la bande ferrugineuse entre Moufa et Souka et entre le déversoir et Sourouba est de 387 mètres. La plus grande longueur du lac est de 18 kilomètres et la plus grande largeur de 3 kilomètres. Du côté de Souka et de Sourouba, les abords du lac sont vaseux et en pente très douce.
Le lac ne reçoit aucun cours d’eau, il n’est donc alimenté que par les eaux pluviales qui glissent sur la roche ferrugineuse et vont s’accumuler dans la partie la plus basse qui est le lac.
ÉTUDE DES DIVERS GROUPES
Fort-de-Possel à Fort-Sibut (Krébedjé) par la Kémo et la Tomi (hautes- eaux)[542] et retour par la voie de terre longeant la Tomi.
Dès qu’on quitte Fort-de-Possel pour remonter le cours de la Kémo et celui de la Tomi on rencontre la roche ferrugineuse.
Les premières roches stratifiées se rencontrent sur la Tomi à 5 kilomètres environ de son confluent avec la Kémo, et on suit ces roches sans interruption jusqu’au voisinage du poste de la Tomi (M’Brous), c’est-à-dire à 48 kilomètres environ du confluent, où l’on rencontre dans des quartzites un filon de quartz translucide intercalé entre les couches, et un peu plus loin des granites.
Entre les premières roches rencontrées et les granites, la distance à vol d’oiseau est de 26 kilomètres environ et la rivière parcourt pour atteindre le même point 45 kilomètres environ. Au delà de ce point et jusqu’à Fort-Sibut, on ne rencontre plus dans les berges que la roche ferrugineuse sous différents aspects.
La Basse-Kémo est sinueuse ; quant à la Tomi, son cours n’est qu’un continuel lacet à courbes brusques et courtes, et il donne du confluent à Fort-Sibut un développement approximatif de 115 à 120 kilomètres pour une distance à vol d’oiseau de 80 kilomètres environ.
La différence d’altitude entre le niveau de l’eau à Fort-de-Possel au confluent de la Kémo avec l’Oubangui, et le niveau de l’eau à Fort-Sibut est de 53 mètres environ.
Les environs des rives présentent de légères ondulations dans la région où l’on rencontre les roches stratifiées. Après le poste de M’Brous, la Tomi serpente dans une plaine herbeuse avec arbustes et arbres rabougris clairsemés et parties marécageuses boisées, jusqu’au voisinage de Fort- Sibut où l’on rencontre de nouvelles ondulations.
En résumé, de Fort-Sibut à M’Brous, la Tomi a creusé son lit dans la roche ferrugineuse et chaque changement de direction est provoqué par la rencontre d’une partie dure.
Entre le poste de M’Brous et le confluent, le cours de la Tomi franchit un gradin constitué par des granites et des roches stratifiées dont les dépressions et les fractures ont été comblées par la roche ferrugineuse. Ces roches occasionnent de très fréquents changements de direction et le cours est coupé par de nombreux rapides. Dans cette partie la roche ferrugineuse se montre souvent en conglomérats. Les dépôts sablonneux contiennent de nombreuses paillettes de mica.
Il est particulièrement difficile de relever la direction de la stratification des couches rencontrées et l’inclinaison de ces couches. Sur quelques points la stratification est horizontale, sur d’autres elle est inclinée, mais les pentes sont très indécises et l’ensemble seul peut donner une indication à ce sujet.
Sur une distance à vol d’oiseau de 12 à 13 kilomètres environ représentant la partie principale du gradin franchi par la Tomi, la direction de la stratification prise en cinq endroits varie de N. à N. 25° O. (nord magnétique), la pente vers l’O. varie de 7° à 30°. En cinq autres endroits où la stratification a été également observée, elle est horizontale. La direction générale du cours correspond sensiblement à la direction moyenne de la stratification aux endroits où elle a pu être relevée, la rivière longe donc les fractures. A 3km500 plus au N., la direction de la stratification des quartzites contenant le filon de quartz est N. 20° O. mais la pente de 30° environ est vers l’E.
Le gradin de roches stratifiées franchi par la Tomi est constitué par des schistes micacés, des grès siliceux, des quartzites micacés calcarifères, une leptynite (6, p. 682)[543], et des calcschistes. Un peu plus au N. et à peu de distance des derniers quartzites affleurent un granite à épidote (17, p. 670) et un granite en décomposition, ce dernier recouvert par la roche ferrugineuse.
Si au lieu de suivre en embarcation le cours de la Tomi, on suit la piste longeant cette rivière à quelque distance, en retournant à Fort- de-Possel, dans le lit encaissé du ruisseau Kouli ou Gouli, à 15 kilomètres de Fort-Sibut on rencontre un affleurement de gneiss amphibolique et pyroxénique (276, p. 683), dont la structure varie du rubané au granitoïde. On rencontre encore ces mêmes gneiss à 3km500 plus loin dans le lit encaissé d’un autre ruisseau.
Immédiatement après le poste de M’Brous, la piste franchit une petite ondulation où l’on remarque de nombreux fragments de quartz provenant de filons sous-jacents dont l’un signalé plus haut affleure dans les quartzites de la rive droite de la Tomi. C’est dans la région de M’Brous que les femmes bandas viennent chercher les cristaux allongés de quartz, pour se confectionner, en arrondissant par usure les arêtes de ces cristaux, l’ornement qu’elles portent dans la lèvre inférieure.
A 26 kilomètres environ avant d’atteindre Fort-de-Possel, la roche quartzeuse affleure et on rencontre des amas de fragments de cette roche dans le lit du ruisseau situé à 3km500 de ce point. Ensuite jusqu’à la série de mamelons situés à 14 kilomètres environ de Fort-de-Possel, c’est-à-dire sur un parcours d’environ 8km500, de nombreux fragments de roche quartzeuse sont enchâssés dans la roche ferrugineuse et indiquent par ce fait le contact de ces deux roches dont l’une est aujourd’hui disparue.
Aux mamelons, les roches schisteuses apparaissent et se prolongent jusqu’à la Tomi où elles ont déjà été rencontrées.
Haute-Ombella.
A l’O.-S.-O. de Fort-Sibut (40 à 45 kilomètres à vol d’oiseau, d’après les cartes du poste) on est dans la région de la Haute-Ombella définie ici par les bassins des rivières Yambéré et Bouma, formant par leur réunion la Ombella et ayant leurs sources au voisinage de celle de la Tomi. Le principal accident de cette région est le Kaga Do ou Dodo formé de plusieurs petits mamelons. On rencontre à ce Kaga un lambeau important de gneiss amphibolique (31, p. 683). En réalité ce gneiss est peu caractérisé, il se présente plutôt avec l’aspect granitoïde et constitue la forme générale de l’affleurement. Il prend comme forme accidentelle un aspect rubané caractérisé par des bandes claires et foncées, ces dernières évidemment plus chargées en éléments colorés. On remarque encore, mais plus rarement, des rognons enclavés dans la forme générale (33, p. 683).
Au N. du Kaga Do affleure le gneiss ordinaire (39, p. 680) et à Oualiko (13 kilomètres environ au N.) on rencontre le granite.
Moyenne-Kémo.
A l’E. de Fort-Sibut, on rencontre, à 10 kilomètres environ avant d’atteindre Griko, poste situé sur la rive gauche de la Kémo, deux ruisseaux dans lesquels on trouve des micaschistes, et un peu plus loin une ondulation constituée par des éboulis de roche ferrugineuse et de grès passant aux schistes.
Fort-Sibut (Krébedjé).
Aux environs immédiats de Fort-Sibut, les ondulations deviennent plus distinctes et mieux caractérisées, elles peuvent être considérées jusqu’à un certain point comme des lignes de collines de faible altitude dans lesquelles on rencontre quelques mamelons qui dominent. La Tomi cesse d’être navigable même pour des pirogues et son cours n’est plus qu’une succession de rapides occasionnés soit par la roche ferrugineuse soit par des roches granitiques.
Au N., entre le poste et le point de l’ancienne route de Fort-Crampel où l’on franchissait la Tomi (5 kilomètres environ) le gneiss affleure partout sur la seconde moitié du parcours. Ce gneiss est souvent pyroxénique et parfois pyroxénique et amphibolique (20, 22, 23, p. 684). Il passe au gneiss à grands cristaux et constitue ainsi une roche ayant l’apparence d’un granite grossier sub-porphyroïde. L’apparition d’un semblable gneiss a un caractère accidentel, et le même phénomène parfaitement visible par suite d’une dénudation complète se reproduit, mais plus restreint, au Kaga Bandéro dont il sera question plus loin.
A l’O.-S.-O., on rencontre le petit mamelon de Bongbo ayant une altitude approximative de 24 mètres au-dessus du niveau moyen du terrain environnant. Ce petit mamelon n’offre aucun escarpement et les couches de gneiss sont concentriques. La forme générale est le gneiss ordinaire (26, p. 680), dans lequel on rencontre accidentellement des lentilles ou lits de gneiss à pyroxène de couleur plus sombre.
A l’E.-S.-E., on remarque le Kaga Dogbéré constitué par la roche ferrugineuse et ayant une altitude approximative de 72 mètres au-dessus du ruisseau coulant entre le pied de ce mamelon et la Tomi, dans le lit de ce ruisseau le gneiss affleure.
La distance E.-O., entre le mamelon de Bongbo et le Kaga Dogbéré est d’environ 6 kilomètres à vol d’oiseau, et la présence du gneiss au pied de ce dernier Kaga permet de constater la continuité des couches gneissiques sur lesquelles repose la roche ferrugineuse des alentours de Fort-Sibut. Enfin il existe encore au voisinage de Krébedjé, village situé à 2 kilomètres au S.-O. de Fort-Sibut, une leptynite dont on a apporté un gros fragment au poste (28 bis, p. 682).
Les indigènes utilisent les gneiss comme pierre à aiguiser et il est rare que chaque case ne possède pas sa pierre, plus ou moins usée par le frottement des couteaux, lances, haches, et souvent concave. Le long des sentiers fréquentés on remarque souvent sur les roches des traces bien apparentes du frottement des divers instruments en fer.
Fort-Sibut à Fort-Crampel.
En quittant le poste de Fort-Sibut (par l’ancienne route), on franchit la Tomi à 5 kilomètres du poste. Dans cet endroit, cette rivière coule entre des collines où affleurent des gneiss de structures différentes qui passent au gneiss à grands cristaux. Ces gneiss sont d’ailleurs identiques à ceux de la rive droite dont il a été parlé au groupe Fort- Sibut. Vers le 14e kilomètre on rencontre un mamelon de gneiss et à 2km500 plus loin, une leptynite pyroxénique (55, p. 682). Le long de la piste, le gneiss disparaît ensuite de la surface du sol et on ne le rencontre plus que dans le lit du ruisseau du poste de M’Pokou et dans le lit du ruisseau Méné à 2 kilomètres environ à vol d’oiseau de ce poste. A 5 kilomètres plus loin on rencontre un affleurement de granite à pyroxène (59, p. 670).
A 2km500 au delà du poste des Ungourras affleure un gneiss à pyroxène. Au N. de ce poste à 11 kilomètres à vol d’oiseau commence en s’étendant sur une longueur de 2km500 une zone où l’on rencontre en trois endroits des affleurements de quartz.
A 8 kilomètres avant d’atteindre le poste de Dekoua on rencontre le granite à épidote dont les affleurements se poursuivent jusqu’au poste même (61, 62, p. 670).
A 6 kilomètres au delà de Dekoua on rencontre encore un granite. La région de Dekoua est une région culminante d’où ruissellent les eaux allant, d’un côté vers l’Oubangui par la Kémo, et de l’autre vers le Gribingui par la Nana.
A 17 kilomètres plus loin, au Kaga Takoungo, commencent les quartzites. La direction de la stratification de ces quartzites est O. 35° N., la pente vers le N.-E. varie de 50 à 60°.
Au nouveau poste de Nana on rencontre des gneiss qui forment l’ossature du mamelon sur lequel le poste est construit (71, p. 681).
Entre le nouveau poste et l’ancien poste qui était situé au confluent du Gou avec la Nana, à 3km500 environ du nouveau poste affleure un gneiss à pyroxène.
Au poste de Nana, l’argile à poterie, qui contient des grains de quartz et de nombreuses paillettes de mica, vient de chez N’Dagué (village Boutana), rivière Kobo qui se jette dans la Nana.
Ensuite en suivant à quelque distance le cours de la Nana sur la rive droite on ne rencontre aucun affleurement de roches avant d’arriver aux quartzites barrant la rivière et occasionnant une série de chutes (76, p. 688). On retrouve ces quartzites à l’O. de Fort-Crampel. Dans les endroits où la stratification a pu être observée, on trouve : Avant la grande chute de la Nana, direction N. 5° O., pente variable vers l’O. ; à la grande chute, direction N. 7° O., pente vers l’O. 12° ; aux secondes chutes, direction O. 5° N., pente vers le N. 15° ; aucune direction n’a pu être relevée à la 3e chute où on rencontre des quartzites avec mica blanc abondant ; à l’O.-N.-O. de Fort-Crampel, 11 à 12 kilomètres environ à vol d’oiseau, direction O. 22° S., pente vers le N. 45°.
Kaga Bandéro (Fort-Crampel).
Au confluent de la Nana avec le Gribingui et sur la rive droite, le Kaga Bandéro constitue un important mamelon de 90 mètres de hauteur environ au-dessus du niveau de la plaine du Gribingui. Ce mamelon est largement dénudé, ce qui en rend l’étude facile, et ce fait a une importance particulière en ce sens qu’il permet de rattacher à un ensemble continu les divers gneiss rencontrés à Fort Sibut et qui sont identiques à ceux du Bandéro.
Dans la région de Fort-Sibut, le gneiss n’affleure pas toujours sur de grandes étendues, et en général, il est difficile sinon impossible d’avoir le contact certain de ses différentes formes. C’est ainsi qu’on y rencontre du gneiss ordinaire, du gneiss pyroxénique, quelquefois pyroxénique et amphibolique, du gneiss à grands cristaux, des leptynites, faisant partie évidemment de la même formation et dont on ne fait que deviner les relations. Le Kaga Bandéro possède les divers gneiss qui viennent d’être énumérés en couches dont les relations sont parfaitement visibles.
D’abord au pied, en plaine, le gneiss ordinaire (80, p. 681) constitue la forme générale et dans les couches apparaissent des couches accidentelles de gneiss à grands cristaux (82, p. 681) ayant souvent l’aspect d’un granite grossier sub-porphyroïde.
Ensuite apparaît accidentellement un gneiss pyroxénique et amphibolique (85, p. 684), passant parfois à la pyroxénite (84, p. 685). Viennent après des gneiss ordinaires contenant des lentilles ou lits de gneiss pyroxénique et amphibolique. Si on examine ensuite l’escarpement, on voit que les gneiss ordinaires (270, p. 681) alternent avec des leptynites (269, p. 683), ces deux roches contenant aussi des lentilles ou lits de gneiss pyroxéniques et amphiboliques (271, p. 685) et de gneiss à grands cristaux.
On a donc là, mais sur une échelle moindre, l’explication de ce que l’on rencontre dans la région de Fort-Sibut.
Les gneiss basiques ont souvent une structure granitoïde et dans certains cas il est difficile de se prononcer sur l’attribution d’un échantillon au gneiss ou au granite.
A l’O. du Kaga Bandéro (7 kilomètres environ) dans le lit du ruisseau Banga on rencontre une leptynite grenatifère très rubéfiée en contact avec un quartzite micacé dont la stratification est O. 25° N.
Enfin les gneiss affleurent encore à 22 et 30 kilomètres environ à l’O. de ce même Kaga, gneiss ordinaire et gneiss à pyroxène en lits ou lentilles dans le gneiss ordinaire (97, p. 685).
Le Kaga Tambago (Gourara), le Kaga M’Bra et les quartzites.
Avant le passage de la rivière Koddo (50 kilomètres environ à vol d’oiseau à l’O. de Fort-Crampel), on retrouve les quartzites. Ces quartzites forment là un affleurement assez important dont la stratification est O. 18° N, la pente vers le S. est de 25°.
Plus loin (11 kilomètres environ à vol d’oiseau avant le Kaga M’Bra) on rencontre, précédé d’une bande de roche ferrugineuse avec cailloux anguleux de quartz, un affleurement de quartzites et de schistes siliceux micacés dont la direction de la stratification est O. 18° N., la pente vers le N. est de 10°.
A l’O. du Kaga M’Bra (7 kilomètres environ à vol d’oiseau) le Kaga Tambago ou Gourara est constitué par des quartzites en grandes masses formant une sorte de longue falaise au pied de laquelle passe le sentier. La direction de la stratification est O. 40° S. et la pente vers le N. O. est de 30°. Au pied de la falaise, la roche ferrugineuse existe et englobe de gros fragments de ces quartzites.
Kaga M’bra. — Le Kaga M’Bra est formé par un amas de 20 à 30 mètres de hauteur au-dessus du niveau de la base, de blocs gigantesques de quartzites. Dans ces blocs jetés comme au hasard, il est impossible de déterminer une direction certaine de stratification. Comme cas particuliers citons : Une ligne de pente a donné une direction E. O. avec une pente vers l’O. de 32°, la stratification serait donc N. S. Un bloc a une direction N. 7° O, avec une pente vers l’O. de 48°. Deux autres blocs ont une direction N. S., avec une pente presque verticale vers l’O. Tout le reste est confondu et l’ensemble a subi une violente dislocation. Les strates paraissent avoir glissé les unes sur les autres et beaucoup de surfaces de contact sont polies et striées. En général les blocs sont rubanés et ont subi une action métamorphique indiquée par la présence du disthène (104, 105, 107, p. 688).
On trouve çà et là des parties tendres se réduisant en sable sous le choc du marteau. L’eau a désagrégé ces parties en laissant de grands vides.
Le Kaga M’Bra fait peu saillie sur l’ensemble de la région et si sa masse peut être aperçue du S. et du sentier passant au pied du Kaga Tambago, elle n’est plus visible dès qu’on s’éloigne de quelques kilomètres sur le chemin de Ndélé. D’un des mamelons des Kagas Djé (40 kilomètres environ, à vol d’oiseau au N.-E), le guide montre, se détachant imperceptiblement à l’horizon, deux petites saillies séparées par une petite échancrure, c’est le Kaga M’Bra.
Des sommets accessibles, la région présente l’aspect d’un immense plateau sur lequel s’échelonnent vaguement et à l’infini des ondulations de faible altitude. Vers le N.-E. on aperçoit quelque chose de vague paraissant comme une ondulation un peu plus accentuée, ce sont les Kagas Djé.
Il y a lieu de mentionner ici les quartzites des M’Brés qui, d’après les échantillons rapportés par M. GAUD à Fort-Crampel, sont analogues aux quartzites des Kagas M’Bra et Tambago. Les quartzites des M’Brés ont déjà été signalées par M. le capitaine TRUFFERT comme vaguement susceptibles de recéler des dépôts houillers (Revue générale des sciences, no 2, 1902). M. Truffert donne une direction approximative N.-E. à la stratification, avec un plongement variant entre 40 et 80°.
Kagas Djé.
Les Kagas Djé constituent un important affleurement granitique apparaissant sous la forme mamelonnée. Les mamelons sont disséminés sur un espace mesurant environ 7 kilomètres de longueur et 4 kilomètres de largeur, et on en compte 16 bien caractérisés. Au N.-O., à 13 kilomètres environ à vol d’oiseau, il existe encore un autre mamelon nommé Kaga Baga.
L’altitude de ces mamelons au-dessus du niveau de la plaine ne dépasse pas 60 mètres. En réalité ils ne sont que les parties culminantes de l’affleurement qui s’étend vers l’est et qui sépare le bassin du Koukourou du bassin du Bamingui. Entre les mamelons le granit se montre sous forme d’ondulations ou de grands espaces plus ou moins aplanis.
Il paraît donc rationnel d’admettre que les mamelons proprement dits se sont formés par suite de l’inégale désagrégation du massif.
Le granite est à grain moyen comme forme générale, il passe parfois à un granite dont les éléments sont un peu plus gros et qui se rapproche très sensiblement du granite porphyroïde. On rencontre accidentellement des rognons zonés transformés en gneiss et des lentilles, lits ou inclusions dans lesquels le grain est fin et les éléments colorés dominent, également transformés en gneiss (109, 110, 111, p. 671).
Kagas Balidja et Batolo.
L’affleurement granitique qui commence au village de Balidja est beaucoup plus important que le précédent et les mamelons visibles s’étendent sur un espace ayant environ 24 kilomètres de longueur et 21 kilomètres de largeur, on peut compter 31 mamelons.
Le groupe le plus important est celui du village de Balidja.
Comme pour les Kagas Djé, il paraît rationnel d’admettre que tous ces mamelons se sont formés par suite de la désagrégation inégale du même massif. L’altitude au-dessus du niveau du sol environnant du plus haut mamelon de Balidja est d’environ 80 mètres, et l’altitude du Kaga Batolo (15 kilomètres N.-N.-E. de Balidja) est de 64 mètres. Tous ces mamelons sont dénudés et souvent ont éclaté en couches concentriques, parfois minces, parfois ayant une épaisseur de plusieurs mètres ; les blocs ont roulé ou glissé jusqu’en bas des pentes, mais on en rencontre beaucoup qui sont en place. Il existe sur ces mamelons des cuvettes de peu de surface mais profondes et contenant de l’eau presque toute l’année, cette eau sert à l’alimentation des indigènes.
Au Kaga Batolo une de ces citernes que les indigènes considèrent comme « fétiche » est sensiblement elliptique, a 5 mètres environ de grand axe, 2m50 de petit axe et plus de 4 mètres de profondeur ; elle a ses bords arrondis et s’élargit dans le roc en forme de vase, ce qui fait qu’un indigène tombant dans cette citerne ne peut en sortir. Les habitants en ont une grande crainte et n’utilisent pas son eau.
Le type de granite est le granite porphyroïde à grands cristaux de microcline, mais il passe parfois à un granite à grain uniforme, fait que l’on observe surtout dans un important mamelon de Balidja sillonné de filons d’aplite dans toutes les directions. Il passe aussi mais accidentellement à un granite à grain fin dans ce même mamelon.
Dans l’ensemble des mamelons de Balidja et Batolo, on rencontre des filons de granite à grain fin et d’aplite (116, 126, p. 671), à bords parallèles atteignant plus d’un mètre d’épaisseur, ces filons ont en général une direction N.O.-S.E. Les principales cavités du Kaga Batolo dont l’une est la citerne dont il vient d’être parlé, sont situées sur le trajet d’une fissure ayant également une direction N.O.-S.E. Le long de cette fissure, la roche est comme laminée et les grands cristaux sont orientés parallèlement à la fissure ; là, on rencontre aussi une pegmatite avec très grands cristaux de microcline (124, p. 672).
Cette fissure est l’indice d’une puissante action mécanique ayant modifié dans certains endroits la structure du granite.
On rencontre encore mais accidentellement dans le granite des Kagas de Balidja des enclaves de granite amphibolique (119, p. 671).
Région de Ndélé (Pays de Senoussi).
Djigangou. — Au voisinage de Ndélé, à Djigangou, on rencontre des mamelons et des collines constitués par des roches granitiques. Dans un mamelon formé par du gneiss glanduleux à grands cristaux (197, p. 681), on remarque un filon d’aplite de plusieurs mètres d’épaisseur dont la direction est N.O.-S.E. qui est celle des filons des Kagas de Balidja (127, p. 672). A la base du mamelon apparaissent des gneiss ordinaires.
Un peu plus loin on arrive aux grès horizontaux. Ces grès forment autour de la cuvette de Ndélé des falaises d’un aspect pittoresque et ruiniforme.
Ndélé. — On rencontre à Ndélé : Des roches granitiques, un dyke de norite, des quartzites et des grès horizontaux.
Groupe granitique. — Dans la cuvette de Ndélé, un des contre-forts s’allonge dans une direction N.O.-S.E. et à son extrémité forme trois mamelons. Sur le mamelon le plus N.O., qui est le plus petit et le moins élevé on a construit le poste français.
Au N.E. de la ligne formée par ces mamelons se trouve une échancrure de 600 à 700 mètres de largeur dans laquelle coule une petite rivière, la Mindja Engoulou ; le bord de cette échancrure est couronné par les grès horizontaux, et le fond est formé par des quartzites sur lesquels les grès horizontaux reposent.
Dans cet ensemble, le groupe granitique est représenté par les mamelons et par un petit affleurement situé au pied du bord N.O. de l’échancrure, en face les mamelons. Ce groupe est constitué par des roches riches en feldspath rouge, pauvres en mica ou dépourvues de mica, passant tantôt aux aplites et tantôt aux pegmatites. La roche des mamelons passe aux aplites (151, 192, p. 672) et celle du petit affleurement situé en face passe aux pegmatites.
Dans les mamelons on rencontre une sorte de stratification dont la direction varie de N. 15° O. à N.O. Les couches ont une pente de 70 à 80° vers le N.E. ou sont verticales. Les quartzites ont une direction variant de O. 40° N. à N. 15° O., avec une pente de 40 à 50° vers le S.O.
Un peu au S. des mamelons du poste affleure un gneiss à grands cristaux analogue à celui de Djigangou (197, p. 681) et sur ce gneiss reposent les grès horizontaux. Enfin au N.N.O. du poste, à 5 kilomètres environ, avant le village de Golo et au village même, on retrouve ces mêmes gneiss en collines isolées ou supportant les grès horizontaux (198, p. 682). Si on prend maintenant la direction de l’O., au village de Kaka (13 kilomètres du poste) on rencontre encore du gneiss et une pegmatite grenatifère.
Dyke de Norite. — Au pied du contrefort dont le prolongement forme les mamelons du poste et au S.O. paraît un dyke de norite (190, p. 679). Ce dyke est en contact avec les mamelons d’aplite, et avec les quartzites qui ont été traversés et métamorphisés. Il supporte les grès horizontaux.
Groupe des quartzites. — L’ensemble est constitué par des quartzites plus ou moins micacés. Au voisinage des aplites et des pegmatites, ces quartzites sont souvent riches en mica (muscovite) et passent parfois aux micaschistes.
Au contact des pegmatites on trouve des roches quartzeuses quelquefois pauvres en mica et passant au quartz, mais le plus souvent très riches et prenant un aspect pegmatoïde ou schisteux. Le fer oligiste apparaît dans certaines couches. Ces roches sont stratifiées.
Au contact de l’aplite on rencontre des affleurements de quartz stratifié.
Au contact de la norite on rencontre un affleurement de quartz.
Tous les faits remarqués dans les quartzites indiquent bien l’action métamorphique des roches éruptives.
Enfin il a été recueilli un échantillon de quartz haché portant l’empreinte de cristaux disparus.
Groupe des grès horizontaux. — Les grès horizontaux couronnent la cuvette et les échancrures, d’énormes blocs de ces grès ont souvent roulé jusqu’au bas des pentes. Leur plus grande épaisseur totale est de 60 mètres. Ils reposent sur les quartzites ou sur les gneiss à grands cristaux, ou sur la norite dans l’endroit où cette roche affleure.
L’épaisseur totale de 60 mètres se décompose ainsi en prenant pour plan de comparaison, 0,00 le fond du ruisseau coulant dans l’échancrure :
De 0 à 10 mètres. — Quartzites.
10 mètres. — Commencement des grès horizontaux.
10 à 22. — Inspection difficile par suite des éboulements.
22 à 22,15. — Couche argileuse.
22,15 à 23,25. — Grès.
23,25 à 23,50. — Poudingue ferrugineux à gros éléments.
23,50 à 24,00. — Grès.
24,00 à 26,00. — Poudingue ferrugineux à gros éléments. Dans les poudingues intercalés dans les grès, il existe des galets roulés atteignant jusqu’à 20 centimètres dans leur plus grande dimension.
26,00 à 35,75. — Grès à grain fin de couleur claire, rougeâtre ou jaunâtre.
35,75 à 36,00. — Poudingue ferrugineux à gros éléments.
36,00 à 38,80. — Grès à grain fin de couleur claire, rougeâtre ou jaunâtre.
38,80 à 39,00. — Poudingue ferrugineux à gros éléments.
39,00 à 41,50. — Grès à grain fin de couleur claire, rougeâtre ou jaunâtre.
41,50 à 41,70. — Poudingue ferrugineux à gros éléments.
41,70 à 42,50. — Grès à grain fin de couleur claire, rougeâtre ou jaunâtre.
42,50 à 42,70. — Poudingue ferrugineux à gros éléments.
42,70 à 43,70. — Grès à grain fin de couleur claire, rougeâtre ou jaunâtre.
43,70 à 43,90. — Poudingue ferrugineux à gros éléments.
43,90 à 48,00. — Grès à grain fin de couleur claire, rougeâtre ou jaunâtre.
48,00 à 59,00. — Grès plus grossier (conglomérat) de couleur claire, jaunâtre, dans lequel on rencontre des amas de grès à grain fin de même couleur contenant quelques menus galets roulés.
59,00 à 61,75. — Grès à grain fin de couleur claire, rougeâtre ou jaunâtre.
61,75 à 62,00. — Poudingue ferrugineux à gros éléments.
62,00 à 70,00. — Inspection difficile par suite des éboulis de roche ferrugineuse.
70,00. — Fin des grès horizontaux et commencement de la roche ferrugineuse.
Les galets roulés des poudingues ferrugineux proviennent de quartzites identiques à ceux qui supportent en stratification discordante les grès horizontaux. Ces grès auraient donc été formés aux dépens des quartzites. Les poudingues ferrugineux à gros éléments indiqueraient les périodes les plus violentes de la formation, et l’épaisseur des grès qui les séparent, les périodes plus calmes ainsi que la durée proportionnelle de ces périodes.
Circuit Ndélé, rivière Tété, ruisseau Boro. — Aux grès horizontaux succède la roche ferrugineuse, mais elle n’est plus la roche dominante car on rencontre sur tout le parcours les grès précédents et des quartzites. Sur la déclivité du Vou (affluent du Tété) la roche ferrugineuse a disparu et il n’en reste qu’une couche mince englobant des fragments des grès horizontaux.
Les grès horizontaux reposent là sur des quartzites plus ou moins micacés à stratification presque verticale, c’est-à-dire ayant une pente de 75° à l’O. avec une direction N.-S. Les vides de ces quartzites sont remplis par la roche ferrugineuse.
Sur le Vou apparaît un dyke de gabbro qui traverse les quartzites et s’arrête aux grès horizontaux qui recouvrent les deux roches quartzite et gabbro (170, p. 678). Au contact de ce dyke les quartzites sont riches en mica (muscovite) et passent parfois aux micaschistes.
On retrouve des quartzites sur la rive gauche du Tété avec une direction N. 22° O. et une pente vers l’E. de 80°.
Plus loin le Tété et le Boro coulent entre des grès horizontaux à la base desquels apparaissent les quartzites, et sur le plateau sous une couche peu épaisse de roche ferrugineuse, gisent toujours les grès horizontaux qui apparaissent dans les endroits où la roche ferrugineuse a disparu par la désagrégation.
Circuit Ndélé, Kaga Bongolo, Ara, M’Bélé, Kaga Toulou, Tété. — Jusqu’à la grande falaise verticale constituant le Kaga Bongolo, l’itinéraire longe le bord O. d’un grand plateau se terminant brusquement sur la plaine du Bangoran, tantôt suivant les parties culminantes, tantôt franchissant les échancrures du bord même de ce plateau.
Après avoir franchi l’échancrure dans laquelle coule le ruisseau Bongolo, la piste suit le pied d’une grande falaise verticale formée par les grès horizontaux et ayant environ 10 kilomètres de longueur, et remonte ensuite sur le plateau. Cette falaise a environ 85 mètres de hauteur au-dessus du niveau de la plaine au Kaga Bongolo.
Le Kaga Firindi est un curieux groupe de roches isolées ou bizarrement découpées de grès horizontaux, n’atteignant au-dessus du sol environnant qu’une hauteur de 25 mètres.
Le Kaga Sibi est un curieux mamelon isolé aujourd’hui du plateau dont il devait autrefois faire partie.
Entre Ndélé et Ara, l’altitude du plateau se maintient entre 678 et 732, ce dernier point proche de la source du Bangoran. L’altitude du Bangoran est de 683 et celle du Bamingui 662. L’altitude de la plaine au pied du plateau oscille entre 560 et 578.
Entre Ara et M’Bélé l’altitude générale du plateau augmente insensiblement pour atteindre la cote 827, point culminant de la région. Des alentours de ce point partent la Gounda coulant vers le Chari, la Bata coulant vers la Kotto et la Bakaka coulant vers le Ouadi Kabassa (Dar Four).
Les kagas Fofo et Toulou, voisins l’un de l’autre, sont formés de quelques rochers de grès horizontaux émergeant de 10 à 12 mètres et ayant le premier une altitude de 614 et le second de 634 mètres. Dans le rocher E. du Kaga Toulou existe une grande grotte traversant ce rocher de part en part et possédant une large cheminée verticale.
A 11 kilomètres environ à vol d’oiseau du Kaga Toulou on rencontre le Kaga Diffili qui n’est qu’un îlot de rochers de grès horizontaux émergeant de 4 à 6 mètres, et d’une altitude de 591 mètres.
Sur tout le parcours les grès horizontaux dominent et la roche ferrugineuse n’existe réellement que sur les parties culminantes du plateau. Partout ailleurs on la rencontre en petites masses épargnées par le ravinement et en contact visible avec la roche sous-jacente. Son épaisseur reste faible et dès qu’on quitte les parties culminantes on rencontre les grès horizontaux.
De Ndélé au Kaga Bongolo les grès horizontaux reposent sur des gneiss et des granites (gneiss granitoïde, granite et gneiss à grands cristaux) qui apparaissent à Goumba dans l’échancrure des ruisseaux M’Bélégué et Yofo (174, 175, p. 682 et 673).
Après le Kaga Bongolo, au pied de la grande falaise, de vagues indications permettent de supposer que la roche granitique n’est pas très éloignée, mais aucun fait positif n’a été remarqué à ce sujet. A Ndélé, les grès horizontaux reposent sur des roches dont il a été parlé plus haut.
Dans l’intervalle qui sépare le Kaga Diffili de la rivière Tété (7km,500 environ) on rencontre d’abord un affleurement quartzeux en couches minces verticales, de 1 à 5 centimètres d’épaisseur et ayant une direction E.-O. Plus loin on rencontre les quartzites ayant une direction N. 25° E. et une pente vers l’O. de 80°.
Le circuit se ferme au Tété sur le circuit précédent.
Ndélé-Mamoun. — Du village de Golo, après avoir gravi le flanc de la colline dont la base est granitique on circule sur les grès horizontaux jusqu’à l’échancrure de Mansaka. Aux approches de cette échancrure la couche des grès horizontaux s’amincit et laisse voir çà et là les quartzites qui apparaissent nettement au sommet de la colline O. de l’échancrure. Là, les couches ont une direction N. E. avec une pente au S.-E. de 40 à 45°.
On retrouve les mêmes quartzites : Dans les collines de Djalmada avec des directions E. 15° N. et E. 20° N. et des pentes vers le S. variant entre 50 et 70° ; à Ndélou, direction O. 35° E. avec pente vers le S. de 25°, S. 20° O. avec pente vers l’O. de 45° ; à Akoulousoulba direction N.-E. et pente au S.-E., direction E. 10° S. et pente vers le S. Ces quartzites ont reçu la roche ferrugineuse. Cette roche dans beaucoup d’endroits n’existe plus que dans les interstices et cavités des quartzites.
Dans la colline qui sépare les villages de Dankounga et Djalmada on rencontre quelques blocs isolés de gneiss amphibolique et accidentellement dans les quartzites du grès avec fer oligiste. On rencontre encore du gneiss en fragments isolés non en place à Ndélou et à Akoulousoulba.
A Akoulousoulba, la texture des quartzites devient grossière et ces roches présentent de grands espaces aplanis par la désagrégation, espaces desquels émergent des couches plus compactes.
Les derniers affleurements de ce genre ont été rencontrés entre le Tété et la Moussoubourta recouverts par la roche ferrugineuse.
Entre Golo et Mansaka l’altitude du plateau se maintient entre 719 et 767 mètres. Après Mansaka où disparaissent les grès horizontaux les altitudes diminuent insensiblement jusqu’au Tété où l’on entre dans une vaste plaine d’une altitude variant entre 471 et 498 mètres, dans laquelle circulent les rivières Tété, Moussoubourta, Boungoul, Diahap ou Mindja, Koumara, Mamoun et Bahap. Toutes ces rivières sont réunies entre elles par des bras marécageux que l’on peut supposer nombreux et dont quelques-uns ont été reconnus.
Cette disposition semble indiquer qu’une vaste dépression existait autrefois dans cet endroit, dépression aujourd’hui comblée par des dépôts alluvionnaires et dans laquelle venaient se jeter un certain nombre de cours d’eau dont quelques-uns, le Tété, la Moussoubourta, le Boungoul et le Diahap, ont été reconnus.
Les parties basses de la grande plaine actuelle sont inondées à la saison des pluies et deviennent impraticables. La largeur des dépressions proprement dites, c’est-à-dire des lits plus ou moins anciens dans lesquels circulent les cours d’eau, sont : Pour le Tété et la Moussoubourta de 1500 à 2000 mètres ; pour le Koumara-Bahap-Mamoun de 4,500 à 5,000 mètres à l’endroit où ces trois cours d’eau se réunissent.
Dans les parties basses, argileuses ou parfois argilo-sablonneuses, on rencontre çà et là à la surface du sol des concrétions calcaires.
Ndélé-Télé (région montueuse du Kouti).
A peu de distance de Ndélé on entre dans la région montueuse du Kouti et jusqu’à Télé, village situé à l’extrémité O. de cette région (80 kilomètres à vol d’oiseau O.-N.-O. de Ndélé), la piste franchit une série interminable de vallons et de collines rocheuses de faible altitude, à Télé on entre dans la plaine du Bangoran.
A part quelques points culminants d’une altitude un peu supérieure, les collines restent à une altitude variant entre 570 et 685, la plaine au pied étant à 470 à Télé.
Tout le massif montueux traversé est constitué par des quartzites micacés ou non, dans lesquels on rencontre un peu de gneiss.
Ces quartzites sont en général inclinés avec pentes très fortes, souvent verticaux, et dans quelques endroits à stratification bouleversée. Leur structure varie du grossier au compact, mais les couches compactes dominent et constituent des affleurements saillants.
La roche ferrugineuse en forme continue est l’exception, elle n’existe ainsi qu’en de rares endroits du parcours. Partout ailleurs elle est disparue et on ne la rencontre que dans les cavités et les interstices des quartzites.
L’ordre successif des principales observations sur la stratification est le suivant :
Village de Koubou. — Direction N. 15° E., pente 60° vers l’E.
Ruisseau Kiokioro. — Dans le vallon, on rencontre un petit affleurement de gneiss amphibolique (208, p. 686), de chaque côté de cet affleurement existent des quartzites dont la stratification est verticale avec une direction E. 25° N.
Entre le ruisseau Pendé et le ruisseau Miadigui. — Stratification verticale et direction S.-O.
Entre le ruisseau Miadigui et le Kaga Batolo. — Direction O. 30° S., avec pente vers le N.-O. de 60°.
Kaga Batolo. — Direction E. 20° N. avec pente vers le N. de 60°.
Entre le ruisseau Yofo et le ruisseau Soukoumba. — Direction O. 20° N. avec pente vers le N. de 60°.
Ruisseau Mandza. — Direction N.-S., avec pente à l’E. de 40°.
Entre les villages Kourou et Télé.
Stratification bouleversée.
Direction S. 35° O., pente vers le N.-O. de 30°.
— — stratification verticale.
— — pente vers le S.-E. de 60°.
— O. 35° S., pente vers le S.-E. de 20°.
Village de Télé. — Direction S. 35° O., pente vers le N. de 25°.
Collines au N. de Télé. — Direction S.-O., pente au N.-E. de 40° (216, p. 689).
Collines au S. de Télé. — Direction S. 25° O., pente vers le N.-O., de 25°.
NOTA. — Toutes les pentes sont perpendiculaires aux directions et l’indication, pente vers l’E. ou l’O., indique seulement le point cardinal vers lequel la pente est inclinée.
RÉSUMÉ. — En résumé les formations géologiques de la région de Ndellé sont les suivantes :
1o Les roches granitiques représentées par un granite à grain fin et un gneiss granitoïde, par le gneiss à grands cristaux et le gneiss ordinaire, par des aplites et des pegmatites.
2o Les quartzites plus ou moins micacés ayant subi dans certains endroits l’influence de roches éruptives.
Des dykes de norite et de gabbro ayant traversé ces quartzites.
2o Les roches précédentes désagrégées et ravinées par les érosions ont reçu les grès horizontaux qui après avoir rempli les dépressions ont constitué sur ces roches une couche épaisse. Aucune découverte n’ayant permis de déterminer l’âge de ces grès on ne peut que les assimiler par analogie de gisement en couches horizontales à ceux du Karoo.
4o Les grès horizontaux désagrégés et leurs éléments entraînés, les roches sous-jacentes ont reparu dans beaucoup d’endroits. La roche ferrugineuse (latérite remaniée) fait alors son apparition, comblant les dépressions et recouvrant ensuite le tout.
5o La désagrégation attaquant la roche ferrugineuse à son tour, les ravinements ont fait reparaître les autres roches, et dans l’état actuel, elle est arrivée dans beaucoup d’endroits jusqu’au contact primitif de la roche ferrugineuse avec les quartzites et les grès horizontaux.
Boungoul, Bahr-Salamat et Lac Iro.
Le Boungoul se jette dans le Bamingui (Bahr-el-Abiod) à Fort- Archambault, un bras secondaire à 3 kilomètres en aval du poste, et le bras principal actuel à 11 kilomètres environ à vol d’oiseau.
Si on donne la dénomination de Chari au cours d’eau résultant de la réunion du Bamingui et du Bahr-Sara, le Bahr-Salamat se jette dans le Chari à 49 kilomètres environ à vol d’oiseau, en aval de Fort- Archambault.
Au voisinage du Chari, le Bahr-Salamat a rencontré des affleurements granitiques (granite porphyroïde) qui ont fait dévier le cours du Chari vers le N.-N.-E., et s’est frayé un passage dans ces roches en formant un delta assez étendu.
Le granite porphyroïde se présente dans le lit du Chari et dans celui du Bahr-Salamat en masses arrondies et plus ou moins décomposées ces masses sont sillonnées de filons d’aplite.
Auprès de la branche principale actuelle (juin 1903), du Bahr-Salamat et à un kilomètre environ du Chari, on rencontre un rocher qui n’est qu’un fragment des grès horizontaux de structure plus compacte et qui a résisté à l’érosion. Ce rocher mesure de 50 à 60 mètres de hauteur, de 15 à 20 mètres de largeur et 8 à 10 mètres de hauteur.
L’extrémité E. forme un chaos dans lequel on ne remarque aucune trace bien nette de stratification. A la partie inférieure de l’extrémité O., les galets roulés quartzeux que la roche contient sont en lits horizontaux. Si on monte sur le rocher, on remarque dans la masse une sorte d’alignement dont la direction est O. 10° N. Ce curieux rocher constitue un témoin de la continuité des grès horizontaux dans une direction O.-N.-O. de l’éperon de Ndélé, dont il est aujourd’hui séparé par une distance de 270 kilomètres à vol d’oiseau.
Entre le Boungoul et le Bahr-Salamat existe un plateau argilo-sablonneux de 30 à 60 mètres de hauteur au-dessus du niveau de la plaine, et de 15 à 18 kilomètres de largeur, auquel on accède par une pente très douce. Ce plateau qui s’atténue sur la plaine marécageuse de la rive droite du Chari et à 25 kilomètres environ à vol d’oiseau du cours d’eau, se prolonge vers l’E.-N.-E. A 70 kilomètres environ, il est interrompu par la trouée de la Mindja M’Banga qui aboutit d’un côté au Boungoul et de l’autre au Bahr-Salamat.
A l’extrémité E. du plateau, avant la trouée de la Mindja M’Banga, la roche ferrugineuse apparaît en plusieurs endroits en couche continue à la surface du sol. Sur l’autre partie du plateau après la trouée, elle apparaît en blocs isolés.
On peut considérer ce plateau, dont la direction générale est sensiblement parallèle à celle du cours du Bahr-Salamat, comme ce qui reste de la surface de la plaine primitive, dans laquelle au moment du retrait des eaux le Bahr-Salamat a creusé son lit. La plaine actuelle dans laquelle circule cette rivière est limitée au S. par ce plateau et au N. par les premiers mamelons et les premières ondulations d’une région à affleurements granitiques qui s’étend jusqu’aux monts Guérés.
Les affleurements de granite apparaissent sur la rive droite, soit en mamelons rocheux comme Sakoura et Karou (252, p. 673), soit en rochers disséminés comme à Mali (250, p. 673). Le granite de Mali est sillonné de filons d’aplite et les rochers ont de 10 à 15 mètres de hauteur.
Entre le lac Iro et le Bahr-Salamat à peu de distance de cette rivière émergent les mamelons rocheux de Bagolo constitués aussi par du granite.
Confluent Bamingui-Gribingui et rivière Gribingui (Hautes-eaux)[544].
En aval du confluent on rencontre un affleurement quartzeux barrant la rivière et émergeant le long de la rive gauche, la direction de cet affleurement est O. 15° N.
En amont du confluent, le granite apparaît barrant le Gribingui sur un parcours d’environ 5 kilomètres à vol d’oiseau et occasionnant des rapides assez dangereux, rapides que l’on retrouve avec la même cause sur le Bamingui (261, p. 673).
Sur le Gribingui à l’extrémité S. de l’affleurement granitique apparaît une aplite en décomposition dont la partie ténue est du Kaolin.
A 54 kilomètres environ à vol d’oiseau en amont du confluent se dresse, sur la rive droite, une grande falaise rocheuse constituée par un agrégat sans cohésion composé de menus fragments quartzeux cimentés par un ciment argilo-ferrugineux. Il faut considérer cette roche comme une forme particulière de la roche ferrugineuse. Elle contient, irrégulièrement disséminées et en tout sens, de nombreuses gaines ferrugineuses sub-cylindriques, creuses, de 20 millimètres environ de diamètre intérieur et atteignant une certaine longueur.
Enfin à Finda, poste situé à 64 kilomètres environ à vol d’oiseau en aval de Fort-Crampel, on rencontre des fragments de diabase en décomposition.
Niellims
Les masses rocheuses des Niellims sont constituées par un granite porphyroïde à grands cristaux d’orthose, passant en plusieurs endroits à un granite ordinaire (231, p. 674). On y rencontre aussi des filons d’aplite.
Puits de Oulgou (30 kilomètres environ à vol d’oiseau O.S.O. des Niellims), profondeur de 10 à 11 mètres.
0m,50. — Petits nodules ferrugineux, formation actuelle, couche manquant souvent.
1m,50. — Terre végétale mêlée d’argile grise et de quelques petits galets.
4m,00. — Argile grisâtre mêlée d’agglomérats ferrugineux (ordinairement exploités), caverneux, de petits galets disséminés dans l’argile et d’oolithes ferrugineuses disséminées. Ces oolithes sont parfois réunies en petits agrégats ferrugineux exploités. Ce serait à la base de cette couche que le Dr DECORSE aurait observé en un puits une couche compacte épaisse de 0m,30 de fer oolithique.
5m,00. — Argile gris-jaunâtre avec grains ténus de quartz et petits cailloux ferrugineux disséminés. ------- 11m,00. -------
Groupe de Korbol.
Le granite de (346A, p. 673) Korbol est traversé par un filon de microgranite à microcline (285, 347, 349, 355, p. 677). Ce microgranite est à structure ordinaire ou à structure porphyrique. Dans le granite on rencontre aussi des filons d’aplite et des rognons de pegmatite.
Groupe Djember-Mandéré.
Au delà de Korbol, vers le N.-E. et le N., la région de Djember-Mandéré est caractérisée par du granite ordinaire, du gneiss et du granite porphyroïde.
Koli.
A Koli on rencontre un affleurement de granite de couleur rougeâtre (340, p. 673)
Groupe de l’ancien lac Baro dans le Dar-el-Hadjer (Pays des roches).
A l’E. du Tchad, à 200 kilomètres environ, on rencontre un groupe granitique important et cette région a été nommée par les indigènes Dar- el-Hadjer (Pays des roches). Les principaux affleurements sont groupés autour d’une dépression qui constituait autrefois le lac Baro, lac aujourd’hui asséché. Du S. au N. le groupe s’étend d’Ardèbe à la lagune de Rédéma, c’est-à-dire sur un parcours d’environ 125 kilomètres. Les granites de ce groupe sont fréquemment porphyroïdes. Ils contiennent aussi des filons d’aplite et des pegmatites (305, 342, 413, 114, p. 674).
Lac Fittri.
Le granite affleure à Yao au N. du lac Fittri (410, p. 674). A 24 kilomètres environ au sud de ce lac on rencontre un affleurement de porphyrite (p. 680).
Groupe de Hadjer-el-Hamis.
Les rochers de Hadjer-el-Hamis sont constitués par une rhyolite verdâtre dans la pâte de laquelle sont disséminés de nombreux cristaux de feldspath et de quartz.
Monts Guérés.
L’administration locale n’ayant pas cru devoir fournir à la mission les moyens de se rendre dans cette région, les deux échantillons recueillis proviennent de Djongoro et sont dus à l’obligeance de M. le capitaine DUJOUR alors lieutenant. Le premier est un granite porphyroïde et le second une syénite à pyroxène.
Les terrains du Kanem.
Dans l’ensemble de la partie du Kanem visitée par la mission, on remarque partout de l’argile calcaire ou non calcaire et du tuf calcaire (Ngouri, Mondo, Clitoua).
L’étude des échantillons de Mondo montre qu’ils contiennent un grand nombre de diatomées, 32 espèces ou variétés dans le tuf calcaire et 9 espèces dans l’argile. Ces diatomées ont été étudiées par M. Paul PETIT. Ils contiennent en outre du quartz et du feldspath (dont du microcline en fragments déterminables).
A Clitoua, le tuf calcaire contient de nombreux fragments d’Arundo fragmites.
Au delà du Bahr-el-Ghazal, à la lagune de Rédéma, située à 120 kilomètres environ à vol d’oiseau à l’E.S.E. de Clitoua, on rencontre également de l’argile calcaire. Cette argile contient en abondance des coquilles fossiles de Mélanies. La mission a trouvé en outre au même endroit des débris fossilisés d’ossements de tortue.
Les sels de la région du Tchad[545].
On peut considérer le Tchad comme la limite méridionale d’une vaste région du centre africain dans laquelle abondent les sols alcalins. Cette région s’étend au nord jusqu’à Bilma (18° 30 de lat. et 11° de long.) à l’ouest jusqu’à Agadès (17° de lat. et 6° de long.), et à l’est jusqu’au Dar Ouara (18° de lat. et 20° de long.).
Les deux principaux gisements alcalins sont : 1o Le gisement de l’oasis de Bilma qui approvisionne l’Aïr (Agadès), une partie des contrées situées au nord de cette région, le Damergou et une partie du Bornou ;
2o Le gisement du Dar Ouara qui approvisionne le Borkou, le Thibesti, le Ouadaï et le Baguirmi.
Gisement de Bilma. — Le Kaouar dont fait partie l’oasis de Bilma fut visité en 1822 par OUDNEY, DENHAM et CLAPPERTON ; en 1855 par BARTH, en 1866, par G. ROHLFS, en 1870 par NACHTIGAL et 1892 par MONTEIL. Ce gisement était déjà connu au XIIe siècle car EDRISI parle du trafic de l’alun dans la vallée du Kaouar et ce qu’il a dit se rapporte vraisemblablement au commerce du sel. Selon BARTH ce gisement fournit deux espècees de sel, le sel en pains ayant un goût amer, et un autre sel plus fin pouvant être utilisé par les Européens.
Des échantillons rapportés par M. FOUREAU et provenant de ce gisement, les uns sont constitués par du sulfate de soude ne renfermant que 12 0/0 de chlorure de sodium, et d’autres ne sont qu’un mélange (presque à parties égales) de carbonate (trona) et de sulfate de soude[546].
Gisement du Dar Ouara. — D’après les échantillons que la mission a pu se procurer, échantillons qui sont étudiés pour la première fois, ce gisement fournit trois espèces de sel : 1o Du sel gemme que l’on trouve dans un endroit appelé Toro ou Tourou (Tourkéchi), en couches stratifiées dans le lit du rahat (étang) Saraf, où il n’y a de l’eau qu’à la saison des pluies. En saison sèche on creuse le sol à 0m40 ou 0m50 de profondeur et l’on recueille la roche par petits blocs de 8 à 12 centimètres d’épaisseur, jamais en tables comme à Taodénit (grand gisement situé à 575 kilomètres environ à vol d’oiseau au N. de Tombouctou). C’est un sel à grands cristaux renfermant beaucoup de sulfate de magnésie (épsomite) qui s’effleurit à l’air sec.
2o Un sel gemme impur, en fragments de couleur rougeâtre, contenant près de 50 0/0 de matières terreuses ou siliceuses et même des menus galets roulés. On le trouve dans un endroit qui s’appelle Ouadi Démi ou Démé, endroit qui appartient aux arabes Mohamid du Dar Ouara et qui est situé à l’E. du Toro ou Tourou.
3o Le même endroit (Ouadi Démi) fournit aussi le minéral désigné vulgairement sous le nom de natron et qui est constitué par l’espèce minérale le trona (3 Na²O, 4CO², 5H²O).
Le trona du Dar Ouara constitue une véritable roche et offre la plus grande ressemblance avec celui des lacs Natron (Egypte). Il est débité par les indigènes en morceaux tabulaires de 6 à 8 centimètres d’épaisseur, de couleur gris-jaunâtre, à structure caverneuse. Leur cassure montre qu’ils sont constitués par des cristaux monocliniques allongés suivant _ph_¹ (001) (100) et possédant un clivage facile suivant p, à éclat vitreux très vif. Ces cristaux de longueur inégale atteignent 20 à 25 millimètres de longueur. Ils se groupent en agrégats fibro-bacillaires terminés par des pointements aigus, libres dans les cavités de la roche ou engagés dans de l’argile ; leurs faces sont trop arrondies pour pouvoir être mesurées exactement. Il existe parfois une seconde génération de cristaux plus petits, implantés sur les premiers, ou constituant des masses blanches à texture très lâche, qui remplissent leurs intervalles : on peut y constater l’aplatissement des cristaux suivant _a_¹ (101).
Le Borkou et le Dar Ouara dépendent actuellement du Ouadaï, le Tibesti appartient au Fezzan.
Gisement d’Agadès. — Agadès fut visitée par BARTH en 1850 et d’après ce voyageur on recueille du natron un peu au N.E. de cette ville et les grès sont saturés de sel. Elle fut de nouveau visitée en 1899 par la mission FOUREAU-LAMY qui rapporta de ce point des échantillons de natron provenant de Bilma et du sel brun d’Imgal[547].
Pays des Krédas. — Le pays des Krédas, nommés aussi Gouranes, traversé par le Bahr-el-Ghazal, est situé à l’E. du Tchad (14° environ de latitude et 15° de longitude). D’après des renseignements recueillis par la mission, dans ce pays, une région nommée Sagarda renferme aussi du trona en grandes tables, mais, au dire des indigènes, il n’existe pas de sel gemme. Dans cette même région on rencontre le calcaire sous forme de roches affleurant à la surface du sol.
Lagune de Rédéma. — A 200 kilomètres environ à l’E. du Tchad, au sud du pays des Krédas, on rencontre la lagune de Rédéma qui est en relations avec le Bahr-el-Ghazal. L’eau de cette lagune est alcaline et après évaporation il reste sur le sol une croûte de 5 millimètres d’épaisseur que les indigènes appellent natron, renfermant surtout du chlorure de sodium avec du carbonate de chaux et un peu de carbonate et de sulfate de soude. C’est la terre qui laisse suinter le natron, disent les indigènes, plus on en recueille et plus il en pousse, ce sel est contenu dans la terre et rien ne saurait appauvrir celle-ci. Il faut creuser à une brasse pour obtenir de l’eau, et dès que la couche est atteinte, le liquide s’élève constamment presque jusqu’au niveau du sol.
L’eau est claire et fortement alcaline.
Lac Tchad. — Les environs immédiats de la partie E. et N.-E. du Tchad sont caractérisés par une série de bassins alcalins ou de lagunes alcalines communiquant plus ou moins avec le lac au moment de la crue (La crue de l’hivernage élève le niveau du Tchad de 0m,70 dans une année de pluie moyenne) et s’asséchant pendant la saison sèche en abandonnant à la surface du sol des croûtes alcalines. Les terres des talus des canaux ou lagunes sont aussi fortement alcalines.
Une des lagunes qui a été particulièrement étudiée est celle de Grand- Baissé située à 60 kilomètres environ du Tchad. Au moment de l’assèchement de cette lagune, les premières croûtes cristallines qui se forment sur les bords sont essentiellement constituées par du carbonate de soude (trona). Plus bas, il se forme une croûte constituée par un mélange de carbonate et de sulfate de soude (thénardite) avec des traces de chlorure de sodium. Des échantillons de cette croûte emballés dans un tonnelet étanche ont fourni par cristallisation secondaire, au cours du voyage de retour, des nodules de mirabilite qui s’efflorissaient rapidement à l’air sec et tombaient en poussière. Quand les eaux deviennent plus basses encore, la croûte qui se forme est surtout constituée par du sulfate de soude.
Un échantillon d’eau de la lagune de Grand-Baissé a été rapporté. L’analyse faite par M. A. HÉBERT[548] a montré que cette eau contenait 11,94 d’acide sulfurique, 10,30 de soude, 0,49 de chlore, 1,74 de potasse, avec traces de chaux et de magnésie.
Bédanga. — Comme dernier renseignement ajoutons que l’eau du puits du poste de Bédanga (345 kilomètres environ à vol d’oiseau au S.E. du Tchad) est alcaline.
Considérations générales. — En résumé le Tchad constitue une cuvette recevant les eaux d’un bassin particulier et où ces eaux viennent s’évaporer en abandonnant sur le pourtour du lac les principes alcalins qu’elles contiennent, soit pour les avoir dissous du sol alcalin de la plaine, soit provenant de très loin.
Les sols de Mandjaffa (190 kilomètres environ à vol d’oiseau du Tchad) et de Bousso (330 kilomètres environ à vol d’oiseau du Tchad), postes situés sur le Chari, sont sodiques, mais, ainsi qu’il résulte des analyses de M. A. HÉBERT, le sol de la galerie forestière du ruisseau Boro, au S.E. de Ndélé, c’est-à-dire à l’extrême limite du bassin (810 kilomètres du Tchad), contient une notable proportion de soude.
Il paraît difficile de rattacher les gisements alcalins de la région du Tchad, formant aujourd’hui un bassin spécial, aux autres gisements disséminés dans toute la partie de l’Afrique située au N. de la 20e parallèle. On ne peut que constater qu’il existe au Tchad du carbonate de soude, du sulfate de soude et du carbonate de chaux.
Dans d’autres régions le carbonate de soude se formant par la réaction du chlorure de sodium sur le carbonate de chaux, on peut supposer que le chlorure de sodium existe disséminé dans le sous-sol de la plaine.
En outre nous pensons qu’il y a lieu de tenir compte pour la formation des carbonates de soude au Tchad, de la soude dissoute des terrains du bassin et amenée par les eaux.
A l’O. du Tchad, entre le lac et Zinder, une région alcaline a été particulièrement étudiée par M. le commandant MOLL et ses collaborateurs. Les principaux centres de cette région sont Ouacha (460 kilomètres environ du Tchad), Gourselick (300 kilomètres environ du Tchad) et Adeber (120 kilomètres environ du Tchad).
En outre M. Foureau a recueilli dans les dépressions du Tchad des croûtes salines constituées par du carbonate de soude.
LES PUITS DU DAR-EL-HADJER (RÉGION ARDÈBE-GOGO)
Puits d’Ardèbe. — Le puits d’Ardèbe a une profondeur totale de 47 mètres. On y remarque les couches suivantes :
{ 7 m. — Terre noire mélangée de nombreux grains de sable. { 40m {16m,50. — Sable fin blanc jaunâtre. { { 15 50. — Argile blanc verdâtre prenant parfois un aspect schistoïde.
2 35. — Marne blanche. Calcaire en morceaux de la grosseur d’une noix.
2 35. — Sable blanc très fin.
2 35. — Sable grossier formé de gravats siliceux, quartz, quartzite, roche ferrugineuse, de la grosseur d’une noisette. ------ 47m,05 ------
Le calcaire contient des diatomées (35 espèces ou variétés)[549]. Les Navicula et les Epithemia forment le fond de ces diatomées. En outre il contient du quartz, du feldspath (dont oligoclase en fragments parfois déterminables), de la biotite, du zircon et de la magnétite.
La marne très argileuse de la même couche ne contient que quelques rares diatomées. La partie lourde des résidus de lévigation contient du quartz, du feldspath (dont microcline en fragments déterminables, de la biotite, de l’apatite, de l’ilménite et de l’hématite).
Pour expliquer la présence de ces minéraux il faut rappeler qu’il existe à Ardèbe un affleurement de granite.
Puits de Lahmeur (El Amer). — Ce puits a une profondeur totale de 33m,70. On y remarque les couches suivantes :
2m,20. — Terre noire recouverte d’un lit superficiel de sable.
9 00. — Argile grise ou blanc-verdâtre avec petites concrétions gréseuses et petits grains de quartz.
9 00. — Sable blanc très fin avec petits morceaux de quartz à angles mal arrondis.
6 75. — Marne blanchâtre.
6 75. — Sable plus ou moins grossier avec gros gravier siliceux. ------ 33m,70 ------
Puits de Bolo, 36m,00 de profondeur.
11m,25. — Sable grisâtre mélangé d’une très petite quantité de terre.
11 25. — Sable très blanc avec particules nombreuses de quartz en grains anguleux.
13 50. — Sable ocracé, en petits grains, friable, mélangé d’une très petite quantité d’argile. ------ 36m,00 ------
Puits de Reddedioum, profondeur 26m,60.
7m,15. — Sable grisâtre.
6 75. — Sable de couleur ocre.
4 50. — Sable blanc avec petits galets quartzeux.
8 20. — — — ------ 26m,60 ------
Puits de Gogo, profondeur 25 mètres.
2m,25. — Sable grisâtre.
11 25. — Sable de couleur ocre.
2 25. — Siniaka béda.
9 25. — — ------ 25m,00 ------
Puits de Moziout, profondeur 28m,40.
6m,75. — Sable grisâtre avec lits alternatifs de terre végétale.
9 00. — Sable jaune ocracé assez bien agglutiné.
4 50. — Sable blanc assez fin avec petits grains de quartz et quelques petits nodules de calcaire de la grosseur d’un haricot.
8 15. — — — ------ 28m,40 ------
Puits de Kanam, profondeur 43 mètres.
{ 4m,50. — Sable grisâtre. { { 11 25. — Terrain sableux assez aggloméré, d’un jaune ocracé. { { 6 75. — Sable fin jaune ocracé avec petits cailloux de quartz. 33m75 { { 11 25. — Sable blanc avec petits cailloux de quartz et petits { morceaux de calcaire, le plus gros de la grosseur { d’une noix comme à Ardèbe. { { 9 25. — — — ------ 43m,00 ------
On ne peut guère tirer de conclusions de l’examen de ces couches. Un vague rapprochement existe cependant entre le puits d’Ardèbe où le calcaire existe à 40 mètres de profondeur en morceaux de la grosseur d’une noix, et celui de Kanam où l’on rencontre aussi du calcaire sous la même forme à 33m,75 de profondeur.
Le nivellement du sol n’étant pas fait, il est difficile de considérer ce vague rapprochement comme pouvant constituer un repère permettant de supposer que le calcaire existe en couche continue à cette profondeur.
Les puits étudiés se trouvent dans une région formant une dépression limitée par les affleurements granitiques du Dar-el-Hadjer et recevant trois cours d’eau, le Batha ou Ba Laïri, le Ba Bourda et le Batha du Ouadaï. Cette dépression a évidemment été comblée par les apports de ces cours d’eau et il ne reste plus du lac primitif que le petit lac Fittri.
L’OUBANGUI ENTRE BANGUI ET FORT-DE-POSSEL
Les quelques renseignements que la Mission a pu recueillir malgré les difficultés de la navigation et la hauteur des eaux sont les suivants (Les distances sont comptées en partant de Bangui et le chiffre donné n’est qu’une indication. Les directions sont orientées au N. magnétique. Le chaland a constamment suivi la rive droite).
Bangui. — Le fleuve est barré par un affleurement de quartz en couches épaisses, dans lesquelles on rencontre la roche ferrugineuse remplissant les fissures et les cavités. La direction générale des couches est celle du barrage même, c’est-à-dire N. 7° E., avec pente de 58° environ vers l’E. Dans ce barrage on rencontre un autre filon transversal de quartz avec clivages verticaux ayant l’apparence de strates de 10 à 30 centimètres d’épaisseur ; la direction de ce filon est presque perpendiculaire à celle du barrage.
Mission catholique. — Conglomérat paraissant former une couche épaisse à la surface du sol, composé de cailloux quartzeux plus ou moins roulés de 1 à 7 centimètres environ, agglutinés par un ciment ferrugineux.
5 kilomètres. — Conglomérat de petits cailloux quartzeux agglutinés par un ciment ferrugineux. Roches quartzeuses, blocs de roche ferrugineuse. Alternance du conglomérat et de couches d’apparence quartzeuses.
8 kilomètres. — Conglomérat de petits cailloux quartzeux agglutinés par un ciment ferrugineux. La hauteur de ce conglomérat au-dessus du niveau de l’eau était de 2 mètres (21 août 1902). Au-dessus il existe une couche d’argile de 4 mètres.
10 kilomètres. — Village de Bongasso.
13 kilomètres. — Schistes micacés, stratification ondulée, direction E. 25° N., avec pente vers le N. de 20°.
23 kilomètres. — Village de Bafourou. Schistes micacés.
29 kilomètres. — Blocs de quartzites avec fissures remplies par un ciment ferrugineux.
32 kilomètres. — Roche quartzeuse dans les cavités de laquelle existe la roche ferrugineuse.
33 kilomètres. — Village de Kika. Quartzites mélangés de roche ferrugineuse.
42 kilomètres. — Rapide de Belli. Roches stratifiées, direction E.-O., avec pente vers le S. de 65°.
45 kilomètres. — Quartzites, direction E.-O., avec pente vers le S. de 73°. Fissures remplies par la roche ferrugineuse.
50 kilomètres. — Village d’Itongo.
52 kilomètres. — Quartzites, direction E.-O., avec pente vers le S. de 77°. Fissures remplies par la roche ferrugineuse.
56 kilomètres. — Rapide de l’En-Avant. Affleurement de diabase, direction E.-O., largeur approximative de la partie visible 50 mètres. La roche contient dans les cavités quelques fragments d’un conglomérat ferrugineux avec petits cailloux roulés quartzeux de 1 à 3 centimètres, et en outre de la roche ferrugineuse scoriacée.
57 kilomètres. — Roche ferrugineuse avec fragments d’autres roches englobés.
63 kilomètres. — Rapide de l’Eléphant ou de Mokouanghai. Affleurement de diabase, direction E.-O., largeur approximative de la partie visible 40 mètres. La roche contient dans ses cavités quelques fragments d’un conglomérat ferrugineux avec galets roulés de quartz de 1 à 7 centimètres environ, et des fragments de diabase même. A la partie N. de l’affleurement on remarque la roche ferrugineuse englobant des fragments de quartz et de quartzites plus ou moins volumineux et plus ou moins roulés.
65 kilomètres. — Roches ferrugineuses et quartzeuses mélangées.
67 kilomètres. — Roche stratifiée mélangée de roche ferrugineuse, direction E.-O., avec pente vers le N. de 45 à 50°.
72 kilomètres. — Quartzites, direction E.-O., avec pente vers le S. de 30°. Fissures et cavités remplies par la roche ferrugineuse.
83 kilomètres. — Village de Oudounjié. Grès grossier, caverneux, à éléments assez fins ; au-dessus, c’est-à-dire à la surface du sol, conglomérat ferrugineux avec petits cailloux roulés. Un peu au S. de ce point roche ferrugineuse.
90 kilomètres. — Village habité par des Ouaddas. Dans la berge, à un mètre au-dessous de la surface du sol on remarque une couche de 15 à 20 centimètres d’épaisseur, humifère, contenant des coquilles d’huîtres du fleuve.
94 kilomètres. — Confluent de la Ombella.
99 kilomètres. — Factorerie de Ouadda.
110 kilomètres. — Fort-de-Possel au confluent de la Kémo.
Après le village de Oudounjié la roche ferrugineuse devient abondante et surtout en amont de la factorerie de Ouadda.
Mission catholique de Bessou. — En amont de Fort-de-Possel, à 20 kilomètres environ, à la mission de Bessou, les schistes affleurent dans le fleuve, avec une direction E. 25° N. et une pente de 12° vers le N.-O. En aval de cet affleurement existe un conglomérat ferrugineux avec cailloux roulés.
Un puits creusé auprès des bâtiments de la mission fournit les renseignements suivants :
1m,50. — Argile rouge avec blocs de conglomérat ferrugineux.
1 50. — Conglomérat ferrugineux.
2 50. — Sable ferrugineux.
2 50. — Schistes semblables à ceux du fleuve. ----- 8 00. — Profondeur du puits. -----
Zangha. — (57 kilomètres environ à vol d’oiseau en amont de Fort-de- Possel). Un échantillon de quartzite micacé provenant de Zangha, a été rapporté à la Mission.
RÉSUMÉ. — Entre Fort-de-Possel et Bangui, l’Oubangui a rencontré une ligne de collines provoquées par un puissant affleurement de diabase dont la direction générale est E.-O., recouvert par la roche ferrugineuse, et s’est frayé un passage dans ces collines.
Il franchit cette ligne de collines dans une direction N.E.-S.O. et au rapide de Belli prend une direction E.-O. Il s’infléchit ensuite brusquement au contact des quartzites de Kika et coule N.-S. jusqu’au voisinage de Bangui. Au contact des collines de Bangui, il s’infléchit de nouveau brusquement pour couler E.-O. et former ensuite le coude de Bangui.
PÉTROGRAPHIE
ROCHES ÉRUPTIVES
GRANITES
DESCRIPTION DES ÉCHANTILLONS TAILLÉS EN PLAQUES MINCES
17. Granite à épidote, groupe de la Tomi (auprès du poste des M’Brous).
Roche de couleur grisâtre et à grain très fin. A l’œil nu on distingue cependant les petits cristaux de feldspath et les petites lamelles de biotite.
Quartz, orthose et oligoclase damouritisés et biotite, épidote comme autre produit d’altération. Quelques rares cristaux d’oligoclase sont déterminables. Le quartz présente des extinctions roulantes[550].
Apatite et zircon.
59. Granite à pyroxène, groupe Fort-Sibut à Fort-Crampel (entre le poste de M’Pokou et celui des Ungourras).
Roche à grain fin, quartz, orthose et oligoclase damouritisés et biotite.
On remarque une certaine quantité d’augite passant au diallage. Magnétite, apatite, zircon et sphène.
61. Granite à épidote, groupe Fort-Sibut à Fort-Crampel (Dekoua).
Roche à grain fin et de couleur assez claire.
Quartz, feldspath et biotite. Les feldspaths sont damouritisés et parsemés de lamelles de muscovite souvent allongées mais en général sans orientement précis, l’oligoclase domine.
L’épidote est abondante comme autre produit secondaire, elle se présente aussi en filonnets. Elle appartient à un type ferrifère car dans les lames minces son pléochroïsme est assez accentué en jaune citron.
Apatite et zircon.
62. Granité à épidote, groupe Fort-Sibut à Fort-Crampel (poste même de Dekoua).
Même roche que la précédente sauf qu’il faut ajouter une quantité notable de microcline très peu altéré et du rutile. Pas d’apatite.
109. Granite des Kagas Djé.
Granite ordinaire dans lequel les feldspaths sont un peu damouritisés.
Le quartz est parfois vermiculé. Les feldspaths sont le microcline, l’oligoclase et l’orthose. L’oligoclase englobe parfois le microcline. A la biotite il faut ajouter un peu de muscovite et un peu d’augite mais rare.
Magnétite, apatite et zircon.
110. Gneiss amphibolique et pyroxénique en enclave dans le granite précédent.
Dans ce gneiss l’élément dominant est la hornblende qui est pléochroïque en vert pâle brunâtre suivant Np et en vert sale suivant Ng. Comme feldspaths l’oligoclase avec un peu d’orthose. Le quartz est peu abondant. On remarque en outre un peu d’augite.
Apatite et magnétite.
111. Gneiss (rognon zoné dans le granite précédent).
Quartz, oligoclase et orthose, biotite abondante, un peu de muscovite.
Magnétite, zircon, apatite.
116. Aplite, filons dans les granites porphyroïdes des Kagas de Balidja.
Roche de couleur rosâtre. Le microcline domine, l’orthose et l’oligoclase sont damouritisés. Quartz, un peu de biotite et de muscovite.
Magnétite, apatite et zircon.
119. Granite amphibolique accidentel dans les granites des Kagas de Balidja.
Ce granite est à grain fin et à la biotite il faut ajouter une notable quantité de hornblende. Les feldspaths, orthose, oligoclase et microcline sont un peu damouritisés. Le quartz existe aussi à l’état vermiculé.
Apatite, zircon, ilménite, sphène, calcite.
126. Granite en filon sillonnant les mamelons après le Kaga Batolo.
Roche compacte de couleur rosâtre. Les feldspaths sont le microcline, l’oligoclase et l’orthose, ces deux derniers damouritisés. Le quartz est parfois vermiculé. A la biotite assez disséminée il faut ajouter de la muscovite.
Magnétite, apatite, zircon, calcite et chlorite.
124. Microcline du Kaga Batolo.
Les cristaux provenant des pegmatites du Kaga Batolo contiennent de nombreux filonnets d’albite un peu damouritisée et parsemée de vermicules de quartz.
127. Aplite en filon de Djigangou.
Le quartz est en grands cristaux contenant de longues et fines inclusions de rutile, en plages de cristaux plus petits et parfois sous la forme vermiculée. En outre des vermiculisations de quartz parsèment les feldspaths, les cristaux qui les constituent sont parfois allongés et orientés et le groupement passe alors à la micropegmatite.
Les feldspaths sont l’orthose, l’oligoclase et le microcline. La roche contient en outre un peu de biotite.
Minéraux accessoires, magnétite et zircon.
A l’œil nu le quartz tranche nettement sur la pâte feldspathique de la roche.
151. Aplite des mamelons du poste de Ndélé.
Roche de couleur rougeâtre et d’aspect gneissique. La coloration est due à l’abondance de feldspaths roses, ces feldspaths sont damouritisés.
Elle est composée d’oligoclase, d’orthose, de quartz et de rare muscovite.
Un peu de magnétite et de calcite.
192. Aplite (avec feldspaths altérés) des mêmes mamelons.
Roche compacte dans laquelle abondent les feldspaths de couleur rose très chargés en inclusions et damouritisés.
Le feldspath dominant est l’orthose avec association microperthitique d’anorthose. Un peu d’oligoclase.
Le quartz est assez abondant, il existe aussi à l’état secondaire en plages ou en filonnets traversant la roche.
On remarque un peu de muscovite et de magnétite.
La calcite est abondante et forme souvent des filonnets ; il faut ajouter un peu de chlorite.
175. Granite de Goumba (pays de Senoussi).
Roche à grain fin et de couleur blanchâtre.
Oligoclase et microcline un peu damouritisés, quartz et biotite. Un peu de muscovite et du zircon.
250. Granite de Mali (Lac Iro).
Roche à grain fin et de couleur rosâtre dans laquelle le biotite est de couleur vert foncé.
Les feldspaths sont le microcline avec association micropertithique d’albite et l’oligoclase, ce dernier damouritisé, l’altération étant souvent au centre des cristaux. Quartz ordinaire et vermiculisation de quartz dans le microcline.
La biotite est pléochroïque dans les teintes brunes ou vertes et on a suivant Ng, brun clair ou brun verdâtre et suivant Np, vert ou vert sale. La roche contient en outre un peu d’augite et de hornblende. Comme autres éléments : Ilménite, sphène, zircon et allanite. Epidote.
252. Granite des mamelons Karou (Lac Iro).
Roche de couleur blanche à grain fin. Quartz, orthose, oligoclase et biotite. Un peu de muscovite. Le quartz est assez abondant sous la forme vermiculée.
Un peu d’apatite.
261. Granite des rapides du Gribingui.
Quartz, microcline, oligoclase et biotite. Un peu de muscovite. Les feldspaths sont un peu damouritisés et on remarque un peu de quartz vermiculé.
Magnétite et zircon.
346A. Granite de Korbol.
Roche de couleur rosâtre. Quartz, microcline avec association microperthitique d’albite, oligoclase un peu damouritisé et biotite. On remarque en outre un peu d’augite.
Magnétite, zircon, apatite.
340. Granite à muscovite (granulite) de couleur rougeâtre.
Quartz, oligoclase, orthose et muscovite. Apatite, zircon et sphène.
La coloration rougeâtre de ce granite est due à l’hématite qui existe disséminée dans les cristaux et qui remplit les fissures et les interstices.
413. Granite à grain très fin en enclave dans le granite de Ngoura (Dar- el-Hadjer).
Quartz, microcline, biotite et un peu de muscovite. Allanite et zircon.
414. Granite de Ngoura (Dar-el-Hadjer).
Roche à grain fin et de couleur blanche. Quartz, microcline et oligoclase un peu damouritisés.
Biotite avec pléochroïsme suivant :
Ng, brun foncé ou vert sale ;
Np, brun très pâle ou vert brun pâle.
On remarque aussi un peu de muscovite.
Allanite, magnétite, zircon, sphène et un peu d’apatite.
305. Granite de Moïto (Dar-el-Hadjer).
Roche à grain fin et de couleur claire. Quartz, orthose et oligoclase damouritisés, un peu de microcline. Biotite et un peu de muscovite.
Magnétite, calcite et chlorite.
342. Granite à muscovite de Moïto (granulite) (Dar-el-Hadjer).
Roche rose dans laquelle les cristaux de quartz assez volumineux ont un aspect opalin. Microcline, oligoclase et orthose. La muscovite est assez abondante, très rare biotite.
Magnétite, zircon, apatite.
410. Granite de Yao (Lac Fittri).
Roche de couleur blanche. Quartz parfois vermiculé. Microcline, oligoclase et orthose. L’oligoclase et l’orthose sont damouritisés et contiennent parfois des vermiculisations de quartz. Biotite et un peu de muscovite.
Apatite, magnétite, sphène et zircon. Un peu d’épidote.
231. Granite des Niellims.
Quartz quelquefois vermiculé, oligoclase, orthose et microcline avec association microperthitique d’albite. Les feldspaths sont souvent damouritisés et contiennent parfois des vermiculisations de quartz.
L’orthose existe en phénocristaux et en plages, il englobe parfois l’oligoclase.
Le pléochroïsme est très intense dans la biotite, on a :
Np, brun verdâtre plus ou moins clair ;
Ng, noirâtre.
Allanite, magnétite, zircon, sphène et un peu de fluorine. Un peu de chlorite.
235. Granite à grain très fin en rognon dans le granite des Niellims.
Quartz, oligoclase et orthose damouritisés et biotite. La biotite est abondante et possède un pléochroïsme très intense dans les cristaux bien conservés. Un peu de muscovite.
Magnétite, zircon, quelques microlites allongés d’apatite, allanite.
NOTA. Les grands cristaux d’orthose du granite porphyroïde des Niellims sont sillonnés de filonnets d’albite.
RÉSUMÉ
Au point de vue pétrographique. Les granites rencontrés appartiennent au type normal, à orthose (avec ou sans microcline) et oligoclase, parfois l’orthose est entièrement remplacé par le microcline. La biotite est le mica dominant, elle est parfois associée à fort peu de muscovite. Il y a lieu de signaler aussi la présence du quartz vermiculé dans les feldspaths de certains échantillons.
On observe en outre d’une façon presque constante les minéraux accessoires habituels, magnétite, apatite, zircon.
Le quartz présente presque constamment des extinctions roulantes plus ou moins bien caractérisées, résultat d’actions mécaniques subies par la roche postérieurement à sa consolidation.
Il y a lieu en outre de signaler quelques particularités intéressantes propres à certains échantillons : La présence de l’allanite primaire[551], et la grande abondance de l’épidote dans certaines régions, qui, elle, est nettement secondaire.
Comme variétés pétrographiques peu répandues je signale le granite à muscovite (granulite), et le granite à pyroxène.
Enfin certains de nos granites renferment des enclaves amphiboliques et pyroxéniques ou seulement amphiboliques, à structure grenue.
Tous nos granites ne sont pas à grain moyen et on rencontre assez fréquemment le granite porphyroïde, soit à microcline, soit à orthose. Toutes ces variétés sont traversées par des filons d’aplite remarquablement simples de composition, ou par des granites à biotite à grain fin. La pegmatite est beaucoup plus rare.
Au point de vue géologique. — Il y a lieu de distinguer deux groupes de gisements d’une importance très inégale.
Le plus important est représenté par tous les échantillons recueillis dans le pays de Senoussi entre le Koukourou et le Bangoran, ceux des rapides du Gribingui, du lac Iro, du confluent du Bahr-Salamat, des Niellims, de Korbol, de Koli, de l’ancien lac Baro (Dar-el-Hadjer) et du lac Fittri, on n’y rencontre pas d’autre roche que des granites et des granites normaux, les types basiques ne sont représentés que sous forme d’enclaves de petite étendue.
Dans le second groupe, les gisements de granites s’observent au milieu des gneiss de la région s’étendant de la Haute-Ombella à Fort-Crampel ; aussi est-il assez difficile de se décider sur l’attribution de tel ou tel échantillon soit au granite soit au gneiss, les schistes cristallins ayant selon toute vraisemblance subi l’influence propre du granite, comme dans tant d’autres régions de constitution similaire. La question est encore compliquée par l’écrasement qu’ont subi les roches de cette région, écrasement qui dans certains cas peut être considéré comme la cause du rubanement offert par certains gisements tels que celui des granites à épidote de Dekoua.
Un autre petit groupe que l’on rencontre au village de Goumba (20 kilomètres à vol d’oiseau au S. de Ndélé) offre la même particularité de rubanement que le granite à épidote de Dekoua. Les affleurements sont recouverts par les grès horizontaux et n’apparaissent que dans l’échancrure de Goumba et du ruisseau Yofo.
MICROGRANITES
DESCRIPTION DES ÉCHANTILLONS TAILLÉS EN PLAQUES MINCES
285. — Microgranite à microcline de Korbol.
Roche à cassure esquilleuse et de couleur assez sombre sur laquelle tranchent de petits cristaux porphyriques de quartz et de feldspath.
Dans une pâte microgrenue de microcline et de quartz avec un peu de biotite, sont distribués des plages plutôt que des cristaux isolés de quartz, de microcline avec association microperthitique d’albite, du grenat ainsi que des lamelles de biotite et de microcline. On remarque en outre du zircon, un peu de magnétite et de sphène.
Le microcline englobe parfois des éléments de la pâte. Certains cristaux ont continué de s’accroître après leur formation, le feldspath de la pâte a été absorbé et il est resté, dans la forme la mieux caractérisée au bord de ces cristaux, une bande de grains de quartz avec quelques lamelles de biotite disséminées.
347. — Même roche que la précédente, la biotite, au lieu de se présenter en lamelles isolées, constitue en général des nids de petites lamelles diversement orientées.
349. — Microgranite à microcline à structure porphyrique de Korbol.
Dans une pâte microgrenue de quartz, de microcline, d’oligoclase avec un peu de muscovite, sont disséminés des cristaux de quartz englobant parfois un peu de muscovite, de microcline avec association microperthitique d’albite, d’oligoclase damouritisé, de la biotite et du grenat. On remarque, en outre, de la magnétite, du sphène, du zircon, de l’allanite et de la chlorite.
355. — Même roche que la précédente, l’allanite est plus abondante, le sphène manque et on voit un peu de calcite.
RÉSUMÉ
Ce qui caractérise les microgranites de Korbol que l’on rencontre en filon dans le granite, c’est la présence du microcline qui existe en abondance dans la roche, alors que dans les autres gisements connus, le microcline n’existe qu’à l’état exceptionnel.
Les phénocristaux de quartz ne se montrent pas nettement corrodés. Leurs contours sont parfois linéaires, ou plus ou moins irréguliers, c’est-à- dire plus ou moins entamés par la pâte.
Dans le type non porphyrique le grenat est relativement abondant et très corrodé, il n’existe généralement qu’à l’état de squelette dans la pâte. Dans le type porphyrique le grenat est plus rare et ne présente pas des caractères de corrosion aussi accentués, il y a lieu en outre de signaler la présence de l’allanite dans ce type.
RHYOLITE DE HADJER-EL-HAMIS
Cette roche ayant été étudiée et décrite par M. GENTIL (Documents scientifiques de la Mission Saharienne), avec les échantillons rapportés par M. LACOIN, elle ne figure ici que pour indiquer que la Mission Chari-Tchad en a rapporté de nombreux échantillons.
GABBROS ET NORITES
170. Gabbro du Vou. — Type de gabbro banal à tendance ophitique.
Plagioclases (Labrador-Bytownite) maclés suivant la loi de l’albite, de Carlsbad, et de la péricline. Diallage souvent maclé suivant _h_¹, avec inclusion ferrugineuse fine, titanomagnétite.
Un certain nombre de cristaux de feldspath sont déformés longitudinalement par une légère courbure.
Cette roche est intéressante à cause des modifications minéralogiques de l’ordre de celles qui se montrent dans les régions dynamo- métamorphisées, mais sans déformations structurales.
Ces modifications sont :
1o Ouralitisation (transformation du diallage en hornblende verte) par trois modes. a. — Facules irrégulières s’orientant quelquefois, ou gros grains quelquefois dentelliformes. b. — Par petits cristaux isolés distribués dans les clivages m et les plans de séparation p du diallage. c. — Par un cristal unique de hornblende, transformation toujours incomplète, gagnant de la périphérie au centre, et toujours réduite à un cadre extérieur.
Tous ces modes peuvent être réalisés ensemble et donnent alors une apparence des plus complexes.
2o Formation de grenat (grossulaire) avec formes géométriques dans les feldspaths, soit en cristaux isolés, soit plus ordinairement en bordure cristallitique quelquefois constituée entre le feldspath et le diallage ou la titanomagnétite. Cette particularité rappelle quelques cas de saussuritisation des gabbros des Alpes et aussi de la norite d’Arvieu décrite par M. Lacroix B.S. min. XIX, 1896, p. 70.
3o Formation de lamelles de biotite autour de la titanomagnétite ou dans les feldspaths, et enfin un peu de quartz secondaire.
190. Norite quartzifère de Ndélé. — Roche leucocrate à structure grenue.
Apatite, titanomagnétite, hypersthène (diallage), biotite, fort peu de hornblende verte secondaire, plagioclases ne dépassant pas l’andésine, et quartz quelquefois en vermiculisations dans la hornblende et la biotite. Les métasilicates sont presque incolores en lames minces, le pyroxène rhombique (hypersthène) se transforme en talc et en xylotile pléochroïque en jaune brun suivant ng et en jaunâtre suivant np. Feldspaths granulitiques moulés par du quartz qui par place est granitique (xénomorphe). Les minéraux colorés au moins en partie sont antérieurs aux feldspaths.
Cette roche ne saurait être confondue avec les gneiss à pyroxène et hypersthène du Kaga Bandéro. Ces derniers sont plus basiques, les métasilicates sont plus abondants et plus riches en fer (plus colorés), la hornblende est plus abondante.
En outre, les gneiss du Kaga Bandéro sont parfois vaguement rubanés.
DIABASES
Rapides de l’Oubangui, entre Bangui et Fort-de-Possel.
Rapide de l’En-Avant. — Roche à structure ophitique ouralitisée, à feldspath plagioclase et à augite en cristaux très déchiquetés ; un peu de quartz, ce minéral existe aussi en association micropegmatitique. Amphibole d’ouralitisation rare et peu pléochroïque, on a :
np verdâtre pâle un peu jaunâtre, ng verdâtre.
Un peu de biotite assez pléochroïque, on a : np brun très clair, ng brun grisâtre.
Ilménite assez abondante généralement transformée en sphène et quelquefois complètement disparue des plages de sphène.
Rapide de l’Éléphant. — Même roche que ci-dessus, il faut ajouter une notable quantité d’épidote et un peu de chlorite. L’ilménite se présente sous forme de longs bâtonnets croisés dans les plages de sphène, et a quelquefois complètement disparu de ces plages.
Porphyrite du sud du Lac Fittri.
Roche formée par une pâte microlitique d’augite et de feldspath, quartz rare, mais ce minéral existe en outre en plages micro-cristallines, irrégulières ou allongées et en filonnets.
Dans la pâte sont disséminés des phénocristaux d’augite parfois maclés suivant h′ (100).
La pyrite est abondante et on remarque encore une notable quantité d’épidote.
SCHISTES CRISTALLINS
GNEISS ET LEPTYNITES
DESCRIPTION DES ÉCHANTILLONS TAILLÉS EN PLAQUES MINCES
=Gneiss ordinaires.=
39. Gneiss de Koussougou (Haute-Ombella).
Dans ce gneiss le quartz est souvent vermiculé et présente des extinctions roulantes. Le feldspath dominant est le microcline, mais on trouve aussi un peu d’oligoclase. Le mica est le biotite.
Magnétite, apatite, sphène et zircon.
26. Gneiss du Kaga Bongbo (Fort-Sibut).
Oligoclase, un peu d’orthose, quartz, biotite abondante et un peu de muscovite. Grenat abondant et englobant parfois de la biotite, du zircon et du quartz.
Magnétite, un peu de sphène et d’apatite.
71. Gneiss du nouveau poste de la Nana (groupe Fort-Sibut à Fort- Crampel).
Roche à grain très fin. Quartz, oligoclase, un peu de microcline et biotite.
On remarque encore un peu de hornblende et un peu d’augite.
Apatite, magnétite, sphène et zircon.
80. Gneiss du Kaga Bandéro (Fort-Crampel).
Dans ce gneiss le quartz est très abondant et présente des extinctions roulantes, on l’observe aussi sous la forme vermiculée. Orthose, oligoclase et biotite.
Magnétite, apatite, zircon.
82. Gneiss à grands cristaux accidentel dans les gneiss du Kaga Bandéro.
Le quartz présente parfois des extinctions roulantes. Les feldspaths sont un peu damouritisés. L’oligoclase est le plus abondant et dans les grands cristaux les lamelles sont courbées. L’orthose est parsemé de quartz en association micropegmatitique. Le mica est la biotite.
Magnétite, apatite et zircon. Un peu de calcite secondaire.
270. Gneiss du Kaga Bandéro (Fort-Crampel).
Dans cette roche le quartz est très abondant et présente des extinctions roulantes. Les feldspaths sont l’oligoclase, l’orthose et du très rare microcline.
Biotite abondante.
Apatite, magnétite et zircon.
197. Gneiss glanduleux à grands cristaux de Ndélé.
Le quartz ordinaire est peu abondant et présente des extinctions roulantes. Les feldspaths orthose et oligoclase sont damouritisés, les grands cristaux ont la partie intérieure intacte et présentent une zone extérieure grenue, de couleur rougeâtre, indice de leur écrasement. L’orthose domine, il est parsemé de quartz en association micropegmatitique. Le mica est la biotite parfois parsemée aussi de quartz en association micropegmatitique. La roche contient en outre une certaine quantité de hornblende.
Magnétite, apatite et zircon. Un peu de calcite et de chlorite.
198. Gneiss à grands cristaux de Golo (Ndélé).
Roche de couleur rougeâtre, coloration due à l’abondance des feldspaths rouges.
Le quartz présente des extinctions roulantes bien caractérisées, on l’observe aussi sous la forme vermiculée et sous la forme microgrenue. Orthose, microcline et oligoclase plus ou moins damouritisés.
{ Np, brun très clair, Ng, { brun noirâtre On a pour le pléochroïsme de la biotite { { Np, brun très clair, { Ng, vert
Magnétite, sphène, zircon et un peu d’allanite. Un peu de chlorite.
174. Gneiss granitoïde de Goumba.
Orthose et oligoclase un peu damouritisés, quartz présentant des extinctions roulantes, biotite et un peu de muscovite. On a pour le pléochroïsme de la biotite : Np, brun clair, Ng brun.
Zircon abondant et un peu de magnétite.
=Leptynites.=
6. Leptynite de la Basse-Tomi.
Dans cette leptynite le quartz domine, le feldspath le plus abondant est le microcline, on remarque aussi un peu d’oligoclase.
Le mica (biotite) est assez rare. La magnétite est abondante en petits grains visibles à l’œil nu. Un peu de zircon.
28 bis. Leptynite à microcline de Fort-Sibut.
Dans cette roche le microcline est très abondant à l’état grenu.
Le quartz englobant parfois du zircon présente des extinctions roulantes.
Biotite, un peu de muscovite. Grenat et zircon.
55. Leptynite pyroxénique (groupe de Fort-Sibut à Fort-Crampel, entre la Tomi et M’Pokou).
Roche compacte dont les principaux éléments sont le quartz, l’oligoclase, un peu de microcline et le pyroxène. Le quartz est très abondant et présente généralement des extinctions roulantes. L’augite est assez abondante, un peu d’hypersthène.
Magnétite, apatite et zircon.
269. Leptynite du Kaga Bandéro (Fort-Crampel).
Orthose, oligoclase et microcline un peu damouritisés. Quartz abondant et présentant des extinctions roulantes. Biotite et un peu de muscovite.
Magnétite, apatite, sphène et zircon. Un peu de calcite.
=Types basiques.=
276. Gneiss granitoïde amphibolique et pyroxénique de la rivière Kouli (affluent de la Tomi).
Dans ce gneiss la hornblende ne se présente jamais en cristaux ayant conservé des formes géométriques, elle est en général peu pléochroïque et épigénise souvent des cristaux d’augite mieux caractérisés. Le feldspath dominant est l’oligoclase, on remarque aussi un peu d’orthose.
Le mica est la biotite. Le quartz se présente parfois sous la forme vermiculée.
Magnétite, apatite, allanite et zircon.
31. Gneiss amphibolique du Kaga Do (Haute-Ombella).
Cet échantillon d’aspect granitoïde est essentiellement composé d’oligoclase, de hornblende et de quartz. Le mica manque, cependant il existe dans les clivages des blocs. On remarque de la magnétite assez abondante et de l’apatite souvent enclavée dans la hornblende. Les cristaux de hornblende n’ont jamais de contours géométriques mais ils présentent les clivages nets des sections _h_¹ (100) et _g_¹ (010) et des sections perpendiculaires à l’arête _h_¹_g_¹ (100) (010). Quelques rares cristaux plus petits présentent des contours géométriques.
33. Gneiss amphibolique en rognon dans le précédent.
Cette roche est beaucoup plus complexe que la précédente dont elle n’est d’ailleurs qu’un accident.
Le feldspath est toujours l’oligoclase, et à la hornblende il faut ajouter de l’augite et de la biotite. Le grenat est abondant.
Apatite, zircon et magnétite. Un peu de calcite.
Les cristaux d’amphibole sont très déchiquetés, ou très petits et disséminés dans une structure grenue.
20. Gneiss à pyroxène (Fort Sibut).
Le quartz présente souvent des extinctions roulantes. Le feldspath dominant est l’oligoclase, il est accompagné d’un peu de microcline. Augite, biotite et un peu de hornblende.
Magnétite assez abondante, apatite, sphène et zircon.
22. Gneiss à pyroxène à grands cristaux (Fort-Sibut).
Cette roche a l’aspect d’un granite grossier sub-porphyroïde.
L’oligoclase domine, mais on remarque aussi du microcline sous la forme grenue et en grands cristaux disséminés. Le quartz présente des extinctions roulantes et se montre parfois en grands cristaux, ces cristaux contiennent alors de longues et assez larges bandes d’inclusions liquides.
L’hypersthène est assez abondant et il faut ajouter une certaine quantité d’augite, un peu de hornblende et comme mica la biotite.
Magnétite abondante, apatite et zircon. Un peu de chlorite.
23. Gneiss pyroxénique (Fort-Sibut).
Roche compacte à cassure esquilleuse. Le quartz présente des extinctions roulantes. Le feldspath dominant est le microcline à l’état grenu, il est accompagné d’oligoclase. L’hypersthène est assez abondant avec pléochroïsme assez accentué en vert suivant Ng et en rose-brunâtre suivant Np. Le mica manque. L’apatite est abondante et quand les cristaux se présentent suivant leur allongement, ils ont très fréquemment des lignes transversales d’inclusions.
Magnétite, sphène et zircon.
85. Gneiss pyroxénique et amphibolique du Kaga Bandéro (Fort-Crampel).
Ce gneiss se présente en lentilles ou lits dans les autres gneiss.
Le quartz est comparativement peu abondant. Le feldspath est l’oligoclase qui se présente rarement sous des formes nettes, les lamelles sont souvent courbées, déformées et l’ensemble des cristaux présente des extinctions roulantes. L’augite domine et englobe parfois de l’apatite. Il faut ajouter une notable quantité d’hypersthène, de hornblende, et un peu de biotite.
Magnétite assez abondante patite.
Le pléochroïsme de l’augite est à peine sensible et on a :
Ng, vert pâle.
Nm, vert.
Np, vert.
Ng C¹ = 42° environ.
Le pléochroïsme de l’hypersthène est assez accentué et on a :
Ng, vert pâle.
Nm, jaune un peu brunâtre-clair.
Np, rose saumon.
Ng C¹ = 0.
2 E est relativement petit, ce qui indique un hypersthène très ferrifère.
84. Pyroxénite associée au gneiss précédent.
Le gneiss précédent passe dans certains endroits de la base du Kaga Bandéro à la pyroxénite.
Dans cette roche, les éléments essentiels sont l’augite, la hornblende et la biotite. L’augite domine, après vient le hornblende. Elle contient en outre un peu de quartz et un peu d’anorthite.
Zircon et apatite.
271. Gneiss pyroxénique et amphibolique du Kaga Bandéro (Fort-Crampel).
Ce gneiss se présente en lentilles ou lits dans les gneiss et leptynites.
A part quelques cristaux plus volumineux, cette roche a une structure microgrenue. Quartz, oligoclase, orthose, biotite. L’augite est assez abondante. La roche contient en outre une certaine quantité d’hypersthène et de hornblende.
Magnétite abondante, apatite et zircon.
97. Gneiss à pyroxène de l’O. du Kaga Bandéro (Fort Crampel).
Ce gneiss se présente en lits ou lentilles dans les autres gneiss.
Quartz, oligoclase, biotite et augite. L’élément le plus abondant est le feldspath, après viennent la biotite et l’augite en quantités sensiblement égales. Le quartz est relativement peu abondant.
Magnétite abondante, apatite abondante en cristaux et en microlites allongés, et zircon.
199. Gneiss amphibolique de Djalmada (Itinéraire Ndélé-Mamoun).
Quartz présentant des extinctions roulantes, oligoclase et hornblende.
La hornblende est abondante et présente souvent les clivages des sections _h_¹ (100) et _g_¹ (010) et les sections perpendiculaires à l’arête _h_¹_g_¹ (100) (010). Sphène très abondant, apatite, magnétite et un peu de zircon.
208. Gneiss amphibolique de la région montueuse du Kouti.
Quartz présentant des extinctions roulantes. L’élément principal est la hornblende. Un peu de diallage. Comme feldspath de l’oligoclase. Sphène abondant, hématite, apatite et zircon.
RÉSUMÉ
Au point de vue pétrographique. — Il y a lieu de distinguer, dans cette première partie des schistes cristallins, les gneiss normaux, les leptynites et les gneiss basiques. Toutes ces roches présentent des traces d’actions mécaniques qui se traduisent par des extinctions roulantes assez fréquentes dans le quartz et par l’altération plus rare des autres éléments et en particulier des feldspaths.
Gneiss normaux. — Roches rubanées et à grain variable mais ne devenant jamais schisteuses, à orthose (avec ou sans microcline) et oligoclase, parfois l’orthose est entièrement remplacé par le microcline. La biotite est le mica dominant, elle est très rarement accompagnée de muscovite. On observe en outre d’une façon presque constante les minéraux accessoires habituels, magnétite, apatite, zircon, et d’autres minéraux, l’un assez fréquent le sphène, le grenat et l’allanite très rares.
Il y a lieu en outre de signaler la présence du quartz en association micropegmatitique dans les feldspaths de quelques échantillons.
Leptynites. — Roches rubanées de couleur rose à grain très fin dans lesquelles le mica est plus ou moins abondant en couches minces. Les éléments sont les mêmes que dans les gneiss normaux, sauf que la muscovite est un peu plus fréquente et que le sphène est plus rare.
Types basiques. — Ces roches sont rarement rubanées, et quand le rubanement existe, il est généralement vague. Les feldspaths sont les mêmes que dans les roches précédentes, mais avec prédominance de l’oligoclase. Les éléments essentiels sont l’augite, la hornblende, la biotite et parfois l’hypersthène. Ces divers minéraux sont quelquefois réunis dans la même roche mais dans certains types la biotite manque. Dans d’autres types on ne rencontre que l’augite ou la hornblende. La proportion des minéraux colorés est variable, mais parfois elle devient considérable et il arrive même que les feldspaths viennent à disparaître complètement, la roche est alors une pyroxénite.
On remarque en outre les mêmes minéraux accessoires que dans les gneiss normaux, mais le sphène est parfois plus abondant.
Au point de vue géologique. — Les gneiss forment deux groupes. Le plus important comprend tous les échantillons recueillis dans la région s’étendant de la Haute-Ombella à Fort-Crampel. A ces gneiss sont associées des leptynites, des gneiss amphiboliques, pyroxéniques, ou amphiboliques et pyroxéniques, et en outre les granites dont il a été parlé plus haut.
Les types basiques paraissent accidentels et intercalés en lits ou lentilles dans les gneiss normaux et les leptynites, mais ce fait n’est réellement démontré qu’au Kaga Bandéro (Fort-Crampel).
Signalons enfin la présence accidentelle dans les gneiss et leptynites ci-dessus de gneiss à grands cristaux ayant souvent l’apparence d’un granite sub-porphyroïde.
Les particularités qui viennent d’être citées ne constituent rien d’anormal et se reproduisent dans des régions gneissiques françaises.
Le second groupe comprend les gneiss glanduleux à grands cristaux de Ndélé, gneiss qui ont parfois l’aspect du granite porphyroïde, et les rares gneiss ordinaires de la même région.
Les gneiss à grands cristaux sont traversés à Djigangou par un filon d’aplite.
On peut être tenté de rattacher ces gneiss au granite et de les considérer comme un granite écrasé. Mais si l’écrasement particulier des grands cristaux de feldspath autorise jusqu’à un certain point cette hypothèse, d’autres faits permettent aussi de légitimer la place de ces roches dans les gneiss. En particulier le filon d’aplite qui les traverse n’a pas subi de modifications structurelles.
Signalons enfin un autre petit groupe composé de deux échantillons de gneiss amphibolique recueillis dans les quartzites du Kouti. Le premier à Djalmada où ce gneiss n’apparaît qu’en deux points d’une étendue très restreinte, le second provenant d’un affleurement assez important interstratifié dans des quartzites dont les couches sont verticales au ruisseau Kiokioro (village de Koubou).
Quoique recueillis à 30 kilomètres environ l’un de l’autre, dans une direction respective N.E.-S.O., qui correspond sensiblement à la direction générale de la stratification des quartzites, on peut admettre qu’ils appartiennent à un même affleurement dont ils ne sont que des points isolés, car ils ont la même composition minéralogique.
QUARTZITES
DESCRIPTION DES ÉCHANTILLONS TAILLÉS EN PLAQUES MINCES
76. Quartzite micacé des chutes de la Nana.
Roche dans laquelle sont disséminées des lamelles de muscovite. On remarque aussi du zircon et un peu de magnétite.
104. Quartzite micacé à disthène et dumortiérite du Kaga M’Bra.
Roche avec muscovite assez abondante. Disthène assez abondant, très peu de dumortiérite. Magnétite, ilménite, zircon et un peu de rutile.
Le disthène constitue des cristaux très aplatis, allongés suivant l’axe vertical, mesurant souvent deux et parfois trois millimètres sur leur plus grande dimension. Ils présentent très rarement des macles microscopiques, leur couleur est le bleu verdâtre un peu pâle.
La dumortiérite est constituée par de petites baguettes faciles à reconnaître à leur pléochroïsme intense :
On a : Ng, incolore,
Nm, incolore,
Np, bleu azur,
avec maximum suivant l’axe vertical. L’allongement est de signe négatif.
105. Même roche que ci-dessus mais sans dumortiérite. Magnétite, sphène et zircon.
107. Quartzite micacé à disthène et klaprothite du Kaga M’Bra.
Roche avec muscovite assez abondante. Disthène abondant avec un peu de klaprothite. Apatite, rutile, tourmaline.
Bien que les grains de klaprothite soient très petits, leur attribution à ce minéral n’est pas douteuse. Ils possèdent une haute biréfringence et un pléochroïsme très intense :
Ng, bleu azur,
Nm, bleu azur,
Np, incolore.
La bissectrice aiguë est négative et l’angle 2 V assez grand. On n’y observe ni clivage ni macles. De petits fragments ont pu être isolés de la roche pulvérisée par un traitement à l’iodure de méthylène, puis par un triage à l’aiguille sous la loupe. Des essais microchimiques ont mis en évidence la présence de l’acide phosphorique, de l’alumine et de la magnésie.
La klaprothite est toujours en contact avec le disthène, elle est même parfois englobée par ce minéral.
216. — Quartzite micacé de Télé (Kouti).
Roche avec muscovite assez abondante, du zircon, un peu d’hématite et de tourmaline.
RÉSUMÉ
Au point de vue minéralogique. — Ces quartzites constituent les types les plus intéressants que nous ayons rencontrés. La présence de la dumortiérite et de la klaprothite est particulièrement à signaler. A l’exception du gisement de Tvedestrand en Norwège dans lequel MM. Michel LÉVY et LACROIX ont trouvé la dumortiérite en inclusion dans la cordiérite, ce minéral se rencontre dans des roches granitiques. Il y a peut-être lieu cependant de faire une réserve pour la dumortiérite de Clip dans l’Arizona qui paraît se trouver comme la nôtre dans un quartzite ; mais elle est très abondante au lieu de n’y constituer qu’un élément microscopique.
Quant à la klaprothite, son gisement habituel est bien des quartzites ; mais il est rare de la trouver dans une roche uniquement à l’état de minéral microscopique.
Au point de vue géologique. — Appartenant à des régions très éloignées l’une de l’autre, les quartzites de la Nana et ceux de Télé (Kouti), présentant les mêmes caractères de gisement présentent aussi les mêmes caractères pétrographiques.
L’échantillon de la Nana provient de couches ayant une pente de 12°, et celui de Télé d’une couche ayant une pente de 40°.
Les échantillons du Kaga M’Bra quoique faisant partie de la même formation proviennent d’un endroit bouleversé dans lequel les couches comme gisement ne sont plus comparables à celles de la Nana ni de Télé. Aussi remarque-t-on dans les quartzites du Kaga M’Bra des minéraux spéciaux tels que le disthène et accessoirement de la klaprothite, et aussi, mais très rare, de la dumortiérite.
Etude faite au laboratoire de M. LACROIX, professeur de minéralogie au Muséum d’Histoire naturelle.
La collection complète des échantillons est déposée au laboratoire de géologie du Muséum d’Histoire naturelle.
[Note 540 : On a découvert des objets polis en rhyolite un peu au sud du lac Fittri, mais beaucoup plus rares que ceux confectionnés avec d’autres roches et surtout des porphyrites qui affleurent dans cette région.]
[Note 541 : G. BRUEL, La Région civile du Haut-Chari (La Géographie, t. V, 1902).
L. LACOIN, Observations sur la géologie du pays de l’Oubangui au Tchad (Bulletin de la Société géologique de France, 4e série, t. III, 1905).
Documents scientifiques de la Mission Saharienne, 1905.]
[Note 542 : Par suite de la hauteur des eaux il est évident que certaines roches ont dû échapper aux investigations.]
[Note 543 : Se reporter à la partie pétrographique, le premier chiffre indique le numéro de l’échantillon, le second la page.]
[Note 544 : Par suite de la hauteur des eaux il est évident que certaines roches ont dû échapper aux investigations.]
[Note 545 : Voir Comptes rendus de l’Académie des sciences, 30 janvier 1905, t. CXL.]
[Note 546 : Résultats minéralogiques et géologiques de récentes explorations dans l’Afrique occidentale française et dans la région du Tchad, par A. LACROIX, membre de l’Institut, professeur au Museum, 1905, Revue Coloniale.]
[Note 547 : Documents scientifiques de la Mission saharienne, 1905.]
[Note 548 : Bulletin de la Société chimique de Paris, 3e série, t. XXXIII, p. 310 ; 1905.]
[Note 549 : Il est vraisemblable que tous les terrains de la plaine du Tchad contiennent des diatomées.]
[Note 550 : Ce caractère étant général ne sera pas reproduit dans les descriptions suivantes.]
[Note 551 : Ce minéral était autrefois considéré comme très rare, mais l’étude en plaques minces au microscope a démontré qu’il était assez commun dans certains granites. M. GENTIL l’a également signalé dans les granites de l’Anahef, dont la mission Foureau a rapporté des échantillons.]
=DIATOMÉES=
=Récoltées par la mission CHEVALIER, au Chari-Tchad,=
DÉTERMINÉES PAR
PAUL PETIT
DIATOMÉES
* * * * *
Quatre échantillons ont été soumis à mon examen, au point de vue de la recherche des Diatomées :
1o Trois fragments d’un calcaire provenant du puits d’Ardèbe ;
2o Deux fragments d’une marne du puits d’Ardèbe ;
3o Trois fragments d’un tuf calcaire de Mondo, no 402 ;
4o Deux fragments d’un dépôt ou Tripoli de Mondo, no 408.
Après lavages avec les acides et décantages selon les procédés employés ordinairement, les nos 1, 3 et 4 m’ont fourni des diatomées qui appartiennent toutes aux Eaux douces et plus spécialement aux Eaux courantes. Ce sont, à part quelques espèces, des Diatomées vulgaires qui se rencontrent dans les cours d’eau douce du monde entier. Les espèces rares sont les suivantes : Cymbella americana ; Navicula obtusa, var. : lata ; un autre Navicula figuré sans nom dans l’Atlas d’Ad. Schmidt ; le Surirella arcta, figuré dans le même atlas, sans diagnose ; et enfin le Stephanodiscus Astræa.
L’abondance de certaines espèces contraste avec la rareté d’autres. C’est ainsi que le Surirella arcta A. S. forme le fond des diatomées du Tuf calcaire de Mondo et que le Navicula oblonga avec les Epithemia forment le fond des diatomées du no 2 du puits d’Ardèbe.
Le Calcaire du Puits d’Ardèbe a présenté un fait assez curieux. Ayant lavé un des trois fragments, dans lequel je n’avais rencontré qu’une très petite quantité de valves de diatomées, brisées pour la plupart, comme cela arrive souvent dans les dépôts fossiles ; je fis le lavage d’un deuxième fragment. J’obtins une assez grande quantité de diatomées renfermant des espèces qui n’existaient pas dans le premier, et manquant, d’autres qui se trouvaient dans le premier. Il est évident que les fragments provenaient de roches appartenant à des couches distinctes, comme le démontre la liste que j’ai établie.
Quant à la marne du puits d’Ardèbe, elle ne renferme qu’un Cyclotella Kützingiana et ce n’est qu’après de longues recherches qu’on peut arriver à en découvrir une valve. On m’a fait observer, avec une préparation de matériaux, non lavés à l’acide, mise à l’appui, qu’il y avait des diatomées dans cette marne. Dans la dite préparation, examinée méthodiquement sans laisser un point inexploré, je n’ai trouvé qu’une seule valve de Cyclotella et un article de Gallionella. J’ai donc lavé toute la marne que je possédais, espérant avoir un résultat. La masse s’effrite complètement dans l’acide nitrique et laisse un dépôt de sable brun très abondant, qui fut lavé à l’acide sulfurique et chlorate de potasse. Le dépôt a été bien lavé et les eaux de lavage décantées avec précaution et réunies. Monté au baume et à sec le dépôt ne m’a fourni que quelques valves très rares des Diatomées indiquées ci-dessus. Il est certain que ces diatomées ont dû être apportées par le vent, en même temps que le sable et qu’elles ne forment pas un dépôt fossile.
I. — CALCAIRE PROVENANT DU PUITS D’ARDÈBE
ÉCHANTILLONS No 1 ET No 2
No 1 No 2
=Gomphonema intricatum= K. CC.| + | + | | — =subclavatum= Grun. A. S. atlas, t. CCXXXVII, f. 36. CCC.| + | + | | Les Gomphonema sont très abondants. | | | | =Amphora libyca= Ehr. R.| + | + | | =Cocconema cymbiforme= Ehr. C.| + | + | | — =lanceolatum= Ehr. C.| + | + | | =Cymbella Cucumis= (A. S., t. IX, fig. 21-22) Clève | + | » Nav. Diat., I, p. 165 | | | | =Encyonema gracile= Rabenh. | + | » | | — =prostratum= K. | » | + | | — =ventricosum= (Ag.) Grun. | + | + | | =Epithemia ocellata= K. C.| + | » | | — =turgida= K. C.| + | + | | — gibberula K. AR.| + | + | | — =Zebra= K. R.| + | » | | — =Sorex= K. R.| » | + | | =Rhopalodia gibba= (K.) O. Müll. CC.| + | + | | — — var. : =parallela= Grun. AR.| + | + | | — — var. : =tumida= Schaar. R.| » | + | | =Navicula oblonga= K. Très abondant CCC.| » | + | | — =limosa= K. AR.| + | + | | — =viridis= (Ehr.) K. var. : A. S. atlas, t. XLII, f. RR.| » | + 22. | | | | — =radiosa= K. C.| » | + | | — =obtusa= Ehr. var. : =lata= Rattr. (North Tolsta, RR.| + | + p. 422, pl. XXIX, f. 1, 2) | | | | — =æquatorialis= (A. S. atlas, t. L, f. 48, sans | | nom et sans diagnose). Valves linéaires-elliptiques | | à extrémités cunéiformes arrondies ; long. 76 μ, | | largeur 24 μ ; area longitudinale étroite, légèrement | | dilatée au centre ; stries très fines, non ponctuées, | | 11 dans 10 μ, perpendiculaires à l’axe vers le centre | | et faiblement rayonnantes aux extrémités. | | | | Je n’ai vu qu’une seule valve de cette espèce, qui | » | + n’a encore été trouvée que dans l’Orégon. | | | | =Mastogloïa Grevillei= W. Sm. AR.| + | + | | =Surirella bifrons= Ehr. | + | + | | =Cymatopleura Solea= W. Sm. R.| » | + | | =Synedra Ulna= (Nitzs) Ehr. C.| + | + | | =Odontidium Tabellaria= W. Sm. AR.| + | + | | =Eunotia gibbosa= V. H. Syn., pl. XXXV, f. 13. Long. R.| + | » 48 μ. | | | | =Stephanodiscus Astræa= Ehr. var. : minutulus Grun. R.| + | + | | =Cyclotella Meneghiniana= K. C.| + | + | | — =Kützingiana= Thw. | + | + | | =Gallionella granulata= Ehr. CC.| + | + | | — =distans= Ehr. CC.| + | + | | — =crenulata= Ehr. R.| » | +
II. — TUF CALCAIRE DE MONDO, No 402
=Gomphonema intricatum= Kg. CC.
=Cocconema cymbiforme= (Kg.) Ehr. C.
— =lanceolatum= Ehr. C.
— =parvum= W. Sm. AR.
=Cymbella heteropleura= Ehr. (A. S. atlas, t. IX, f. 51) R.
— =Cucumis= A. S. (ut suprà) long. 91 μ, larg. 24 AR.
— =americana= A. S. atlas, t. IX, f. 15 et 20, var. : =acuta=. Diagnose dans Clève Nav. Diat., I, p. 164.
— =delecta= A. S. atlas, t. IX, f. 17 et t. LXXI, f. 80. Diagnose dans Clève, l.c.
=Epithemia Argus= (Ehr.) K. AR.
— =Sorex= K. R.
— =ocellata= Ehr. AR.
=Rhopalodia gibba= (K.) O. Müll. C.
=Encyonema turgidum= Grun. C.
— =prostratum= (Berk) Ralfs. C.
— =gracile= Raben R.
=Amphora libyca= Ehr. R.
=Navicula sphærophora= K. R.
— =rynchocephala= K. var. : =amphiceros= (K.) Grun. R.
— =viridis= Nitzs. var. : =commutata= Grun. AC.
— =rupestris= Hantz. AR.
=Stauroneis anceps= Ehr. R.
=Mastogloia Grevillei= W. Sm. R.
=Surirella arcta= A. S. atlas, t. XXIII, f. 23 (sans diagnose). CCC. Valves longuement linéaires à extrémités cunéiformes et à partie centrale fortement contractée ; longueur 160 à 204 μ, plus grande largeur 35 μ 20 à 36 μ 80 ; axe longitudinal formé par une ligne ; côtes robustes, 1 1/4 dans 10 μ, atteignant l’axe longitudinal, perpendiculaires vers le centre et rayonnées vers les extrémités
Cette espèce, qui malheureusement est sous forme de fragments dans le tuf de Mondo, ne se rencontre entière que rarement dans les préparations, dont elle forme le fond. Elle est très abondante. Jusqu’ici cette espèce n’a été rencontrée que dans Demerara river et figurée par le Révérend Ad. Schmidt dans son Atlas der Diatomaceenkunde.
=Cymatopleura elliptica= W. Sm. et ses variétés C.
— =Solea= W. Sm. AC.
=Nitzschia amphioxys= W. Sm. variété : =vivax= AR.
— =stagnorum= Raben R.
=Synedra Ulna= (Nitzs.) Ehr. CC.
=Stephanodiscus Astræa= Ehr. var. : =minutulus=. Grun. R.
=Cyclotella Kützingiana= Thw. R.
=Gallionella granulata= Ehr. AC.
— =distans= Ehr. AC.
III. — TRIPOLI DE MONDO, No 408
=Amphora libyca= Ehr. AR.
=Encyonema turgidum= (Greg) AC.
=Rhopalodia gibba= (K.) O. Müll, variété : =tumida= Schaar. R.
=Navicula anglica= Ralfs. RR.
=Odontidium Harrissonii= W. Sm. R. variété =minus= Roper.
=Cyclotella Meneghiniana= K. CCC.
— =operculata= Hantz. AC. } } — =Kützingiana= Thw. CC. } Abondants, formant le fond } de la préparation. =Gallionella distans= Ehr. CC. } } — =granulata= Ehr. CC. }
IV. — VASE DU LAC TCHAD RÉCOLTÉE A KOUKIA
La vase du Lac offre l’aspect de la tourbe desséchée, elle ne fait pas effervescence sous l’action des acides forts, elle ne contient donc pas de carbonates calcaires. Après lavages par les procédés ordinaires, on obtient un dépôt renfermant une grande quantité de sable brun, qu’il faut éliminer pour avoir les diatomées, ce qui nécessite des lavages et des décantages longs et délicats.
Par suite d’une cause inexplicable et rare même dans les dépôts fossiles, la plus grande quantité des valves se trouve réduite à l’état de fragments, ce qui nécessite un grand nombre de préparations pour pouvoir trouver un échantillon complet et encore, sur 15 préparations, il n’a pas été possible de rencontrer une Surirella robusta entière.
Le dépôt est assez riche en Surirellées et en Naviculées ; il renferme deux espèces très rares : Navicula americana Ehr. et Navicula Perrotetii Grun. ; cette dernière a été découverte au Sénégal, et en outre une variété nouvelle très abondante de la Surirella Kittonii A. S.
Espèces rencontrées dans la vase.
=Cocconeis Pediculus= Ehr.
=Gomphonema acuminatum= Ehr. variété =Turris=.
— =capitatum= Ehr.
— =gracile= Ehr. variété =minor= Grun.
— =Turris= Ehr.
=Cymbella bengalensis= Grun.
=Cocconema cymbiforme= Rabh.
=Amphora ovalis= Kg.
=Epithemia Sorex= Kg.
=Rhopalodia gibba= O. Müll.
— =parallela= O. Müll.
=Navicula americana= Ehr. (Très rare).
— =Cardinalis= Ehr.
— =cuspidata= Kg.
— =elegans= W. Sm.
— =elliptica= Kg.
— =macilenta= Ehr.
— =major= Kg.
— =Perrotetii= Grun.
— =viridis= (Nitz.) Kg.
=Stauroneis acuta= W. Sm.
— =Phœnicenteron= (Nitz.) Ehr.
=Surirella arcta= A. S.
— =bifrons= Ehr. variété : =tumida= O. Müll.
— =Kittoni= A. S. var. nov. =elliptica=.
— =robusta= Ehr.
— =tenera= Greg.
— — variété =nervosa= A. S.
=Cymatopleura elliptica= (de Bréb) W. Sm.
— =Solea= (de Bréb) W. Sm.
=Eunotia Arcus= Ehr.
— =gibbosa= V. Hk.
=Himantidium pectinale= Kg.
=Stephanodiscus Astræa= (Ehr) Kg.
=Cyclotella Meneghiniana= Kg.
— =operculata= (Ag.) Kg.
=Gallionella crenulata= Ehr.
— =distans= Ehr.
— =granulata= Ehr.
— =lyrata= Ehr. Variété =tenuior=. Grun.
— =varians= Ehr.
=NOTE= SUR LES =COLLECTIONS D’INSECTES= =rapportées par la Mission CHARI-TCHAD=
ARACHNIDES, MYRIAPODES ET CRUSTACÉS
PAR
M. BOUVIER Professeur au Muséum d’Histoire naturelle.
ARACHNIDES ET MYRIAPODES
Très nombreux sont les matériaux recueillis dans ces deux groupes, mais aucun spécialiste n’a pu encore les étudier. D’un examen sommaire de ces matériaux, on peut conclure toutefois que certaines espèces à très large distribution se trouvent constamment représentées jusqu’au centre de l’Afrique. Dans la classe des Arachnides, c’est le cas des grands Scorpions noirs, Pandinus imperator C. L. Koch et Pandinus dictator Pocock ; dans le groupe des Myriapodes de la Scolopendre géante, Scolopendra subspinipes Leach et d’une espèce plus petite, la S. morsitans L. qui remonte jusqu’en Algérie.
CRUSTACÉS
Tous les Crustacés recueillis par la mission appartiennent naturellement à la faune des eaux douces. Ils ne sont pas très nombreux en espèces, mais présentent presque tous un fort grand intérêt.
Parmi les Crevettes d’eau douce, il convient de citer deux espèces : d’abord un Palémon d’une grande taille, le Palemon macrobrachion Heiklots qui paraît identique à une espèce américaine, le P. acanthurus Wiegm., qu’on avait signalé en divers points de l’Afrique occidentale et qui fut capturé par M. DECORSE à Brazzaville. En second lieu une petite espèce de la tribu des Stynier, la Caridina togoensis var. Decorsei Bouvier. Cette forme nouvelle a été découverte au cours de la mission et paraît très commune dans l’Afrique centrale et occidentale, où elle représente, peut-être à elle seule, le genre Caridina. M. DECORSE l’a prise à Krebédjé, à Fort-Archambault, au Bangoran, mais on la trouve bien en dehors de ces régions centrales ; M. CHEVALIER vient d’en recevoir des exemplaires recueillis au Fouta- Djalon, et le Muséum du capitaine COTTE de la mission Sud-Kameroun.
Les Crabes d’eau douce ne manquent pas dans les régions tropicales, où ils sont d’ordinaire assez étroitement localisés. Parmi ceux capturés au cours de la mission, il convient de citer le Potamonautes Aubryi Edw. trouvé à Bessou, mais déjà connu dans l’Afrique occidentale. Un jeune voisin du P. Sidneyi Rathbun connu seulement dans l’Inde, et trois beaux spécimens qui tiennent à la fois du P. Johnstoni Miers et du P. perlatus Edw. Il est bon d’observer que ces exemplaires proviennent du Chari, tandis que le P. Johnstoni se trouve au Kilimandjaro et le P. perlatus dans l’Afrique méridionale.
=COLÉOPTÈRES=
PAR
M. PIERRE LESNE Assistant au Muséum d’Histoire naturelle.
Les collections de Coléoptères recueillies au cours de la mission Chari- Tchad sont fort riches et permettront d’entreprendre une étude approfondie de la faune des vastes régions explorées par MM. A. CHEVALIER et le Dr J. DECORSE. La détermination de ces importants matériaux est seulement commencée, mais on peut noter dès maintenant quelques remarques qui se dégagent de leur examen sommaire.
Le caractère le plus frappant de la faune du Chari moyen et inférieur et de la région du Tchad réside dans sa grande analogie avec celle du Sénégal et du Soudan occidental. Il est assurément remarquable de retrouver communément aux environs de Fort-Archambault les espèces qui comptent aussi parmi les plus fréquentes à Saint-Louis-du-Sénégal. Tels sont les :
Tetragonoderus quadrum Ol. (Carabides).
Sternocera interrupta Ol. (Bupestides).
Sinoxylon senegalense Karsch (Bostrychides).
Thalpophila abbreviata Fabr. (Ténébrionides).
Entomoscelis cincta Ol. (Chrysomélides).
Hoplostomus fuliginosus Ol. (Cétonines).
Etc.
Les espèces suivantes, qui ont été recueillies en divers points du bassin moyen et inférieur du Chari, sont également sénégalaises :
Cicindela Dumolini Dej. (Cicindélides).
Luperca Goryi Guér. (Carabides).
Harpalus ephippium Dej. (Carabides).
Bradybænus scalaris Ol. (Carabides).
Sternocera castanea Ol. (Buprestides).
Bostrychopsis Reichei Mars. (Bostrychides).
Epicanta flavicornis Dej. (Méloïdes).
Rhyxiphlæa corticina Ol. (Cétonines).
Etc.
D’une façon générale, les affinités avec la faune du Sénégal sont particulièrement marquées dans la région même du Tchad. Plus au sud, sur le Chari inférieur et moyen apparaissent des formes paraissant propres à l’Afrique centrale, tels le Sternocera Colmanti Kerremans (Bupestides) déjà connu du Bahr-el-Ghazal, le Thalpophila reticulata Fairmaire (Ténébrionide) primitivement décrit du pays de Nyams-Nyams, un Onitis géant, apparenté à l’On. Castelnani Harold, de l’Afrique australe, etc. C’est ce mélange de formes centre-africaines avec des espèces sénégalaises en nombre prédominant qui imprime un cachet spécial à la faune des régions riveraines du Chari. Mais si l’on s’écarte du fleuve, pour pénétrer dans les pays Saras qui s’étendent à l’O. de Fort- Archambault on constate la présence dans ces contrées de types tout particuliers révélant la proximité d’un centre faunistique distinct. De remarquables espèces qui paraissent être inédites et qui appartiennent aux genres Myrmecoptera parmi les cicindélides, Anthia, Graphipterus, Pheropsophus parmi les Carabiques caractérisent notamment cette faune dar-sarienne dont on doit la découverte à M. le Dr J. DECORSE.
Parmi les captures intéressantes faites par le même naturaliste il faut citer celle d’un petit carabique, le Somotrichus elevatus Fabr. dont le pays d’origine était resté jusqu’ici inconnu. L’insecte se rencontre de temps à autre dans les ports de commerce et paraît vivre à demeure dans les cales de certains navires. Sa découverte aux environs de Fort- Archambault permet d’affirmer qu’il est d’origine africaine.
Les récoltes faites sur le cours de la rivière Gribingui ont été moins fructueuses que celles effectuées dans les régions dont nous venons de parler ; mais plus au sud, au-delà de la ligne de partage des eaux entre le Chari et le Congo, sur la Kémo et ses affluents, la mission a rencontré en abondance les Cétoines du genre Gnathocera et une foule d’autres formes à affinités guinéennes prononcées, faisant pressentir la proximité de la faune gabonaise proprement dite. Il est à noter d’ailleurs que dans toute l’étendue des régions explorées dans le bassin du Chari ont été rencontrées les formes à aire de dispersion très étendues en Afrique comme les Opilo gigas Cost., Tenebrio guineensis Hid., Xystrocera nigrita Serv., etc.
En résumé, les points que met en évidence un examen rapide de l’ensemble des Coléoptères de la mission Chari-Tchad sont :
1o L’existence d’une ligne de démarcation importante au point de vue faunistique dans la région de la rivière Gribingui. Au nord de cette région les espèces sont en grande majorité soudanaises ; au sud, elles se rattachent à la faune congolaise ou à la faune guinéenne.
2o La présence, dans le bassin du Chari, de formes qui paraissent être propres à l’Afrique centrale.
3o L’existence d’une faune très spéciale, à affinités soudanaises, dans les pays Saras s’étendant à l’Ouest de Fort-Archambault.
=HYMÉNOPTÈRES, ORTHOPTÈRES ET NÉVROPTÈRES=
PAR
M. R. DU BUYSSON
HYMÉNOPTÈRES
Les Hyménoptères récoltés par M. A. CHEVALIER pendant ses voyages dans l’Afrique centrale et occidentale sont peu nombreux, mais leur diversité permet de déduire quelques renseignements sur la faune des pays où ils ont été trouvés.
Comme on le sait, les Hyménoptères vivent en général de matières sucrées provenant des nectaires des fleurs ou des miellées produites soit par les Pucerons et les Coccides, soit par les stigmates des feuilles des plantes sous l’influence de certaines conditions climatériques. Une des plus grandes familles, celle des Mellifères, a la spécialité de recueillir le miel et le pollen. Aussi les insectes appartenant à cette famille peuvent être comptés parmi les principaux facteurs de la fécondation des plantes. Leur présence est donc d’un intérêt capital pour le colon. Une région riche en fleurs nourrit toujours beaucoup d’Hyménoptères mellifères et inversement : l’abondance des unes permet de calculer le nombre des autres. Parmi les Mellifères, on peut signaler l’Abeille mellifique qui se rencontre, à l’heure actuelle, dans toutes les parties du monde, soit comme patrie normale, soit qu’elle ait été importée par l’homme. En Casamance, comme dans la région parcourue par la mission Chari-Tchad, M. A. CHEVALIER a rencontré la variété fasciata Latr. de l’Abeille domestique. C’est un nouveau point à enregistrer dans la dispersion de ce précieux animal sur le continent africain. En effet l’Apis mellifica L. var. fasciata Latr. habite l’Égypte : Le Caire, Ramlé, Suez, les environs de Kartoum, Obock. On l’a rapportée de Dakar, de la Guinée : Bissao, de Libéria : Monrovia, de la Sierra-Leone, du Haut-Niger et du Bénoué, du Congo, de la Cafrerie, du pays des Basoutos et E. FOA l’a retrouvée dans la vallée du Haut-Zambèze. Dans bien des endroits, cette abeille est plus ou moins cultivée par l’indigène, mais elle vit à l’état sauvage dans beaucoup d’autres. C’est une ressource qui attend qu’elle soit mise en valeur, modeste sans doute mais qui n’en existe pas moins.
D’autres Hyménoptères sont chasseurs de grillons, de criquets, de chenilles, de papillons et d’autres insectes nuisibles à l’agriculture. D’un coup d’aiguillon, ils paralysent leur proie et l’emmagasinent pour nourrir leur progéniture. A cette catégorie appartiennent les Eumenes tinctor Christ et caffra Olivier qui approvisionnent leurs nids de terre gâchée avec des chenilles. M. CHEVALIER a reconnu leur présence dans plusieurs localités du Baol oriental, de Thiès à N’djourbel. Ils ont comme ennemi un autre Hyménoptère, aux couleurs étincelantes, la Chrysis stilboides Spin. qui dépose ses œufs dans leurs cellules. La larve de la Chrysis dévore celles des Eumènes. Cette Chrysis se rencontre partout où vivent les gros Eumènes. Elle est signalée d’Égypte, d’Abyssinie, de Saint-Louis du Sénégal, de la Casamance, de la Sénégambie, du Congo français, des environs du Tanganyika, du Zambèze et du Zanzibar. Les récoltes de M. A. CHEVALIER viennent ajouter de nouvelles localités d’habitat à celles déjà connues et nous prouver une fois de plus que certaines espèces d’insectes ont une aire de dispersion bien plus étendue qu’on ne le suppose. M. CHEVALIER a rapporté vingt- huit espèces de Fourmis qui, si elles sont de peu d’intérêt pour le colon, nous serviront de jalons pour la géographie zoologique.
Je dois indiquer aussi quelques Guêpes : Belonogaster junceus Oliv. et Polistes marginalis F. Elles peuvent être considérées comme des animaux utiles. En effet, elles vivent en sociétés parfois nombreuses et elles nourrissent leurs larves avec de petits lépidoptères, de petites chenilles et autres menus insectes nuisibles aux plantes et aux fruits.
Enfin pour terminer l’étude des Hyménoptères recueillis par M. A. CHEVALIER, je parlerai d’un Ichneumon, fort beau par son coloris, le Cryptus vittatus Tosq., mais qui malheureusement a des mœurs fort préjudiciables pour les chenilles dont on a cherché à utiliser la soie dans l’Afrique occidentale, la Faidherbia Bauhiniæ Guérin et les Anaphe qui vivent des feuilles du Tamarinier.
ORTHOPTÈRES
Il y a peu de chose à signaler dans ce groupe, d’abord parce qu’ils sont en trop petit nombre, ensuite parce qu’on ne connaît pas assez leurs habitudes. Nous devons dix-neuf Acridiens à M. CHEVALIER, appartenant tous aux petites espèces non migratrices, qui vivent sédentaires dans les herbages et dont les dégâts n’ont pas encore été signalés, sans doute parce qu’ils sont insignifiants. En effet, les Acridiens se nourrissent de plantes et ils ne deviennent nuisibles que par leur nombre. Il en est de même des deux Gryllides rapportés par M. CHEVALIER. Ces animaux peuvent être malfaisants dans les habitations, mais on ne connaît pas leur manière de vivre. D’autres Orthoptères, les Mantides, sont carnassiers ; ils se nourrissent de proies vivantes qu’ils saisissent avec habileté et maintiennent avec les pattes antérieures puissamment armées à cet effet. M. A. CHEVALIER en a recueilli quatre espèces, des Harpax, dont l’aire de dispersion est encore fort mal connue.
Il n’en est pas de même des Blattides ; car, en outre des petites Phyllodromies sans beaucoup d’intérêt au point de vue agricole, M. CHEVALIER a rencontré, dans plusieurs localités du Soudan et du Baol oriental, de Thiès à N’djourbel, la grande Blatte qui porte le nom de Rhyparobia maderæ F. Ce gros insecte est connu de Madère, de Ténériffe, des Comores, du Sénégal, de la Guinée, du Congo, de Madagascar et même de la Guadeloupe. Partout où il a été signalé, on a reconnu ses méfaits. Sa voracité et sa fécondité le font redouter des colons et des voyageurs.
NÉVROPTÈRES CORRODANTS
Parmi les Névroptères, on classe dans un sous-ordre les Termites, qui pratiquent la vie en société. Leur existence n’est pas encore connue dans le détail, mais tous les voyageurs savent que beaucoup construisent avec de la terre et des débris végétaux des dômes de forme variable suivant les espèces. Leurs téguments délicats les forcent à ne sortir que la nuit, car les ardeurs du soleil les feraient mourir promptement et leurs ennemis, les oiseaux en particulier, les auraient vite détruits. Les uns s’établissent sous le sol, les autres dans les bois morts et même dans le tronc des arbres. Ils se façonnent des galeries couvertes pour pouvoir impunément monter sur les arbres à la recherche de leur nourriture. Dans les branchages, ils construisent des nids de refuge où ils peuvent s’abriter le jour et attendre ainsi la complète exploitation du feuillage dont ils font usage.
La Mission Chari-Tchad a récolté un certain nombre d’espèces parmi lesquelles se trouvent les Termes natalensis Hav., bellicosus Smeath, et l’Eutermes fungifaber Sjœstedt.
=DIPTÈRES=
PAR
M. SURCOUF
Parmi les diptères piqueurs qui ont été recueillis par MM. le Dr DECORSE et CHEVALIER dans la mission Chari-Tchad, il y a lieu de mentionner les espèces suivantes :
1o Un Tabanus latifer Macquart.
Ce taon est étroitement allié au T. africanus Gray du S. et du S.-E. de l’Afrique, qui n’en diffère que par une fascie noirâtre à l’extrémité des ailes hyalines. Son aire comprend la boucle du Niger et les bords du Bénoué, affluent de droite.
2o Tabanus Chevalieri nov. sp. Surcouf, provenant du Fouta Djalon.
Cette espèce appartient au même groupe que T. gratus et T. rujens de Cep. Ces trois espèces sont de petite taille et rares dans les collections.
3o Un grand nombre de Tabanus ditæniatus Moquart répartis sur toute la région comprise entre l’archipel Kouri et le Fort Lamy. On le rencontre d’autre part depuis Gilgil (Afrique orientale anglaise) et l’île Maurice jusqu’à Tombouctou au N. et la Guinée française à l’O. Le Dr CHAPUIS avait déjà mentionné que sa piqûre faisait périr les chameaux.
4o Tabanus tæniola Pal-Beauv.
Espèce répandue dans toute l’Afrique intertropicale.
5o Tabanus sufis Jænnicke.
Espèce rare dans les collections et dont les quelques exemplaires possédés manifestent une extension considérable : Egypte, Nubie, Congo, Sénégal.
Outre ces Tabanides, la mission a rapporté de nombreux Simulium damnosum Theobald.
Cette simulie appelée : mouche de Jifa dans l’Afrique orientale anglaise, pullule sur la rive droite du Nil et vers le Tanganyika elle s’étend dans l’Uganda et existe beaucoup plus à l’O. sous le nom indigène de fourou.
Elle a été retrouvée au Congo par M. le Dr BRUMPT. Sa présence au Fouta- Djalon où elle a été prise par M. CHEVALIER démontre que le Simulium damnosum est une espèce équatoriale dont l’aire d’habitat comprend toute la largeur de l’Afrique.
La description de Tabanus Chevalieri paraîtra avec plusieurs autres dans le Bulletin du Muséum.
=QUESTIONS AGRICOLES & DIVERSES=
PAR
AUG. CHEVALIER ET H. COURTET
QUESTIONS AGRICOLES ET DIVERSES
Indépendamment de ce qui a été dit dans divers chapitres de la première partie de ce livre au sujet de l’agriculture et des plantes cultivées, nous avons cru devoir réunir ici un certain nombre de questions éparses qui intéressent également l’agriculture des régions parcourues.
LISTE DES PLANTES CULTIVÉES PAR LES PEUPLADES ANTHROPOPHAGES DE L’OUBANGUI
=Espèces dont on mange les fruits.=
Musa paradisiaca (Banane).
— sapientum (Banane).
— sinensis (Banane).
Carica papaya (Papaye).
Ananas sativa (Ananas).
Solanum Pierreanum.
— melongena (Aubergine)
Lycopersicum cerasiformis (Tomate cerise).
Tomate amère (employée comme condiment).
Capsicum frutescens (Piment).
— anthropophagorum (Piment).
Cucurbita maxima (Potiron).
— moschata (Giraumon).
Cucumis citrullus (Pastèque).
— species (Courge).
Hibiscus esculentus (Gombo).
Canarium Nsafu (Nsafu).
=Espèces dont on mange les graines.=
Zea maïs (Maïs).
Andropogon Sorghum (Sorgho ou gros mil).
Penicillaria spicata (Petit mil).
Eleusine coracana (Eleusine).
Sésamum indicum (Sésame).
Hyptis spicigera (Labiée à graine oléagineuse).
Vigna Catjang (Haricot).
Phaseolus lunatus (Haricot de Lima, petite et grosse variété).
Voandzeia subterranea (Pois de terre).
Arachis hypogea (Arachide).
=Espèces dont on mange les tubercules.=
Manihot utilissima (Manioc amer).
— var. dulcis (Manioc doux).
Dioscorea anthropophagorum (Igname à tubercules aériens).
— alata (Igname).
— sativa (Igname).
Ipomœa batatas (Patate douce, plusieurs variétés).
Coleus rotundifolius (Ousonifing ou Pomme de terre de Madagascar).
— dazo (Dazo).
— langouassiensis (Dazo).
Colocasia antiquorum (Colocase).
=Espèces dont on mange les feuilles.=
Hibiscus sabdariffa (Oseille de Guinée).
Corchorus olitorius (Jute).
Rumex (Oseille).
Solanum guineensis.
=Pour fumer ou Plantes à parfums.=
Nicotiana tabacum (Tabac).
— rustica (Tabac).
Canabis sativa (Chanvre).
Ocymum viride (Basilic).
— basilicum (Basilic).
=Plantes textiles.=
Gossypium barbadense (Coton).
— herbaceum (Coton).
=Espèces donnant des matières grasses.=
Ricinus communis (Ricin).
Jatropha curcas (Pignon d’Inde ou Pourguère).
BANANIERS
La banane constitue le fond de la nourriture des peuples de la forêt congolaise. Avant l’introduction du manioc venu en Afrique à la suite de la découverte de l’Amérique, elle devait jouer un rôle plus grand encore.
On cultive plus particulièrement le Musa paradisiaca. Le nombre des variétés est très grand. Chez certaines, les fruits atteignent jusqu’à 30 centimètres de long.
Entre le 4e et le 5e degré de lat. N., chez les Bondjos, les bananiers sont encore très abondants. On les cultive exclusivement autour des villages car ils exigent un sol très riche. Le grand bananier ne donne des fruits que 18 mois après que le rejet a été mis en terre. Dans les bananeraies indigènes on ne trouve des fruits en abondance que dans la saison humide. On les cueille ordinairement bien avant leur complète maturité. En temps de famine les Bondjos vivent aussi des racines de leurs bananiers qui sont ainsi sacrifiés.
D’après les missionnaires que nous avons interrogés, le nombre des variétés qui existent dans les villages de la forêt est presque illimité. Les Bondjos ne savent pas les cultiver séparément, de sorte que dans une seule plantation elles sont ordinairement mélangées.
Entre Bangui et La Kémo prédominent les deux variétés suivantes :
1o Zimbala (mot à mot la dent de l’éléphant, c’est-à-dire la pointe d’ivoire en banda). Tronc s’élevant jusqu’à 3 mètres et 4 mètres. La gaine des feuilles et par suite le tronc sont complètement noirs. Se nomme Benza en balari.
On a vu à Bessou des régimes de cette variété pesant jusqu’à 40 kilogrammes.
2o Ndon. Pieds de 3 à 4 mètres de haut. Tronc d’un vert glauque, pétiole vert profondément canaliculé avec un étroit liseré rose. Limbe des feuilles ordinairement très déchiré. Bananes serrées arquées d’une longueur moyenne de 15 à 20 centimètres. Régimes longs de 1 mètre, très chargés de fruits pesant jusqu’à 30 ou 40 kilogrammes.
Il existe enfin dans divers villages de la forêt (de Brazzaville à Bangui) un Bananier à feuilles et tronc rouges donnant en petite quantité des bananes longues et sucrées.
On cultive aussi à Brazzaville une variété ornementale à feuilles pourpres qui ne produit jamais de fruits.
Les fruits du Musa paradisiaca, nommés encore Bananes cochon, se mangent ordinairement rôtis sur la cendre ou bien les indigènes les préparent en farine. A maturité très avancée la peau de ces bananes noircit, les fruits deviennent blets à la surface et beaucoup d’Européens les préfèrent en cet état comme fruits de dessert aux bananes sucrées.
Ces dernières, qui n’excèdent pas ordinairement 15 centimètres de long, sont produites par le Musa sapientum également cultivé par les indigènes dans tout le Congo, mais en beaucoup moins grande quantité. Les bananes sucrées (les seules connues en Europe) sont surtout recherchées des enfants et consommées sans être cuites.
Cette espèce porte le nom de Toto dans la plupart des langues du Congo, les Banziris l’appellent Benza.
Le bananier nain Musa sinensis (M. Cavendishii) commence à se répandre au Congo même chez les indigènes.
Il paraît qu’il fut introduit en 1878 à Landana au Congo portugais de pied venant du Muséum. L’introducteur était le P. DUPARQUET. Depuis il a été transporté par les missions dans toutes les directions. La mission de Liranga l’a propagé chez les indigènes du moyen Congo, aussi les peuples du Haut-Oubangui l’appellent le Bananier des Mangala, peuplade chez laquelle il est aujourd’hui abondant.
Il réussit très bien dans les terres fertiles. A la mission de Bessou on a vu des régimes de cette espèce d’un poids considérable. Cependant les missionnaires n’en étendent pas la culture plus que celle des autres variétés. Ils trouvent que les bananiers occupent beaucoup de place et mettent longtemps à produire. Aussi donnent-ils la préférence comme grandes cultures au manioc, au maïs, aux patates et au dazo.
Dans chaque village banda et mandja on trouve encore quelques pieds de Musa paradisiaca et de M. sapientum cultivés, mais leurs fruits tiennent très peu de place dans l’alimentation des indigènes.
Le Musa sinensis n’existait pas encore dans le pays ; la mission a apporté les premiers pieds au Jardin de Fort-Sibut. Dans le pays de Senoussi on ne trouve plus que le Musa paradisiaca et en très petite quantité.
C’est à Damtar vers le 10e parallèle que nous avons vu les derniers beaux bananiers dans un jardin européen. Plus au N. ils ont beaucoup de peine à vivre en Afrique centrale à moins de soins très spéciaux (abris contre le vent et le soleil, fréquents arrosages).
AUG. CHEVALIER
CAFÉIER DES BORDS DE L’OUBANGUI (Coffea congensis).
Ce caféier croît en abondance dans les parties boisées des rives de l’Oubangui. On le suit sans interruption de Bangui à Zangha et d’après les renseignements fournis, bien au-delà de Mobaye.
Ses endroits préférés sont les terrains plats ou en pente douce inondés à la saison des hautes eaux et couverts de grands arbres dont l’ombre lui est favorable. Dès que les grands arbres s’espacent ou que le feuillage s’éclaircit, le caféier disparaît. On le rencontre dans les mêmes conditions au pied de quelques berges élevées, comme à Fort-de- Possel, par exemple, entre le poste et la factorerie, au sommet de ces berges il ne végète plus. Certains pieds à la saison des hautes eaux sont dans l’eau sur plus de 1m50 de hauteur. Un peu en aval de Bangui sous les grands arbres des bords du fleuve, on rencontre de véritables petits taillis de caféiers.
Aux environs de Fort-de-Possel la hauteur de certains arbustes atteint environ 4 mètres, ils sont rarement verticaux, très flexible ce caféier se courbe. Les pieds sont souvent ramifiés à quelque distance du sol.
Parmi les arbustes de 2 à 4 mètres de développement un pied sur 5 peut seul être considéré comme fructifié, les autres n’ont qu’un nombre insignifiant de fruits, quelquefois nul.
La moyenne des pieds que l’on peut considérer comme fructifiés donne 221 fruits par pied. Les fruits ont généralement deux graines, mais quand les conditions de végétation ne sont pas normales, il y a un certain nombre de fruits qui n’ont qu’une graine et les autres fruits sont plus petits.
Cent grammes de grains décortiqués et secs contiennent 820 grains. Si on rapproche ce chiffre de la moyenne donnée plus haut, un caféier produirait normalement 442 grains soit 53 grammes de café par an.
Ces chiffres ne se rapportent évidemment qu’à l’année où l’étude a été faite et à la région de Fort-de-Possel.
Dans les parties boisées de la plaine de Fort-de-Possel, parties situées en général dans les terrains bas et marécageux on ne trouve plus ce caféier.
Les indigènes de la région n’utilisant pas le café, se soucient très peu de la conservation des pieds et les coupent sans scrupules pour les utiliser aux mêmes usages que les autres bois flexibles.
Plus en amont, les Européens ont appris aux indigènes à récolter ce café qui est alors utilisé.
Quoique ce caféier n’ait jamais été cultivé ni à Fort-de-Possel ni à Fort-Sibut, en 1902, l’administrateur commandant le cercle n’a pas hésité, en réponse à une dépêche ministérielle du 29 octobre 1901, dans une notice no 977 datée du 28 août, à s’exprimer ainsi : « En isolant les pieds et en les cultivant on arrive à des résultats appréciables. Cet essai a été tenté avec succès à Fort-de-Possel. Il a donné de moins bons résultats à Fort-Sibut (Krébedjé), à 100 kilomètres environ de l’embouchure de la Kémo dans l’Oubangui. » Ceux qui s’intéressent à cette question se trouvent donc indignement induits en erreur par cette notice.
Dans le cimetière de Bangui ce caféier a été planté et a donné d’assez beaux pieds ramifiés, mais en 1903 la production de ces pieds a été nulle, et il doit être de même pour les autres années, car il ne se trouve pas, quoique assez ombragé, dans ses conditions normales de végétation, aucun renseignement n’a été trouvé à ce sujet dans les archives du poste.
H. COURTET.
L’AGRICULTURE CHEZ LES SARAS
Le Sara est cultivateur et cultiverait au delà de ses besoins si les produits qu’il récolte avaient un débouché commercial, mais ce débouché n’existe pas. Cependant chez les Saras Mbanga et les Saras Ngaké il se fait quelques transactions, c’est-à-dire que des habitants du pays Salamat, et des Ouled Rachid (arabes) viennent s’approvisionner de mil chez eux, apportant en échange des lances, des perles, des vêtements confectionnés avec des bandes d’étoffe de leur pays et quelques autres objets. Le Sara se contente donc en général de cultiver la surface nécessaire pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille et pour boire copieusement le Sam (bière de mil) qu’il apprécie beaucoup. Aussi dans chaque village, chaque jour de l’année ou à peu près, quand la récolte a été bonne, il y a toujours quelque part grande beuverie de Sam, souvent avec accompagnement de danses et de chants. Chaque famille possède pour la fabrication du Sam de grandes marmites en terre cuite et certaines cases sont de véritables brasseries.
Culture chez les Tounias (tribu Sara)
Une famille composée de 5 personnes cultive en mil une surface de 1 hectare 90 ares, et un petit champ de 20 ares environ de haricots, pois de terre, ou arachides, soit une superficie totale de 2 hectares 10 ares, ce qui donne par tête une superficie de 42 ares.
La surface cultivée en mil lui rapporte 38 hectolitres environ de mil, soit 20 hectolitres par hectare qui au poids moyen de 80 kilos l’hectolitre donne un rapport de 1600 kilos à l’hectare.
Aux champs l’homme, c’est-à-dire le chef de famille, travaille avec les femmes et les enfants, la durée du travail est en moyenne de 6 heures par jour et la culture exige un travail de 5 mois par an, soit 1357 heures de travail par hectare. (Ce chiffre ne comprend que le travail de 3 personnes, les enfants pouvant être en bas âge et ne faire aucun travail.) Il reste donc aux indigènes 7 mois de liberté pour les travaux accessoires consistant dans la réparation ou la réfection des cases leur prenant environ un mois par an, pour la chasse, et pour fabriquer et boire le Sam.
Tout le mil récolté est donc consommé sauf une petite quantité servant à faire quelques menus échanges avec les pêcheurs, les gens du poste de Fort-Archambault et à payer l’impôt, quantité évaluée à 300 kilos. La récolte totale étant de 3.000 kilos, il reste à la famille pour sa consommation directe 2.700 kilos, soit 1kgr,525 par tête et par jour. En admettant une consommation moyenne de 0kgr,800 par jour pour la nourriture, il reste 0kgr,725 de mil disponible. (La ration de nos tirailleurs est fixée à 1 kilo.)
Tout le mil disponible et en particulier le gros mil est consommé en bière de mil, ce qui explique pourquoi les indigènes ont toujours une grande quantité de cette bière en consommation.
La culture se fait soit à labour plat soit à labour en ados ; quand il y a des vides trop considérables dans les champs, ces vides sont comblés en y repiquant des jeunes plants enlevés aux endroits où les champs sont trop touffus. L’indigène dissémine en outre dans les champs de mil, des haricots, des courges, la petite courge à huile et la pastèque dont la graine lui sert également à faire de l’huile.
Les indigènes se servent pour leurs labours d’un seul instrument, c’est une petite bêche de 0m,15 de largeur, arrondie aux angles supérieurs, la partie inférieure complètement arrondie, portant une douille droite pour recevoir le manche. Cette bêche est montée sur un long manche droit ou légèrement cintré pour le labour à plat. Pour le labour en ados elle est montée sur l’extrémité de la dent du milieu d’une sorte de trident en bois, et forme ainsi un instrument ressemblant assez à un long louchet évidé ; cet instrument est manœuvré à genoux. Enfin pour les piochages, sarclages et binages, elle est montée en houe sur un manche court fait avec une branche d’arbre coudée à angle droit.
Le labour en ados ressemble assez aux sillons de nos charrues, la graine est mise en terre sur les ados. Le labour à plat consiste en un sarclage ou un piochage léger de la surface du sol. Le cultivateur pratique l’assolement. Les cases sont disséminées dans les cultures.
Fabrication du Sam. — Le Sam est fabriqué méthodiquement. Le Sara emploie le gros mil pour cette fabrication et rarement le petit mil, on pourrait presque dire qu’il ne cultive du gros mil que pour la fabrication du Sam. Après avoir fait tremper le mil dans l’eau pendant le temps nécessaire pour que la germination se fasse dans de bonnes conditions, c’est-à-dire pendant 24 heures, on l’étend sur le sol à l’ombre, sous un arbre, sur une épaisseur de 5 à 10 centimètres et on recouvre le tout de feuillage. Quand la germination est terminée, le mil est séché, débarrassé des germes, et concassé dans des mortiers en bois avec un pilon également en bois. Après le concassage, vient la macération ou brassage dans la quantité d’eau nécessaire pour faire le Sam plus ou moins fort, et qui dure trois heures. Le tout, liquide et mil, est ensuite transvasé dans une ou plusieurs marmites et on procède à la cuisson qui dure 12 heures, c’est-à-dire du lever au coucher du soleil. La cuisson terminée on filtre dans de grands entonnoirs confectionnés à demeure avec des baguettes et garnis de paille à l’intérieur. Le liquide ainsi filtré est recueilli dans des calebasses où on le laisse fermenter.
Comparaison des surfaces cultivées par habitant et rendements.
Saras. — 40 à 45 ares. Culture dominante : Mil.
Arétous. — 30 à 35 ares. — —
Bandas. — 30 à 35 ares. — Manioc, maïs, mil.
Mandjas. — 25 à 30 ares. — Manioc, maïs, mil.
Rendements : Saras, mil, 1600 kg. à l’hectare
Arétous, — 1200 kg. —
Bandas, — 1200 kg. —
En introduisant dans la Colonie un élément d’échange intermédiaire qui serait l’argent français et éventuellement seulement le thaler, en attirant les gens du Ouadaï manquant de mil et possédant du bétail et les gens du Tchad, le pays des Saras deviendrait rapidement un centre important de production du mil et Fort-Archambault un marché pour le commerce intérieur. On pourrait, en procédant ainsi et à l’aide de l’élément métal, faire diriger sur cette région nos produits manufacturés venant par l’Oubangui.
H. COURTET.
LE BÉTAIL DANS LA RÉGION DU CHARI
La principale région d’élevage de nos possessions du Chari est située à l’E. de ce fleuve et s’étend dans une direction N.-O. du Dékakiré ou Djiguékaré au Dagana et Bahr-el-Ghazal, soit une longueur de 350 kilomètres à vol d’oiseau.
L’élevage est pratiqué dans cette région par les Peuls et les Arabes. Un fait particulier c’est que lors des razzias de Rabah, ce dernier enleva les troupeaux des Peuls et ménagea ceux des Arabes, et aujourd’hui dans le Dékakiré, les Peuls n’ayant pu reconstituer leurs troupeaux faute de reproducteurs font l’élevage pour le compte des Arabes.
En 1893, une épizootie sévit dans toute la région du Tchad et détruisit une grande partie des troupeaux[552]. Les bœufs sauvages et les antilopes ont été également atteints et se laissaient tuer à coups de lance par les indigènes.
En 1894, l’épizootie ravagea les troupeaux de moutons et de chèvres. Dans le Dékakiré, région montueuse et parsemée de mamelons et d’affleurements granitiques où l’herbe fait défaut, pendant la saison sèche, les troupeaux émigrent vers les plaines arrosées par les grands cours d’eau ou leurs ramifications.
Reproduction. — Pour la reproduction, les bouviers du pays admettent une période de 20 mois qui se décompose ainsi : gestation 10 mois, traite du lait 6 mois, repos 4 mois.
Théoriquement une vache donnerait donc dans un troupeau un veau tous les 20 mois, soit 6 veaux par an pour 10 vaches.
Quelques éleveurs ont fait produire par an 7 veaux pour 10 vaches, ce qui porte la période à 17 mois se décomposant ainsi : gestation 10 mois, traite du lait 6 mois, repos 1 mois.
Une vache qui s’appelait Daké a donné chez le peul Djébril, éleveur dont les troupeaux avaient été razziés par Rabah et bouvier du troupeau de Fort-Archambault en 1903, 14 veaux, elle était donc âgée de 23 à 26 ans quand elle est morte.
Les vaches vivent ordinairement de 13 à 15 ans. La mortalité par 100 têtes est de 5 à 7 têtes par an pour une mortalité ordinaire et 10 têtes par an pour une mortalité exceptionnelle.
La perte sur les élèves est de 10 0/0 par an environ.
Dans les troupeaux de reproduction les bouviers admettent en moyenne un taureau pour 30 vaches.
Les vaches sont rarement vendues, les bœufs seuls sont livrés soit pour la consommation, soit pour le portage.
Les éleveurs vivent presque exclusivement du lait des troupeaux ou des produits fabriqués avec le lait.
Races. — Dans le Dékakiré, il existe deux races type, qui sont le type Peul et le type Arabe et les métis de ces deux types.
Type Peul : Zébu à pelage souvent brun, souvent noir, quelquefois blanc, et présentant des dérivés du blanc avec le brun ou le noir. Cornes moyennes, fines, légèrement aplaties, courbées en arc. Œil rentré sous une grosse paupière plissée. Long et large fanon allant de la gorge jusque sous le sternum. Membres fins. Corps bien proportionné.
C’est le type des Peuls du Sénégal et du Soudan, que les Arabes fréquentant ces régions ont adopté et qu’on utilise comme porteur.
Type Arabe : Mêmes caractères que le précédent, sauf pour les cornes qui sont courtes, droites ou très peu arquées.
Ces deux types ont de grandes affinités et leurs qualités sont égales.
Dans le Bas-Chari et plus rarement dans le Dékakiré on rencontre encore un troisième type qui mérite d’attirer l’attention. C’est un grand zébu dont la taille atteint celle de nos plus forts taureaux à cornes longues et très fortes, à long et large fanon allant de la gorge jusque sous le sternum. Ce type se rencontre également au Sénégal, dans le Baol, le Cayor, le Djoloff et le Saloum ; il existe également dans le Haut- Sénégal. Au dire des bouviers il est beaucoup moins rustique que les deux types précédents.
C’est ce grand zébu qu’emploie le sultan Senoussi pour le portage de son canon de montagne en bronze pesant 100 kilogrammes et de son affût.
Une autre petite race sans bosse, de taille inférieure à notre race bretonne, a été aussi remarquée dans les troupeaux des postes, elle paraît très rustique ; signalons enfin le bœuf des îles du Tchad, sans bosse, ayant de grosses cornes, dont la taille atteint celle du grand zébu, fortement charpenté, mauvais animal de boucherie, mais bon animal de transport.
Rendement en lait et beurre. — A Koussri dans le Bas-Chari on a obtenu en 1900 un rendement moyen de deux litres de lait par vache. A Ndellé, pays de Senoussi, une vache type arabe a donné pendant quatre mois (saison sèche) deux litres et demi de lait par jour. A Fort-Archambault, en août 1903, c’est-à-dire pendant la saison des pluies, époque où l’herbe est belle et tendre, sur 10 vaches, on a obtenu un rendement moyen de 2 litres 58 par jour. Le 11 août trois de ces vaches ont donné l’une 5 litres 17, la seconde 4 litres 65, et la troisième 4 litres 13.
Le rendement en beurre a été de 40 grammes de beurre par litre de lait.
Ennemis du bétail. — Un ennemi redoutable du bétail est la mouche nommée Boguéné, Bodjéné, Boadjani (Tsétsé) par les Arabes qui occasionne une mortalité considérable dans les troupeaux qui s’aventurent dans les endroits où elle existe. Cette mouche pique comme le taon. Elle est particulièrement abondante le long des rives boisées et toujours plus ou moins marécageuses des cours d’eau importants et dans les parties boisées confinant à ces cours d’eau. Dans les parties surélevées et découvertes elle n’existe pas, et il en est de même de beaucoup de régions plus ou moins boisées n’étant pas en contact avec les cours d’eau précités. Elle est plus abondante à la saison des pluies qu’à la saison sèche et ne circule pas la nuit.
Il existe aussi un moucheron nommé Douche par les Peuls possédant un appareil de succion comme la tsétsé (?) qui s’attaque aux paupières du bétail adulte et occasionne parfois la mort quand le nombre en est trop considérable. Il laisse sur la peau de l’homme une petite tache rouge comme celle que laisse la piqûre de la puce et qui persiste pendant 36 ou 48 heures ; pendant la succion si on chasse le douche, une gouttelette de sang vient perler sur l’épiderme.
Comme fauves, citons le lion particulièrement abondant entre Bongo en amont de Fort-Archambault et le poste des Lutos (Arètous), et la panthère.
Élevage dans les autres parties du territoire. — Dans la colonie l’élevage est possible ailleurs que dans les deux régions spéciales d’élevage citées ci-dessus, et s’il n’est pas pratiqué ce n’est pas parce que le terrain est défavorable, c’est parce que les indigènes qui l’occupent ne sont pas des pasteurs.
La région proprement dite de l’élevage a été envahie à une certaine époque par les Arabes et les Peuls, qui avec eux ont amené les troupeaux indispensables à leur existence toute pastorale, et les descendants ont fait ce que les ancêtres avaient fait. C’est donc par tradition que les Arabes et les Peuls actuels sont pasteurs, et c’est par tradition aussi sans doute que les nègres des régions limitrophes considérés avec dédain par les Arabes et les Peuls et qualifiés de Kirdis (sauvages) ne sont pas pasteurs.
L’élevage est possible ailleurs et il suffit pour cela de faire un choix judicieux et prudent des emplacements. On peut s’en rapporter pour cela aux bouviers qui, vivant continuellement avec leurs troupeaux, auront vite déterminé les endroits favorables.
Le sultan Senoussi possédait en 1903 un magnifique troupeau à Ndélé.
La même année le poste de Fort-Archambault possédait aussi un magnifique troupeau, une partie au poste même et l’autre partie à Balimba sur le Bahr-el-Azreg.
Le troupeau de Fort-Sibut était en bonne voie de prospérité en novembre 1903, quoique ayant reçu des sujets trop jeunes et de race défectueuse.
La mission catholique de Bessou (21 kilomètres en amont de Fort-de- Possel sur l’Oubangui) possédait un superbe troupeau, une partie provenant du Chari et l’autre partie de chez le sultan Senoussi.
Il est évident que la stabulation pour la nuit et pendant les mauvais temps s’impose dans beaucoup d’endroits.
Un troupeau de 33 bœufs et 8 vaches provenant du Bas-Chari a été expédié à Brazzaville où il est arrivé en juillet 1903.
Quoique les sujets aient été mal choisis au départ et trop jeunes pour un semblable voyage, la moitié des animaux était dans un état très satisfaisant, l’autre moitié était plus fatiguée. Les types représentés dans ce troupeau étaient les types peul et arabe décrits ci-dessus, la petite race, et la race à grosses cornes des îles du Tchad. En décembre 1904, il restait encore à Brazzaville un certain nombre de têtes provenant de ce troupeau et en particulier quelques beaux sujets du type peul et arabe et métis de ces deux types.
H. COURTET.
LES CHEVAUX DU MOYEN-LOGONE
La région comprise entre le Bamingui et à l’O. la frontière allemande, entre 7° 45 et 10° de latitude N. frontière allemande, est une région où l’on pratique l’élevage du Cheval.
On y rencontre deux types : le type du Moyen-Logone, de petite taille (1m,25 à 1m,30) robuste et très rustique ; et plus à l’O., dans la région de Palla, Léré et Binder, le type des plateaux de l’Adamaoua et du Mandara, plus grand, plus élancé, mais moins rustique. C’est ce dernier type qui est préféré par les Baguirmiens et les gens du Ouadaï, qui ne visent dans ce choix que la vitesse de la course, vitesse que sa taille plus grande lui permet.
L’occupation de Laï en 1903, et les reconnaissances faites ensuite ont permis de déterminer approximativement les limites de la région d’élevage, et de déclarer que cette région était à ce sujet d’une certaine richesse. MAISTRE avait d’ailleurs signalé, lors de sa célèbre exploration en 1892-1893, qu’il existait dans la région de Laï un grand nombre de Chevaux.
La région d’élevage des types du Moyen-Logone s’étend environ à 80 kilomètres à l’O. de Laï et 110 kilomètres à l’E. ; 40 kilomètres au N. de Laï et 110 kilomètres au S. En dehors de ces limites, jusqu’à 10° de latitude N. d’un côté, 7° 45 de l’autre, et jusqu’au voisinage du Bamingui on pratique encore l’élevage mais d’une façon moins intensive. En 1903, d’après les renseignements qui nous ont été fournis à Fort- Archambault, nous avons évalué la population chevaline adulte de cette région à 10.000 têtes environ. Les indigènes prétendent que leur petite race est peu susceptible aux atteintes de la mouche tsétsé, ce qui peut être vrai. Les Baguirmiens sont du même avis, et déclarent que la mouche tsétsé fait des ravages beaucoup plus sérieux dans le type des plateaux de l’Adamaoua et du Mandara, que dans le type du Moyen-Logone.
Les Chevaux de l’Adamaoua et du Moyen-Logone s’exportent par razzia ou par impôt en général, dans tout le Baguirmi et de là au Ouadaï. Par le Ouadaï, ils gagnent le Dar Rounga et le pays de Senoussi et ces deux dernières contrées envoient au Ouadaï des esclaves en échange.
L’exportation doit être considérable, car en 1903 un chef baguirmien opérant pour le compte du sultan Gaourang a ramené 1.000 Chevaux d’une razzia, et il est fort probable que ce chef en a mis à part selon l’usage, un certain nombre pour son propre compte. Un seul village (Bangoul) payait comme impôt annuel au Baguirmi quinze Chevaux. Certains chefs pour éviter les razzias traitaient avec le Baguirmi pour un impôt annuel, et dans certains endroits, il y avait des représentants du sultan Gaourang.
Les petits Chevaux du Moyen-Logone se comportent admirablement en route, dans les sentiers étroits, tortueux, encombrés de troncs d’arbres, dans les futaies si difficiles de bambous, dans les terrains rocheux et escarpés. Au passage à gué des rivières, dans les rivières non guéables on les fait facilement passer à la nage, et ils ont le pied très sûr, qualité appréciable surtout dans les terrains rocheux et escarpés, et dans les grandes plaines sillonnées de profondes crevasses pendant la saison sèche. On peut leur demander des étapes de 30 kilomètres avec un jour de repos après quatre ou cinq jours de marche consécutive. M. CHEVALIER, chef de la mission scientifique Chari-Lac Tchad, a pu faire tous les itinéraires suivis par la mission avec une jument du Moyen- Logone qui lui avait été donnée par le sultan Senoussi, conduire cette jument de Fort-Crampel à Ndélé, faire les parcours du pays de Senoussi et du Mamoun, de Ndélé à Fort-Archambault, du lac Iro, du territoire de Korbol dans le Baguirmi, du Baguirmi au Kanem, du Kanem à Fort-Lamy, où M. CHEVALIER s’embarqua. De Fort-Lamy, la jument remonta le Chari, le Bamingui, le Gribingui jusqu’à Fort-Crampel. De Fort-Crampel elle fut ensuite dirigée sur Fort-de-Possel (Oubangui) et de là à la mission catholique de la Sainte-Famille à Bessou, où elle arriva sale par suite du manque de soins et fatiguée, mais encore en bon état.
Comme nourriture il est nécessaire d’ajouter à la ration d’herbe de ce Cheval 10 à 12 grammes de sel par jour, et au minimum deux à trois litres de gros mil[553] (Sorgho).
Sur la ligne d’étape entre Fort-Sibut et Fort-Crampel, on attribue à la tsétsé et à une foule d’autres causes inconnues, la mortalité considérable qui sévit sur les Chevaux servant au transport des Européens. Il est bien plus rationnel d’attribuer cette mortalité au manque de soins et au surmenage. Il était notoire au moment où nous avons circulé dans cette région, que, si l’Européen ne distribuait pas lui-même la ration de sel au cheval, que s’il ne lui faisait pas distribuer et manger le mil devant lui, le tout allait aux palefreniers et aux boys ; en outre l’Européen a trop souvent considéré que le Cheval que l’Administration lui confiait, était un animal fait pour caracoler, ou pour franchir le plus rapidement possible la distance qui sépare un gîte d’étape d’un autre ; dans de semblables conditions, la mortalité s’explique en partie sans autre intervention. Le cavalier ne doit considérer le Cheval que comme animal de transport, il doit le laisser aller librement son pas et ne forcer l’allure qu’en cas de nécessité absolue.
Les indigènes du Moyen-Logone ont grand soin de leurs chevaux, malheureusement leur mors trop rudimentaire leur abîme la bouche, et n’ayant comme selle qu’une peau, qui sert plutôt d’isolateur entre le cavalier et l’animal, il est très rare de voir un Cheval sans plaie ou sans cicatrice de plaie sur le dos.
H. COURTET.
LA MOUCHE TSÉTSÉ
La Tsétsé (Bodjené, Boadjani) est très vive et au moindre mouvement que l’on fait pour s’en emparer elle se déplace, et ce n’est que lorsqu’elle est alourdie par le sang ou pendant la succion que l’on peut la prendre avec la main ; elle frotte ses pattes de devant et celles de derrière et les passe sur sa tête ou ses ailes comme la mouche vulgaire. Sa pose est très légère et on sent instantanément une petite douleur vive qui devient irritante, douleur produite par la piqûre.
Son puissant appareil de succion lui permet de gonfler son abdomen dans un temps très court qui varie de 30 à 70 secondes après la piqûre. Entre les 5 et 10 premières secondes on voit par transparence le sang affluer dans l’abdomen (l’auteur a fait ces observations sur lui-même). Elle ne sort que pendant le jour, la nuit elle se blottit dans le feuillage. Dans les territoires du Chari et au pays de Senoussi, on la rencontre le long des rives boisées et toujours plus ou moins marécageuses des cours d’eau importants. On ne la rencontre pas le long des rives dénudées ; à une courte distance des rives boisées ou des endroits inondés où croît la même végétation on ne la rencontre plus. Sur les petits cours d’eau, où la végétation n’est plus celle des rives basses ou inondées on ne la rencontre pas. Elle est plus abondante pendant l’hivernage que pendant la saison sèche.
En remontant le Bamingui et le Gribingui en baleinière à la saison des hautes-eaux (septembre-octobre 1903), dès que la baleinière frôlait les arbres, elle était envahie par la Tsétsé à tel point que dans certains endroits les pagayeurs presque nus en étaient incommodés ; dès que la baleinière prenait le milieu de la rivière la mouche devenait rare ou disparaissait.
A la tombée du jour les Tsétsés surprises dans la baleinière ne regagnaient pas les arbres, mais se réfugiaient sous la bâche abritant les caisses de matériel ou dans les intervalles de ces caisses. Au cours du voyage entre Fort-Archambault et Fort-Crampel elle n’a été rencontrée qu’à partir de Bongo, endroit où les rives deviennent boisées. Elle a été particulièrement abondante du confluent du Bangoran au confluent de la Vassako des Ngamas, un peu moins abondante plus en amont et retrouvée abondante jusqu’à Fort-Crampel.
Les postes de l’Irina, des Arétous (Lutos), de Finda et de Tinguéré sont très dangereux pour les chevaux et il importe de ne pas les laisser séjourner même quelques minutes au voisinage immédiat de la rivière et surtout des parties boisées de la rive.
La Tsétsé existe encore en amont de Fort-Crampel et sur la Nana. Elle a également été rencontrée à Fort-Sibut sur la Tomi, affluent de l’Oubangui par la Kémo.
En résumé, la mouche Tsétsé existe en plus ou moins grande abondance le long de tous les cours d’eau importants rencontrés et en particulier le long des rives boisées de ces cours d’eau, sauf au voisinage immédiat des centres hydrographiques où ces cours d’eau ne sont que des ruisseaux.
Ces principaux cours d’eau sont : Kémo, Tomi, Basse-Nana, Gribingui, Koukourou, Bamingui, Bangoran, Tété, Moussoubourta, Boungoul (Aouk), Diahap ou Mindja, Koumara et Bahr Salamat.
H. COURTET.
LE COTON AU BORNOU, AU BAGUIRMI ET AU TCHAD
Deux espèces de coton sont cultivées au Bornou, au Baguirmi et au Tchad : Le Gossypium hirsutum (Niéré Barma) dans la proportion des deux tiers, et le Gossypium arboreum (Niéré Massara) dans la proportion d’un tiers.
Le Niéré Massara comme son nom l’indique est venu du Soudan égyptien[554]. Il a été primitivement l’espèce cultivée dans le continent africain.
Le Niéré Barma d’origine américaine (il est la souche du Upland) est arrivé en Afrique centrale par le Soudan occidental où il est répandu partout. Le nom de Barma qu’on lui donne semble indiquer que les Baguirmiens (Barmagués en langue soudanaise) ont eu quelque temps la spécialité de sa culture.
Le Gossypium barbadense, planté çà et là dans les villages de la côte d’Afrique et dans ceux de la forêt du Congo, est inconnu au Baguirmi, mais on en rencontre quelques touffes chez les Saras de l’Ouest.
Il faut joindre à cette énumération le Gossypium anomalum qui croît à l’état sauvage au sud du Kanem, chez les Krédas du Bahr el Ghazal et chez les Koukas du Dar el Hadjer, à l’E. du Tchad.
La culture du coton au Baguirmi.
Tandis que le cotonnier se sème toute l’année dans les Bahrs du Tchad, au Baguirmi on ne le sème qu’à la saison des pluies. L’époque la plus favorable est le mois de juin, c’est-à-dire le début de l’hivernage. Par négligence quelques cultivateurs sèment seulement en septembre, cette pratique défectueuse empêche la plante de fleurir la première année ; de plus la saison sèche arrive trop vite ensuite et cette plante est encore trop faible pour résister convenablement à la sécheresse et au vent d’E. Le coton dans ces conditions reste toujours rachitique.
Pour l’ensemencement le sol subit la même préparation que pour le mil ou le sorgho, écobuage et grattage ou léger labour. Les graines au nombre d’une vingtaine sont très légèrement enterrées avec le pied dans des trous espacés de 0m60 à 0m80. La germination se fait très vite. On a la fâcheuse habitude de laisser en place tous les jeunes plants qui sortent (soit une dizaine environ), il est vrai que les plus faibles finissent par disparaître, mais il en reste cependant encore de 3 à 5 qui ne forment qu’une seule touffe, qu’il s’agisse du Niéré Massara ou du Niéré Barma. Nous n’avons vu nulle part repiquer le cotonnier, la racine pivotante se prêtant mal à cette opération. Les deux espèces cultivées vivent de 4 à 5 ans. Les plants du Gossypium hirsutum atteignent en octobre 0m60 à 0m80 de hauteur, ils fleurissent à cette époque et donnent en moyenne de 4 à 8 capsules mûres en décembre. La floraison continue jusqu’à la fin de la saison sèche, mais il ne faut cependant compter que sur un rendement maximum de 20 capsules pour la première année. C’est la deuxième année que le Gossypium hirsutum atteint la taille adulte et donne son plus grand rendement. Les années suivantes une partie des branches se dessèchent, et les inflorescences, beaucoup plus grêles, ne se forment plus que sur certaines pousses latérales à entre-nœuds courts et très chétives.
Le Gossypium arboreum fleurit quelquefois la première année et alors donne très peu. C’est seulement la troisième année qu’il atteint son complet développement. Il peut atteindre alors 2m,50 de hauteur et ses rameaux grêles, retombants, couvrent parfois un espace de 1m,20 à 1m,50 de diamètre. L’écartement de 0m,70 donné par les indigènes à la plantation est donc trop faible. Les rameaux de cette espèce se renouvellent chaque année et dans les bons terrains un pied peut vivre 7 ou 8 ans (comme le Gossypium peruvianum de Piura au pied des Andes).
Le rendement est naturellement très variable selon la nature du sol. Je ne m’occuperai ici que du rendement des terrains moyens (terres à Sorgho) du S. du Baguirmi. Dans les meilleures conditions le Gossypium hirsutum peut donner annuellement dans ces terrains 20 capsules la première année, 50 capsules la deuxième, 30 capsules la troisième, 20 capsules la quatrième et presque rien la cinquième. Voyons ce que cela représente en coton.
Des capsules choisies, parfaitement mûres, ont donné à Mandjaffa :
+----------------+--------------------+----------+---------+---------+ | POIDS TOTAL | NOMBRE DE GRAINES |POIDS DES |POIDS DE |RENDEMENT| |GRAINES ET SOIE | | GRAINES | LA SOIE | 0/0 | +----------------+--------------------+----------+---------+---------+ | 1gr20 |15, dont 4 mauvaises| 0gr96 | 0gr24 | 20 | | | | | | | | 1 24 |16, — 4 — | 0 90 | 0 34 | 27 | | | | | | | | 1 42 |16, toutes bonnes | 1 08 | 0 34 | 24 | | | | | | | | 1 36 |20, dont 3 mauvaises| 1 04 | 0 32 | 23 | +----------------+--------------------+----------+---------+---------+
En prenant une moyenne on obtient 1gr,30, poids du coton brut d’une capsule et un rapport de la soie au poids total de 23,5 0/0.
Comme il s’agit de capsules choisies, il ne faut prendre en réalité que 1gr,25 comme poids moyen et 22,5 0/0 pour le rapport de la soie au poids total. Dans un lot de coton non choisi, non égrené, apporté sur le marché, j’ai trouvé comme rendement 22 0/0 à un premier essai et 23 0/0 à un autre.
Pour le Gossypium arboreum et toujours avec des capsules choisies on a les chiffres suivants à Mandjaffa :
+----------------+--------------------+----------+---------+---------+ | POIDS TOTAL | NOMBRE DE GRAINES |POIDS DES |POIDS DE |RENDEMENT| |GRAINES ET SOIE | | GRAINES | LA SOIE | 0/0 | +----------------+--------------------+----------+---------+---------+ | 1gr70 |17, toutes bonnes | 1gr35 | 0gr35 | 20 | | | | | | | | 1 18 |12, — | 0 97 | 0 21 | 18 | | | | | | | | 1 34 |17, — | 1 07 | 0 27 | 20 | | | | | | | | 0 68 |6, dont 3 mauvaises | 0 52 | 0 16 | 23 | +----------------+--------------------+----------+---------+---------+
Soit un rendement de 20 0/0.
Dans les meilleures conditions les rendements par pied sont : première année, rien ; deuxième année, 40 capsules ; troisième année, 80 capsules ; quatrième année, 40 capsules dont beaucoup pèseront moins de 1 gramme.
Le défaut capital des cotons du Baguirmi est la brièveté et l’inégalité de longueur des soies. Dans un lot de capsules provenant du même champ on observe des différences très grandes. Cela tient à ce que l’ensemencement se fait sans soins, sans qu’aucune sélection n’intervienne dans le choix des graines. Le Gossypium arboreum a une graine arrondie de 7 millimètres de longueur, recouverte d’un duvet épais, adhérent et verdâtre ; la soie est blanche, longue de 16 à 20 millimètres, très laineuse, scabre et très adhérente. Le Gossypium hirsutum a une graine arrondie de 8 à 9 millimètres de longueur recouverte d’un duvet très court, blanchâtre et peu dense ; la soie est blanche, longue de 20 à 25 millimètres, molle et duveteuse, peu adhérente. Ce coton semble se rapprocher de celui du Texas dont les soies ont de 18 à 25 millimètres de longueur.
Tous les cotons de l’Afrique centrale ont la soie très blanche. Quelques capsules ont la soie tachée de jaune, ce qui les déprécie. Cette coloration est probablement due à une petite punaise qui enfonce son suçoir dans les capsules encore vertes qui se dessèchent. En même temps elle laisse ses excréments sur les touffes de soie, ce qui colore fortement en jaune les parties atteintes. Le coton taché ainsi est très commun au Niger.
Dans le système radiculaire des deux espèces de coton cultivées au Baguirmi, le pivot des pieds adultes s’enfonce verticalement à une profondeur qui varie de 0m,60 à 0m,80, j’en ai vu rarement aller à plus d’un mètre de profondeur. Les racines latérales plus ou moins nombreuses rampent assez près de la surface du sol, c’est-à-dire à une profondeur inférieure à 0m,30.
Les ennemis du coton que nous avons remarqués sont : Une chenille d’un blanc-verdâtre longue de 5 à 6 centimètres mange les fleurs et parfois les feuilles. Un petit coléoptère jaune roux terne fréquent sur toutes les malvacées attaque les feuilles qu’il transforme en véritable dentelle. Des araignées qui enroulent les feuilles autour de leurs cocons. Des punaises dont une espèce perce les jeunes capsules pour en sucer le suc. Enfin des poux et des pucerons.
Une maladie dont la cause m’a échappé se manifeste par l’apparition de taches d’un rouge pourpre sur les feuilles. Celles-ci ne tardent pas à rougir entièrement et à tomber.
On attribue aux rosées de novembre, décembre et janvier la chute de boutons, l’avortement d’un grand nombre de fleurs et la chute de jeunes capsules ; l’effet se fait beaucoup plus sentir dans les lieux ombragés.
L’immersion prolongée des plantations installées au bord des cours d’eau les fait périr.
Tous les huit jours les femmes passent dans les plantations pour faire la récolte. Elles cueillent non seulement le coton mûr, mais encore les capsules presque mûres souvent à peine entr’ouvertes. Ces dernières sont étalées sur une natte à l’ombre et s’ouvrent au bout de quelques jours. Ce procédé est défectueux, car les soies des capsules qui n’ont pas mûri sur pied sont moins résistantes et moins brillantes, de plus elles adhèrent fortement aux graines.
La récolte commence dès la fin d’octobre[555] et se poursuit presque sans interruption jusqu’à la fin d’avril. C’est pendant les deux mois où la température est la moins élevée, décembre et janvier, que la production est la plus forte.
AUG. CHEVALIER.
DIVERS
=Courges.= — Les Cucurbitacées de ce genre sont très abondamment cultivées en Afrique centrale et se rencontrent autour de tous les villages, spécialement sur les débris de cuisine à proximité des habitations. On les observe parfois sur l’emplacement des villages détruits, mais on ne les observe jamais à l’état spontané.
Les Courges d’Afrique n’atteignent jamais la taille prodigieuse des variétés cultivées en France. Cependant le rendement est toujours assez faible et comme cette plante exige un sol très riche, si on ne veut pas se contenter de ce produit il faut associer la culture de la Courge à d’autres cultures.
A Fort-Sibut nous avons remarqué que la Cucurbita maxima (Potiron) était fréquemment atteinte d’une maladie cryptogamique. Les feuilles se recouvrent d’efflorescences blanches et se dessèchent ensuite.
=Le Pourpier.= — Le Pourpier est abondamment répandu dans toute l’Afrique centrale. Partout où l’homme séjourne quelque temps et établit des cultures, le Pourpier se répand avec rapidité. On le rencontre surtout dans les terrains vagues entourant les villages, mais il s’observe aussi dans les terrains cultivés, le long des sentiers, sur les talus des rivières et des fleuves à proximité des lieux habités. La variété de l’Afrique centrale forme des touffes dressées et a la tige rougeâtre.
L’usage de cette plante est à peu près perdu et les indigènes l’utilisent à peine, même en temps de famine. Elle n’est cultivée nulle part.
=Eleusine.= — Cette plante est cultivée par les Bandas et les Mandjas. Le grain sert à faire une farine analogue à celle du Sorgho ou du Mil, et une espèce de boisson fermentée.
On la rencontre aussi dans le S. du Baguirmi où elle se récolte à la fin d’octobre.
=Sésame.= — Le Sésame est la plante la plus cultivée en Afrique centrale pour ses graines oléagineuses. En saison des pluies, on la trouve formant des petits carrés à proximité de tous les groupes de cases. Son rendement est pourtant faible, mais elle donne une huile très estimée des indigènes, et le tourteau est encore utilisé comme nourriture.
=Haricot de Lima= (Phaseolus lunatus). — Deux variétés de ce haricot existent dans le Haut-Oubangui et le Haut-Chari où elles sont très rustiques et très productives. Pour la variété dont la graine est la plus petite, un kilogramme pris dans des gousses bien sèches sur la plante contient environ 2.250 haricots. L’autre variété, déjà signalée par MAISTRE, paraît plus cultivée par les indigènes que la variété précédente à partir de Fort-Sibut. Beaucoup plus grosse, le kilogramme contient de 1.000 à 1.200 haricots.
=Le Riz sauvage du Bas-Chari.= — Les Kotokos en distinguent deux espèces :
Le Gadora ava (Kot.) riz rouge venant dans les parties inondées par le fleuve et le Gadora nkouabé.
Le premier se développe exclusivement dans les lieux baignés par le fleuve, et le second dans les Bouda ou dépressions sans arbres qui s’étendent jusqu’au Tchad et au Bahr el Ghazal, et dans tout le Baguirmi ; c’est ce dernier que nous avons surtout étudié.
Il croît dans les flaques d’eau ayant de 0m,20 à 0m,80 de profondeur en septembre et qui sont asséchées ou presque asséchées au 15 octobre. Les chaumes émergent de 0m,30 à 0m,50 au-dessus de l’eau. Il commence à mûrir dès que les mares s’assèchent. Les Kotokos nomment la paille de riz Ngouafan et les petites gerbes Yaban Gadora.
AUG. CHEVALIER et H. COURTET.
[Note 552 : Nachtigal signale une épizootie qui sévit un peu avant son passage chez les Dekenas (Dagana) en 1873.]
[Note 553 : Le petit mil ne vaut rien pour les Chevaux, son grain est trop petit et ils ne peuvent le broyer, ils l’avalent donc en majeure partie sans être broyé.]
[Note 554 : El Massar signifie en arabe, l’Egypte et plus particulièrement la ville du Caire.]
[Note 555 : Au Tchad, la saison des pluies va ordinairement de juillet au 15 septembre, soit deux mois et demi, pendant lesquels il tombe une quinzaine d’averses. Au Baguirmi elle est un peu plus longue et va de juin à octobre, soit 4 mois, il tombe environ 50 centimètres d’eau. Dès octobre, la saison sèche se fait sentir et les capsules commencent à mûrir.]
=PRÉHISTOIRE & ETHNOGRAPHIE=
PAR
AUG. CHEVALIER.
PRÉHISTOIRE ET ETHNOGRAPHIE
SUR L’ANTIQUITÉ DE L’HOMME EN AFRIQUE CENTRALE
Les documents tirés de la préhistoire qui pourraient nous éclairer sur l’ancienneté de l’homme en Afrique centrale sont aussi pauvres que ceux que BARTH et NACHTIGAL ont exhumés de l’histoire ou de la tradition. C’est à désespérer de lever jamais le voile qui recouvre le passé de ces contrées. D’où sont venus les Peuls ? Quels rapports ont existés entre les Barmas et les Bambaras dans les langues desquels on retrouve un certain nombre de mots communs, et notamment le nom du mil (Nion), base de l’alimentation au Soudan ? Mystère. Les documents de l’âge de la pierre sont rares ; j’ai visité une cinquantaine de cavernes au Dar Banda, chez les troglodites Noubas et Bouas, et partout les parois sont enfumées, mais le fond ne contient que des débris de poteries semblables à celles qu’on fabrique actuellement. Nulle part nous n’avons rencontré de monuments mégalitiques bien que les gros blocs de granit éboulés des massifs se prêtent fort bien à ce genre d’architecture. Je n’ai point rencontré de traces de la période paléolitique. La période néolithique n’a laissé que des témoins fort rares dans les régions que j’ai parcourues. On a vu entre les mains des Ngaos de Ndélé, originaires du Gribingui, des objets en pierre dont ils se servaient comme affutoirs. A Moïto on m’a donné une petite hachette longue de 4 centimètres sur 3cm,5 de large. Il paraît qu’elle aurait été trouvée à Aouni. On n’acquiert que fort rarement de ces instruments, car les indigènes leur attachent de nombreuses vertus parce qu’ils les croient tombés du ciel. On en rencontre parfois çà et là à travers le Baguirmi et le pays Kotoko ; mais c’est surtout dans les Empires du Nord, Ouadaï et Bornou, qu’on les trouve en grande quantité. Les caravanes en font même un petit commerce et les vendent comme pierres à fusil[556]. Un Ouadaïen qui vint me voir à Aouni, Bayouri, me dit que les objets en pierre polie abondent à trois jours de marche au N. d’Aouni ; qu’on pourrait, sur certains points du pays des Krédas, en ramasser plusieurs charges de chameau à la même place[557] ; qu’on en trouve aussi en quantité aux environs d’Abeschr, capitale du Ouadaï. D’après Bayouri, ces objets sont de diverses formes et de toutes tailles, depuis 4 centimètres de long jusqu’à 40 centimètres.
La tradition n’a point conservé la nomenclature des peuplades qui se sont succédées dans ces contrées. Tout porte à croire qu’elles étaient autrefois infiniment plus nombreuses et plus riches qu’aujourd’hui. Partout où l’on creuse le sol, au pays Sara, sur les bords du Chari, aux environs du lac Iro, sur les plateaux de Ndéllé, à la base des rochers de Moïto, on retire de terre, jusqu’à 1 mètre et même 2 mètres de profondeur, des morceaux de charbon et des débris de poteries tout à fait semblables aux amphores qui se fabriquent encore de nos jours. Les scories de fer de Kome chez les Ndamms indiquent une très longue exploitation ; de même que les carrières de latérite sur les bords du lac Iro où l’on prélève simplement la terre employée pour l’aire des cases. Tous les pics au N. du 10e parallèle ont été habités par des peuplades qui y ont laissé des traces innombrables. Çà et là comme près des Niellims, et de Korbol, il y avait des ateliers pour fabriquer les pilons grossiers à moudre le grain ; de nombreux éclats de granit provenant de cette industrie gisent au pied de ces rochers ; ailleurs ce sont de petits murs ou des tas de pierres dont les uns comme aux Niellims, indiquent l’emplacement d’une sépulture, dont les autres ont été simplement entassés pour débarrasser les terrains cultivés.
C’est certainement entre le Niger et le Tchad qu’a pris naissance la civilisation soudanienne. Si elle était venue d’Égypte elle aurait laissé des traces sur sa route. Les pays Haoussas, le Bornou et les pays Somraï ont été les centres où cette civilisation a vu son essor. Elle était arrivée à un développement assez élevé : travail du cuivre et de l’or, préparation des cuirs, tissage du coton et teinture des cuirs et des étoffes, culture du riz et du froment, construction en briques sèches du style de Djenné. Du Bornou et de la boucle du Niger cette civilisation rayonnait vers les pays limitrophes, à l’O. sur l’empire de Mali, à l’E. sur le Baguirmi et le Ouadaï, mais en s’atténuant à mesure qu’elle s’éloignait de son foyer. Au Ouadaï on connaît à peine la construction en terre et l’on ignore l’art de la teinture.
Il est vraisemblable que cette civilisation était florissante avant l’introduction de l’Islam et que cette religion n’a fait que provoquer le plein épanouissement des germes latents. C’est sur l’Islam que se sont édifiés les empires qui ont prospéré durant le Moyen Age et les temps modernes. Puis la décadence de ces empires a commencé dès le début du siècle dernier. La pénétration des armes à feu en a été la cause. Avec les engins de destruction plus meurtriers que leur fournissait l’Europe, les sultans ont voulu se mesurer, terminer les vieilles rivalités, agrandir leurs Etats. L’esprit de conquête s’est réveillé plus fort que jamais. De là ces ruines accumulées par les guerres d’Empire à Empire, par l’ambition du moindre trafiquant qui, possesseur de quelques fusils, peut espérer fonder un État et qui, comme Senoussi, y réussit quelquefois. Une autre cause a précipité la décadence de la civilisation soudanaise et la dépopulation des régions voisines : c’est l’esclavage. Avec les guerres entre Empires, il prend de l’extension. On a besoin de recrues pour faire des soldats : on va les chercher chez les païens. On a besoin de captifs pour récompenser les services des chefs militaires ou acheter des fusils, on va les chercher chez les fétichistes. Les femmes esclaves deviennent les épouses avouées ou non des conquérants. Le génie de la population supérieure disparaît peu à peu dans les croisements. En outre le vainqueur ne travaille plus. C’est une honte pour un prétendu Arabe de toucher un outil de culture.
Les fétichistes, razziés chaque année, abandonnent leurs villages et leurs champs, parfois aussi bien soignés que ceux de nos paysans. Les survivants se sauvent dans la brousse. Les populations agricoles, Bandas, Saras, disparaissaient. Au moment où l’Europe a pris possession du centre de l’Afrique, le Soudan allait devenir un désert. L’intervention de la France, de l’Angleterre, leurs luttes contre des bandits comme Samory et Rabah, a pu sembler et a été parfois la défense de la civilisation, la protection de la vie humaine.
PIERRES POLIES ANCIENNES
Les pierres polies que la mission a recueillies dans la région du Fittri et du Tchad forment deux groupes sortant certainement d’ateliers différents.
Le premier groupe est constitué par des instruments recueillis au S. du lac Fittri (pl. VI). Ils sont tous en porphyrite, roche dure qui affleure à 24 kilomètres environ au S. du lac où la plupart ont été trouvés à Korbou et Boullong. Un d’entre eux a été trouvé à El Amer, localité beaucoup plus éloignée et située à 84 kilomètres environ au S.-O. du lac. Ils possèdent tous une forme d’ensemble plus ou moins allongée qui va jusqu’au poinçon (no 8 de la planche), forme qui, conjointement avec la nature de la roche, indique une commune origine. Beaucoup semblent être des percuteurs.
Le second groupe (pl. VII, nos 13 à 27) est constitué par des instruments recueillis pour la plupart dans le Dar el Hadjer (pays des roches), c’est-à-dire dans la région de l’ancien lac Baro entre le lac Fittri et le Tchad. Quelques-uns proviennent de la plaine de Massakori et même du poste de Bol situé sur la rive N. du Tchad. Ils sont en porphyrite, en rhyolite, ou en roche quartzeuse provenant vraisemblablement de cailloux roulés. La forme d’ensemble diffère de la précédente, les instruments sont moins allongés, mieux finis, plus tranchants, et on peut admettre qu’ils servaient à la préparation des peaux. Certains de ces objets en rhyolite ont une surface non attaquée par les agents atmosphériques, ce qui indique qu’ils ont été soustraits à l’action de ces agents, soit qu’ils aient été enterrés dès leur origine, soit de toute autre manière.
Le no 28 de la pl. VII est un grattoir en quartzite bien aiguisé.
PIERRES UTILISÉES DE NOS JOURS
Percuteurs. — La mission a recueilli dans la région du lac Iro quelques percuteurs sphériques en granite. Ces percuteurs sont utilisés par les Goullas pour briser les noyaux durs de certains fruits à amandes comestibles. Ils sont plus ou moins bruts ou polis selon la durée de leur usage. Le no 1 de la figure 111 représente un de ces percuteurs recueilli à Moufa.
Un percuteur analogue en granite a été également recueilli entre le pays des Goulfés et Korbol.
Un autre sub-sphérique, galet roulé quartzeux, a été recueilli dans le Dar el Hadjer.
Enfin au début de la mission, sur l’Oubangui, au village de Bafourou, entre Bangui et Fort-de-Possel, nous avons recueilli un percuteur sphérique, de forme vraisemblablement naturelle, qui servait à briser les noyaux des fruits de l’Irvingia, dont l’amande est comestible.
Broyeurs. — La mission a recueilli dans le Dékakiré une plaque de gneiss poli provenant de Djember. Cette plaque servait à écraser les grains de mil et d’autres graminées.
Dans le pays de Senoussi, à Ndellé, il a été recueilli un grand fragment de galet roulé (quartzite) séparé suivant deux plans parallèles de stratification. Les bords polis de cet instrument servaient à réduire le tabac en poudre.
Polissoirs. — Dans la région du lac Iro, les Goullas polissent l’aire en argile battue de leurs cases avec des fragments de granite. Ces fragments prennent par l’usage des formes particulières. Le no 4 de la figure 111 représente un de ces polissoirs en granite de Mali, recueilli au village de Ro qui venait d’être détruit par Senoussi.
Pierres à aiguiser. — Les numéros 2 et 3 de la figure 111 montrent deux pierres à aiguiser les couteaux recueillies dans la région du Tchad. Ces pierres ont été percées pour être suspendues.
Les Djellabahs emportent avec eux des fragments de roches quartzeuses qui servent pour affuter les couteaux, l’usage leur donne certaines formes.
[Note 556 : Elles se nomment Razzo (arabe), Tott hell (Baguirmien), Masson en ouadaïen.]
[Note 557 : Il me cita notamment les localités suivantes, à 3 ou 4 jours au N.-E. d’Aouni : Ouali, Iméi, Gounfout, Am Goutouna (Goudouna), Bay. Toutefois les Krédas que j’interrogeai à Massakori n’ont connaissance de rien d’analogue.]
=LA GALERIE FORESTIÈRE=
PAR
AUG. CHEVALIER
LA GALERIE FORESTIÈRE
Si la végétation soudanaise était réduite aux savanes boisées présentant l’aspect parc et brousse, elle serait d’une pauvreté très grande, d’une monotonie désespérante. Dans toute cette zone, heureusement, le bord des moindres ruisseaux est jalonné de hautes futaies formant d’étroites bandes verdoyantes remplissant complètement le ravin, large au plus d’une centaine de mètres et souvent de 20 mètres seulement. Au fond du ravin coule un clair filet d’eau qui va se perdre dans une rivière moins encaissée qui à son tour ne présente plus sur sa rive qu’un très étroit ruban d’arbres et d’arbustes analogue à la bordure des berges de toutes les rivières de France. Cette superbe et grandiose futaie qui environne tous les petits cours d’eau du Soudan méridional, est généralement connue aujourd’hui des géographes sous le nom de galerie forestière, depuis que G. SCHWEINFURTH et JUNKER en ont publié des descriptions et des dessins pris sur le vif : La galerie forestière est non seulement le décor verdoyant des plaines et des collines du pays de Senoussi, elle en est aussi la richesse. C’est sur ses bords que croissent les plus grandes lianes à caoutchouc (Landolphia owariensis) ; c’est dans son épais fouillis qu’on trouve les grands caféiers de l’Afrique centrale (Coffea Dybowskii et Coffea excelsa), les lianes à poivre (Piper guineensis), le poivre d’Ethiopie (Xylopia æthiopica), le palmier raphia du Haut-Bahr el Ghazal (Raphia monbuttorum) et parfois des palmiers à huile (Elæis guineensis). C’est aussi au milieu de ces hautes futaies, véritables tentacules prolongeant la grande sylve équatoriale jusqu’au cœur du Soudan qu’on rencontre les bois les plus précieux pour cette région, notamment l’acajou de l’Oubangui (Khaya grandifoliolata C. de Candolle), le tilleul d’Afrique (Nauclea stipulacea), le grand colatier voisin du Ntaba du Sénégal (Cola gigantea A. Chev.), le bois rouge inattaquable aux termites dont l’écorce en d’autres pays sert de poison d’épreuve (Erythrophlæum guineense), le bois jaune (sarcocephalus xanthoxylon A. Chev.), des fromagers, etc.
C’est dans les branchages de ces grands arbres que vivent les Colobes Guéréza et parfois au dire de Senoussi le chimpanzé.
Pour celui qui ne l’a jamais vue il est difficile de se faire une idée de l’aspect et de la galerie forestière et de sa composition. Par la figure 112 demi-schématique qui représente la moitié de la galerie du Boro large de 50 à 80 mètres, le lecteur verra combien cette composition est variée. Nous avons supposé une ligne idéale coupant transversalement le cours du ruisseau et montrant les divers escaliers qu’il faut descendre pour arriver à la nappe liquide.
De 1 à 6 on remarque la limite de la savane-parc, avec les principaux végétaux caractéristiques : en 1 les grandes herbes-roseaux hautes de 2 à 3 mètres appartenant surtout au genre Andropogon, en 2 un des arbres les plus abondants de la savane, le Lophira alata, en 3 un gros monticule de terre, large de 5 à 10 mètres et haut de 1 à 3 mètres au dessus du niveau du sol. Ces gros monticules, arrondis, très abondants dans toute la savane à proximité des ruisseaux, paraissent être d’anciennes termitières ayant eu une durée séculaire et parfois abandonnées depuis longtemps. Ces monticules sont occupés par une végétation spéciale qui empêche l’eau des pluies de les niveler. Sur les flancs de la butte existent presque constamment des Sanseviera et au sommet une touffe plus ou moins forte de Tamarinier (Tamarindus indica). En 4 de grosses touffes du bambou d’Abyssinie aux rhizomes vivaces, mais dont les grands chaumes hauts de 8 à 12 mètres sont bisannuels ; en 5 une touffe de l’Encephalartos septentrionalis Schweinf., cette cycadée si curieuse que l’on ne rencontre que dans le Haut-Nil et le Haut-Chari. 6 marque la première berge du ravin bordé d’une rangée d’arbres de moyenne grandeur parmi lesquels domine le Vitex cuneata. Dans la galerie forestière il n’existe ordinairement pas de lianes à caoutchouc ; celles-ci vivent à travers la savane ou bien s’appuient sur le bord extérieur des arbres de la galerie : elles s’élèvent à une quinzaine de mètres au maximum.
En 7 existe une de ces lianes allant s’appuyer sur le Vitex et envoyant un long sarment sur le gros arbre du fond de la galerie dont les premières branches viennent affleurer au niveau du terrain de la savane. De 6 à 9 on descend par une pente raide dans une dépression profonde de 5 à 15 mètres ; au fond est la galerie proprement dite. Sur cette pente on trouve des arbustes ou de petits arbres et notamment le Coffea excelsa représenté en 8.
De 9 à 16 s’étend la demi-galerie comprise entre la savane et l’un des côtés du ruisseau. Le sol est noir et couvert d’humus (voir les analyses de M. Hébert) ; la lumière filtre à peine à travers le feuillage des arbres qui forment ordinairement deux étages superposés. La composition de cette galerie est entièrement analogue à celle de la forêt vierge équatoriale.
En 9 existe une liane légumineuse (Dalbergia) qui grimpe au haut des plus grands arbres, s’étale sur leur cime en vaste draperie enveloppante, descend, remonte, saute d’un arbre à l’autre en décrivant les courbes les plus fantastiques ; son tronc grêle atteint parfois plus de 100 mètres de développement.
En 10 existe le Costus afer, plante herbacée haute de 2 mètres, employée par de nombreuses races de la forêt congolaise pour coaguler le latex des lianes à caoutchouc.
En 11 un de ces hauts arbres (Erytrophlæum) qui s’élève jusqu’à 35 à 40 mètres de haut et dont le tronc est dépourvu d’épiphytes, tandis que les branches étalées horizontalement supportent souvent de grosses touffes d’orchidées ou des fougères du genre Platycerium. En 12 est une touffe de ce palmier grimpant du genre Calamus dont la tige est garnie d’aiguillons très piquants et dont les feuilles se terminent par de longs flagellums de plusieurs mètres de long et dont la piqûre est très redoutable pour le voyageur.
En 12 le dessin représente encore un très grand arbre, mais son port diffère complètement du précédent. C’est un Ficus qui a germé dans la fourche d’un arbre ; les racines adventives ont descendu le long du tronc formant un réseau puissant d’anastomoses, réseau qui a enserré si fortement le tronc de l’arbre support qu’il l’a tué pour se substituer à lui.
En 8 bis existe encore un caféier sauvage ; en 14 nous avons représenté un grand arbre (Afzelia) qui au lieu d’avoir le tronc nu comme le no 11 présente au contraire toute une gaine de végétation épiphyte (Aroidées grimpantes et poivrier de Guinée). En 15 on voit encore un caféier.
En 16 existe un second escarpement qui limite de ce côté le lit actuel du ruisseau au moment des crues. Son bord escarpé est couvert de petits buissons vivant dans le sous-bois et penchés sur le ruisseau. Nous avons noté surtout l’abondance d’une guttifère à latex jaune du genre Garcinia dans ce genre de station. De là on descend d’un mètre à peine pour tomber dans le lit du ruisseau qui ne forme plus qu’un étroit filet d’eau serpentant entre des bandes de sable à demi vaseux sur lequel poussent en 17 des Cypéracées. Sur l’autre rive du ruisseau inclinée en pente douce on observe un véritable fouillis de hautes scitaminées des genres Costus et Aframomum qui sont les genres les plus caractéristiques des sous-bois dans la forêt vierge. De l’autre côté du lit du ruisseau on trouve de hauts arbres dont les branches rejoignent les rameaux de la rive opposée, formant ainsi un immense dôme de verdure, sur les flancs duquel les fûts des troncs d’arbres, tantôt nus, tantôt garnis d’épiphytes, s’élèvent comme les colonnes d’une cathédrale.
La zone des galeries forestières, dans le Soudan central ne monte pas au delà du 8e degré de lat. N., tandis que dans le Soudan nigérien elle ne s’arrête qu’au 12e paralèlle.
TABLES & INDEX