The opening of Introduction
=PAR M. PERRON.=
[Décoration]
Le Dâr-Ouadây[74], c’est-à-dire le pays du Ouadây, est encore moins connu que le Dârfour.
Lorsque l’on publia, il y a plusieurs années, un aperçu sur Tounbouctou, composé d’après des notions communiquées par un cheykh sur les contrées occidentales du Soudan, cette publication attira l’attention des géographes. Le travail que je présente aujourd’hui a, ce me semble, une importance plus grave, par les données qu’il offre aux voyageurs qui voudront tenter l’exploration surtout des centres orientaux de l’Afrique.
Il ressort de certains passages de ce voyage (et mes entretiens avec mon cheykh m’en ont fourni la confirmation) que les divisions du Soudan, admises par ses habitants, différent de celles qu’admettent les géographes d’Europe. J’ai cherché à déterminer, à force de questions, l’ordre successif de ces divisions, leurs rapports itinéraires, leurs rapports de distances et de positions, leurs limites et leurs étendues absolues et comparatives, et, sur les informations que j’ai recueillies, j’ai essayé de construire une sorte de plan du Soudan. J’y ai indiqué ce que m’a pu préciser mon cheykh El-Tounsy, c’est-à-dire ce qu’admettent les Soudaniens, comme divisions, dénominations, distances, etc.