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Le livre de l’UNION-OUVRIÈRE ayant été imprimé à l’aide d’une coopération apportée à l’idée par un grand nombre de personnes, je dois, comme d’ailleurs j’en ai pris l’engagement, rendre un compte exact de tout ce qui s’est fait moralement et pécuniairement, au point de vue de l’œuvre, depuis la publication de la première édition.
Les principes et les idées émis dans le petit livre de l’UNION-OUVRIÈRE ont produit sur l’esprit des ouvriers intelligents une impression beaucoup plus profonde que moi-même je n’avais lieu de l’espérer. — Je vais raconter simplement les faits, laissant au lecteur à juger d’après les résultats obtenus. — Il verra combien les ouvriers, en apparence plongés dans une torpeur touchant de près à la mort, sont susceptibles pourtant de s’éveiller tout-à-coup lorsqu’on vient leur parler au nom de leurs intérêts réels, de leurs droits essentiels et de leur dignité d’hommes libres comme citoyens et frères.
Le petit livre fut mis en vente le juin 1843. — J’en envoyai à toutes les sociétés de compagnonnage des divers devoirs et à celles des sociétaires de l’Union. — Je fis distribuer dans les grands ateliers de Paris, . Au 10 juillet j’avais déjà reçu quarant-trois lettres d’ouvriers, tant de Paris que de la province ; trente-cinq ouvriers, appartenant à tous les métiers, s’étaient présentés chez moi dans le but de m’offrir leurs services pour la cause. — J’acceptai leur bon vouloir et les chargeai de vendre le petit livre à d’autres ouvriers. Tous comprirent parfaitement l’importance que j’attachais à ce que le petit livre arrivât droit à son adresse, dans le fond des casquettes.
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The end
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