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L’ouvrage que nous offrons aujourd’hui à l’examen du public se défendra lui-même ; mais ceux qui le liront excuseront peut-être l’auteur, si, pour quelques instants, il réclame leur attention en faveur de sujets qui n’ont guère d’intérêt que pour lui.
Parmi les principes que nous énonçons ici, quelques-uns apparaissent en ce moment, pour la première fois ; d’autres avaient déjà été publiés il y a une vingtaine d’années. Depuis cette époque, ceux-ci ont fait une nouvelle apparition dans un autre ouvrage dû à un économiste français distingué et dont les nombreux exemplaires ont été lus par des milliers d’individus qui n’avaient jamais eu sous les yeux les volumes, où les mêmes idées avaient été mises au jour antérieurement. En trouvant ici la reproduction de ce qu’elles avaient déjà lu ailleurs, et présenté sans reconnaître un pareil fait, ces personnes seraient, tout naturellement disposées à soupçonner l’auteur actuel de s’être déloyalement approprié le bien d’autrui, bien qu’en réalité, il fût lui-même le propriétaire véritable. Ce serait pour lui une situation pénible et il estime que le seul moyen d’y échapper, est de tracer, en cette circonstance, une courte esquisse des phases successives dans lesquelles ont été découvertes les idées nouvelles renfermées dans les pages suivantes.
La théorie de la valeur, telle que nous la présentons aujourd’hui, parut, pour la première fois, en 1837. Cette théorie étant très-simple, était, en même temps, très-large ; elle embrassait toutes les denrées ou toutes les choses auxquelles pouvaient s’appliquer l’idée de valeur, la terre, le travail, ou leurs divers produits. C’était un pas de fait vers la généralisation des lois naturelles, la valeur du sol ayant été attribuée jusque-là, par tous les économistes, à des causes énormément différentes de celles qui la communiquaient à ses produits.
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The end
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