Read here

Petit Manuel individualiste

Han Ryner · 1905 · Free in the US

16,954 words · about 1 h 11 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1905 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Petit_Manuel_individualiste&action=history). · Wikisource contributors

Text from Wikisource and set out for reading on screen; no words of the book are rewritten or summarized. How RedLectern is built

About this book

Author
Han Ryner
Language
French
Published
1905
Length
16,954 words · about 1 h 11 min
Sections
9 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (9)

Continue:

Front matter

J’ai adopté la forme par demandes et par réponses si commode pour l’exposition rapide. Elle n’exprime ici aucune prétention dogmatique. Il n’y a pas ici un maître qui interroge et un disciple qui répond. Il y a un individualiste qui se questionne lui-même. J’ai voulu indiquer dans la première ligne qu’il s’agit d’un dialogue intérieur. Tandis que le catéchisme demande : « Êtes-vous chrétien ? », je dis : « Suis-je individualiste ? ». Mais, prolongé, le procédé n’irait pas sans inconvénients et, une fois mon intention marquée, je me suis souvenu que le soliloque emploie fréquemment la seconde personne.

On trouvera pêle-mêle dans ce petit livre des vérités qui sont certaines — mais dont on ne peut d’ailleurs découvrir qu’en soi-même la certitude — et des opinions qui sont probables. Il y a des problèmes qui admettent plusieurs réponses. D’autres — en dehors de la solution héroïque, qu’on peut conseiller seulement lorsque tout le reste est crime — n’ont pas de solution tout à fait satisfaisante et les à-peu-près que je propose ne sont pas supérieurs à d’autres à-peu-près. Je n’insiste pas. Le lecteur qui ne saurait point faire le départ et, acquiesçant aux vérités, trouver des probabilités analogues à mes probabilités et souvent plus harmonieuses à lui-même, serait indigne du nom d’individualiste.

Faute de développement ou pour d’autres raisons, je laisserai souvent insatisfait l’esprit même le plus fraternel. Je ne puis que recommander aux hommes de bonne volonté la lecture assidue du Manuel d’Épictète. Là, mieux que partout ailleurs, se trouve la réponse à nos inquiétudes et à nos doutes. Là plus que partout ailleurs, celui qui est capable du vrai courage, puisera le courage.

The opening of the book is shown; the full text loads in the reader.

Loading the full text…