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Le dessein de cet Ouvrage est de peindre tous les caracteres d’une vertu simple & aimable, d’une ame délicate & , d’un esprit juste qui saisit les grandes verités par goût & par sentiment. Un tel Ouvrage vous appartient de droit, & mon cœur devoit cet hommage à l’amitié dont vous m’honorez : C’est par Elle que je jouis de cette paix, de cette liberté, & de ce doux loisir si propre & si nécessaire pour les productions de l’esprit. Daignez agréer cette marque de ma vive reconnoissance, & du profond respect avec lequel je suis,
ENOPHON ne parle point dans sa Cyropedie, de tout ce qui est arrivé à Cyrus depuis sa seiziéme jusqu’à sa quarantiéme année. J’ai profité du silence de l’antiquité sur la jeunesse de ce Prince pour le faire voyager, & le récit de ses voyages me fournit une occasion de peindre la Religion, les Mœurs, & la de tous les Pays où il passe ; aussi-bien que les principales Révolutions qui arriverent de son temps en Égypte, en Grece, à Tyr, & à Babylone.
On verra par le Discours qui est à la fin de cet Ouvrage, que je n’ai rien attribué aux Anciens sur la Religion qui ne soit autorisé par des passages très-formels, non seulement de leurs Poëtes, mais encore de leurs Philosophes.
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The end
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