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Le Vieillard des tombeaux

Walter Scott · 1838 · Free in the US

503,184 words · about 35 h 14 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1838 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Le_Vieillard_des_tombeaux&action=history). · Wikisource contributors

Text from Wikisource and set out for reading on screen; no words of the book are rewritten or summarized. How RedLectern is built

About this book

Language
French
Published
1838
Length
503,184 words · about 35 h 14 min
Sections
49 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (49)
  1. Front matter about 11 h 45 min
  2. Texte entier about 11 h 45 min
  3. Introduction about 16 min
  4. 1 about 18 min
  5. 2 about 12 min
  6. 3 about 12 min
  7. 4 about 17 min
  8. 5 about 15 min
  9. 6 about 23 min
  10. 7 about 14 min
  11. 8 about 34 min
  12. 9 about 16 min
  13. 10 about 24 min
  14. 11 about 14 min
  15. 12 about 19 min
  16. 13 about 18 min
  17. 14 about 18 min
  18. 15 about 14 min
  19. 16 about 18 min
  20. 17 about 13 min
  21. 18 about 11 min
  22. 19 about 14 min
  23. 20 about 11 min
  24. 21 about 13 min
  25. 22 about 15 min
  26. 23 about 9 min
  27. 24 about 15 min
  28. 25 about 20 min
  29. 26 about 12 min
  30. 27 about 14 min
  31. 28 about 15 min
  32. 29 about 14 min
  33. 30 about 21 min
  34. 31 about 11 min
  35. 32 about 9 min
  36. 33 about 14 min
  37. 34 about 8 min
  38. 35 about 15 min
  39. 36 about 17 min
  40. 37 about 14 min
  41. 38 about 34 min
  42. 39 about 16 min
  43. 40 about 9 min
  44. 41 about 11 min
  45. 42 about 12 min
  46. 43 about 18 min
  47. 44 about 12 min
  48. Conclusion about 6 min
  49. Péroraison about 1 min

Continue:

Front matter

Le personnage remarquable appelé Old Mortality, ou Vieillard des Tombeaux, était très-connu en Écosse vers la fin du siècle dernier. Son vrai nom était Robert Paterson. Il était né, dit-on, au village de Gloseburn, dans le comté de Dumfries, et exerçait probablement l’état de maçon, du moins il avait été élevé au maniement du ciseau. On ignore si ce fut par suite de dissensions domestiques, ou par le sentiment profond et enthousiaste d’un prétendu devoir, qu’il abandonna son domicile et adopta le singulier genre de vie qu’il mena, errant dans toute l’Écosse comme un pèlerin. Ce ne put être la pauvreté qui le porta à entreprendre tous ses voyages, car il n’accepta jamais rien au-delà de l’hospitalité que l’on était toujours disposé à lui accorder ; et lorsqu’on ne la lui offrait pas, il avait toujours assez d’argent pour subvenir à ses modestes besoins. Sa personne et son occupation favorite, nous pouvons même dire unique, sont exactement décrites dans le chapitre préliminaire de cet ouvrage.

Il y a environ trente ans que l’auteur rencontra ce singulier personnage dans le cimetière de Dunnottar, lors d’une visite qu’il fit au savant et excellent ecclésiastique M. Walker, alors ministre de cette paroisse, avec le dessein de recueillir des renseignements sur les ruines du château de Dunnottar, et sur quelques autres objets d’antiquité situés dans le voisinage. Le Vieillard des tombeaux se trouva par hasard en cet endroit, se livrant à l’occupation ordinaire de son pèlerinage ; car le château de Dunnottar, quoique situé dans le district de Mearns qui s’était montré contraire au Covenant, était connu pour avoir été le théâtre de tous les genres d’oppression exercés contre les caméroniens sous le règne de .

Ce fut en 1685, lorsque Argyle menaçait l’Écosse d’une descente, et que se préparait à faire une invasion sur la côte occidentale de l’Angleterre, que le conseil privé d’Écosse, par une mesure cruelle de précaution, ordonna, dans les provinces méridionales et occidentales, l’arrestation de plus de cent personnes, y compris plusieurs femmes et enfants, que l’on soupçonnait, d’après leurs principes religieux, d’être hostiles au gouvernement. Les conducteurs de ces captifs les chassaient devant eux vers le nord, comme des troupeaux de bœufs, et se mettaient moins en peine de pourvoir à leurs besoins qu’ils ne l’auraient fait pour des animaux. Ces malheureux furent enfin entassés dans un cachot souterrain du château de Dunnotar, qui n’avait d’autre fenêtre que celle qui donnait sur un précipice au-dessus de l’océan Germanique. Ces captifs, après avoir beaucoup souffert dans leur marche, souffrirent plus encore, en arrivant, des railleries des prélatistes du nord, ainsi que des moqueries de la populace et des airs insultants que jouaient tous les joueurs de flûte et de violon, accourus sur leur passage pour jouir de leur triomphe sur ceux qui avaient outragé leur croyance. Ils ne trouvaient pas même de repos dans leur cachot. Les gardes leur faisaient payer toutes les petites douceurs qu’ils leur accordaient, même jusqu’à l’eau dont ils avaient besoin, et lorsque quelqu’un de ces malheureux résistait à une demande aussi déraisonnable et insistait sur le droit qu’il avait à ce que cet objet de première nécessité lui fût gratuitement fourni, le geôlier répandait l’eau sur le pavé de la prison, en disant que, s’ils étaient obligés d’apporter de l’eau pour ces cafards de whigs, ils ne l’étaient pas du tout de leur fournir des vases gratis pour la contenir.

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