Read here

La Villa Palmieri

Alexandre Dumas · 1865 · Free in the US

192,194 words · about 13 h 28 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1865 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=La_Villa_Palmieri&action=history). · Wikisource contributors

Text from Wikisource and set out for reading on screen; no words of the book are rewritten or summarized. How RedLectern is built

About this book

Language
French
Published
1865
Length
192,194 words · about 13 h 28 min
Sections
18 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (18)
  1. Front matter about 6 h 44 min
  2. I about 44 min
  3. II about 42 min
  4. III about 21 min
  5. IV about 1 h 8 min
  6. V about 12 min
  7. VI about 10 min
  8. VII about 18 min
  9. VIII about 14 min
  10. IX about 17 min
  11. X about 22 min
  12. XI about 19 min
  13. XII about 15 min
  14. XIII about 17 min
  15. XIV about 23 min
  16. XV about 26 min
  17. XVI about 21 min
  18. XVII about 14 min

Continue:

Front matter

C’est à la villa palmieri que Boccace écrivit son Décameron. J’ai pensé que ce titre me porterait bonheur, et j’installe mon bureau dans la chambre où, quatre cent quatre-vingt-treize ans auparavant, l’auteur des Cent Nouvelles avait établi le sien.

Pendant notre séjour à Florence, nous nous aperçûmes un soir, en ouvrant notre fenêtre, que le Dôme et le Campanile était illuminés ; cette illumination annonçait pour le lendemain le commencement des fêtes de la Saint-Jean. Nous ne voulions perdre aucun détail de ces fêtes qu’on nous avait fort vantées d’avance à Gênes et à Livourne, et nous sortîmes aussitôt. Quoique nous fussions logés à une extrémité de la ville, nous nous trouvâmes, en mettant le pied dans la rue, au milieu d’une foule qui devenait de plus en plus compacte à mesure que nous nous approchions du cœur de la cité. Cette foule s’écoulait avec une sagesse et une convenance telles, que le silence de notre palazzino, situé, il est vrai, entre cour et jardin, n’avait pas été troublé, et si l’illumination du Dôme ne nous avait annoncé la fête, nous aurions pu passer toute notre soirée sans nous douter un instant que Florence entière était dans ses rues. C’est là un trait caractéristique des Italiens de la Toscane : les individus sont parfois bruyans, mais la foule est presque toujours silencieuse.

Florence est magnifique à voir la nuit, par un beau clair de lune ; alors ses colonnes, ses églises, ses monumens, prennent un caractère grandiose qui efface et rejette dans l’ombre tous ces pauvres édifices modernes qu’on dirait faits pour des voyageurs d’un jour. Nous suivîmes la foule, la foule nous mena place du Dôme ; il me sembla que je voyais l’église pour la première fois, tant ses proportions avaient grandi ; le Campanile surtout paraissait gigantesque, et ses illuminations semblaient mêlées aux étoiles. Le baptistère de San-Giovanni était ouvert, et la châsse du saint exposée ; l’église semblait pleine, et cependant on y entrait facilement ; car à Florence, au lieu de réagir sans cesse contre les autres, comme on fait chez nous, chacun s’aide, chacun se presse, chacun se place, et on finit par être à l’aise là où l’on aurait cru d’abord devoir être infailliblement étouffé.

The opening of the book is shown; the full text loads in the reader.

Loading the full text…