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La belle de Carillon

Jean Féron · 1929 · Free in the US

139,938 words · about 9 h 48 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1929 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=La_belle_de_Carillon&action=history). · Wikisource contributors

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About this book

Author
Jean Féron
Language
French
Published
1929
Length
139,938 words · about 9 h 48 min
Sections
15 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (15)
  1. Front matter about 3 h 16 min
  2. Texte entier about 3 h 16 min
  3. 1 about 26 min
  4. 2 about 15 min
  5. 3 about 20 min
  6. 4 about 15 min
  7. 5 about 25 min
  8. 6 about 15 min
  9. 7 about 16 min
  10. 8 about 6 min
  11. 9 about 10 min
  12. 10 about 12 min
  13. 11 about 8 min
  14. 12 about 15 min
  15. 13 about 13 min

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Front matter

De cet ouvrage il a été tiré 15 exemplaires sur papier spécial ; chacun de ces exemplaires est numéroté en rouge à la presse.

On entrait dans la troisième année de la Guerre de Sept Ans qui allait coûter si cher à la France et dont l’Angleterre allait tirer de larges compensations.

Au printemps de 1758, tandis qu’une flotte anglaise d’au-delà de cent cinquante navires, sous les ordres de l’amiral Boscawen, voguait vers Louisbourg pour faire le siège de la place et l’emporter, le général anglais Abercromby se dirigeait vers la frontière canadienne, par voie du Lac Saint-Sacrement, avec plus de quinze mille hommes, une quantité énorme de bagages et un formidable matériel de campagne et de siège. Cette armée monstrueuse à elle seule était la plus grande menace de toutes les années d’épreuves et de combats qu’avait vécues la Nouvelle-France. Et si l’on ajoute une deuxième armée de sept mille hommes qui par l’Ohio gagnait et les Grands Lacs pour s’emparer de postes importants qu’y défendaient seulement quelques bataillons de Français et de Canadiens, nous avons une juste idée des dangers qu’offrait cette invasion. Encore une fois, la France se voyait contrainte de lutter, pour la sauvegarde de ses colonies, contre un ennemi dix fois supérieur tant par le nombre de ses combattants et de ses navires de guerre, que par la fécondité de son trésor national et la productivité de ses industries.

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