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Les Turcs entrèrent aussi en relations avec l'empire byzantin : en 568, ils envoyèrent une ambassade à Constantinople. En revanche, l'année suivante, on envoya, sous la conduite de Zemarkh, une ambassade grecque au «khagan» turc «Dizaboul». C'est surtout à ce propos que divers auteurs byzantins, notamment Ménandre Protector et Théophylacte Simocatta, donnent des renseignements sur les Turcs, renseignements qui sont pourtant assez insignifiants en comparaison de ceux dont nous sommes redevables aux Chinois.
Pour servir de donnée à l'intelligence de la teneur des inscriptions et contrôler ce qu'elles nous racontent, je jugerais convenable de présenter ici quelques points principaux de l'histoire des Turcs en suivant, mais seulement en seconde main, la version chinoise. Cet exposé consiste en des extraits empruntés aux ouvrages précités, surtout au mémoire de Stan. Julien. (Les passages reproduits littéralement, sont mis en « ».) Quant à la reproduction des mots et noms chinois, je regrette de n'avoir pu être conséquent ; toutefois je m'en tiens en général à ce même auteur, à moins d'indication contraire.
Voici d'abord quelques notices sur les mœurs des Tou-kioue :
Côté du Nord.
de ses gens. Il livra une grande bataille. Monté sur son cheval blanc Alp-chaltchi, il attaqua. Là il tua et asservit le peuple kara- turghès. En retournant [ ]
INl
(i, &.)j [ ] birlâ qosu*-^tutuq birla sun"sm^s, *rin-qop oliir-
ni's; *bin- b^r^uiyn^ [. ...]in* qop kMûrli. kûktig^n jiti--ot"z j*syna q*riuq bud"n *rur-b*rur "^rkli j*yy-boldy. t*m»y- yduq b^sda sun"sd*m»z. a. es, [kûl^]tig*n ol-^sûn^àdà o.t"z-jas*jur-*rti. *lp^s«léy 1N2 [aqwat?]yn bin^p opl*ju t^di. *ki-^*r*g ud^èru s*nèdy. q*riuquy olV t*m*z, ^Hym^z. *z-bud"n j^y q*ldy* q*ra^-kôltâ sun"sd*m*z. kûl- tig^n bir-^qyrq j»s*jur-Mi. *lp-s*16y *qyn a, 67; bin*p opl*ju-t^di. INH
z Mt*bMg tutdy', *z-^bud"n *nda-joq-botdy. *èim-q»y*n ili q*m*-
voir p. 3ô. • fi^uëu R. * sic; pas barqyn. * ou sizf qiysz 10.; buz'ip
sûsin R., impossible. * R.; bokdy 10. * R. ' tutnif^dy R.; «il n'y a pas même place pour une m» H-
Côté du Nord.
— il lutta contre [....] et contre les Kochou-toutouk(?), il INI tua beaucoup de leurs hommes; ils livrèrent (ou il rapporta) leurs maisons et leur biens [. .) en grand nombre. Kul-téghin ayant trente-sept ans, le peuple des Karlouk*^) devint un vaillant ennemi jouissant de la liberté. Nous luttâmes près de la sainte source (?) du Tamag. Kul-téghin n'avait que trente ans quand cette bataille eut 1N2 lieu. Monté sur son cheval blanc Alp-chaltchi, il attaqua. Il trans- perça deux hommes dans la rencontre. Nous tuâmes et asservîmes les Karlouk. Une petite partie du peuple resta ennemie, et nous luttâmes à Kara-keul (le lac Noir). Kul-téghin avait alors quarante et un ans. Monté sur son cheval blanc Alp-chaltchi, il attaqua. Il fit prisonniers peu d'Eltèbers(?), et le petit peuple fut anéanti 1N3 là. Quand l'empire de mon oncle le kagan fut épuisé et que šyɣ boHuqynda, biid"n jlgikgj* boHuqynda izgU bufl^n birlii
sün".sd^ni^z. kiiKlig^n *}p-s46y *qyn bin*p ri.66y o[piaju t^gdji. ot- »*t-*nda tus|di, i]zgM [bud^n] olti. toquz-^o>'*'z bud"n k^ntii bud"n>'m Mi. t*^nri jir biity*(îyn iiôûn j*yy botdy. bir-jytqa bis-joty siiiV's-
d^nVz. **niPk toj/u b"}yqda sun"sd*m^z. a. 65,. kuKtig*n *zm*n-*q>> bin^p opt*ju t**gdi. *}ty- **^r^g s*ncdy, su-[i*i]gisinda jit'nô-Mg qyjyc- }*dy. ^k^nti qusJ>'y*qda *^d^z birlà sun"sdWz. kùltig^n ^z-j^j'yzyn
bin^p opt*ju tVp bir Mg s*nèdy, i,64i toquz-*^r*g «g'ra^toqydy, *^d^z bud"n *nda ôlli. iiù'ne bu[. . .]da oy"z birla sun"sd^m^z. kiil-tig^n
zm*n ^(1^7 bin^p l^gdi, s*^ncdy; siisin s*nôdymyz, ilin-*Hymyz. tort'nù
(^us^ b*synda sun"sd*m*z. turk a. es, bud"n *d*q q*m*^stdy, j*W*q bo[Jdaè]y^-'Mi. oza- [k«]lin*s siisin kiil-tig^n *yytyp lonra bir u^ys *lp-
yu on-"r*g lonawtig^n juyynda ^r^p-ôl^rt^m^z. bis*nc *^zg*^nti q*-
dîzdà"* o^'^'z birlii sun"sd^m*z. kul--tig*n (i,62) •z-j'yyzyn bin*p l*gdi.
peut-être Wgi^ (ou ûlàgi^)ihigûf ' ou âiL^y--? • comp. 11 E 31.
écrit avec X, v. p. 17; ^ distinct, non n.
le peuple fut (divisé?), nous luttâmes contre le peuple des izghil*'-).
Monté sur son cheval blanc Alp-chaltchi, Kul-téghin attaqua. Ce cheval s'abattit là, mais le peuple des Izghil fut tué. Le peuple des Neuf-Ogouz était mon propre peuple'*^*). Comme il y avait boule- versement au ciel et sur la terre, ils devinrent (nos) ennemis. Kn un an nous luttâmes cinq fois. D'abord nous luttâmes près de la ville
de Togou. Monté sur le cheval blanc Azman, Kul-téghin attaqua. Il transperça six hommes; dans la mêlée ^'^j des armées il sabra un septième homme. La seconde fois nous luttâmes contre les Èdiz*^^) à Kouchligak. Monté sur son cheval brun Az-yaghiz, Kultéghin attaqua.
11 transperça un homme, en en venant aux mains ••^) il abattit neuf hommes. Le peuphî èdiz fut tué là. La troisième fois nous luttâmes contre les Ogouz à Bo|. . .1. Monté sur le cheval blanc Azman, Kul- téghin attaqua et perça (l'ennemi avec la lance); nous vainquîmes leur arméiï et asservîmes leur peuple. La quatrième fois nous luttâmes
près de la sour(*e du Tchouch(iy). Le peuple turc tombait de fatigue et se démoralisait •'*'•). Kultéghin laissa donc échapper leur armée (fui était arrivé avant nous. Mais en en venant aux mains pendant les funérailles de Tonga-téghin, nous tuâmes un homme de la race des Tongra (nommé) Alpagou et dix hommes (?)57). La cinquième
fois nous luttàmes contre les Ogouz à Ezghenti-kadaz58). Monté — 118 —
iki‿ärig san‿čdy, ba[..]dy. oł‿sü an‿da ‿ ö[lti?]. amɣa‿qurɣan qyšłap jazyṅa oɣuzɣaru sü‿tašyqdymyz. kül‿tigin bäg‿bašłaju qytymyz. oɣuz‿jaɣy orduɣ basdy. kül‿tigin (I, 61) ögsiz‿aqyn binip toquz‿ärin
oyi’z-j’^yy orduy b*sdy. kiiUtig^ (i.ei) ôgs*z-*qyii bin*p toquz-Mn s*ncdy, orduy birm^di. ôg*m-q*tun ul*ju og*l*r*ni *k*l*r*m k*l*nûn*m qon6"ji*rym bunca-j^mà tir*gi kun^bold^èy-’^rti, ôl^gi jurtda jotta j*tu-q4d»éy *rt^g*z. (i.eo) kùl-tig*n joq«-*rs*r, qop ôlt^ëi M^z- in^m- kûl-tig*n k*rg*k boWy. ôz*m s*qyndym. kôrîir kôz*m kôrm*zt*g, biPr biPg^m bilm^zt^g boWy. ôz^m^s^qyndym. od^t^nri j*s*r, kisioy qop ôl"gli tôrûm^s^ (1^59) anèa s^^qyndym. kozdà j*s-k*ls^r, ätida(?) kon"ltâ syj’yt k*ls*^r, jand^ru ^»qyndym, q^^ty^dy s*qyndym. *ki^s»d uJ«ju in’j^gûn^m oj’l'^nym b^gl^^r^m bud"nym kozi-q*èy j*bt*q boW^èy-
tirinis R. ? voir note 60.
sur son Az-jaghiz, Kul-léghin attaqua. Il transperça deux hommes [....]. Cette armée [fut tuée ?] là. Après avoir hiverné dans la forteresse d’Amga-kourgan, nous mîmes en marche, au printemps, l’armée vers les Ogouz. Sous les ordres du beg Kul-téghin nous nous avançâmes. Mais les Ogouz ennemis assaillirent l’ordou (le camp, la capitale). Monté sur son cheval blanc Eugsiz (l’orphelin), Kul-téghin transperça neuf hommes, et ne livra pas l’ordou. Pour ma mère la katoun, suivie de mes belles-mères, mes sœurs (et mes tantes ?), mes brus et mes femmes, toutes celles d’entre elles qui auraient survécu, seraient devenues esclaves, celles d’entre vous qui auraient trouvé la mort, seraient restées gisantes à la yourte ou sur le chemin ^^. Si Kul-téghin n’avait été, un grand nombre d’entre vous auraient trouvé la mort. Mais mon frère Kul-téghin périt. Moi-même je me désolai : Bien que mon œil vît, ce fut comme s’il ne voyait pas ; bien que mon esprit fût conscient, ce fut comme s’il eût perdu conscience. Moi-même je me désolai. Le ciel dispose du tenjps, mais les nombreux fils des hommes sont nés mortels^’"). Je me désolai tellement : pendant que les larmes tombent de mon œil, et le gémissement sort abondamment(?) de mon coeur, je me désolai de nouveau, je me désolai profondément. Je me désolai en disant : Les veux et les sourcils des deux chads et de mes cadets (?), de mes princes, de mes nobles et de mon peuple se gateront . Pleuranl et se lamentant vinrent d’abord les
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tip s«qyndym. iuyOy syyHcy qyt*i H^hy biid"n b*sl*ju a.r>s) ud*rs
^nun k*Tti. t»by*é q»y*nda is»ji lik^n k^lti. bir^tum*n-*yy «4tunw
kum"s k*^rg*ks*z k*lurli. lûpût q»y*nda bôl*n k^ti. quryja kûn b*tysyqd
qy soyd b^ré^k^r* buq*r*q-utys bud"nda ii*n*-s*nûn oy"}-t*rq^
kMti. (1,57) unuq oy^m tûrg»s q*y*nda m*q^r*è t*my*èy, oy^z bilga t*my*6y k*lti. qyrqyz q*y*nda t*rdus yn*n6u>-6ur^ k*lti. b*rq itgu6i b*d*z j*r*tyyyma bit^g^-t^s itgiici l*b}^è qV*n 6yq"ny* c*n-s*nûn kalti.
avec II, Côté du Nord, 1-8 (II, 77-70) = I S 1—11 (I, 54-44).
(I, 54)T*nrit*g l*nridà botayà tûrk bilgà q^y^n bu-odkà ot"rtym.
(I, 77) T*nrit*g t^nridà boJmyè turk bilgà^q»y»n bôdkà ol"rtym.
s^bymyn tùk^ti *sidg»I, ut^ju in^j^gûn^m oyi^nTm bir^ki u^ysym bud"nym, s^bymyn tûkMi--*^s*d, ut*ju in*j^gun*m oyi*nym bir*ki uyysym [
^ ou bàrâàlârt «R. ;na/cIO. * ynanêmur R. ? * ^/iça/iy R. ? «à tort», H.
peuples Kitaï et Tatabi (représentés par) Oudar-sengun. De la part du kagan chinois vint Isiyi Likeng . Il apporta des objets précieux (de la valeur) d’un iumen (dix mille) et une infinité d’or et d’argent. De la part du kagan du Thibet vint Beulen (ou vinrent des beulens ?). De la part des peuples qui habitent en arrière, au soleil couchant, les Sogds, les Perses(?) et les Boukarak-oulis ,
vinrent Neng(?)-sengun et Ogoul-tarkan(?). De la part de mon fils aimé, le kagan des Turghès , vinrent Makaratch, le garde des sceaux, et le sage garde des sceaux des Ogouz. De la part du kagan des Kirghiz vinrent Tardouch et Inantchou-tchour. Pour élever l’édifice et travailler la pierre aux inscriptions, ornée do travaux de sculpture, vin(ren)t le(s) tchikan(s) (?) du kagan chinois (et ?) Tchang-sengun .
Moi qui ressemble au ciel, Bilghè (c.-àd. sage) kagan des Turcs, venu du ciel, à l’heure qu’il est, je suis monté sur le trône. Eoonlez jusqu’au bout ce que je vous mande, vous qui venez après moi, mes cadets (V), mes princes, et tous ensemble.
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b’r^jîi s»d ?pyl l)"ji :l»*r, .jyi>;ja t«r(|*t buj"ru(|wb^gFr ()t"z M^v
. . . .] (1,53) toquz-oy"z b*^l*ri bud"ny, bu-s*bymyn *dguti *sid,
qnyydy tinta M ilg^rii kun toy"syqa, birg^rii kiin ortusyn*ru, ] ni, 76) toy"s>'qyna, birg^rii kiin ortusyn^ru,
quryy’4'u kun b»t>'syqyna, jyry*ru tiin ortusyh*ru, *^nda ici^ki bud"n (|uryy*ru kiin b*t>syqyna, jyry^ru tiin ort"syn*^ru, **nda ^èr*^ki bud"n
f. . .]mf. .ik|. . . . anèia-bud"n^ (I, 52) qop itdMn. ot-’^niHy V’Hoq ’^^ qop m*na koriir, f " 1 ot^*m*ty ^^y-joq
tiirk q^y"n ôtiik*^n jys ot"rs*r, ilta bun-joq. ilg*^rii s*ndun j*zyqatiirk q*y*n otuk»^n [ ]ta [ ]. ilg[. . .]ndun [
t**gi siil«d’m, t^lujqa kiù’g t»gmM*ni, birg*rii toquz ^rs’nkâ t^gi ]7n,75) »^rs’nka t»gi
siil*d’m, tiipiitka kiè’g [. .]m*d’m, quryy^ru j’néii-iig[.] (I, 51)k*cà t*m*r- siil^d’m, tiipiilkà kië’g t*gmM*m, quryy*ru jinèii-ùg^z k*6à t*m’r-
ï ain •
sic! pour tinla. * man bunca R. ?
membres de ma race, ainsi que toi mon peuple ; à droite, vous nobles chadapits ; à gauche, vous nobles et officiers tarkats( ?), vous [nobles . . . des ?] Trente- [Tatars ? . . .] vous nobles et peuple des Neuf-Ogouz ^’) ! Ecoutez bien ce que je vous mande, prêtez l’oreille attentivement ! En avant vers le soleil levant, à droite au midi, en arrière vers le soleil couchant, à gauche au minuit - en dedans de ce (cercle) il y a beaucoup de peuples (|ui me sont soumis, ^dans cette étendut^j il y a beaucoup de peuples {|uc J’ai organisés. Pendant que le kagan des Turcs habite la forêt d’Kutuken sans cett<» gloire ni cette civilisation, le peuple n’a aucun chagrin**). En avant (c.-à-d. vers l’est) j’ai fait des expéditions jus((u’à la plaine de (Ihantoung. mais je n’ai nullement touché à In mer(V) ; à droite ((•.-à d. vers le sud) j’ai fait des ex|)éditions jusqu’aux Neuf-Krsins, mais je n’ai nullement touché au Thibet : en arrière ((*.-à-d. vers l’oui^st) j’ai fait des (»x péditions nu delà dr la livière des Perles, jusqu’à la Porte de
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aqpyɣqa tägi süladim, jyrɣaru jir‿baryrqu jiriṅä tägi süladim. bunča
aqpyɣqa tägi süladim, jyrɣaru jir‿baryrqu jiriṅä tägi sü[. . . . . . .
jirkä tägi jorytdym. ötükän jyšda jig idi‿joq ärmis, il‿tutsyq jir . . . . . . . . . . . ]ükän [..]da jig i[...] ärmis, il[....]
otiik^n jys^^rm’s. bu-jirdà ot"r>p t^by^c bud"n birlà (i.5o) tuz*lt»m. .]tùk[.] jys *^rm’s. [ ] birlà tiiz[. . .
»Hun kiims is^gti qut^j buns^z ^nôa-biriir t*by*6 bud"n s*by .]tiin kiim^s ’s'gl..] ai,74)qut*j buns>z^nèa-birur t*bg*è bud"n s*by-
siièig, *yysy jyms^q *rm*s. siièig s*b>n j^ms^q *yyn *r^p yr*qsiié ^g, *yysy jymsaq *rm’s. siie'g s"b>n j>ms*q *yyn *r*p yr*q
bud"n>> *néa-j*yutir^ *rm*s, jag’/ru qonduqda kisra *][>>- bil^g *nda- [ .7 j^gutir- ^rm’s, [. . . ] qond[. . .] kisrà *iyywbiUg% *nda-
iijur’^w&rm’s. m, 4») Mgii bilgâ kisig *dgû *tp-kisig jorytm*z *^rm’s, birii [ ]s. *dgù [. . .]gà kisig *^dgu 4p kisig jo[. . . .] *rm^s, bir>-
kisi j*nyts*r, uy>sy bud^’ny bisùkinâ t^ qydm*z *rm’s. sùèig kisi j*fi>1s[ ]iikinà^t^i qy[. . .] (11,73) ’^rm^. su6*g
ou tutsaq * sic (-ir) ! * ou ojur.
Fer ; à gauche (c.-à-d. vers le nord) j’ai fait des expéditions jusqu’au pays des Yér-Bayirkou . Jusqu’à tant de pays j’ai conduit (les Turcs). Dans la forêt d’Kutuken ils n’avaient pas de . . . suzerain : le centre d’où se gouvernait l’empire, c’était la forêt
d’Eutuken. Habitant ce pays j’entrai en relations avec le peuple chinois. L’appel du peuple chinois, qui nous donne sans peine
tant d’or, d’argent, Aisigti , de soie( ?), était doux, ses richesses étaient molles . Kn s’insinuant par leur doux appel et leurs richesses molles , ils (les Chinois) firent approcher d’eux le peuple lointain. Après qu’ils (les Turcs) se furent établis dans leur voisinage, ils (les Chinois) répandirent (?) parmi eux leur civi-
lisation et leur savoir. Le bon homme sage, le bon homme vaillant, ils ne le renvoyaient (?) pas. Si un homme tombait en faute, ils ne s’avançaient pas jusqu’à . . de sa race et de son
peuple . Kn se laissant vaincre par leur doux appel et leurs
sabyṅa jymšaq aɣysyṅa arturyp öküs türk budun öltig. türk budun
sabyṅa jymšaq aɣysyṅa arturyp öküs türk budun öltig. türk budun
ul*s*k*n, bir'jà èoy*j jys tûg"lt^n, (i,48) j^zy qon^jyn-tis^r tiirk bud"n iil^*k*h, bir'jâ [. . .]j jys tiig"ltiin» j*zy [. . . .]yn [. . . .] tiirk bud'^n
iil^s^k^g-'^nda *i>y-kisi *n6a busyurur *rm^s. yr*q--*^rs*r j*bt*q ^yy-- iil*s'k*g-anda »iyy-kisi ^nèa bus[ | 'Vm^s. yr*q ^rs*r j»bt*q^*^y
biriir, j^yuq ^rs^r *dgii *yy-biriir tip-*nca busyurur ^rm's. bil'g biriir, j»yuq--*rs^r *dgii ^yy^-biriir tip-^néa busy"rur ^rm's. bi[. .]
bilm^z kisi ot-s*b>> *t>p, j^y^'ru b*r>p ôk'^é-kisi olt'g. (I, 47) oH'rg*rii (ii,72)bi)mâz kisi ot-s*b>y ^Jyp, j^yî/ru b*r>p ôk"s-kisi oH'g. oH'r[. .]ii
b*rs*r tiirk bud"n ôlt*èis*n; ôtiik*n jir ot"r>'p *rqys tirk's ys*r. b^rs^r turk [....) ôlt^èis^n; ôtuk^n [ ] tirk^è ys^r,
n*n--bun-^y-joq ôtiik^n jys ot"rs*r, bàngii il-tuta ot"rt*6ys^n, tiirk n^fi-bf T . . T . .]ys ol"rs*r, bàngii[ ]ys*n, tiirk
bud"n, toqr*q^q*s*n; aès^q* tos*q^-iim*zs*n^birtods*raés>'qiim*zs*n^. bud"n toqr*q>'q*s*n ; aùsar tos^q* iim^zs^n'*, bir tods^r aùs>'q iim*zs*n^.
' sic (concernant //, coinp. p. 8H, noie 1). * ou fosl/i/ f (pour rods-). ' ou
richesses molles, beaucoup des tiens, ô peuple turc! sont morts. Comme une partie des tiens, ô peuple turc, considérant qu'à droite (au midi) n'était pas(?) la sombre forêt, disait: *Je veux m'établir dans la plaine», les gens policés excitèrent la partie du peuple turc, qui parlait ainsi . «Celui qui est au loin donne de mauvais trésors, celui qui est près donne de bons trésors» — en parlant ainsi il les excitaient. Comme des gens ignorants acceptèrent cette invitation et s'approchèrent, beaucoup des tiens sont morts. «Si tu vas dans ce pays-là, ô peuple tunt!, tu mourras. Mais si, demeurant dans le pays d'Kutuken. tu envoies des caravanes et des convois, et si tu restes dans la forêt d'Eutuken ou il n'y a ni richesse ni chagrin, tu continueras à conserver un empire éternel, ô p(»uple turc! et tu te rassasieras davantage; (autrement,) quand tu as faim, tu ne peux pas te rassasier, mais quand tu t'es une fois rassasié, tu ne peux pas avoir faim(?) » Mais sans
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andaɣyṅyn (I, 46) üčün igidmiš qaɣanyṅyn sabyn ałmatyn jir‿saju bardyɣ,
andaɣyṅyn uc"n üčün igidmiš qa (II, 71) sabyn ałmatyn jir‿saju bardyɣ,
qop-*nda ^tq^ndy^ ^rAtyy. *nda-q*tmysy jir s^ju-qop turu ôlii qop-’^nda ^q^ndyy »ry}[. .). ®nda [.]tna[. .] jir [.]ju qop turu-o[. .
jor>Jur--»rt’g. t’^nri j*riyq*duqyn iièun [ôlz’m^ qutym b^r-^ûèûn . . . .]ur *rt«g. t^^nri j*r[. .7 ] qutym bar-u^t"n
q*y*n ot"rtym. q*y*n ot"ryp (1,45) joq ôyy*i bud"nyy qop-qobMdyni, q*[ ]m. q*y»n ot^ryp joq-cyyM bud"nyy qop qob^ym,
èyy^i bud"nyy b*j-qy}dym, ^z-bud^nyy okiis * qytdym. ^zu-^bucyyaj bud"nyy baj-qyldyra, «z-bud"nyy ôk’^^-qyldym. [....] (ii,7oj
s^bymda ig’d-’b^ryu tiirk b^l^r bud"n buny *^sid’n. tiirk [. . . . s^bymda ig’d-b^ryu tûrk b*gl^r bud"n buny *sid’n. tiirk bud"n-
. . .]r’P il-’tuts^qyfiyn bunda urtym, j^nytyp QF^s’k^n’n j’mà (i,**) bunda [yy tirip ijl-tulsfqynyn bunda urtym, j»nyt>p ul^s’k*n*n j’mâ bu[T .
urtym. n^fin^n^ s^bym *rs*r b^ngu t»sqa urtym. ^n^r-korû-bil’n, . . .]m. n*nn[ . ]s*b[ . . .]r b^ngû t^sqa urtym. *n*r--kôrù bil’n,
turk ^xnHy bud"n b^glâp, bôdkii kôr"g’mà b^"^gl"r-’^gu janyld^c’yturk »mHy bud"n b*gl*r, bôdkà kor’"'g*mà
2 distinct. ’ voir p. 29, note 1.
accepter les recommandations de ton kagan, qui grâce à ceux des tiens qui étaient là , t’avait relevé, tu allas dans tous pays et beaucoup des tiens y sont perdus ou fatigués. Mais de ceux qui restèrent en ce pays-là, un grand nombre enore ont émigré en différents pays à la vie ou à la mort. Par la grâce du ciel et parce que j’avais
la fortune avec moi, je suis moi-même devenu kagan. Après être devenu kagan, j’ai élevé le peuple de rien et pauvre , le peuple pauvre je l’ai rendu riche, le peuple peu nombreux je l’ai rendu
nombreux. Pour tirer profit(?) de mon allocution , écoutez ceci, vous nobles et peuple turcs ! Comment tu as rassemblé le peuple turc et gouverné l’empire, je l’ai inscrit ici. Comment tu as failli et t'es divisé, je l’ai inscrit ici. Tout ce que j’ai à dire , je l’ai inscrit sur la pierre éternelle. En la regardant, sachez, ô peuple et nobles turcs, . . les nobles qui ont obéi au trône, vous tom-
siz män bä[ṅgü taš ........ tabɣa]č qaɣanda bädizči kälürtim, bä
. . .j (Concernant la continuation voir plus loin).
diztim. mäniṅ sabymyn symady. (I, 43) tabɣač qaɣanyṅ ičräki bädizčig
yty. »n*r *d>ncyy b*rq j^rHurOm, icin-t»syn »d>nôyy b^d’z urtur-
tym. taš‿toqytdym, köṅü-toqytdym, kon"lt*ki sabym>n u[ unuqoyJyAja^
t»tyna t^gi buny kôrû bil’n : b»ngu-t«s (i,42) toqytdym. bu-»rig*- "rs»r, [ . Itqa "rig-j’rta irs^r-^nèa "r^g’-j’rtii b»ngû-t*s toqytd>m,
bitidim. any‿körip anča bilin: oł‿taš [........]dym. bu‿bitig bitigmä atysy jołyɣ‿t[igin -?].
(1,70) Kül‿tigin qoi jyłqa jiti jigirmikä učdy. toquzynč‿aj jiti‿ otuzqa juɣ ärtürtimiz. barqyn bädizin bitig‿taš[yn] bičin jyłqa
comp. Il N lô. *
berez en faute *). C’est moi qui [. . . la pierre étemelle ?]. De chez le kagan des Chinois j’ai fait venir des sculpteurs et je (leur) ai (fait) sculpter. On n’a pas rejeté mon invitation, mais on a envoyé les sculpteurs intérieurs (c.-à-d. attachés à la maison) du kagan. Je leur ai fait ériger à part l’édifice (le temple, la salle), et tailler à part les sculptures à l’intérieur et à l’extérieur , et je leur ai fait tailler la pierre. Le message que j’ai sur le cœur [je l’ai fait inscrire ? . . . .] jusqu’à [vos iils bien-aimés] et vos descendants ( ?) en le voyant, sachez ceci : j’ai fait tailler la pierre éternelle. Parce que ce lieu est désert ( ?), et parce que . . .(?) est dans d’âpres( ?) lieux, j’ai fait tailler cette pierre dans un âpre( ?) lieu, et je l’ai chargée d’inscriptions. En la voyant, sachez ceci ! Cette pierre, j’ai [...). En ce qui concerne celui qui a tracé cette inscription, c’est son eousin( ?), Yolig-téghin[-?].
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The end
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