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Histoire des églises et des chapelles de Lyon

Abbé Auteur:Jean-Baptiste Martin · 1908 · Free in the US

392,815 words · about 27 h 30 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1908 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Histoire_des_églises_et_des_chapelles_de_Lyon&action=history). · Wikisource contributors

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About this book

Author
Abbé Auteur:Jean-Baptiste Martin
Language
French
Published
1908
Length
392,815 words · about 27 h 30 min
Sections
13 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (13)
  1. Front matter about 13 h 45 min
  2. 01 about 1 h 25 min
  3. 02 about 1 h 15 min
  4. 03 about 38 min
  5. 04 about 57 min
  6. 05 about 1 h 32 min
  7. 06 about 43 min
  8. 07 about 1 h 6 min
  9. 08 about 1 h 12 min
  10. 09 about 1 h 10 min
  11. 10 about 30 min
  12. 11 about 52 min
  13. 12 about 2 h 26 min

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Front matter

HISTOIREDES ÉGLISES ET CHAPELLES DE LYON

e fondateur de Fourvière est bien connu : il se nommait Olivier de Chavannes et, à sa mort, survenue le 4 septembre d’une des deux années 1186 ou 1187, il occupait le premier rang dans le chapitre de l’Église de Lyon. Pour déterminer, aussi approximativement que possible, l’époque de sa pieuse entreprise, il faut se rappeler, d’une part, qu’il succéda dans le décanat à Bérard de Pizay, mort le 8 janvier 1177, et observer, de l’autre, que la canonisation de Thomas Becket, le patron associé à la Mère de Dieu dans la dédicace de la chapelle, fut publiée en 1173 ; on s’égarerait donc fort peu, en supposant que les assises du monument furent jetées en terre, autour de l’année 1180, dès qu’Olivier fut devenu le chef de sa compagnie.

L’œuvre n’était ni vaste ni somptueuse ; sa position admirable, les souvenirs d’histoire héroïque et religieuse, auxquels elle se rattachait topographiquement, la recommandaient, plus que son architecture et ses richesses, à la curiosité des visiteurs. On a pu la voir du reste, jusque dans ces derniers temps, conserver sa physionomie et ses dimensions ; elle n’est tombée que récemment, au vif déplaisir des archéologues, conservateurs par tradition et par goût, sous la nécessité d’ajouter à la basilique neuve les locaux exigés par ses services et par les dépendances inférieures de sa grandiose et commode sacristie. Ce qu’on appelait la nef de Saint-Thomas, facilement isolable des aménagements qu’elle avait subis dans le cours des âges, la constituait dans sa totalité. Son chevet était tourné au soleil levant et recevait les premiers rayons qui émergeaient du sommet des Alpes ; six fenêtres, trois au nord et trois au midi, y répandaient la clarté ; l’unique porte d’entrée s’ouvrait entre deux gracieuses colonnettes, supportant une archivolte ogivale d’un très pur dessin. Le clocher, élevé sur la même ligne que la façade et à droite, était de construction un peu postérieure ; c’est au-dessous de son premier étage, dans un espace obscur et étroit que fut dressé l’autel de la Sainte Vierge, appelé à une si prodigieuse destinée et à de si magnifiques transformations.

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