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HISTOIREDES ÉGLISES ET CHAPELLES DE LYON
e fondateur de Fourvière est bien connu : il se nommait Olivier de Chavannes et, à sa mort, survenue le 4 septembre d’une des deux années 1186 ou 1187, il occupait le premier rang dans le chapitre de l’Église de Lyon. Pour déterminer, aussi approximativement que possible, l’époque de sa pieuse entreprise, il faut se rappeler, d’une part, qu’il succéda dans le décanat à Bérard de Pizay, mort le 8 janvier 1177, et observer, de l’autre, que la canonisation de Thomas Becket, le patron associé à la Mère de Dieu dans la dédicace de la chapelle, fut publiée en 1173 ; on s’égarerait donc fort peu, en supposant que les assises du monument furent jetées en terre, autour de l’année 1180, dès qu’Olivier fut devenu le chef de sa compagnie.
L’œuvre n’était ni vaste ni somptueuse ; sa position admirable, les souvenirs d’histoire héroïque et religieuse, auxquels elle se rattachait topographiquement, la recommandaient, plus que son architecture et ses richesses, à la curiosité des visiteurs. On a pu la voir du reste, jusque dans ces derniers temps, conserver sa physionomie et ses dimensions ; elle n’est tombée que récemment, au vif déplaisir des archéologues, conservateurs par tradition et par goût, sous la nécessité d’ajouter à la basilique neuve les locaux exigés par ses services et par les dépendances inférieures de sa grandiose et commode sacristie. Ce qu’on appelait la nef de Saint-Thomas, facilement isolable des aménagements qu’elle avait subis dans le cours des âges, la constituait dans sa totalité. Son chevet était tourné au soleil levant et recevait les premiers rayons qui émergeaient du sommet des Alpes ; six fenêtres, trois au nord et trois au midi, y répandaient la clarté ; l’unique porte d’entrée s’ouvrait entre deux gracieuses colonnettes, supportant une archivolte ogivale d’un très pur dessin. Le clocher, élevé sur la même ligne que la façade et à droite, était de construction un peu postérieure ; c’est au-dessous de son premier étage, dans un espace obscur et étroit que fut dressé l’autel de la Sainte Vierge, appelé à une si prodigieuse destinée et à de si magnifiques transformations.
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The end
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