Read here

Histoire d’une Parisienne

Octave Feuillet · 1885 · Free in the US

98,483 words · about 6 h 54 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1885 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Histoire_d’une_Parisienne&action=history). · Wikisource contributors

Text from Wikisource and set out for reading on screen; no words of the book are rewritten or summarized. How RedLectern is built

About this book

Author
Octave Feuillet
Language
French
Published
1885
Length
98,483 words · about 6 h 54 min
Sections
20 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (20)
  1. Front matter about 2 h 18 min
  2. Texte entier about 2 h 18 min
  3. I about 10 min
  4. II about 6 min
  5. III about 10 min
  6. IV about 13 min
  7. V about 9 min
  8. VI about 15 min
  9. VII about 5 min
  10. VIII about 3 min
  11. IX about 3 min
  12. X about 7 min
  13. XI about 7 min
  14. XII about 11 min
  15. XIII about 11 min
  16. XIV about 8 min
  17. XV about 4 min
  18. XVI about 8 min
  19. XVII about 6 min
  20. XVIII about 2 min

Continue:

Front matter

Version audio

Il serait excessif de prétendre que toutes les jeunes filles à marier sont des anges ; mais il y a des anges parmi les jeunes filles à marier. Cela n’est même pas très rare, et, chose qui paraît d’abord étrange, cela est peut-être moins rare à Paris qu’ailleurs. La raison en est simple. Dans cette puissante serre chaude parisienne, les vertus et les vices, de même que les talents, se développent avec une sorte d’outrance et atteignent leur plus haut point de perfection ou de raffinement. Nulle part au monde on ne respire de plus âcres poisons, ni de plus suaves parfums. Nulle part aussi la femme, quand elle est jolie, ne l’est davantage : nulle part, quand elle est bonne, elle n’est meilleure.

On sait que la marquise de Latour-Mesnil, quoiqu’elle fût à la fois des plus jolies et des meilleures, n’avait pas été particulièrement heureuse avec son mari. Ce n’était point qu’il fût un méchant homme, mais il aimait à s’amuser, et il ne s’amusait pas avec sa femme. Il l’avait en conséquence extrêmement négligée : elle avait beaucoup pleuré en secret sans qu’il s’en fût aperçu ou soucié, puis il était mort laissant à la marquise l’impression qu’elle avait manqué sa vie. Comme c’était une âme douce et modeste, elle eut la bonté de s’en prendre à elle, à l’insuffisance de ses mérites, et, voulant épargner à sa fille une destinée semblable à la sienne, elle s’appliqua à en faire une personne éminemment distinguée et aussi capable que peut l’être une femme de retenir l’amour dans le mariage. — Ces sortes d’éducations exquises sont à Paris, comme ailleurs, la consolation de bien des veuves dont quelquefois le mari vit encore.

The opening of the book is shown; the full text loads in the reader.

Loading the full text…