Read here

Confessions d’un ex-libre-penseur

Léo Taxil · 1887 · Free in the US

140,944 words · about 9 h 52 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1887 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Confessions_d’un_ex-libre-penseur&action=history). · Wikisource contributors

Text from Wikisource and set out for reading on screen; no words of the book are rewritten or summarized. How RedLectern is built

About this book

Author
Léo Taxil
Language
French
Published
1887
Length
140,944 words · about 9 h 52 min
Sections
16 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (16)
  1. Front matter about 4 h 56 min
  2. II about 11 min
  3. III about 31 min
  4. IV about 40 min
  5. VI about 17 min
  6. VII about 27 min
  7. VIII about 24 min
  8. IX about 14 min
  9. XI about 21 min
  10. XII about 49 min
  11. Avant-Propos about 1 min
  12. Conclusion about 2 min
  13. I about 14 min
  14. Présentation about 1 min
  15. V about 15 min
  16. X about 29 min

Continue:

Front matter

Faisons les fiers tant que nous voudrons, philosophes et raisonneurs que nous sommes aujourd’hui ; mais qui de nous, parmi les agitations du mouvement moderne, ou dans les captivités volontaires de l’étude, dans ses âpres et solitaires poursuites, qui de nous entend sans émotion le bruit de ces belles fêtes chrétiennes, la voix touchante des cloches, et comme leur maternel reproche ? Qui peut voir, sans leur porter envie, ces fidèles qui sortent à flots de l’église, qui reviennent de la table divine rajeunis et renouvelés ? L’esprit reste ferme, mais l’âme est bien triste. Le croyant de l’avenir, qui n’en tient pas moins au passé, pose alors la plume et ferme le livre. Il ne peut s’empêcher de dire : « Ah ! que ne suis-je avec eux, un des leurs, et le plus simple, le moindre de leurs enfants ? »

Imaginez un homme qui ait monté tous les degrés du crime ; chargez-le, par la pensée, des plus affreuses actions qu’il vous sera permis de concevoir ; le voilà qui dort, cet homme ; il se croit à l’abri du bien pour jamais, il n’a plus de remords, plus de conscience, il le croit du moins !… Mais un jour, de même que dans le songe de Nabuchodonosor, une pierre détachée de la montagne vient briser le colosse aux pieds d’argile, de même, un jour, sans cause apparente, il se formera dans ce cœur désespéré une larme ; elle remontera le long du cœur, elle passera par des chemins que Dieu a faits pour aller jusqu’à ses yeux flétris ; elle coulera sur ses joues. Cette seule larme lui aura révélé la vérité et rendu l’honneur du bien.

Écrire sa propre histoire est certainement ce qu’on peut imaginer de plus fastidieux. Toutefois, lorsqu’une autobiographie, loin de servir à satisfaire la vanité de l’écrivain, a un but moral, le devoir rend la tâche moins lourde.

The opening of the book is shown; the full text loads in the reader.

Loading the full text…