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La Sociologie criminelle. Traduction de l'auteur sur la troisième édition italienne, complètement refondue, etc

Enrico Ferri · 1893 · Scanned text

203,568 words · about 14 h 15 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
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About this book

Author
Enrico Ferri
Language
French
Published
1893
Length
203,568 words · about 14 h 15 min
Sections
2 reader sections
Text
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Rights
Public Domain Mark 1.0

 

Contents (2)
  1. Preface about 3 min
  2. Introduction about 14 h 13 min

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Preface

Le nom de Sociologie criminelle, que j'ai donné à la science des délits et des peines, renouvelée par ia métl .périmentale, suivant les données de l'an thropologie et de la statistique criminale, a été déjà accepté et reproduit par tant d'autres écrivains, qu'il n'a plus besoin d'aucune explication. Ce livre n'est, et ne veut être, qu'une introduction élémentaire à l'étude biologique et sociologique de la criminalité, mise au courant des principales con clusions théoriques et pratiques, auxquelles cette Jtude a abouti; et des critiques, qu'on en fait le plus sou vent. De là le nombre parfois excessif des citations ei la bibliographie volumineuse. De sorte que ce livre peut servir de trait d'union e Y Homme crim le M. Lombroso, qui a été

PREFACE.

VI le point de départ de la nouvelle science et la C minologie de M. Garofalo, qui en a marqué les pe d'arrivée d'ordre purement juridique. Cette .traduction française, que j'ai faite avec la révision de M. Tarde, auquel j'en exprime toute ma reconnaissance amicale, ' vient après tant d'autres pu blications sur le même sujet, qu'elle paraîtra n'en contenir bien souvent, que la répétition. Je prie ce pendant le lecteur de remarquer que la première édition de ce livre (150 pages) parut en 1S81 et la deuxième (560 pages) en 1884. Mais, quoique en retard, cette édition française sera peut-ètre opportune, surtout après le IIIme congrès d'an thropologie crimin -Ile tenu à Bruxelles en août 1892 À ce congrès les ànthropologistes et sociol italiens n'ont pas pris : i parce qu'aucun travail n'avais: été fait par «la commission de sept antì polqgistes chargée par le IImc congrès (Paris. 1889) de faire une séné d'observations comparatives, à présen-t ter au 1 11™ congrès, entre 100 criminels vivante 100 honnêtes gens, dont on connait parfaitemen; anté' -eux de lentfamille (Actes, Lyon 1891. p. 406)».

De sorte que le congre:- de Bruxelles, se trouvant , trvu du fondement des faits, qui seul aurait pu donner lieu à des discussions positives sur l'homme criminel, bien plus que sur l'anthropologie criminelle a discuté sur la psycbopathologie criminelle (obsessions, suggestions, inversions, alcoolisme, etc.), ou sur les applications pratiques (asyles spéciaux IMîEK VII pour criminels aliénés, système Bertillon d'identinon anthropométrique, etc.), qui sont désormais hors de discussion, ou qui ne rentrent pas précisément dans le cadre spécifique de la biologie et de la sociologie criminelle. Une note, bien sympathique, a cependant prédo miné dans les brillants débats du congrès de Bru xelles, jusqu'à sa séance de clôture, c'est-à-dire «la conciliation » entre biologistes et sociologistes, entre médecins et juris'V Or cette traduction française sera peut-être opporjustement, pour dmiontrer que cette « conciliation » a toujours existé dans les travaux de' l'école positiviste italienne.

Et si les travaux de M. Lombroso ont donné plus d'éclat, vif et génial,, aux recherches purement antfiropologiques et plus originales sur l'hojuìiie criminel, il n'est pas moins vrai que, à com- Mi. Lombroso lui-même, l'école italienne a toujours réuni les recherches biologiques et sociologiques, en soutenant toujours la nécessité d'étudier scientifiquement la genèse et révolution naturelle du crime, en tant que phénomène biologique et social. De sorte que j'espère que la nouvelle édition de ce livre aidera quelque peu à persuader le public, que aussi bien que la science des délits et îles peines, en dehors des détails secondaires et transitoires, ne pourra se ranimer qu'avec la méthode expérimentale de l'école positiviste; de même la société, en dehors. des troubles exceptionnels et transitoires, ne pourra PRÉFACE VIII dorénavant réaliser une défense utile, préventive et répressive, contre le crime qu'en abandonnant le doc trinarisme des théories pénales traditionnelles.

Quant à la fortune des nouvelles idées et des ré formes pratiques proposées dans ce livre, je n'ai qu'à rappeler, sans fausse iodestie et sans aucune vanité, que dix années après i première édition j'enseigne maintenant ces idées, à l'Université de Pise, dans la chaire rendue célèbre par les plus grands maîtres de l'école classique italienne, Carmignani et Carrara. Pise, septembre 1892. Enrico Ferri.

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