Read here

A travers l'Amérique Centrale. Le Nicaragua et le canal interocéanique ... Publié avec une carte originale du Nicaragua dressée par ordre de S. E. le Capitaine-Général Don T. Martinez

Félix Belly · 1867 · Scanned text

293,046 words · about 20 h 31 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Scanned text — may contain errors · original scans are not available here · view the original source

Licence: PDM · British Library Digitised Books dataset db14 (doi 10.21250/db14) marks the OCR texts CC Public Domain Mark 1.0 (c. 1510-c. 1900 publications); text+metadata JSONL release doi 10.23636/r7w6-zy15 is CC0 1.0. Public Domain Mark is a status label, not a new copyright licence. · Digitised by the British Library (with Microsoft). Text: British Library Digitised Books, CC Public Domain Mark 1.0.

Text from British Library, read from page scans by OCR and set out for reading on screen; no words of the book are rewritten or summarized. How RedLectern is built

About this book

Author
Félix Belly
Language
French
Published
1867
Length
293,046 words · about 20 h 31 min
Sections
3 reader sections
Text
Scanned text, read from page scans by OCR; may contain errors
Rights
Public Domain Mark 1.0

 

Contents (3)
  1. Front matter about 54 min
  2. Chapitre II about 18 h 10 min
  3. Introduction about 1 h 28 min

Continue:

Front matter

INTEROCÉANIQUE PARIS. — IMP.^cWstS&CPY, 5, RUE GARANOIÈRE INTEROCÉANIQUE Par Félix BELLY PUBLIÉ AVEC UNE CARTE ORIGINALE DU NICARAGUA DRESSÉE PAR ORDRE DE S. E. LE CAPITAINE-GÉNÉRAL DON TOMAS MARTINEZ PRÉSIDENT DE LA RËPUBLIQOE. ic locus est gemini janua vasta maris. (Ovide.) TOME PREMIER PARIS LIBRAIRIE DE LA SUISSE ROMANDE 33, RDE DE SEINE. CREE L' AUTEUR, 6, HUE GB ANGE-BATELIERE. N J'ai consacré dix ans de ma vie et vingt mille lieues de voyages et d'explorations à la solution du problème de l'isthme américain posé depuis Fernand Cortez. J'ai signé des traités applaudis. J'ai ouvert à la véritable influence française, au rayonnement pacifique de nos idées et de nos intérêts, des régions aussi belles que l'Inde, qui devraient être les portes d'or de la civilisa tion. J'avais préparé ainsi, pour la génération présente, une gloire plus pure, plus légitime et plus féconde que toutes les conquêtes de la force ; et j'ai cru un moment, tant les manifestations de Topinion s'étaient montrées unanimes, que cette gloire sans égale nous était acquise. et que Fheure de la tusion des deux mondes allait sonner.

Mais telle est la fatale organisation de notre pays qu'aucune grande conception ne peui s'y faire jour sans l'appui officiel. Cet appui me manquait. Je n'étais pas de ceux à qui le pouvoir prodigue ses faveurs. Mon initiative elle-même m'avait classé dans cette catégorie d'esprits indépendants que notre régime ne tolère pas. Le mauvais vouloir d'en haut a frappé d'impuissance — VIII — les efforts les plus énergiques et les plus persévérants; et vaincu par un enchaînement de catastrophes et d'iniquités qui seraient impossibles partout ailleurs, j'ai du courber la tète sous la destinée, et attendre des jours meilleurs et des institutions plus clémentes. Je tente aujourd'hui un dernier effort pour appeler .'attention des hommes de paix et de liberté sur une région splendide qui sera peut-être un jour leur unique refuge, et sur une œuvre de civilisation universelle qui leur appartient en propre.

La réalisation de cette œuvre ne saurait être ajournée plus longtemps sans créer à l'avenir des obstacles insurmontables. De pareilles entre prises méritent, d'ailleurs, plus de sympathies que les aventures récentes de la politique. Elles sont la conso lation de l'humanité quand de funestes dominations la replongent dans le chaos. La question est mûre. Les plus hautes autorités l'ont consacrée de leur adhésion. Les circonstances mêmes, si douloureuses pour TEurope, lui sont favorables. Dieu veuille que des cris de guerre ne m'empêchent pas d'être entendu. Je n'apporte dans cette étude qu'un sentiment profond : Tamour du vrai et du juste, et je sais trop que le moi est haïssable, pour enlever à ses pages sérieuses, par des préoccupations trop personnelles, l'intérêt qu'elles doivent em prunter à la grandeur de leur sujet.

The opening of the book is shown; the full text loads in the reader.

Loading the full text…