Front matter
Messieurs,
C’est vraiment avec répugnance que je me décide à vous donner le manuscrit d’Une Apparition. Ce petit roman, le premier que j’aie composé, est un essai d’écolier. Je l’ai écrit, il y a huit ans, à l’époque même où j’étudiais les belles-lettres. La publication en fut commencée, en 1854, dans les Veillées Canadiennes ; mais elle fut aussitôt discontinuée par suite de la suspension de cette revue littéraire. Aujourd’hui que l’étude et la lecture m’ont rendu capable d’être le critique de mes premières productions, je vois de grands défauts dans celle que je vous livre. Je trouve que les matériaux n’y sont pas disposés dans le meilleur ordre et que les personnages y sont trop nombreux, quoique tous nécessaires. Une Apparition, comme je l’ai dit, est une composition d’écolier ; j’espère que, comme telle, elle sera accueillie avec indulgence. Que les lecteurs qui aiment à critiquer attendent, pour satisfaire leur goût, la publication d’un roman intitulé : Le Parricide Huron, que je livrerai au public dans quelques semaines. Pour cette dernière production, je ne pourrai, comme pour la précédente, faire valoir les circonstances dans lesquelles je l’ai écrite.
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The end
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