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Recueil des lettres entre Lebniz et Clarke (Félix Alcan)

Gottfried Wilhelm Leibniz · 1900 · Free in the US

91,483 words · about 6 h 24 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1900 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Recueil_des_lettres_entre_Lebniz_et_Clarke_(Félix_Alcan)&action=history). · Wikisource contributors

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About this book

Author
Gottfried Wilhelm Leibniz
Language
French
Published
1900
Length
91,483 words · about 6 h 24 min
Sections
12 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (12)
  1. Front matter about 1 h 36 min
  2. 1 about 1 min
  3. Texte entier about 2 h 24 min
  4. 2 about 4 min
  5. 3 about 7 min
  6. 4 about 6 min
  7. 5 about 7 min
  8. 6 about 7 min
  9. 7 about 11 min
  10. 8 about 14 min
  11. 9 about 53 min
  12. 10 about 35 min

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Front matter

1715-1716

1. Il me semble que la religion naturelle même s’affaiblit extrêmement (en Angleterre). Plusieurs font les âmes corporelles, d’autres font Dieu lui-même corporel.

2. Locke et ses sectateurs doutent au moins si les âmes ne sont point matérielles et naturellement périssables.

1

1. Il me semble que la religion naturelle même s’affaiblit extrêmement (en Angleterre). Plusieurs font les âmes corporelles, d’autres font Dieu lui-même corporel.

2. Locke et ses sectateurs doutent au moins si les âmes ne sont point matérielles et naturellement périssables.

3. Newton dit que l’espace est l’organe dont Dieu se sert pour sentir les choses. Mais s’il a besoin de quelque moyen pour les sentir, elles ne dépendent donc pas entièrement de lui et ne sont point sa production.

4. Newton et ses sectateurs ont encore une fort plaisante opinion de l’ouvrage de Dieu. Selon eux, Dieu a besoin de remonter de temps en temps sa montre, autrement elle cesserait d’agir. Il n’a pas eu assez de vue, pour en faire un mouvement perpétuel. Cette machine de Dieu est même si imparfaite, selon eux, qu’il est obligé de la décrasser de temps en temps par un concours extraordinaire, et même de la raccommoder, comme un horloger son ouvrage, qui sera d’autant plus mauvais maître, qu’il sera plus souvent obligé d’y retoucher et d’y corriger. Selon mon sentiment, la même force et vigueur y subsiste toujours, et passe seulement de matière en matière, suivant les lois de la nature, et le bel ordre préétabli. Et je tiens, quand Dieu fait des miracles, que ce n’est pas pour soutenir les besoins de la nature, mais pour ceux de la grâce. En juger autrement, ce serait avoir une idée fort basse de la sagesse et de la puissance de Dieu.

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