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Mémoires du cardinal de Richelieu

Armand Jean du Plessis de Richelieu · 1823 · Free in the US

359,994 words · about 25 h 13 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
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Licence: PD-US · Published in 1823 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Mémoires_du_cardinal_de_Richelieu&action=history). · Wikisource contributors

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About this book

Author
Armand Jean du Plessis de Richelieu
Language
French
Published
1823
Length
359,994 words · about 25 h 13 min
Sections
15 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (15)
  1. Front matter under 1 min
  2. Avertissement about 1 min
  3. Sommaires des vingt-neuf livres about 1 h 21 min
  4. Livre 01 about 1 h 40 min
  5. Texte entier under 1 min
  6. Volume 1 about 12 h 36 min
  7. Livre 02 about 46 min
  8. Livre 03 about 23 min
  9. Livre 04 about 36 min
  10. Livre 05 about 44 min
  11. Livre 06 about 1 h 10 min
  12. Livre 07 about 1 h 57 min
  13. Livre 08 about 2 h 8 min
  14. Livre 09 about 35 min
  15. Livre 10 about 1 h 15 min

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MÉMOIRES

DU

CARDINAL DE RICHELIEU,

Avertissement

Ce premier volume des Mémoires de Richelieu étoit connu, depuis 1730, sous le titre d’Histoire de la Mère et du Fils, par Mézeray : en le réimprimant dans les tomes et de la seconde série, nous fûmes obligés de prendre pour modèle l’édition en deux volumes faite à cette époque ; mais ayant depuis obtenu communication du manuscrit original, nous avons soigneusement collationné les deux textes, et cet examen nous a fait remarquer dans celui de 1730, non-seulement plusieurs altérations graves, mais une lacune de six mois dans l’histoire de l’année 1615. C’est ce qui nous a déterminés à réimprimer ce volume d’après le manuscrit. En le comparant avec l’édition de 1730, on ne tardera pas à être convaincu de l’indispensable nécessité de cette réimpression.

Des sommaires de chaque livre ou année nous ont semblé indispensables pour un ouvrage aussi volumineux ; ils ont été composés avec le plus grand soin, et nous les avons tous réunis en tête du tome premier. La Notice sur ces Mémoires ouvre le tome second, où commence la partie restée inédite jusqu’à ce jour.

Sommaires des vingt-neuf livres

Mariage de Henri avec Marie de Médicis. — Qualités de cette princesse. Son arrivée en France. — Cause des querelles domestiques des deux époux. — Eléonore Galigaï et son mari Conchini partagent les bonnes grâces de la Reine. — Marie de Médicis implore en vain la clémence du Roi en faveur du maréchal de Biron. — Demande inutilement la place de Saint-Maixent pour le duc de Sully. — Opinion du Roi sur le caractère de la Reine. — Il lui fait part de ses projets sur l’Italie et sur le duché de Juliers. — Préparatifs pour les mettre à exécution. — Conseils du Roi à la Reine sur la conduite qu’elle aura à tenir pendant la régence qu’il doit lui confier. — Ses vues pour l’établissement de ses enfans. — Préparatifs pour le sacre de la Reine. — Le Roi est assassiné par Ravaillac. — Consternation dans Paris. — Douleur de la Reine. — Elle est déclarée régente par le parlement. — Le comte de Soissons veut s’opposer à cette déclaration. — Il est gagné et se soumet. — Procès et supplice de Ravaillac. — Prédictions sur la mort du Roi. — La Reine-mère fait renouveler l’édit de Nantes en faveur des Protestans. — Le parlement condamne un livre de Mariana, auteur espagnol, et un autre de Barclay. — Le prince de Condé résiste aux sollicitations des Espagnols, et revient en France. — Le duc d’Epernon se rend maître de la citadelle de Metz. — Quatre aspects différens que présente l’administration de la régence. — La Reine-mère poursuit le projet de Henri , et envoie une armée dans le duché de Juliers. — Funérailles du Roi. — La Reine-mère décharge le peuple de quelques impôts. — Ses largesses aux princes et seigneurs. — Le maréchal de Bouillon travaille à réunir M. le prince et le comte de Soissons. — Projet de mariage entre les enfans de France et d’Espagne. — La Reine-mère fait sacrer le jeune Roi à Reims. — Union des princes du sang. — Les ministres projettent de se débarrasser de Sully. — Union du comte de Soissons avec le marquis d’Ancre. — Les Maurisques sont chassés d’Espagne. — Humanité du gouvernement français envers eux.

Sully remet la charge de surintendant des finances et le gouvernement de la Bastille. — Le duc de Savoie s’arrange avec l’Espagne, et entreprend d’assiéger Genève. — La Reine-mère négocie auprès de lui et le fait renoncer à son projet. — Assemblée générale des huguenots à Saumur. — Intrigues de M. de Bouillon à cette occasion. — Comment elles échouent. — Comment se termine l’assemblée de Saumur. — La Sorbonne condamne le livre intitulé : Histoire de la papauté. — La Reine-mère pardonne à l’auteur d’un autre livre intitulé : De la monarchie aristocratique. — Dissension à la faculté de Théologie au sujet du livre d’Edmond Richer. — Tumulte à Troyes contre les jésuites. — Arrêt contre les académies de jeu et contre les duels. — La demoiselle Descouman est condamnée par le parlement pour avoir accusé le duc d’Epernon d’avoir trempé dans l’assassinat de Henri . — Ambition du marquis d’Ancre. — Il obtient le gouvernement d’Amiens. — Se brouille avec les ministres. — Le chevalier de Guise attaque en plein jour le marquis de Cœuvres. — Mort du duc du Maine ou Mayenne. — Sa fidélité depuis sa soumission au roi Henri. — Mort du duc d’Orléans, frère de Louis . — Mécontentemens qu’elle occasionne à la cour. — La Reine-mère apaise le tumulte survenu à Aix-la-Chapelle. — Les jésuites reçoivent défense d’enseigner. — Mort de Charles , roi de Suède. — Mort d’Antonio Perez, ancien ministre du roi d’Espagne ; son histoire.

Tentatives pour désunir M. le prince et le comte de Soissons. — La Reine-mère conclut les mariages de France et d’Espagne. — Elle se refuse aux demandes que lui font le marquis d’Ancre et le duc de Bouillon. — M. le prince et le comte de Soissons reviennent à la cour avec l’intention d’abaisser l’autorité des ministres. — Ils donnent leur consentement aux articles des deux mariages. — Affaire d’Edmond Richer. — Le comte de Soissons obtient le gouvernement de Quillebeuf. — Le duc de Bellegarde a recours à des moyens illicites pour supplanter le marquis d’Ancre. — Affaire de Moysset. — Mort du comte de Soissons. — Le marquis d’Ancre cherche à s’appuyer de M. le prince. — Révolte de Vatan apaisée. — Révolte de Saint-Jean-d’Angely suscitée par le duc de Rohan. — Comment la Reine-mère parvient à l’étouffer. — Orage formé contre les jésuites à l’occasion du livre de Becanus. — Mort de l’empereur Rodolphe. — Gustave, roi de Suède, contraint le roi de Danemarck à faire la paix. — Mort du duc de Mantoue. — Le roi d’Angleterre marie sa fille à Frédéric, comte Palatin.

Le chevalier de Guise met en duel le baron de Luz ; chagrin de la Reine-mère. — Son mécontentement envers le chancelier. — Le marquis d’Ancre empêche qu’il soit congédié. — Il appuie les prétentions de M. le prince. — Court risque de perdre la faveur de la Reine-mère. — Le fiis du baron de Luz est tué en duel par le chevalier de Guise. — Le marquis d’Ancre propose aux princes de se retirer tous de la cour. — Les princes s’éloignent ; cet éloignement produit peu d’effet. — Affaire du livre de Becanus. — Projet de mariage du marquis de Villeroy avec la fille du marquis d’Ancre. — Le duc de Savoie renouvelle les vieilles querelles et ses prétentions sur le Montferrat. — Il entre en armes dans ce pays qu’il met à feu et à sang. — Le marquis d’Ancre fait revenir les princes à la cour. — Sujets de refroidissement entre lui et le duc de Bouillon. — La Reine-mère se décide à défendre le duc de Mantoue. — Le duc de Savoie remet toutes les places qu’il a prises dans le Montferrat. — Le mariage de Frédéric, comte Palatin, avec la fille du roi d’Angleterre, est célébré à Londres. — Sigismond Battory perd ses États, sa gloire et sa liberté pour s’être fié à l’Empereur. — Le mariage de M. de Villeroy avec la fille du marquis d’Ancre est publié et signé à Fontainebleau. — Le duc d’Epernon se retire à Metz. — Soulèvement du peuple à Nîmes. — Le siége présidial de cette ville est transféré à Beaucaire. — Établissement de plusieurs congrégations religieuses. — Constructions et jardins du Luxembourg. — Projet de réunir les deux mers par les rivières d’Ouche et d’Armancon. — Froideur entre le marquis d’Ancre et M. de Villeroy. — Le marquis de Cœuvres est envoyé en Italie auprès du duc de Mantoue. — Mort de Gabriel Battory, prince de Transsylvanie. — Gabriel Bethelin lui succède.

Les princes s’éloignent de la cour. — Livres séditieux répandus dans le public. — La Reine-mère fait revenir le duc d’Epernon. — M. de Vendôme se sauve du Louvre où il étoit gardé. — Le duc de Nevers s’empare du château de Mézières. — La Reine-mère veut se démettre de la régence. — Division dans le conseil à ce sujet. — Elle se décide à arranger les affaires par la douceur. — Manifeste de M. le prince. — Réponse victorieuse faite par le conseil aux plaintes qu’il renferme. — Mort du vieux connétable de Montmorency. — Négociations entamées à Soissons. — Comment la Reine-mère s’arrange avec les princes. — La paix est signée à Sainte-Menehould. — Résultat de la mission du marquis de Cœuvres en Italie. — Mort du chevalier de Guise. — Le parlement fait brûler un livre du jésuite Suarez. — La ville de Poitiers refuse l’entrée à M. le prince. — La Reine-mère se décide à mener le Roi dans cette ville et en Bretagne. — Opiniâtreté de M. de Vendôme. — Le Roi tient les états à Nantes ; pacifie le Poitou et la Bretagne. — Est déclaré majeur. — Il pose la première pierre du Pont Marie. — M. le prince propose secrètement à la Reine-mère de ne point convoquer les états dont les princes avoient demandé la rénnion. — Cette assemblée s’onvre le 27 octobre aux Augustins à Paris. — Le château d’Amboise est donné à M. de Luynes. — Détails sur la famille de ce favori du Roi. — Le maréchal d’Ancre contribue à son élévation. — Le duc d’Épemon fait sortir de force un soldat mis dans les prisons de Saint-Germain. — Sa conduite insolente envers le parlement. — Le maréchal d’Ancre fait créer des offices de trésoriers des pensions. — Le duc de Savoie refuse de désarmer, malgré les instances que lui en font les Espagnols. — Troubles en Italie. — Le marquis de Spinola prend Aix-la-Chapelle, au nom de l’Empereur. — Les Hollandais s’emparent de Juliers et d’Emmerick.

Délibérations des trois chambres des états. — Discussions au sujet de la paulette, de la vénalité des offices, de la commission pour les recherches du sel, du concile de Trente, d’un projet de loi fondamentale proposé par la chambre du tiers. — Discours du cardinal du Perron dans cette chambre à cette occasion. — La chambre du clergé demande au Roi un édit contre les duels. — Le parlement condamne par contumace un député de la noblesse qui a donné des coups de bâton à un député du tiers. — Il décrète de prise de corps un agent de M. le prince pour avoir donné des coups de bâton à Marsillac. — Le maréchal d’Ancre fait attaquer en plein jour Riberpré, du parti de M. de Longueville. — Les trois chambres présentent au Roi leurs cahiers de doléances. — Réponse que leur fait Sa Majesté. — Les députés sont congédiés. — Résultat de cette assemblée. — Mort de Marguerite de Valois, première femme de Henri . — Son éloge. — Le Roi casse un arrêt du parlement portant couvocation de toutes les chambres pour délibérer sur les affaires de l’État. — Le parlement présente au Roi des remontrances. — Nouvel arrêt du conseil qui annule ces remontrances. — M. le prince se retire à Crcil et refuse d’accompagner le Roi en Guienne. — Le maréchal d’Ancre incline toujours à la paix. — Plaintes de la Reine-mère contre M. de Villeroy. — M. le prince refuse une troisième fois d’accompagner le Roi. — M. de Longueville essaie en vain de soulever le peuple d’Amiens et de s’emparer de la citadelle. — Le duc de Savoie est contraint de signer les articles concertés entre la France et l’Espagne par le marquis de Rambouillet. — Substance de ces articles. — Punition d’une religieuse de Naples, nommée Julia. — Lettre de M. le prince au Roi, en forme de manifeste. — Plaintes du duc de Bouillon contre le duc d’Epemon, le chancelier, et nommément contre le maréchal d’Ancre. — Quel est le genre de crédit dont ce maréchal jouit auprès de la Reine. — Il reçoit l’ordre de se retirer à Amiens. — L’abbé de Saint-Victor, coadjuteur de Rouen, vient supplier le Roi, au nom du clergé, de recevoir le concile de Trente. — Sa harangue est mal reçue. — Les remontrances de l’ambassadeur d’Angleterre sont ainsi mal accueillies. — Leurs Majestés partent pour la Guienne. — Le président Le Jay est conduit au château d’Amboise. — Le duc d’Epernon, en crédit auprès de la Reine, accompagne Leurs Majestés. — La maréchale d’Ancre est du voyage. — Lettre de l’assemblée des huguenots tenue à Grenoble, adressée au Roi ; demandes qu’elle contient. — Le Roi étant à Poitiers déclare le prince de Condé et ses adhérens criminels de lèse-majesté. — Déclaration de prince en réponse à celle du Roi. — Le maréchal Bois-Dauphin rassemble à Paris une armée pour l’opposer à celle des princes. — Comment la maréchale d’Ancre rentre dans sa familiarité première avec la Reine. — L’armée des princes s’empare de Château-Thierry et passe la Seine à Bray. — Leurs Majestés arrivent à Bordeaux où se font les fiançailles de Madame et du prince d’Espagne, et le mariage du Roi avec l’infante. — Le cardinal de Sourdis délivre des prisons, à main armée, un huguenot condamné pour plusieurs crimes par le parlement de Bordeaux. — L’assemblée de Grenoble se transporte à Nîmes contre l’avis du maréchal de Lesdiguières. — Elle avoue la prise d’armes du duc de Rohan, et exhorte toutes les provinces à le seconder. — Le Roi déelare criminels de lèse-majesté tous les huguenots qui, dans un mois, ne se soumettront pas. — prince ravage avec son armée le Berri, la Touraine et le Poitou. — Convention passée à Parthenay entre lui et les députés de l’assemblée de Nîmes. — Le Roi nomme le duc de Guise général de ses deux armées. — La Reine consent à négocier avec prince. — Le duc de Nevers offre de s’entremettre pour la paix. — Mort du cardinal de Joyeuse.

Opinions diverses dans le conseil du Roi. — Sentimens divers parmi les princes. — prince se résont a la paix. — Sa lettre au Roi qui accorde que l’assemblée de Nimes soit transférée à La Rochelle. — Sa Majesté arrive à Poitiers. — Suspension d’armes. — Conférences de Londun. — Le Roi envoie l’ordre au duc de Vendôme de poser les armes. — Il consent à toutes les demandes des princes. — Le commandement de la citadelle d’Amiens est ôté au maréchal d’Ancre. — Les princes recoivent de grands dons et des récompenses du Roi. — Les sceaux sont donnés au sieur du Vair, premier président de Provence. — Le président Le Jay est remis en liberté, de même que comte d’Auvergne. — Le maréchal d’Ancre est dédommagé de la perte d’Amiens. — Mécontentement des princes les uns envers les autres. — Changement dans le ministère. — Du Vair fait congédier Villeroy à qui il doit son élévation. — La Reine-mère demande au Roi à quitter les soins de l’administration ; le Roi s’y refuse. — Elle commence à se défier des sentimens de Luynes. — Envoie l’évêque de Luçon auprès de prince pour l’engager à venir à la cour. — Le duc de Bouillon et Mayenne concoivent le dessein de se défaire du maréchal d’Ancre. — Ils rallient tous les ennemis du maréchal. — Imprudences de ce dernier. — M. le prince arrive à Paris et y est recu avec joie. — Le maréchal d’Ancre et sa femme se livrent entièrement à lui. — M. le prince partage l’autorité de la Reine et devient tout puissant. — Il se joint au dessein de perdre le maréchal. — Conseils secrets tenus pour en hâter l’exécution. — Projet du duc de Nevers de séparer l’ordre du Saint-Sépulcre de celui de Saint-Jean de Jérusalem, et de se faire empereur d’Orient. — Représentations du grand-maître de Malte contre ce projet. — M. de Longueville enlève Péronne au maréchal d’Ancre. — La Reine envoie M. le comte d’Auvergne investir cette place. — Moyen qu’elle prend pour s’attacher M. de Luynes. — Diversité d’opinions dans le conseil des princes sur la manière de ruiner le maréchal d’Ancre. — Proposition de M. le prince contre la Reine-mère ; le duc de Guise s’y montre tout contraire. — M. de Sully instruit le Roi et la Reine des mauvais desseins des princes. — Conférence de M. le prince avec le ministre Barbin. — Le duc de Bouillon fait changer de résolution à M. le prince, qui envoie dire au maréchal d’Ancre qu’il n’est plus son ami. — Frayeur du maréchal et de sa femme. — Le maréchal quitte Paris. — Le Roi et la Reine-mère font arrêter M. le prince au Louvre. — Les autres princes se rendent à Soissons. — La maison du maréchal d’Ancre à Paris est pillée par le peuple. — La Reine-mère fait rétablir l’ordre dans la ville. — M. de Vendôme s’enfuit à La Fère. — Le duc d’Épernon arrête les mauvais desseins des huguenots de La Rochelle. — Foiblesse de M. le prince ; ses agitations. — Le Roi se rend au parlement où il fait connoître les motifs qui ont provoqué les mesures qu’il a prises. — Ordre donné à tous les domestiques et suivans des princes de sortir de Paris dans les vingt-quatre heures s’ils ne viennent déclarer qu’ils veulent vivre et mourir dans l’obéissance du Roi. — Conférence tenue à Coucy ; résolution prise par les princes de marcher sur Paris. — M. de Longueville traite avec le Roi et lui remet Péronne. — M. de Guise propose divers projets. — M. de Nevers se joint aux princes. — Conférence à Cravausson entre les députés du Roi et les princes. — L’armée du Roi s’avance jusques à Villers-Cotterets. — M. de Guise se rend à la cour. — Le Roi consent à quelques-unes des demandes des princes. — Le duc de Nevers excite de nonveaux troubles, et résiste aux sollicitations de la Reine. — Essaie de s’emparer de Reims ; fait occuper le château de Sy appartenant au marquis de La Vieuville. — Son insolence envers Barenton, exempt des gardes, envoyé par le Roi. — Le garde des sceaux du Vair est congédié, et Richelieu fait secrétaire d’État. — Celui-ci refuse de se démettre de son évêché. — Le maréchal d’Ancre revient à la cour et continue à se mêler des affaires. — M. de Luynes s’attache à le perdre dans l’esprit du Roi. — Le duc de Nevers surprend Sainte-Menehould et met garnison dans le château. — Le maréchal de Praslin l’en fait sortir peu après. — Lettre hardie du duc de Bouillon au Roi ; réponse ferme et vigoureuse de Sa Majesté. — M. le prince est gardé de plus près. — Boursier, un de ses chevau-légers, est condamné à mort pour avoir voulu tuer la Reine-mère. — M. le prince est conduit à la Bastille. — Affaires d’Italie. — Le maréchal de Lesdiguières va au secours du duc de Savoie. — Le duc de Nemours fait des levées contre lui. — Ses troupes sont mises en déroute. — Il termine par un accord ses différends avec le duc de Savoie. — Mort du président de Harlay. — Son caractère ferme, son intégrité. — Mort du cardinal de Gondy, ancienne créature de Catherine de Médicis.

Le Roi envoie des ambassadeurs en Angleterre, en Hollande et en Allemagne, pour éclairer ces puissances sur la conduite des princes révoltés. — Le duc de Nevers continue ses préparatifs de guerre. — Messieurs du Maine et de Bouillon adressent au Roi des lettres où ils témoignent leur mécontentement. — Réponse du Roi à M. du Maine. — Déclaration du Roi contre M. de Nevers. — Réponse des princes au nom de M. de Nevers. — Nouvelle déclaration du Roi contre eux. — Armées levées pour les soumettre. — Le comte d’Auvergne assure au Roi plusieurs places du Perche et du Maine. — Les huguenots s’assemblent à La Rochelle malgré le refus qui leur en a été fait. — Déclaration des princes contre le maréchal d’Ancre et ses adhérens. — Peu d’effet qu’elle produit dans l’esprit des peuples. — Un arrêt du conseil réunit tous les biens des princes au domaine du Roi. — Succès du duc de Guise contre les révoltés. — Pareils succès obtenus en Berri et au Nivernais par le maréchal de Montigny, et dans l’Île de France par le comte d’Auvergne. — Caractère du maréchal d’Ancre. — Comment il s’attira tant d’ennemis. — Son imprudence égale à son ambition. — Pourquoi il devient l’ennemi de Richelieu. — Celui-ci veut par deux fois se retirer des affaires ; la Reine-mère le retient. — Le maréchal d’Ancre forme le dessein de se remettre en possession de la citadelle d’Amiens. — Par quels moyens M. de Luynes aigrit l’esprit du Roi contre le maréchal, et le porte enfin à le faire arrêter. — Le baron de Vitry tue le maréchal. — Le Roi écrit dans les provinces pour calmer les esprits et annoncer qu’il veut prendre en main l’administration de ses États, à l’exclusion de tout autre. — Richelieu paroît au Louvre devant le Roi, en reçoit des paroles obligeantes, et par son ordre assiste au conseil. — Barbin est gardé chez lui. — La maréchale d’Ancre est arrêtée. — Le baron de Vitry est fait maréchal de France. — Opinion de l’auteur sur l’assassinat du maréchal d’Ancre. — Le corps du maréchal est exhumé par la populace qui l’accable d’outrages. — Présence d’esprit de Richelieu qui le sauve du danger qu’il court en passant le Pont-Neuf. — Le baron de Vitry est pourvu de l’office de conseiller au Parlement. — Le Roi remet en charge tous les anciens officiers chassés par la Reine-mère. — Richelieu refuse de rester au conseil et veut suivre la fortune de la Reine. — Les nouveaux ministres se conduisent tout autrement que ceux qu’ils ont remplacés. — Les princes sont appelés et bien accueillis à la cour. — La Reine-mère est reléguée à Blois. — Le prêtre Travail projette d’assassiner M. de Luynes. — Il est condamné à mort comme coupable d’avoir voulu assassiner la Reine. — Discours de cette princesse au Roi avant son départ. — Détails sur ce départ. — La maréchale d’Ancre est traduite devant le parlement. — Le Roi fait publier une déclaration en faveur des princes. — Pardonne à l’assemblée de La Rochelle et la congédie. — Remontrances de l’assemblée générale du clergé sur la situation malheureuse de l’Église du Bearn. — Un arrêt du conseil ordonne que l’exercice de la religion catholique sera rétabli dans ce pays, et que les biens du clergé seront rendus aux ecclésiastiques. — Les édits contre les duels sont remis en vigueur. — Arrêt du parlement contre la maréchale d’Ancre. — Principaux chefs sur lesquels elle est condamnée. — Sa résignation, son courage. — Naissance de Conchini. — Son élévation, son caractère. — Naissance de Léonore Galigaï. — Comment elle parvient à gagner la confiance de Marie de Médicis. — Sa santé et son esprit s’altèrent. — Causes de ses querelles avec son mari. — Richelieu est fait chef du conseil de la Reine-mère. — Sa prudence dans cet emploi. — Sa correspondance avec M. de Luynes. — Le Roi lui écrit qu’il est bien aise de la résolution qu’il a prise d’aller en son évêché, et lui commande d’y rester jusqu’à nouvel ordre. — Réponse soumise de Richelieu. — La Reine-mère se plaint au Roi de cet ordre. — Elle en écrit à M. de Luynes. — Presse Richelieu de revenir auprès d’elle. — Richelieu s’y refuse. — Il est relégué dans son évêché. — Pourquoi le maréchal de Vitry devient son ennemi. — Il compose un écrit contre la lettre des quatre ministres de Charenton. — Mortifications dont la Reine-mère devient l’objet. — On veut lui arracher l’aveu qu’elle s’est mal gouvernée dans l’administration des affaires de l’État. — M. le prince est transféré à Vincennes. — M. de Luynes se marie avec la fille du duc de Montbazon ; est fait lieutenant général au gouvernement de Normandie. — La correspondance entre Barbin et la Reine-mère passe sous les yeux de M. de Luynes. — Assemblée des princes protestans d’Allemagne à Hailbronn. — Le duc de Saxe fait célébrer les cent ans révolus depuis la première publication des hérésies de Luther. — Affaires d’Italie. — Succès du maréchal de Lesdiguières. — Traité de Pavie. — Assemblée des notables à Rouen. — Mort de M. de Villeroy. — Son caractère. — Mort de l’historien de Thou. — Son incapacité dans les affaires.

La Reine-mère projette d’aller trouver le Roi. — Les mauvais traitemens qu’elle endure lui regagnent les esprits. — Richelieu, son frère et son beau-frère, reçoivent ordre d’aller à Avignon. — Barbin est plus étroitement gardé et interrogé sur ses lettres à la Reine. — M. de Luynes fait supprimer la paulette et permettre aux jésuites d’onvrir un collége à Clermont. — Le Roi tient ferme à l’exécution de son arrêt en faveur des ecclésiastiques du Béarn. — Déclare criminels de lèse-majesté tous ceux qui se trouveront à l’assemblée d’Orthez. — Fait rendre Verceil par les Espagnols. — M. de Luynes travaille à l’établissement de sa maison, et fait poursuivre le procès de Barbin. — Condamnations. — Emprisonnemens. — Barbin obtient d’être ouï au grand conseil. — Il est condamné au bannissement. — Cette peine est changée en une prison rigoureuse. — La Reine-mère reçoit défense de sortir de Blois. — Ses promenades sont bornées. — Déelaration qu’on la force de signer. — Le cardinal de Savoie vient en France demander en mariage Madame, sœur du Roi, pour le prince de Piémont. — Soulèvement en Bohême. — Le roi Ferdinand et l’archiduc Maximilien font arrêter le cardinal Klezel. — Mort du cardinal du Perron ; son éloge.

La Reine-mère songe à sortir de sa captivité. — Chanteloube travaille auprès des princes pour les intéresser à sa liberté. — Les ducs de Bouillon et d’Epernon s’engagent à la délivrer. — Le dernier part de Metz pour aller à Loches recevoir la Reine-mère et la conduire à Angoulême. — Comment la Reine sort du château de Blois pendant la nuit. — Elle se rend à Montrichard, où le cardinal de La Valette la reçoit et la conduit au duc d’Epernon son père. — Lettre qu’elle écrit au Roi pour lui annoncer les motifs qui l’ont forcée à quitter Blois. — Réponse du Roi. — Nouvelle lettre de la Reine. — Autre réponse du Roi. — Richelieu reçoit ordre du Roi d’aller trouver la Reine-mère et de calmer son esprit. — Il part, est arrêté à Vienne, puis relâché et arrive à Angoulême. — Détails sur ce qui s’y passe à son sujet. — Situation dans laquelle s’y trouve la Reine-mère. — Traité qui s’y conclut. — Le Roi l’approuve et part pour aller en Touraine. — Propositions extravagantes de Russelay à la Reine. — Russelay quitte la Reine et se rend à la cour. — Le frère de Richelieu est tué par le marquis de Thémines. — Lettre de protestations de M. de Luynes à la Reine. — Réponse. — Autre lettre pour l’inviter à venir à la cour. — M. de Luynes traite en même temps pour surprendre les places qui sont au pouvoir des serviteurs de la Reine. — Barneveldt est condamné à mort et exécuté. — Le Roi s’intéresse vainement à lui. — Richelieu est envoyé à Tours ; sa conférence avec M. de Luynes. — Entrevue du Roi et de la Reine. — Nouveaux sujets de plaintes de la Reine-mère. — Elle se rend à Angers. — M. le prince est délivré. — Barbin sort de la Bastille et du royaume. — Déclaration du Roi en faveur de M. le prince. — Lettre de la Reine-mère an Roi sur le tort que lui fait cette déclaration. — Richelieu conseille à la Reine de se rendre à la cour. — Chanteloube l’en détourne. — Nouvelles plaintes de la Reine-mère sur l’inexécution du traité d’Angoulême. — Suite du soulèvement de la Bohême. — Le roi Ferdinand est élu empereur. — L’électeur Palatin est couronné roi de Bohême. — Le Roi envoie une ambassade solennelle en Allemagne, pour travailler à un accommodement entre les princes.

La Reine-mère, retirée à Angers, se plaint de l’inexécution du traité d’Angoulême. — Des négociations s’entament entre elle et Louis . — Elle refuse les offres de service que lui font les huguenots. — Pendant les négociations le Roi envoie des ambassadeurs en Allemagne. — Il vient à Orléans pour se rapprocher de la Reine-mère. — Le duc de Luynes le fait retourner à Fontainebleau. — Richelieu veut dissuader la Reine-mère de prendre la voie des armes pour obtenir satisfaction. — La guerre est décidée dans son conseil. — Le Roi marche sur Rouen où il fait son entrée ; il pacifie la Normandie et part pour le Pont-de-Cé. — Les seigneurs du parti de la Reine n’opposent qu’une foible résistance et se dispersent. — Traité de paix entre le Roi et sa mère. — Modération du duc de Luynes. — Le Roi se rend à Bordeaux, soumet les protestans du Béarn, fait rendre aux évêques les biens dont ils étoient privés. — Il revient à Paris. — Les protestans du Béarn excitent de nouveaux troubles. — Affaires d’Allemagne. — Bataille de Prague. — L’Empereur soumet la Bohême.

Projet de mariage entre madame Henriette, troisième sœur du Roi, et le prince de Galles ; pourquoi il échoue. — Assemblée des huguenots à La Rochelle ; ils font de vaines protestations de fidélité, et se révoltent en plusieurs provinces ; ordres donnés et mesures prises pour les réprimer. — Réunion de la Navarre à la couronne. — Le Roi se prépare à la guerre contre les rebelles. — Le duc de Luynes est fait connétable. — Conduite de ce dernier envers la Reine-mère ; bruits calomnieux répandus contre elle ; affronts qu’elle reçoit. — Elle refuse de recourir à la voie des armes. — Différend survenu entre le cardinal de Guise et M. de Nevers ; comment la Reine-mère s’y trouve compromise. — Ses plaintes et ses conseils au Roi. — Insolence de l’assemblée de La Rochelle. — Sédition à Tours apaisée. — Le Roi se rend à Saumur, dont il ôte le gouvernement à du Plessis-Mornay. — Organisation politique des églises protestantes. — Prise de plusieurs places sur les huguenots. — Siége et capitulation de Saint-Jean d’Angely. — Prise de Nérac et autres villes. — Mort du garde des sceaux du Vair ; son caractère. — Siége de Montauban ; le duc du Maine y est tué. — Son portrait. — Le Roi convertit le siége de Montauban en blocus. — La Reine-mère est accusée d’être à la tête d’un tiers parti qui n’existe pas. — Forfanterie et hauteur du duc de Luynes. — Le Roi se rend à Toulouse. — Le père Arnoult fait ombrage au connétable. — Mort de ce dernier ; prédictions sur sa mort ; son ambition désordonnée et extravagante ; son caractère, ses procédés envers la Reine-mère. — Situation de cette princesse au moment de la mort du connétable. — Lettre du Roi en lui annonçant cette mort. — Affaires d’Allemagne. — Mort du pape Paul et de Philippe , roi d’Espagne. — Leur caractère. — Du duc de Lerme et de son fils le duc d’Uzède.

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