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Manuel du Spéculateur à la Bourse

Pierre-Joseph Proudhon · 1857 · Free in the US

434,647 words · about 30 h 26 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1857 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Manuel_du_Spéculateur_à_la_Bourse&action=history). · Wikisource contributors

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About this book

Author
Pierre-Joseph Proudhon
Language
French
Published
1857
Length
434,647 words · about 30 h 26 min
Sections
8 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (8)
  1. Front matter about 10 h 8 min
  2. Avertissement about 3 min
  3. Considérations finales about 1 h 9 min
  4. Deuxième partie about 5 h 22 min
  5. Introduction about 59 min
  6. Première partie about 2 h 25 min
  7. Préface about 13 min
  8. Texte entier about 10 h 8 min

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Front matter

Les deux premières éditions de ce Manuel ont paru anonymes. Je crois de mon devoir de dire pourquoi j’appose ma signature à la troisième.

Lorsqu’en 1853-54, MM. Garnier frères, désirant pour leur librairie une espèce de Vade mecum de la Bourse, me prièrent de me charger de ce travail, je ne crus pas d’abord qu’une pareille compilation eût besoin devant le public d’un répondant. Quelques notions d’économie politique, servant à déterminer le rôle de la spéculation, soit comme force productrice, soit comme opération boursière ; quelques appréciations critiques, de simple bon sens, dont le temps a depuis confirmé la justesse, ne me paraissaient pas constituer ce que les lois sur la propriété littéraire nomment pompeusement œuvre de génie. L’entrepreneur de commerce et d’industrie a sa marque de fabrique ; l’ouvrier qui travaille pour le compte de cet entrepreneur n’a pas la sienne : il ne peut pas l’avoir. Dans l’espèce, je n’étais qu’un ouvrier.

J’ai donc fourni l’article, comme on dit en style de comptoir : travail répugnant et pénible ; c’est le sort des plébéiens de la littérature. Je n’y ai pas mis mon nom : qu’importait au lecteur de savoir que dans ma carrière de publiciste, il m’arrivait parfois de travailler sur commande ?

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