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Lettres républicaines

Marie d’Agoult · 1848 · Free in the US

117,054 words · about 8 h 12 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1848 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Lettres_républicaines&action=history). · Wikisource contributors

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About this book

Author
Marie d’Agoult
Language
French
Published
1848
Length
117,054 words · about 8 h 12 min
Sections
20 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (20)
  1. Front matter about 2 h 44 min
  2. Lettre 01 about 8 min
  3. Texte entier about 2 h 44 min
  4. Lettre 02 about 13 min
  5. Lettre 03 about 9 min
  6. Lettre 04 about 6 min
  7. Lettre 05 about 5 min
  8. Lettre 06 about 12 min
  9. Lettre 07 about 11 min
  10. Lettre 08 about 11 min
  11. Lettre 09 about 13 min
  12. Lettre 10 about 4 min
  13. Lettre 11 about 11 min
  14. Lettre 12 about 10 min
  15. Lettre 13 about 6 min
  16. Lettre 14 about 7 min
  17. Lettre 15 about 8 min
  18. Lettre 16 about 14 min
  19. Lettre 17 about 8 min
  20. Lettre 18 about 8 min

Continue:

Front matter

-

Je n’ai pas l’honneur d’être connu de vous. Étranger par position et par inclination, autant que par principe, à tout commerce avec la royale maison à laquelle vous appartenez, si je n’ai reçu d’elle aucun bienfait, je n’ai non plus à me plaindre d’aucune injustice subie. Nul sentiment personnel, ni de haine, ni d’amour, n’influence mon jugement sur ce règne de dix-sept ans que nous venons de voir si brusquement finir. Je n’ai d’engagement d’aucune sorte avec aucun parti. Dans ce vieux monde que mènent les intérêts, les préjugés, le calcul et les convenances factices, j’ai su garder toujours l’indépendance attristée, mais inflexible, d’un solitaire.

Souffrez donc que je vous parle aujourd’hui comme je ne l’eusse point fait au temps de vos prospérités, comme personne, peut-être, ne le saurait faire encore ; souffrez que je vous adresse des réflexions qui viennent de m’être suggérées par une publication imprudente et par votre protestation à l’Assemblée nationale. À défaut de l’autorité que leur donneraient le talent et l’expérience qui me manquent, ces réflexions porteront un tel cachet de sincérité et d’impartialité, que vous ne pourrez leur refuser quelque attention. J’ose même espérer qu’elles vous inviteront à examiner de nouveau par vous-même une situation dont vous ne paraissez pas, dans un premier ébranlement bien naturel avoir envisagé avec assez de calme l’inéluctable rigueur.

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