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On trouvera ici, pour la première fois réunies en grand nombre, des lettres que, durant les six dernières années de sa trop courte vie, Jules Laforgue adressa à sa sœur, à l’un de ses frères, à quelques-uns de ses amis les plus chers ou les plus empressés à favoriser les débuts de sa carrière, comme à alléger de sa fin les soucis et les souffrances.
À plusieurs reprises, des lettres de Jules Laforgue avaient été données dans des revues, aussi bien dès le lendemain de sa mort (comme ces Lettres à un ami publiées dans l’Art Moderne de Bruxelles en décembre 1887) que tout récemment (celles, entre autres, que Dujardin a mises au jour l’an dernier dans les Cahiers Idéalistes : mai1923). Une édition des Œuvres de Jules Laforgue publiée antérieurement, (Mercure de France, 1900-1903), contenait, dans son troisième vo- lume : Mélanges Posthumes, un premier groupement de ces lettres, mais il n’en comprenait qu’une trentaine qui n’étaient adressées qu’à trois destinataires. On en trouvera ici environ cent cinquante et à quatorze personnes différentes, soit qu’on les ait tirées de la Revue Blanche, de l’Art Moderne, de la Cravache parisienne, de Lutèce, où elles étaient demeurées, soit qu’elles nous aient été communiquées en manuscrit par leurs destinataires ou leurs possesseurs actuels.
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The end
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