Front matter
On vint appeler Suzanne Roy au moment où elle allait se mettre à table. Valentin Maubraz la priait de passer chez lui tout de suite pour une communication pressante. Sans prendre le temps de réfléchir, elle renvoya le messager avec la promesse de le suivre immédiatement, et elle alla en hâte mettre son chapeau.
Cependant, lorsqu’elle se trouva prête à partir, elle hésita quelques secondes. Ce n’était pas à la soupe fumante, qui allait se refroidir pendant son absence, qu’elle songeait avec cette ride soucieuse au front, non, — froid ou chaud, ce qu’on mange nourrit le corps de la même façon et elle n’avait jamais eu le palais gourmand, — elle pensait tout à coup à l’étrangeté de la démarche qu’on lui demandait au nom de Valentin.
Aller chez Valentin au vu et au su de tout le monde quand, dans la petite ville où après un long séjour à l’étranger elle était revenue attendre la mort, personne, non, personne n’ignorait qu’autrefois ils avaient été promis l’un à l’autre pendant plus de deux ans ! Était-ce possible ?
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The end
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