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Les Aventures de Sir Launcelot Greaves

Tobias Smollett · 1824 · Free in the US

198,652 words · about 13 h 55 min to read

Period artwork: Interior of the Bodleian Library, 1845
About this edition

Free in the US: this text is in the public domain in the United States; it may still be in copyright elsewhere.

Licence: PD-US · Published in 1824 (before 1931): public domain in the United States. Text and transcription from fr Wikisource by Wikisource contributors (transcription licensed CC BY-SA 4.0; contributors: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Les_Aventures_de_Sir_Launcelot_Greaves&action=history). · Wikisource contributors

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About this book

Language
French
Published
1824
Length
198,652 words · about 13 h 55 min
Sections
27 reader sections
Text
Digital text
Rights
Public domain in the United States

 

Contents (27)
  1. Front matter about 6 h 57 min
  2. 01 about 13 min
  3. 02 about 19 min
  4. 03 about 25 min
  5. 04 about 22 min
  6. 05 about 18 min
  7. 06 about 9 min
  8. 07 about 16 min
  9. 08 about 14 min
  10. 09 about 15 min
  11. 10 about 14 min
  12. 11 about 18 min
  13. 12 about 18 min
  14. 13 about 17 min
  15. 14 about 14 min
  16. 15 about 16 min
  17. 16 about 17 min
  18. 17 about 18 min
  19. 18 about 14 min
  20. 19 about 15 min
  21. 20 about 13 min
  22. 21 about 16 min
  23. 22 about 17 min
  24. 23 about 15 min
  25. 24 about 18 min
  26. 25 about 19 min
  27. Préface about 6 min

Continue:

Front matter

J’offre au public la traduction d’un roman qui n’était encore connu en France que par les éditions originales. Il méritait cependant les honneurs de la publication, puisque l’auteur, indépendamment de sa réputation comme poëte et comme historien, a, dans son pays, celle d’un romancier spirituel, piquant et observateur. Le lecteur lira sans doute avec plaisir une notice sur la vie et les ouvrages d’un écrivain dont l’Angleterre s’honore, et que la France a adopté, en accueillant le plus beau ti- tre littéraire de Smollet, la continuation de l’histoire de Hume.

Le docteur Tobias Smollet naquit en 1720 dans le Dumbartonshire. Après avoir reçu une éducation assez commune, il s’attacha à un chirurgien de Glascow, et suivit en même temps un cours de médecine à l’université de cette ville. Il donna des preuves précoces de son talent poétique, en composant une tragédie. À l’âge de 19ans il quitta l’Écosse, et se rendit à Londres où, cherchant un emploi nécessaire à son existence, il obtint celui de second chirurgien dans la marine. Le vaisseau sur lequel il était mit à la voile en 1741, sous les ordres de l’amiral Vernon, pour aller attaquer Carthagène. Le jeune Smollet déploya son génie observateur et le tour satirique de son esprit dans la relation qu’il publia de cette expédition si mal dirigée, et encore plus mal terminée. Bientôt, dégoûté du service auquel il s’était engagé, il le quitta aux grandes Indes ; mais ses voyages avaient suffi pour l’initier aux mœurs et au langage des marins, connaissance dont il profita avec beaucoup d’adresse dans ses romans. Les rigueurs exercées par les troupes royales, après la bataille de Culloden, excitèrent le patriotisme et la verve de Smollet, et lui inspirèrent le poëme intitulé, Les pleurs de l’Écosse, pièce assez courte, mais qui, par son élégance, commença la réputation de l’auteur. Cet ouvrage fut suivi de deux satires, genre de composition vers lequel il était entraîné par un caractère très-irritable. Cette disposition naturelle s’accrut par les désagrémens qu’il éprouva lorsqu’il voulut faire représen- ter quelques ouvrages dramatiques. Il se vengea des directeurs de théâtres et des comédiens par des épigrammes mordantes.

En 1747, Smollet épousa une femme dont il avait fait la connaissance à la Jamaïque, et qui ne lui apporta que très-peu de bien, quoiqu’il en attendît une fortune considérable. Les prodigalités auxquelles il se livra alors, le mirent dans un tel état de gêne, qu’il fut obligé d’avoir recours à sa plume pour exister. En 1748, il donna Roderick Random, son premier roman, qui eut un grand succès en Angleterre et en France, et dans lequel il a placé plusieurs traits de sa propre histoire. Un voyage qu’il fit à Paris, en 1750, étendit ses relations dans le monde littéraire, et le mit en état de faire paraître l’année suivante les aventures de Pickle, ouvrage dans lequel on trouve toute la gaîté de son imagination, quoiqu’il n’y ait pas toujours respecté la décence et la morale.

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